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    <title>Last posts on écriture</title>
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    <updated>2009-11-24T09:09:13+01:00</updated>
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        <author>
            <name>Jack MAUDELAIRE</name>
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        <title>Jack MAUDELAIRE | Le silence</title>
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        <updated>2009-11-24T08:52:36+01:00</updated>
        <published>2009-11-24T08:52:36+01:00</published>
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          &lt;div style=&quot;text-align: left; padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jack-maudelaire.blogspirit.com/images/POESIE-0020.jpg&quot; alt=&quot;Jack MAUDELAIRE&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
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        <title>Créateur de la table</title>
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        <updated>2009-11-18T15:52:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-18T15:52:00+01:00</published>
        <summary> Logique du livre et logique du service ; dont il faut faire correspondre les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;Logique du livre et logique du service ; dont il faut faire correspondre les intensités point par point, chose qui devient possible dès lors que l’auteur du livre que je suis devenu (et que je serai toujours dans cette manière de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot;&gt;revenir sur mon monde&lt;/a&gt; comme un &lt;i&gt;revenant&lt;/i&gt;) s’accorde avec le &lt;i&gt;créateur&lt;/i&gt; de la table et de toutes les tables, avec la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/29/couloir-de-service.html&quot;&gt;culmination du service&lt;/a&gt;, en ce milieu d’août, en ce centre du monde du service, en ce point d’intensité maximale qui distribue le monde entier et qui l’ouvre, où cela deviendra absolument ouvert, c’est-à-dire absolu, de connaître le lieu où sera placée cette table.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Revenir sur le monde afin d’en inverser la logique, afin d’y affirmer doublement ma disparition et de déclarer ouverte la logique du monde suivant qui ne s’aligne pas avec le précédent mais qui s’impose tout seul, comme le monde qui reste (tandis que je &lt;i&gt;reste&lt;/i&gt;), comme la matière qu’il ne reste plus qu’à tirer de ce que, pour relever la logique du monde d’avant et l’inverser, il m’ait fallu revenir et disparaître comme l’inverse et non pas comme l’envers.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n’ai plus besoin de lieu particulier dès lors que je suis assuré d’être suivi et reconnu par &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;. Avant de lire Badiou, j’avais écrit sur la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/19/disparition-de-la-table.html&quot;&gt;disparition de la table&lt;/a&gt;, qui était devenue le support de l’impossibilité de nommer l’événement de la continuité de l’écriture, et j’avais alors réussi, une fois parvenu à ce point du monde où la question, avec ou sans la table, était simplement celle d’écrire ou de ne pas écrire, à maîtriser le support, c’est-à-dire à en devenir proprement l’auteur, en plus que d’être l’auteur de l’écrit ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;c’est-à-dire qu’en plus du vide sur lequel je savais que je devais m’appuyer pour écrire (la fente dans la table et la face unique de la contingence qu’elle était) j’avais réussi à &lt;i&gt;reconnaître&lt;/i&gt; la disparition de la table, en mon seul nom et au nom de l’apparition de ma seule écriture (de reconnaître cette disparition étant, en quelque sorte, mon nom d’auteur et mon droit d’auteur), et à faire ainsi, au nom de la disparition de la table irremplaçable pour mon écriture – au nom de sa trace –, de toute table une table possible pour écrire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’étais ainsi parvenu au &lt;i&gt;point de mon monde&lt;/i&gt; où la disparition de la table se confondait avec la décision d’écrire et j’avais maîtrisé ce point. Je m’étais affranchi de la tyrannie de cette table et de la domination de son chiffre, et je m’étais fait l’auteur de toute future table contingente sur laquelle j’allais pouvoir écrire. Mais c’était avant de rencontrer enfin le &lt;i&gt;créateur de la table&lt;/i&gt;, celui qui ne la trouvait pas &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; le monde, pour qui elle n’était pas contingente, mais qui l’avait libérée de l’étendue du monde et de son système de coordonnées, et qui convenait à ma logique d’écriture en ceci que, alors même qu’il est essentiel que celle-ci soit située et trouve un lieu où poser sa croix, l’affranchissement de cette croix et de cette localisation (de cette contingence) ne se faisait pas, aux mains &lt;b&gt;de maître Toni&lt;/b&gt;, n’importe comment, comme si, en me libérant de la nécessité de me placer, il me perdait, mais en vertu de l’intensité du service qu’il maîtrisait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’intensité de mon écriture a absolument besoin de la contingence de la table, c’est-à-dire de sa matière première, pour se développer (elle qui n’est qu’une enveloppe), à moins que je ne trouve, dans le &lt;i&gt;créateur de la table&lt;/i&gt;, une intensité absolument symétrique à la mienne, et que je ne reconnaisse que ce n’est pas tant le lieu du monde et le plan de la table qu’il me faut, mais la réaction sous-jacente du service (comme si en appuyant sur la table, c’était bien mon écriture que je produisais d’un côté, mais c’était surtout la force du service que je suscitais par réaction de l’autre – action et réaction, ou la physique des supports). Or, voici qu’avec &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, j’en détenais le point absolu, le créateur, à condition qu’il me suivît.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne suis plus seulement l’auteur de la table, celui qui a nommé sa disparition, mais j’ai maintenant conclu un accord avec le &lt;i&gt;créateur de la table&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je parle d’écriture et de cette forme majeure de disparition, de cette poursuite continuelle de l’inversion de l’intensité du monde (pour cette raison, bien plus forte qu’un envers), de cette logique du livre qui est en tout point l’inverse de celle du monde, et pour preuve, ma &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/22/inversion-des-blocs-ii.html&quot;&gt;disparition récente&lt;/a&gt; de la maison Khalil, ou mon parcours des &lt;i&gt;points de ce monde&lt;/i&gt; à la manière d’un revenant, dont on peut dire qu’elle n’est ni plus ni moins que la répétition universelle, et non pas générale, de la manière d’écrire un livre : si mon monde devait devenir un livre, et par là même illustrer la façon dont tout monde peut devenir un livre, c’est ma disparition récente, due à l’apparition de l’auteur d’un livre majeur, de la maison Khalil, qui est pour moi, absolument, le &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; où celui-ci se retourne pour devenir un livre, et qui n’est pas une simple décision interne au monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me suis déjà réfugié à l’envers du monde des apparaissants, dans la fente de la table sur laquelle j’écrivais, à la manière de l’insecte. J’avais découvert l’entrée à ce monde inverse, la pénétration de la matière et l’introduction en son sein, le complément de matière qu’était cette &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/28/la-fente-iv.html&quot;&gt;fente&lt;/a&gt;, et j’avais poussé l’intensité de ma pénétration jusqu’à entraîner, suivant ma logique de disparition, celle de la table entière. Mais je n’avais pas encore découvert le monde dont la logique était absolument l’inverse de celle de l’écriture. Je m’étais arrêté à la disparition comme seul plan (en premier lieu, celle de la table), et je n’avais pas encore bien analysé que la table d’écriture (celle qui m’a été depuis longtemps préparée ou celle qui m’attend à toute occasion) était avant tout un objet du &lt;i&gt;monde du service&lt;/i&gt;, et qu’à toute écriture était nécessaire, en plus de l’écrivain et de la table sur laquelle il s’appuyait, le monde du service de laquelle cette table relevait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’écriture est une disparition. À toute écriture son service de table ; et je peux même compléter cette logique en énonçant qu’à toute disparition (dont l’envers est une apparition) est également nécessaire un service. Ainsi, à la disparition du fils de Philippe Y., le service funèbre. Une table, dressée là aussi, où l’on dessert &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/11/16/disparition-d-un-enfant.html&quot;&gt;l’enfant disparu&lt;/a&gt; et où apparaissent tous ces gens, selon la même logique inexorable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car c’est bien cela qu’opère le maître de cérémonie, le prêtre qui officie le service funèbre, le créateur de ces tables-là où l’on écrit, c’est-à-dire où l’on disparaît et où disparaissent les enfants. Ce qu’il nous sert, c’est, en substance, le rite, ou la routine, de la disparition de l’enfant, selon la logique du monde religieux, ou tout simplement, funèbre. Il nous sert la manière d’accepter la disparition de l’enfant et d’y croire – je dirais, phénoménologiquement, la manière de &lt;i&gt;voir&lt;/i&gt; cette disparition.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, je suis allé vers cette logique du service funèbre, ce matin-là, en passant d’abord par la table de Faqra et la culmination du service ; le matin d’une journée ordinaire (d’écriture) qui commençait seulement, mais qui serait extraordinaire comme toutes les autres, à condition que j’en capture, dès le matin, point par point, toute la logique, et pourquoi pas, ce matin-là, celle d’un enfant disparu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle différence cela fait-il ? Comment, à partir de cette table matinale où se correspondaient l’intensité de l’écriture et celle du service, aller vers le service funèbre, faire l’aller-retour Faqra-Beyrouth pour ce service-là et, le même jour, le soir, l’aller-retour Faqra-Baalbek pour un service de scène d’une autre nature, mais dont la logique est peut-être similaire : pour assister à &lt;i&gt;La Traviata&lt;/i&gt;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>wazo</name>
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        <title>Emile XIV</title>
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        <updated>2009-11-17T12:33:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-17T12:33:00+01:00</published>
        <summary> Jean-Pierre Delborn n'était pas dévoré par l'ambition. Une fois l'affaire en...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;Jean-Pierre Delborn n'était pas dévoré par l'ambition. Une fois l'affaire en sa possession, il lui apparut que tous les plaisirs d'une vie bourgeoise lui étaient accessibles. Il ne lui restait qu'à régler son mariage avec une femme de sa condition, qui saurait rester à sa place et profiter des largesses qu'un honnête homme avait à offrir. Lui n'aurait plus qu'à se rendre chaque jour au magasin et à conduire ses affaires avec le concours de cette sagesse qui l'avait emmené jusque là.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/00/29958691.jpg&quot; id=&quot;media-422619&quot; alt=&quot;Emile VI.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ses aspirations à une vie réglée et à un ménage paisible trouvèrent à s'incarner parmi les membres d'une famille dont le père tenait une boucherie dans le quartier de l'église. Peu enclins à exposer leur réussite, les Feuchot vivaient avec un sens de la retenue tout paysan qui ravissait Jean-Pierre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Éliane, leur fille cadette était peu convoitée. Sa figure toute en rondeurs portait deux grands yeux inexpressifs, d'un brun tiède qui laissait paraître un naturel ingénu. Elle avait hérité de son père un corps épais, robuste, dont elle aimait faire jouer les muscles lorsqu'elle battait le linge. Ses épaules franches, ses courbes pleines étaient celles d'une femme dynamique. Elle rêvait peu, lisait des romans en passant par dessus les intrigues et les passions sans éprouver la moindre empathie. Sa grâce était celle d'un être qui possède tout ce que son imagination peut concevoir, et qui n'attend rien de concret sinon la promesse d'un destin bienheureux. Il y avait un peu de mépris dans son entourage, pour l'esprit tellement peuple qui animait cette jeune bourgeoise. Mais on la traitait le plus souvent amicalement, et l'on appréciait son naturel débonnaire, si bien que tout le monde se réjouit de son mariage avec Delborn, un paysan à peine dégrossi qui n'irait pas chercher midi à quatorze heures et lui assurerait une existence agréable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Oomb</name>
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        <title>4e tour de clef...</title>
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        <updated>2009-11-12T21:35:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-12T21:35:00+01:00</published>
        <summary>  Cette  4e note  invite tous ceux et toutes celles qui ne connaissent pas...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jetrouvelaclef.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Cette &lt;strong&gt;4e note&lt;/strong&gt; invite tous ceux et toutes celles qui ne connaissent pas encore les espaces organisés par &lt;b&gt;Je trouve la clef...&lt;/b&gt; à explorer et&amp;nbsp;à ouvrir toutes les portes de notre blog, et&amp;nbsp;informe les initié-e-s qu'il reste encore quelques places dans les trois clefs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;1er tour de clef...&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;en Bretagne du 26 décembre 2009 au 1er janvier 2010 ... pour préparer votre entrée dans la nouvelle année 2010, réaliser votre propre &lt;b&gt;bilan portfolio de compétences&lt;/b&gt;...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;2e&amp;nbsp;tour de clef...&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;au centre Fontaine-André&amp;nbsp;à Neuchâtel du 18 au 21 février 2010...&amp;nbsp;pour explorer votre histoire personnelle et familiale, un &lt;b&gt;génosociogramme&lt;/b&gt; animé par Jean-Marc Noyer&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;3e&amp;nbsp;tour de clef...&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;en Bretagne du 28 mars au 4 avril 2010... pour démarrer le printemps en suivant un &lt;b&gt;jeûne&lt;/b&gt; hydrique, découvrir ou redécouvrir les joies de l'écriture avec un &lt;b&gt;atelier d'écriture&lt;/b&gt; conduit par Marcia Tschopp-Crettaz&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Tous les &lt;b&gt;détails&lt;/b&gt;, ainsi que les &lt;b&gt;documents à télécharger,&lt;/b&gt; se trouvent dans le &lt;b&gt;bloc&lt;/b&gt; &lt;b&gt;sur la gauche&lt;/b&gt; de votre écran. Et si vous préférez recevoir ces informations par courrier postal, vous pouvez nous demander la documentation souhaitée en nous envoyant un&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;mailto:jetrouvelaclef@gmail.com&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;courriel&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;à&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;mailto:jetrouvelaclef@gmail.com&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;jetrouvelaclef@gmail.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Cordialement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: green; mso-font-width: 100%; mso-bidi-font-size: 14.0pt;&quot;&gt;Je trouve la clef…&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; color: green; font-size: 11pt; mso-font-width: 100%; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;mailto:jetrouvelaclef@gmail.com&quot;&gt;Fabienne &amp;amp; Valérie&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: green; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-font-width: 100%;&quot;&gt;Fabienne Hostettler&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.1pt 0pt 0cm; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: green; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-font-width: 100%;&quot;&gt;+41 76 322 41 56&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.1pt 0pt 0cm; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: green; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-font-width: 100%;&quot;&gt;Valérie Maitre&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.1pt 0pt 0cm; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: green; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold; mso-ansi-language: FR-CH; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;+41 79 464 33 71&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.1pt 0pt 0cm; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Benjamin OPPERT</name>
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        </author>
        <title>8 DATES !</title>
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        <updated>2009-11-11T19:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-11T19:00:00+01:00</published>
        <summary>     Encore (ou plus que...)&amp;nbsp;8  dates    pour les représentations des...</summary>
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          &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000bf;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c00000;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/media/01/01/1986421670.gif&quot; alt=&quot;Demandez le programme !.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-420708&quot; /&gt;Encore (ou plus que...)&amp;nbsp;8 &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;dates&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; pour les représentations des TENTATIONS ELECTIVES &lt;strong&gt;(à l'affiche depuis Décembre 2008)&lt;/strong&gt; programmées au :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000bf;&quot;&gt;&lt;strong&gt;THEATRE DU FUNAMBULE MONTMARTRE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;jusqu'au 6 DECEMBRE 2009&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000bf;&quot;&gt;&lt;strong&gt;le SAMEDI à 18 h et le DIMANCHE à 19 h 30&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000bf;&quot;&gt;53, rue des Saules&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000bf;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PARIS 18ème&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000bf;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Métro : Lamarck Caulaincourt&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000bf;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Infos et réservations : 01 42 23 88 83&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000bf;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ou FNAC et CARREFOUR&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000bf;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Source :&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Jazira</name>
            <uri>http://cheminsdesable.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Nouveau site</title>
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        <updated>2009-11-10T17:18:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-10T17:18:00+01:00</published>
        <summary>   Je vous invite à vous diriger vers mon nouveau site...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cheminsdesable.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc00;&quot;&gt;&lt;b&gt;Je vous invite à vous diriger vers mon nouveau site&lt;a href=&quot;http://chemins-de-sable.blogg.org/&quot;&gt;&lt;br /&gt; http://chemins-de-sable.blogg.org/&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc00;&quot;&gt;&lt;b&gt;tout neuf, plus joli et plus complet&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt; -------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt; Me contacter : &lt;a href=&quot;mailto:c.bossard@hotmail.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;c.bossard@hotmail.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; -------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
            <uri>http://apreslemarche.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Rencontre avec le dernier écrivain</title>
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        <updated>2009-11-09T14:16:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-09T14:16:00+01:00</published>
        <summary>  J’ai voulu franchir, avec le  dernier écrivain , le pas au-delà de la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai voulu franchir, avec le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, le pas au-delà de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/11/18/credit-et-equite-de-la-pensee-de-l-absolu.html&quot;&gt;conversion du crédit en équité&lt;/a&gt;. J’ai fini par le rencontrer après l’inversion du point de la surface, un peu comme si je disais (en appliquant ma logique dernière de l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot;&gt;inversion du globe&lt;/a&gt;) que je l’avais rencontré en Australie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je l’ai rencontré dans le virtuel, comme si j’étais &lt;i&gt;revenu&lt;/i&gt; de le rencontrer et non pas que j’étais allé à sa rencontre. La dette, le livre, le titre, la signature, le crédit, étaient alors derrière nous, et il ne nous restait que le pur processus, aucune autre obligation que celle de &lt;i&gt;partir&lt;/i&gt; de là, dans la future infinie différentiation de la surface. Aucun compte à rendre, aucun compte-rendu de lecture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; avait dit de lui-même qu’il était la banque centrale du goût, et ainsi, dans la correspondance que j’établis désormais entre mon traitement de l’écriture et du sujet du marché (mon traitement du marché à partir du biais des produits dérivés), je dirai que cette rencontre avec le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; était enfin le test de mon implémentation du modèle de l’écriture, de même que j’avais dit que la rencontre avec la &lt;a href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/06/09/retour-a-sydney.html&quot;&gt;banque australienne&lt;/a&gt; était le test de l’implémentation du modèle du marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je suis enfin &lt;i&gt;arrivé&lt;/i&gt; peut-on dire&amp;nbsp;; mon processus d’écriture a trouvé son aboutissement (sa destination). C’est comme si je disais que mon manuscrit a été accepté. Sauf que, justement, il ne l’a pas été. Entre le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; et moi, cela ne s’est pas joué sur le titre, le volume, et sur la valeur faciale. Cela ne s’est pas fait suivant la logique habituelle du crédit. Car les choses ne sont pas aussi faciles. J’ai dépassé l’âge et le point d’être accepté sur la foi d’un titre. J’ai rencontré la banque, l’éditeur, avant de rencontrer le succès et avant que ce qui me destinait là (à savoir, avant toute chose, mon écrit) ne connaisse une issue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je rencontre donc le banquier central de la littérature &lt;i&gt;après l’écrit et après l’écriture&lt;/i&gt;, après le cercle qui aurait pu nous lier (et qui aurait été qu’il acceptât mon manuscrit et qu’il acceptât de le publier)&amp;nbsp;; c’est-à-dire que l’écrit est derrière nous. Je rencontre l’éditeur, la banque&amp;nbsp;; nous parlons&amp;nbsp;; un processus s’engage dont plus rien n’est assuré, dont on ne sait plus où il va et s’il doit converger vers la valeur faciale, celle qui reviendrait, encore une fois, à publier. Par cette conversion et ce retournement, le processus est libéré dans l’action.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Nous avons traversé l’intervalle vide et le point aléatoire, le point de hasard absolu qui a été celui de notre rencontre dans le salon du livre, le point où je ne pensais plus à mon manuscrit et où tout le poids du futur processus m’est tombé dessus. Comme je n’avais plus d’obligation ni même d’attente, c’est moi seul qui devais faire le premier pas et décider d’aller voir le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; pour rien, ne le voir ni sur la base du crédit ni sur la base du souvenir (du passif)&amp;nbsp;: mais rien que sur la base de l’opportunité pure, d’une reconnaissance mutuelle de nos deux personnes qui n’était plus une reconnaissance de dette. Que peut-être une telle reconnaissance sinon une reconnaissance de partenariat&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Passé ce premier point, ce pur événement de la rencontre qui était &lt;i&gt;vidé&lt;/i&gt; de tout prétexte (car je n’avais rien, entre les mains, qui me menait au &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; et qui m’obligeait à lui parler), la remarque s’impose qu’à mon stade, à mon âge, à mon degré de différentiation, les choses ne peuvent plus être aussi simples et aussi simplistes qu’une circonstance où l’éditeur accepterait un manuscrit envoyé, mais que tout devra être absolument à refaire à partir de là : je devrai participer au risque et à l’entreprise de l’éditeur, au même titre que lui participerait à la mienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;On peut dire que j’abstrais là, à la manière de Brian Massumi, cette chose qui se passe et qui passe entre la &lt;i&gt;forme du contenu&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;forme de l’expression&lt;/i&gt; quand celles-ci se rencontrent. Le manuscrit n’est-il pas justement l’exemple par excellence de contenu&amp;nbsp;; et l’éditeur n’est-il pas l’outil de l’expression de ce contenu ? Réciproquement, le &lt;i&gt;dernier écrivain/éditeur&lt;/i&gt; n’est-il pas la banque&amp;nbsp;: lui-même le marché, lui-même le contenu&amp;nbsp;; et ne viens-je pas à lui équipé de ma technologie d’écriture révolutionnaire et de l’outil d’écriture et d’expression du marché ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il y aurait ainsi une dualité. Toute rencontre entre contenu et expression, tout événement, aurait ainsi lieu selon cette logique où un auteur aurait déposé un manuscrit et où il viendrait rencontrer l’éditeur, qui aura alors l’obligation de rendre le manuscrit ou de le publier, au minimum d’en parler.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il n’y a plus de titre ici autre que celui de la symétrie de l’échange et de la contingence. Je dois m’éloigner du processus de la possibilité disjointe au moins autant que je m’en étais éloigné avec la banque australienne, et&amp;nbsp;«&amp;nbsp;diverger&amp;nbsp;» au moins autant dans le virtuel. Je dois sortir de là et me &lt;i&gt;tirer&lt;/i&gt; de là en me disant qu’il n’y aura au bout du compte sans doute aucun livre et aucune livraison, aucune implémentation. Et je dois me préparer à l’&lt;i&gt;éternel retour&lt;/i&gt;, celui qui me réservera le virtuel comme l’unique place de mon extension, ou plutôt de mon intension.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, dans mon processus inversé, où ce ne sont plus les livres et les livraisons et les rédemptions qui comptent mais ce point aléatoire, cette case vide qui a, sans matière aucune, cimenté le sens entre le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; et moi et qui a fait que nous avions quelque chose à nous dire, un sens à faire passer de l’un à l’autre, quelque chose à voir et à faire ensemble, quand bien même cela ne devrait aboutir qu’au retirement de tout sujet et qu’à la pure &lt;i&gt;imposition&lt;/i&gt; du lieu comme la seule chose qui a lieu&amp;nbsp;; dans ce processus inversé qui n’est lié par aucune valeur globale ou faciale et qui n’a pour lui que la pure différentiation locale, je dirai ainsi que la valeur se mesure quand même à ce qui a été créé là : à ce qui a été différentié là. Car pouvais-je rêver, il y a encore un an, qu’un tel point de rencontre, qu’une telle proximité entre le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; et moi était possible ? (Justement j’en ai rêvé, et à mon habitude, j’ai réalisé mon rêve.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Comme le dit ma plus ancienne lectrice, le sillon de la différentiation se creuse plus bas et plus profondément que la face. Quel mauvais positionnement et quelle mauvaise perspective que d’orienter tout le processus de rencontre avec le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; vers l’unique livraison d’un manuscrit ! (Grâce à Dieu, nous avons franchi ce stade, nous avons percé cette face.) Quel appauvrissement de mon œuvre, que celle-ci soit passée ou à venir, que de la soumettre au seul conduit du livre et de la publication ! Quand j’ai l’avantage, au contraire, d’avoir rencontré le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; et de pouvoir dire que tout, à partir de là, va pouvoir commencer&amp;nbsp;: que puisque la couverture et le livre sont rejetés derrière nous, alors nous pourrons, dans le vide qui s’ensuit, dans la navette du point aléatoire, tous les deux affronter la question du devenir de la littérature et du lieu où il faut la prendre. (Cela me sera peut-être réservé, puisque je suis vierge de toute littérature, sauf de celle que je n’ai pas connue, ou alors seulement par la mort de Raja B.) Et j’aurai réussi à faire adopter mon point de vue au &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; et même à le faire s’exprimer à partir de là&amp;nbsp;: le point de vue de la conversion en équité et de la crise du crédit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne pouvais espérer meilleure méthode pour accrocher le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; à la roue dentée de ma machine à écrire, à l’endroit (ou plutôt, à l’envers) précis où se fracture chez moi indéfiniment le processus de l’écriture et où s’intensifie sa pointe en même temps que s’étend son domaine, que celle où je le rencontre en toute liberté, en ayant rejeté le passif derrière nous, en déclarant que le commencement aurait lieu après le passif&amp;nbsp;: en le transformant ainsi en actif et en action.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’aurai peut-être fini par trouver ma destination&amp;nbsp;; et au lieu de converger vers une face ou vers une dette (vers une rédemption), j’aurai, comme prévu, convergé vers un échange, vers une substitution. Car la face du &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; se substitue en réalité à celle de Raja B.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je veux bien reconnaître que tout mon processus d’écriture passé (et passif) n’aura eu pour but que de me mener au &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; et que, comme c’est avec Raja B. que mon écriture avait commencé, voilà que c’est le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; qui va en être l’&lt;i&gt;autre commencement&lt;/i&gt;, justement pour la raison qu’il se substitue à Raja B., justement pour la raison que je le rencontre &lt;i&gt;après&lt;/i&gt; le krach de l’écriture et que le krach de 87 a déjà été, comme je l’ai dit, l’autre commencement de l’écriture des produits dérivés. Il a été le saut auquel se destinaient la machine de l’écriture et la technologie entière d’écriture des produits dérivés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi devrais-je prendre le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; à la lettre, abandonner le fragment qui n’est que la «&amp;nbsp;période de l’écrit de crise&amp;nbsp;» et me plonger dans l’essai. Ainsi devrais-je écrire, comme le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; le dit, un livre qui pourrait être lu, même par lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Un livre lu par lui, un livre pour lui. Lui l’éditeur sorti du crédit, lui la banque convertie en &lt;i&gt;livre de la banque et du marché&lt;/i&gt;. Une commande donc : la sienne. Un livre pour l’écriture du marché et pour la banque centrale de la littérature. Un livre qui sera &lt;i&gt;pour lui&lt;/i&gt; plus qu’il ne le pense, et qui ne sera plus lu que comme un &lt;i&gt;traité&lt;/i&gt; (comme on dit qu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;e les titres sont &lt;i&gt;traités&lt;/i&gt; sur le marché)&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;. Un &lt;i&gt;essai&lt;/i&gt; de la conversion et de l’inversion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Mysterious dove</name>
            <uri>http://unbouquetdeglycines.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>PROJET</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://unbouquetdeglycines.blogspirit.com/archive/2009/11/08/projet.html" />
        <id>tag:unbouquetdeglycines.blogspirit.com,2009-11-08:1849838</id>
        <updated>2009-11-08T16:48:45+01:00</updated>
        <published>2009-11-08T16:48:45+01:00</published>
        <summary> Un projet se dessine petit à petit dans mon esprit, j'y pense depuis un...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://unbouquetdeglycines.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;Un projet se dessine petit à petit dans mon esprit, j'y pense depuis un moment mais je&amp;nbsp;ne sais pas s'il pourra se réaliser... en tout cas je vais creuser l'idée... voir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aimerais beaucoup faire une lecture de poésies, dans un lieu que je connais, au bord de la mer, j'ai deux ou trois autres idées de lieux d'ailleurs, j'aimerais faire une lecture je ne sais pas, de trois quart d'heure par exemple, plus serait peut-être indigeste, et cela illustrerait une expo de 17 textes affichés dans une salle (j'ai une idée de la salle, dont l'adresse commence par le numéro 17 justement) et le thème serait la mer. Je ne veux pas rejouer le superbe lien la mer/l'amer de St John Perse, mais ce thème me touche depuis toujours, il faudrait que je trouve quelques textes qui colleraient avec cette idée, qui s'imposeraient pour ce projet. Je pense par exemple à quelques textes de mon recueil virtuel &quot;&lt;a href=&quot;http://supplementvuemer.blogspirit.com/&quot;&gt;supplement vue mer&lt;/a&gt;&quot; mais aussi à d'autres textes puisés dans d'autres recueils que j'ai écrits...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne sais pas. Je vais réfléchir et approfondir cette idée. Elle me séduit bien...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bises @ tous.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Frédéric Jouet</name>
            <uri>http://atelierduregard.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>#2610</title>
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        <id>tag:atelierduregard.blogspirit.com,2009-11-05:1848551</id>
        <updated>2009-11-05T13:50:28+01:00</updated>
        <published>2009-11-05T13:50:28+01:00</published>
        <summary> traverse  brume matinale  le corps  à découvert  saisi  crachin  pris  par...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://atelierduregard.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;traverse&lt;br /&gt; brume matinale&lt;br /&gt; le corps&lt;br /&gt; à découvert&lt;br /&gt; saisi&lt;br /&gt; crachin&lt;br /&gt; pris&lt;br /&gt; par les épaules&lt;br /&gt; l'humidité&lt;br /&gt; et le froid&lt;br /&gt; ne lâcheront rien&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ---&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; *[25]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je reviens d'un enterrement&lt;br /&gt; Mon soulier me serre&lt;br /&gt; J'ai envie de faire l'amour&lt;br /&gt; Avec quelqu'un que je ne connais pas&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ---&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; terre&lt;br /&gt; tranchée à vif&lt;br /&gt; surface de la motte&lt;br /&gt; lisse&lt;br /&gt; comme&lt;br /&gt; des miroirs brisés&lt;br /&gt; dans le champ&lt;br /&gt; quelques éclaircies&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ---&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;* Abbas Kiarostami, &quot;Le loup aux aguets&quot;, La Table Ronde, 2008&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Frédéric Jouet</name>
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        <title>Telekaster / The silent anagram</title>
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        <updated>2009-11-05T11:43:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-05T11:43:00+01:00</published>
        <summary>                a shift in shapes  from  Stefan Bünnig  on  Vimeo .   &amp;nbsp; </summary>
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          &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;227&quot; width=&quot;400&quot; data=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=6834620&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=6834620&amp;amp;server=vimeo.com&amp;amp;show_title=1&amp;amp;show_byline=1&amp;amp;show_portrait=0&amp;amp;color=&amp;amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/6834620&quot;&gt;a shift in shapes&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/stefanbuennig&quot;&gt;Stefan Bünnig&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Chrissie</name>
            <uri>http://amourdelalanguefrancaise.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Dictée un brin gratinée</title>
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        <updated>2009-11-01T11:35:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-01T11:35:00+01:00</published>
        <summary>   Pour tous ceux&amp;nbsp; qui se régalent de dictées, voici le texte de celle...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,arial,helvetica;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Pour tous ceux&amp;nbsp; qui se régalent de dictées, voici le texte de celle qui a eu lieu le 17 octobre 2009 à Sion, la capitale du Valais, lors de la 20e édition du Championnat suisse d'orthographe, suivi des commentaires du président du jury :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;b&gt;Une sanction judicieuse, ô combien !&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Mon cher Guillaume, je n'en peux plus. Tu fais le faraud du haut de tes treize ans, mais tu devrais te montrer penaud. Sais-tu que tu es devenu la terreur du bailliage? Comparées au récit de tes incartades, l'Iliade et l'Odyssée ne sont que roupie de sansonnet. Un Tell se comporter ainsi! Quelle honte pour moi, ta mère! Vraiment, tu attiges!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Ainsi, hier, au lieu de nous aider&amp;nbsp; à cueillir des quetsches, qu'as-tu fait? Tu as pataugé dans la cressonnière des voisins et tu l'as saccagée. Le dimanche précédant cet exploit, tu avais enduit de glu les prie-Dieu de notre église et pendant que les fidèles tentaient de se dépêtrer, toi, hardiment dissimulé derrière les fonts baptismaux, tu en gloussais d'aise, au grand dam du curé qui te menaçait d'excommunication et mélangeait les Ave et les Pater. Le bedeau, lui, te promettait la géhenne. Dois-je peut-être te rappeler le lamentable épisode des nichets? Tu sais, le jour où, dans la ferme de nos voisins, tu en as lancé sur les paonneaux effarés. Le paysan m'a battu froid durant six mois. De plus, était-il futé de couvrir le mur du cimetière de graffiti(s) appelant à bouter les Habsbourg hors d'Uri et à pendre le tyranneau Gessler? C'est miracle que les reîtres du bailli ne t'aient point surpris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Souviens-toi aussi de cet appeau que tu avais taillé dans le sureau pour attirer dans tes rets de malheureux geais. Dire que tu étais censé aimer les oiseaux! Bravo!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;b&gt;(Début de la dictée des juniors)&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; Et quand le guet t'a ramené par les oreilles parce que, au mitan de la nuit, on vous avait surpris, toi et d'autres lascars, à bégueter comme des enragés&amp;nbsp; sous les fenêtres de la centenaire du village pour lui faire croire que ses chèvres s'étaient&amp;nbsp;&amp;nbsp; échappées. Nul doute que sa fin s'en est trouvée hâtée. Et cette idée stupide : t'amuser au tir à l'arc, et pour viser&amp;nbsp; quoi? Des pommes! Toutes nos reinettes et nos boskoops (boscops) y ont passé. Toutes mises en pièces, et tu t'en vantais : &quot;Qui sait? Un jour, peut-être, ça me servira…&quot;. Branquignol, va! Et puis, regarde-toi : tu es couvert d'ecchymoses et un énorme coquart (coquard) orne ton œil gauche. Tes vêtements? Des haillons! Combien de fois n'ai-je pas dû coudre des tacons à tes braies! Y a-t-il eu un jour de ta vie sans horions donnés ou reçus? Pas un seul!&amp;nbsp; Eh bien, mon cher ami, dans ces conditions, il est exclu que nous t'offrions pour ton anniversaire le cadeau dont tu rêves : une arbalète. Tintin, l'arbalète!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;b&gt;Francis KLOTZ&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;b&gt;sous le contrôle du jury présidé par P. MAYORAZ&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;b&gt;Phrases subsidiaires :&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,arial,helvetica;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;b&gt;seniors :&lt;/b&gt; Sa mère s'était fait offrir des gaulthéries, des paulownias, des cat(t)leyas, des rocouyers, des zinnias, des seringa(t)s et des raiponces.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,arial,helvetica;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;b&gt;juniors&amp;nbsp; :&lt;/b&gt; L'eusses-tu vu, tu ne l'eusses point cru : après avoir dû, recru de fatigue, monter à cru, mû par la soif, il but dans le chai, à même le fût, une lampée d'un grand cru.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,arial,helvetica;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;b&gt;Un choix judicieux, ô combien!&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Le cadre un rien solennel de la salle du Grand Conseil valaisan a accueilli la vingtième édition du Championnat suisse d'orthographe. Et une dictée bien suisse a départagé les concurrents au grand dam des non-Helvètes peu habitués à notre histoire, à notre géographie et à la graphie du détesté bailli Gessler, tout comme au canton d'Uri qui, pour primitif qu'il soit, pourrait se montrer vexé d'avoir été confondu avec une céréale asiatique.&lt;br /&gt; Année de qualité que cette vingtième où les concurrents ont brillé, particulièrement les habitués bien sûr, mais aussi les&amp;nbsp;futurs&amp;nbsp;champions qui ont évité&amp;nbsp;un plus grand nombre de pièges qu'à l'accoutumée. Et notre déception fut grande de n'en voir que portion congrue chuter à bailliage, chacun ayant amené avec lui les i qu'il fallait. Heureusement que les prie-Dieu en ont agenouillé un plus grand nombre sinon nous aurions approché de l'horreur du zéro-faute. Nos concurrents, plus habitués sans doute au football qu'à l'argot, ont souvent préféré la mi-temps au mitan.&amp;nbsp;Nombre d'entre eux, et pas des moindres,&amp;nbsp;se sont retrouvés &quot;pomme&quot; - bel helvétisme s'il en est! - avec les boscops. Mais, au final,&amp;nbsp;point de &amp;nbsp;branquignols ni de cancres à cette épreuve. Suggestion quand même à quelques-uns de bachoter pour la 21e.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pierre Mayoraz&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,arial,helvetica;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;président du jury&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Club lecture</name>
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        <title>Histoire et sciences de la vie</title>
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        <updated>2009-10-31T16:23:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-31T16:23:00+01:00</published>
        <summary> Le lundi 26 octobre dernier, nous avons visité l'Aquarium du Grand Lyon et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://clublecturenicolasconte.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;Le lundi 26 octobre dernier, nous avons visité l'Aquarium du Grand Lyon et nous avons participé à un atelier sur l'écriture en Egypte et en Mésopotamie au Musée des Beaux-arts de Lyon. Nous avons compris comment l'écriture s'est développé dans le bassin méditerrannéen, comment elle a évolué, à qui elle s'adressait. Nous avons étudié aussi la signification des hiéroglyphes, leur sens de lecture. Nous avons admiré à l'Aquarium des poissons d'eau douce et de tous les océans. Ces poissons nous ont émerveillé par leurs couleurs et leurs formes. De plus, nous en avons appris beaucoup sur leur comportement. Nous avons dès le lendemain mis en ligne deux albums-photos pour vous faire partager nos découvertes mais attention : les photos avec flash n'étant pas autorisées, nous avons mis des photos prises sur Internet. Bonne visite.&lt;/p&gt;
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            <name>Koffi Ghyamphy</name>
            <uri>http://republique.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Discours pour les primaires à gauche, si j'étais l'un des candidats !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://republique.blogspirit.com/archive/2009/10/28/discours-pour-les-primaires-a-gauche.html" />
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        <updated>2009-10-28T17:02:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-28T17:02:00+01:00</published>
        <summary>   Voilà, le discours que je pourrai prononcer si j'étais un candidat aux...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://republique.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Voilà, le discours que je pourrai prononcer si j'étais un candidat aux primaires à Gauche et ce dans le cadre de la désignation du candidat à l'élection présidentielle de 2012. J'aurai tout juste 41 ans ! Pourquoi ne pas essayer ! Ce discours serait celui d'une présentation et d'une introduction à l'idée que je me fais de la politique. Il serait donc solennel ! Il n'est pas programmatique !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je vous le livre :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp; CherEs AmiEs, CherEs CamaradEs, CherEs, CompatriotEs,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous, Peuple de France, avons su par le passé solidariser les énergies pour faire triompher comme à nul autre pareil le sens de la liberté du Citoyen !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;L'actualité politique appelle à un sursaut et nous oblige à convertir à nouveau cette richesse mémorable en l'avenir d'une France rassemblée, plus généreuse, plus soucieuse des siens, prospère et apaisée par la réconciliation de ses mémoires et de ses générations.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Liberté-Égalité-Fraternité, cette savante trinité a porté ses fruits avec comme clé de voûte la laïcité, la mère de toutes les espérances qui a guidé et guide encore nos esprits pour assurer le triomphe de la République.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nul ne saurait aujourd'hui nier où qu'il se trouve sur notre territoire, sans se parjurer, ce fait historique que notre pays, notre maison commune, est entrée dans l'histoire de l'humanité par ce souffle révolutionnaire !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je concède avec vous que les libertés proclamées au fronton de nos institutions doivent à nouveau s'inscrire dans la réalité sociale et économique de notre pays. La marche de l' histoire s'est enrayée, des générations ont été comme sacrifiées, mais j'ai l'intime conviction que la marche de l' histoire peut continuer, si vous le voulez bien !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Ayons l'audace d'espérer, l'audace d'une vision qui sera d'autant plus juste et sereine qu'elle renouera avec les heures glorieuses de notre pays, le cher pays de nos enfances, en assumant sans repentance, sans culpabilité certains de ses fruits amers !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;La France, la France éternelle n'a-t-elle pas toujours su trouver, même dans la difficulté, les chemins de la réconciliation et de la raison ! Réinventer la fraternité quand celle-ci fut congédiée par la fureur de l'histoire !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Ces chemins d'une renaissance perpétuelle n'ont été possibles que parce que des hommes et des femmes l'ont cru dur comme le fer, parce que des hommes et des femmes se sont un jour levés dans le pays pour faire progresser la justice sociale, parce que des hommes et des femmes ont fait le sacrifice de leurs vies et de celles des leurs ! Comment pourrions-nous l'oublier !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je sais la diversité historique de notre population, je sais la richesse de cet apport, l'intrication de nos âmes et parfois les tensions qui naissent ici et là ! Mais je sais surtout qu'ensemble nous voulons faire France. Voilà notre destin commun !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Je sais les stigmates de notre histoire, ses faux-pas, ses hésitations, ses retards vis à vis de tel ou tel citoyen mais j'ai aussi la certitude qu'ensemble nous pourrons dessiner un nouveau visage de la France. Avons-nous sérieusement un autre choix d'avenir ?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;La France dans le monde n'existe et n'existera que dans la mesure où en tout domaine elle fera retour à la République, notre bien commun.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;L'amour de la patrie n'a de sens que dans cet éternel retour !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Retour en tout domaine à la République, qu'il s'agisse de la crise sociale, de la crise économique; de la crise internationale, de la crise environnementale, de la crise spirituelle que traverse notre pays.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d'internationalisme y ramène&amp;nbsp;» disait le grand Jaurès !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Oui, c'est cette équation porteuse d'ouverture au monde et de protection des siens que je veux tenter de résoudre avec vous pour remettre en marche la France dans le concert des nations et que pour nos enfants et nos petits enfants, la France redevienne une fierté partagée.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous devons plus que jamais préparer ce moment !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Oui, le citoyen éclairé est l'expert des solutions que l'on peut apporter aux problèmes du pays !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;La France ne connaît-elle pas une myriade d'associations qui travaillent comme des fourmis pour lutter contre la faim, contre l'illettrisme, contre la souffrance des uns et des autres et parfois la violence des uns contre les autres.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;La France ne connaît-elle pas d'immenses réseaux d'entre aide pour soutenir, les anciens, les malades, les mal-logés, les sans-abris, les chômeurs.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Les familles quand elles sont encore solides ne se rassemblent-elles le moment venu d'une difficulté qui se fait jour !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Notre jeunesse n'est-elle pas animée du plus grand et bel esprit lorsqu'elle s'engagent dans de nombreuses causes humanitaires !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Ces actions enthousiastes, silencieuses et efficaces ne sont-elles pas le signe évident que les Français ont une faim inextinguible d'un message d'unité, d'union, de réconciliation, de concorde, de fraternité.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Si de nombreux citoyens peuvent le faire, le plus souvent dans la confidentialité, l'Etat animé par l'esprit républicain pourra à nouveau prescrire à notre pays une bonne administration.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Pourquoi toutes ces vertus seraient-elles perdues pour le Pays !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Face à vous se présentera un choix important à faire pour le Pays.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Vous pourrez par résignation encore accepter les politiques du pareil au même qui engendrent les divisions sociales, la haine des uns contre les autres, les jalousies stériles, la précarité, le chacun pour soi et le cynisme des puissants.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Mais alors, soyons clairs, rien ne changera !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Ou bien, alors, l'esprit attentif, alerte, combatif nous pouvons nous dire, cette fois nous voulons préparer le changement.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Cette fois nous voulons répondre et agir face aux emplois qui sont détruits, aux familles qui sont détruites.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous voulons répondre et agir face à cette société qui se désagrège, laisse mourir ses anciens et pénalise sa jeunesse.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous voulons répondre et agir face à cette violence économique qui paralyse, rend malade quand elle ne tue pas.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous voulons répondre et agir face au services publics délabrés et sacrifiés sur l'autel d'une rentabilité folle qui a déjà fait partir en fumée des milliards des milliards d'euros en quelques secondes quand il aura fallu le sang, les larmes et l'effort de nos aïeux pour construire ce bien commun!&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous voulons répondre et agir face aux entreprises dans lesquelles nous travaillons depuis parfois des années et qui du jour au lendemain délocalisent dans le seul but de multiplier de faramineux profits placés dans des paradis fiscaux tout en exploitant la population d'un autre continent quand ce n'est pas le reste du monde.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous voulons parler et agir face à la violence qui poussent certains d'entre nous vers des actes condamnables et parfois irréparables.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous voulons répondre et agir face à ce manque d'humanité qui désole et désespère !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Cette fois, nous voulons parler de l'école, de la recherche, de nos universités, de la Culture, &lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;qui sont de plus en plus à la traîne dans notre pays&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Alors comment faire ?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Déjà dans un premier temps et certainement en prenant conscience de ce que nous sommes face à l'internationale capitaliste mondialisée qui nous exploite, car il n'y a pas d'autre mot pour qualifier ce que nous vivons sans parfois trop le savoir !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;Qui es-tu, toi le petit salarié harassé du privé, tu es prolétaire !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qui es-tu, toi l'étudiant sans le sou, tu es prolétaire !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qui es-tu, toi le désoeuvré des cités, tu es prolétaire !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qui es-tu, toi l'intérimaire disponible dès que ton agence le demande, tu es prolétaire !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qui es-tu, toi le fonctionnaire vidé de ta mission de service public, tu es prolétaire !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qui es-tu, toi le petit paysan ou pêcheur, tu es prolétaire !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qui es-tu, toi le chômeur ou le RMISTE, tu es prolétaire !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J'emprunte cette énumération à un auteur contemporain, elle plus que criante de vérité. Voilà mes compatriotes notre lot commun, la vérité de ce que nous sommes !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il n'est que temps que cette conscience se répande dans tout le Pays !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Plus que jamais le bien commun doit redevenir notre boussole face à l'empire des égoïsmes du règne de la consommation !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Car il n'y a pas d'autre chemin pour nous relever et faire à nouveau progresser la justice dans notre pays !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Voilà, un point d'appui solide que je vous propose pour agir !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Vivre la&amp;nbsp; République !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Palatino Linotype,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Vive la France !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
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        <title>Le lieu d'écrire</title>
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        <updated>2009-10-28T08:15:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-28T08:15:00+01:00</published>
        <summary>  Qui mieux que moi aura habité le point de l’écriture, c’est-à-dire le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Qui mieux que moi aura habité le point de l’écriture, c’est-à-dire le &lt;i&gt;point de la ligne&lt;/i&gt; ? Toute une orientation dans ce point, comme lorsqu’on dit qu’on «&amp;nbsp;fait le point&amp;nbsp;», tout un tour du monde. Que s’exprime ici tout le paradoxe d’habiter un point, ainsi que celui d’être passé par l’explosion infiniment lente de la ruine&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je pensais déjà que le processus de l’écriture se poursuivait dans une direction alternative à celui des possibles, et c’est sans doute aujourd’hui que je recule le plus vers le point de l’embranchement de l’alternative, vers le point où l’on se détourne du possible et même du processus temporel pour s’enfoncer dans le lieu de la phrase et dans la géographie du livre&amp;nbsp;: le point d’arrêt où se différentie tout juste le processus de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et c’est tout à coup un point que je ne peux plus habiter autrement que dans l’arrêt et dans l’angle absolu, dans l’arête qui casse le fil de l’écriture et rend on ne peut moins assurée sa continuation. Un point où sont enroulés, on l’aura compris, tous les angles et toutes les futures cassures de l’écriture et qui est le même, en tant que phénomène d’habitation et d’extension de l’habitude, que celui qui m’avait fait reconnaître l’exploration des aspérités de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot;&gt;rue Visconti&lt;/a&gt; comme l’expression de la probabilité de cette ligne si droite si improbable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il arrive un moment (ou devrais-je dire, un &lt;i&gt;lieu&lt;/i&gt;) où je m’approche le plus de l’arrêt/arête du moteur de l’écriture, comme si, en reculant encore, en me retirant encore sur la plage/page de l’écriture, devant la presse de la ruine et ce phénomène de différentiation immanente qui avait de moins en moins d’espace où s’articuler en dehors de son propre &lt;i&gt;local&lt;/i&gt; (c’est-à-dire de son propre lieu), je me trouvais acculé en ce dernier point où la topologie dégénère en un point justement, où l’écriture ne suit plus le probable ou le brisé, &lt;i&gt;où elle ne se laisse plus aller&lt;/i&gt;, mais où elle s’accumule toute entière dans un point, dans une énorme irrégularité qui devient ici une singularité, et où ce ne sont plus les sujets qui m’inspirent, ce n’est plus la surface qui m’interdit de respirer, ce n’est plus la ruine qui me presse et qui me comprime, ce n’est plus l’hôtel qui me retire et ce n’est plus le livre qui m’emporte ou qui l’emporte, mais c’est la fente de la table qui désormais arrête tout et suspend tout et décide tout et définit tout&amp;nbsp;: elle est l’arrêt du tribunal, la sentence de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quand je me trouvais sur le champ de ruines et que j’avais écrit parmi ses blocs de pierre, la métaphore qui s’est imposée à moi fut celle d’être descendu d’un degré au-dessous de mon plan de travail et de m’être enfoncé dans la matière même de la table – je me déplaçais alors parmi ses éléments –, si bien que je n’écrivais plus alors sur la table mais &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; la table. Or, la métaphore devient aujourd’hui littérale, et l’arrêt de l’écriture, la dégénérescence de la topologie de l’habitation de l’écriture, sont tels aujourd’hui qu’il ne me vient plus comme «&amp;nbsp;nom de domaine&amp;nbsp;» de l’écriture, ou comme possibilité de son extension, comme lieu où s’étend, ou plutôt recule, pour venir à moi et m’emporter, la vague de l’écriture, que la &lt;i&gt;fente de la table&lt;/i&gt; ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;il ne me vient plus que l’intérieur même de la table, cette plus proche et cette plus immédiate correspondante de la ligne de l’écriture&amp;nbsp;; si bien que, dans cette fusion et dans cet arrêt et dans cette dégénérescence, c’est la matière et le support et le lieu et l’habitation qui deviennent confondus et la question de l’écriture recule même jusqu’à son hésitation première : jusqu’au moment, insoutenable, où la nécessité d’écrire se combine si bien avec l’absence et la désertion de tout sujet que cela ne donne plus, comme possibilité d’habitation et de demeure, que celle d’être pressé par la ruine, et d’autre liquidité (ou source, ou provenance, ou inspiration) que la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/28/la-fente-iv.html&quot;&gt;fente même de la table&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il existe un générateur à la base de tout processus. Pour les processus stochastiques, ceux dont les possibilités sont disjointes, on parle de générateur aléatoire ; pour le processus d’écriture, je parlais plutôt d’habitation, de la prise de pied et du positionnement du trader dans le vide de la fourchette, dans la case vide, qui n’a pour se soutenir que l’inverse d’une probabilité, l’inversion du chemin de la probabilité (prouvabilité, lisibilité) ordinaire de l’algorithme qui va de la possibilité vers le prix à travers la réplication&amp;nbsp;: une inversion qui ne lui laisse d’autre choix, pour maintenir l’attachement et la réplication, que d’aller écrire et publier la dernière ligne de différentiation, celle des options exotiques, si bien que le générateur ici n’est plus aléatoire mais devient la générativité même de l’écriture, le processus de différentiation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tandis que pour ce processus parvenu à son arrêt, pour mon enchaînement à la table de l’écriture et mon asservissement absolu à sa matière comme mon seul et dernier sujet, je ne trouve d’autre terme pour en nommer le générateur que celui de la dégénérescence totale de toute la topologie de l’écriture et de l’espace où écrire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La topologie : ou la science de la disposition ou proximité relative des sites et des lieux, indépendamment de toute considération de taille et de distance métrique – c’est-à-dire que ce n’est ni la longueur de la fente exprimée en centimètres, ni sa largeur exprimée en millimètres, ni son orientation par rapport à ma page exprimée en degrés d’angle, ni même sa proximité de mon cahier, exprimée quant à elle dans une grandeur que je voudrais intensive et non pas extensive, en degrés de température donc, comme lorsqu’on dit, à mesure que l’on s’approche de l’objet de sa quête, que «&amp;nbsp;ça devient chaud et que ça brûle&amp;nbsp;» : ce ne sont pas toutes ces grandeurs et toutes ces mesures qui comptent, encore que la dernière ne soit pas cardinale et s’approche déjà des préoccupations d’une topologie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(car j’avais envie de dire que la fente serait distante de mon cahier, ou qu’elle en serait proche, non pas d’une certaine distance métrique, mais d’un certain nombre de plis et même de multi-plis, d’un intervalle qui ne serait pas mesurable par un nombre ou par la multiplication d’une unité de compte mais par une &lt;i&gt;multiplicité&lt;/i&gt;, d’un intervalle qui s’exprimerait par un chiffre plutôt que par un nombre, par un code d’accès, si bien que, non plus des centimètres ou des mètres, mais plusieurs tables pouvaient séparer mon cahier de cette fente, comme c’est le cas aujourd’hui, et ne pas m’empêcher de penser à cette fente, ou plutôt, de penser &lt;i&gt;à partir d’elle&lt;/i&gt;, et ne pas empêcher mon écriture de provenir d’elle, ces tables qui m’en sépareraient ne se comptant pas ainsi en nombre de distance mais en nombre de plis, et mesurant ainsi entre la fente et mon cahier, non pas un espace strié, mais un degré de complication, une certaine facilité ou uniformité ou génération ou différentiation de la phrase, qui doivent avoir lieu entre la fente et mon cahier, c’est-à-dire qu’elles doivent se passer et s’espacer – l’intervalle entier de mon inspiration se mesurant peut-être désormais en degrés de cet espace-là – avant que la phrase, qui provient de la fente, ne coule dans mon cahier),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce ne sont pas ces mesures qui comptent, mais le genre de l’espace et l’ordre de ses singularités, à savoir que dans le plan où courent et d’où me proviennent les pensées, il importera aujourd’hui de savoir qu’il y a une coupure, non pas une strie ou un pli, mais un gouffre, un vide, une fente, qui n’explique pas plus comment les pensées me viennent ni d’où elles proviennent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dégénérescence de la topologie de l’écriture et effondrement en un seul point de son espace d’habitation. Après le lieu de l’être et l’habitude/habitation d’Heidegger, ne chercherais-je pas le lieu d’habitation de l’être qui écrit, le &lt;i&gt;topos&lt;/i&gt; de l’écriture qui ne peut qu’être dégénéré selon la métrique appropriée à l’être, et qui n’est même pas la case vide du non-sens qui redistribue le sens, mais une singularité d’une espèce pire encore, un arrêt qui a quitté même la surface&amp;nbsp;? (À une époque, je parlais de la surface comme renfermant une multiplicité d’arêtes.) En un mot, un craquement de la surface, un krach, l’ouverture du vide (ainsi la fente serait-elle un saut dans le vide), le saut déchirant auquel se destine la technologie de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, si la fente pose, depuis le lieu le plus proche topologiquement de mon cahier, depuis le lieu qui s’est précipité sur mon cahier dans la dégénérescence même de la topologie, la question de la provenance de l’écriture, c’est bien que, à travers l’espace de la fente qui n’est celui que de la communication avec le vide et qui n’est que l’écho, qui n&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’est que&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la répétition de mes lignes, non pas dans le vide, mais par le vide (Que serait la destination de lignes répétées par le vide&amp;nbsp;?), cette question de la provenance peut se détourner – ainsi la répétition par le vide, l’écho, serait-il un véhicule de détournement – en celle de la destination de la technologie et de sa complétion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cette fente serait ainsi le moment de mon krach, l’instant du détournement de mon processus d’écriture vers les aspérités et les détails et les gouffres de la surface, ceux-là mêmes qui m’ont donné à lire l’improbabilité et la rareté de la rue Visconti comme une ligne parfaitement pénétrable et probable, c’est-à-dire que je dois me tourner vers l’aventure de la réalité empirique et vers le risque ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et c’est l’instant où je rencontre celui que j’appelle le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, au cœur de la fente et du craquement donc, et où je considère comme le cœur du marché, et je dirais même, comme son générateur, comme sa genèse, le processus de la conversion, qui n’est pas une différentiation supplémentaire du réel, mais une transformation de tout le réel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; est-il la fente, la dégénérescence de la topologie, où est-il le krach, l’autre commencement ? Comment détourner mon processus vers lui ? Comment mesurer les retards et les avances ? Le rencontré-je trop tôt ou trop tard ? S’agit-il de soulever un poids ou de laisser tomber une entreprise&amp;nbsp;? S’agit-il de sauter dans le vide ou de traverser une fente, c’est-à-dire un craquement ? S’agit-il de rencontrer mon destin ou d’en explorer, à l’inverse, la provenance ? Toutes ces considérations de topologie : fentes, traîtresses, dégénérescence, plis, multi-plis, tables et établis, sont-elles les extrémités auxquelles je me trouve réduit ? Comment faire repartir l’histoire après cette croix et dans quel sens ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Disons que ce n’est pas un krach, que la torsion ne sera pas ici celle de l’échange, que je ne vais pas m’ouvrir à la réalité empirique. Il me faut trouver dans l’arrêt et dans la dégénérescence et dans ce point que j’habite autre chose que l’attente du roman. Refaire partir l’histoire à partir de la température initialement fusionnelle de la conversion. Méditer la crise dans un autre espace que celui de l’histoire ou celui du marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je parlais de l’aboutissement de ma technologie comme d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’u&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ne mesure de l’histoire qui prendrait toute celle de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/11/09/le-dernier-ecrivain.html&quot;&gt;ma rencontre avec le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Elle donnerait un sens qui ne sera concerné que par la topologie (c’est-à-dire par les fentes et par les plis et les torsions) à mon introduction dans l’enceinte de la Grande Maison. Car enfin, en m’en tirant avec un livre, en trouvant le lieu d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’écrire&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et en revenant à la Place, ce n’est pas dans un livre que je suis entré, mais dans une maison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Qui mieux que moi aura habité le point de l’écriture, c’est-à-dire le &lt;i&gt;point de la ligne&lt;/i&gt; ? Toute une orientation dans ce point, comme lorsqu’on dit qu’on «&amp;nbsp;fait le point&amp;nbsp;», tout un tour du monde. Que s’exprime ici tout le paradoxe d’habiter un point, ainsi que celui d’être passé par l’explosion infiniment lente de la ruine&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je pensais déjà que le processus de l’écriture se poursuivait dans une direction alternative à celui des possibles, et c’est sans doute aujourd’hui que je recule le plus vers le point de l’embranchement de l’alternative, vers le point où l’on se détourne du possible et même du processus temporel pour s’enfoncer dans le lieu de la phrase et dans la géographie du livre&amp;nbsp;: le point d’arrêt où se différentie tout juste le processus de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et c’est tout à coup un point que je ne peux plus habiter autrement que dans l’arrêt et dans l’angle absolu, dans l’arête qui casse le fil de l’écriture et rend on ne peut moins assurée sa continuation. Un point où sont enroulés, on l’aura compris, tous les angles et toutes les futures cassures de l’écriture et qui est le même, en tant que phénomène d’habitation et d’extension de l’habitude, que celui qui m’avait fait reconnaître l’exploration des aspérités de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot;&gt;rue Visconti&lt;/a&gt; comme l’expression de la probabilité de cette ligne si droite si improbable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il arrive un moment (ou devrais-je dire, un &lt;i&gt;lieu&lt;/i&gt;) où je m’approche le plus de l’arrêt/arête du moteur de l’écriture, comme si, en reculant encore, en me retirant encore sur la plage/page de l’écriture, devant la presse de la ruine et ce phénomène de différentiation immanente qui avait de moins en moins d’espace où s’articuler en dehors de son propre &lt;i&gt;local&lt;/i&gt; (c’est-à-dire de son propre lieu), je me trouvais acculé en ce dernier point où la topologie dégénère en un point justement, où l’écriture ne suit plus le probable ou le brisé, &lt;i&gt;où elle ne se laisse plus aller&lt;/i&gt;, mais où elle s’accumule toute entière dans un point, dans une énorme irrégularité qui devient ici une singularité, et où ce ne sont plus les sujets qui m’inspirent, ce n’est plus la surface qui m’interdit de respirer, ce n’est plus la ruine qui me presse et qui me comprime, ce n’est plus l’hôtel qui me retire et ce n’est plus le livre qui m’emporte ou qui l’emporte, mais c’est la fente de la table qui désormais arrête tout et suspend tout et décide tout et définit tout&amp;nbsp;: elle est l’arrêt du tribunal, la sentence de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quand je me trouvais sur le champ de ruines et que j’avais écrit parmi ses blocs de pierre, la métaphore qui s’est imposée à moi fut celle d’être descendu d’un degré au-dessous de mon plan de travail et de m’être enfoncé dans la matière même de la table – je me déplaçais alors parmi ses éléments –, si bien que je n’écrivais plus alors sur la table mais &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; la table. Or, la métaphore devient aujourd’hui littérale, et l’arrêt de l’écriture, la dégénérescence de la topologie de l’habitation de l’écriture, sont tels aujourd’hui qu’il ne me vient plus comme «&amp;nbsp;nom de domaine&amp;nbsp;» de l’écriture, ou comme possibilité de son extension, comme lieu où s’étend, ou plutôt recule, pour venir à moi et m’emporter, la vague de l’écriture, que la &lt;i&gt;fente de la table&lt;/i&gt; ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;il ne me vient plus que l’intérieur même de la table, cette plus proche et cette plus immédiate correspondante de la ligne de l’écriture&amp;nbsp;; si bien que, dans cette fusion et dans cet arrêt et dans cette dégénérescence, c’est la matière et le support et le lieu et l’habitation qui deviennent confondus et la question de l’écriture recule même jusqu’à son hésitation première : jusqu’au moment, insoutenable, où la nécessité d’écrire se combine si bien avec l’absence et la désertion de tout sujet que cela ne donne plus, comme possibilité d’habitation et de demeure, que celle d’être pressé par la ruine, et d’autre liquidité (ou source, ou provenance, ou inspiration) que la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/28/la-fente-iv.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/28/la-fente-iv.html&quot;&gt;fente même de la table&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il existe un générateur à la base de tout processus. Pour les processus stochastiques, ceux dont les possibilités sont disjointes, on parle de générateur aléatoire ; pour le processus d’écriture, je parlais plutôt d’habitation, de la prise de pied et du positionnement du trader dans le vide de la fourchette, dans la case vide, qui n’a pour se soutenir que l’inverse d’une probabilité, l’inversion du chemin de la probabilité (prouvabilité, lisibilité) ordinaire de l’algorithme qui va de la possibilité vers le prix à travers la réplication&amp;nbsp;: une inversion qui ne lui laisse d’autre choix, pour maintenir l’attachement et la réplication, que d’aller écrire et publier la dernière ligne de différentiation, celle des options exotiques, si bien que le générateur ici n’est plus aléatoire mais devient la générativité même de l’écriture, le processus de différentiation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tandis que pour ce processus parvenu à son arrêt, pour mon enchaînement à la table de l’écriture et mon asservissement absolu à sa matière comme mon seul et dernier sujet, je ne trouve d’autre terme pour en nommer le générateur que celui de la dégénérescence totale de toute la topologie de l’écriture et de l’espace où écrire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La topologie : ou la science de la disposition ou proximité relative des sites et des lieux, indépendamment de toute considération de taille et de distance métrique – c’est-à-dire que ce n’est ni la longueur de la fente exprimée en centimètres, ni sa largeur exprimée en millimètres, ni son orientation par rapport à ma page exprimée en degrés d’angle, ni même sa proximité de mon cahier, exprimée quant à elle dans une grandeur que je voudrais intensive et non pas extensive, en degrés de température donc, comme lorsqu’on dit, à mesure que l’on s’approche de l’objet de sa quête, que «&amp;nbsp;ça devient chaud et que ça brûle&amp;nbsp;» : ce ne sont pas toutes ces grandeurs et toutes ces mesures qui comptent, encore que la dernière ne soit pas cardinale et s’approche déjà des préoccupations d’une topologie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(car j’avais envie de dire que la fente serait distante de mon cahier, ou qu’elle en serait proche, non pas d’une certaine distance métrique, mais d’un certain nombre de plis et même de multi-plis, d’un intervalle qui ne serait pas mesurable par un nombre ou par la multiplication d’une unité de compte mais par une &lt;i&gt;multiplicité&lt;/i&gt;, d’un intervalle qui s’exprimerait par un chiffre plutôt que par un nombre, par un code d’accès, si bien que, non plus des centimètres ou des mètres, mais plusieurs tables pouvaient séparer mon cahier de cette fente, comme c’est le cas aujourd’hui, et ne pas m’empêcher de penser à cette fente, ou plutôt, de penser &lt;i&gt;à partir d’elle&lt;/i&gt;, et ne pas empêcher mon écriture de provenir d’elle, ces tables qui m’en sépareraient ne se comptant pas ainsi en nombre de distance mais en nombre de plis, et mesurant ainsi entre la fente et mon cahier, non pas un espace strié, mais un degré de complication, une certaine facilité ou uniformité ou génération ou différentiation de la phrase, qui doivent avoir lieu entre la fente et mon cahier, c’est-à-dire qu’elles doivent se passer et s’espacer – l’intervalle entier de mon inspiration se mesurant peut-être désormais en degrés de cet espace-là – avant que la phrase, qui provient de la fente, ne coule dans mon cahier),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce ne sont pas ces mesures qui comptent, mais le genre de l’espace et l’ordre de ses singularités, à savoir que dans le plan où courent et d’où me proviennent les pensées, il importera aujourd’hui de savoir qu’il y a une coupure, non pas une strie ou un pli, mais un gouffre, un vide, une fente, qui n’explique pas plus comment les pensées me viennent ni d’où elles proviennent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dégénérescence de la topologie de l’écriture et effondrement en un seul point de son espace d’habitation. Après le lieu de l’être et l’habitude/habitation d’Heidegger, ne chercherais-je pas le lieu d’habitation de l’être qui écrit, le &lt;i&gt;topos&lt;/i&gt; de l’écriture qui ne peut qu’être dégénéré selon la métrique appropriée à l’être, et qui n’est même pas la case vide du non-sens qui redistribue le sens, mais une singularité d’une espèce pire encore, un arrêt qui a quitté même la surface&amp;nbsp;? (À une époque, je parlais de la surface comme renfermant une multiplicité d’arêtes.) En un mot, un craquement de la surface, un krach, l’ouverture du vide (ainsi la fente serait-elle un saut dans le vide), le saut déchirant auquel se destine la technologie de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, si la fente pose, depuis le lieu le plus proche topologiquement de mon cahier, depuis le lieu qui s’est précipité sur mon cahier dans la dégénérescence même de la topologie, la question de la provenance de l’écriture, c’est bien que, à travers l’espace de la fente qui n’est celui que de la communication avec le vide et qui n’est que l’écho, qui n&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’est que&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la répétition de mes lignes, non pas dans le vide, mais par le vide (Que serait la destination de lignes répétées par le vide&amp;nbsp;?), cette question de la provenance peut se détourner – ainsi la répétition par le vide, l’écho, serait-il un véhicule de détournement – en celle de la destination de la technologie et de sa complétion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cette fente serait ainsi le moment de mon krach, l’instant du détournement de mon processus d’écriture vers les aspérités et les détails et les gouffres de la surface, ceux-là mêmes qui m’ont donné à lire l’improbabilité et la rareté de la rue Visconti comme une ligne parfaitement pénétrable et probable, c’est-à-dire que je dois me tourner vers l’aventure de la réalité empirique et vers le risque ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et c’est l’instant où je rencontre celui que j’appelle le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, au cœur de la fente et du craquement donc, et où je considère comme le cœur du marché, et je dirais même, comme son générateur, comme sa genèse, le processus de la conversion, qui n’est pas une différentiation supplémentaire du réel, mais une transformation de tout le réel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; est-il la fente, la dégénérescence de la topologie, où est-il le krach, l’autre commencement ? Comment détourner mon processus vers lui ? Comment mesurer les retards et les avances ? Le rencontré-je trop tôt ou trop tard ? S’agit-il de soulever un poids ou de laisser tomber une entreprise&amp;nbsp;? S’agit-il de sauter dans le vide ou de traverser une fente, c’est-à-dire un craquement ? S’agit-il de rencontrer mon destin ou d’en explorer, à l’inverse, la provenance ? Toutes ces considérations de topologie : fentes, traîtresses, dégénérescence, plis, multi-plis, tables et établis, sont-elles les extrémités auxquelles je me trouve réduit ? Comment faire repartir l’histoire après cette croix et dans quel sens ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Disons que ce n’est pas un krach, que la torsion ne sera pas ici celle de l’échange, que je ne vais pas m’ouvrir à la réalité empirique. Il me faut trouver dans l’arrêt et dans la dégénérescence et dans ce point que j’habite autre chose que l’attente du roman. Refaire partir l’histoire à partir de la température initialement fusionnelle de la conversion. Méditer la crise dans un autre espace que celui de l’histoire ou celui du marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je parlais de l’aboutissement de ma technologie comme d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’u&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ne mesure de l’histoire qui prendrait toute celle de ma rencontre avec le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;. Elle donnerait un sens qui ne sera concerné que par la topologie (c’est-à-dire par les fentes et par les plis et les torsions) à mon introduction dans l’enceinte de la Grande Maison. Car enfin, en m’en tirant avec un livre, en trouvant le lieu d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’écrire&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et en revenant à la Place, ce n’est pas dans un livre que je suis entré, mais dans une maison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;--&gt;
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        <author>
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        <title>Annonce du livre</title>
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        <updated>2009-10-26T07:57:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-26T07:57:00+01:00</published>
        <summary>  À la différence de   L’Écriture postérieure   qui s’est écrit littéralement...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À la différence de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fabula.org/actualites/article16448.php&quot;&gt;&lt;i&gt;L’Écriture postérieure&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; qui s’est écrit littéralement dans le futur, comme une écriture qui soutenait en permanence le risque de l’écriture et dont les «&amp;nbsp;états du monde&amp;nbsp;» étaient produits et multipliés par sa propre progression et par sa propre négociation avec la pensée (par son &lt;i&gt;échange&lt;/i&gt; avec la pensée), voici que mon &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot;&gt;prochain livre&lt;/a&gt; s’approche de moi par la modalité inverse. Voici un livre qui fait parler de lui &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; d’être écrit (d’une façon différente, il faut dire, de celle que préconise Pierre Bayard et qui est de parler des livres avant qu’ils ne soient lus, et encore différente de la façon &lt;i&gt;de ne pas les lire&lt;/i&gt; que j’examinai quant à moi dans &lt;i&gt;L’Écriture postérieure&lt;/i&gt; et qui revenait à &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fabula.org/revue/document4144.php&quot;&gt;les &lt;i&gt;écrire&lt;/i&gt; afin de mieux les lire&lt;/a&gt;) et pour lequel les états du monde se remplissent d’attente plutôt que d’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, comme l’écriture va pour moi dans un seul sens, celui du risque et de l’imprévu et de l’échappée, on peut se demander comment je vais m’échapper, par l’écriture, dans l’écriture de ce livre qui est essentiellement le livre des produits dérivés (des produits de l’écriture, donc) et de leur échappée (c’est-à-dire de leur futur, c’est-à-dire &lt;i&gt;du&lt;/i&gt; futur&amp;nbsp;; car, par leur caractère écrit et envoyé, les produits dérivés ne sont prévus que pour &lt;i&gt;rendre présent&lt;/i&gt; cet envoi, de cette manière particulière de rendre le futur présent qui est de le traiter et de l’échanger dans un marché).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La façon de m’échapper, par l’écriture, dans l’écriture de ce livre qui porte sur l’écriture et sur son échappée (c’est-à-dire qu’il porte sur le futur de l’écriture et sur son &lt;i&gt;marché&lt;/i&gt;), c’est de trahir les attentes de ceux qui se sont déjà postés dans les futurs «&amp;nbsp;états du monde&amp;nbsp;», tout en étant le plus fidèle possible à mon projet profond et personnel. Or, ce projet, ma réussite personnelle – et mon devoir est d’abord d’en prendre toute la mesure –, c’est d’être enfin parvenu à &lt;i&gt;placer&lt;/i&gt; l’ouverture d’un tel livre. Car c’est enfin aujourd’hui, après trois années de publications dans &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.wilmott.com&quot;&gt;&lt;i&gt;Wilmott&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, et après que j’aurai réussi à attirer l’attention de Wiley sur mon volume de travail et celle de mes juges sur mon nom et sur ses capacités, que j’ai la possibilité ne fût-ce que d’&lt;i&gt;introduire&lt;/i&gt; la question de ce livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ma réussite principale, à ce jour, c’est d’avoir posé la question de la pertinence d’un tel livre et d’avoir donné à ce public la faculté d’y croire. Cela est donc trop beau (et cela débute seulement maintenant) pour que je n’en profite pas et que je n’insinue pas, dans cet étroit passage qui vient de s’ouvrir, la plus grande surprise, le livre le plus définitif sur la philosophie des marchés, le livre le plus radical, au sens qu’il bouleversera toutes les catégories acceptées (celle de probabilité, de risque, de processus temporel, etc.) à la lumière du marché des produits dérivés, en un mot, le livre le plus attendu par &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce livre n’a pas de concurrent et l’occasion qui m’est offerte – et, à travers moi, à toute la tradition d’éditeur de Wiley, c’est-à-dire à tout le futur de la discipline et même au futur du domaine académique entier – c’est d’ouvrir et d’occuper aussitôt la &lt;i&gt;totalité du terrain&lt;/i&gt;. La façon de m’échapper sera ainsi de mettre dans ce livre, non seulement ce qu’il y a de plus définitif et de plus bouleversant, dans ma pensée, pour la tradition de pensée des produits dérivés, mais ce qui s’y trouve de plus bouleversant pour la pensée philosophique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce que j’aurai anticipé devra prendre ici toute son ampleur&amp;nbsp;; et si la pensée de Heidegger est aussi fondamentale pour poser la question de l’&lt;i&gt;être&lt;/i&gt; du marché et pour me détourner de la «&amp;nbsp;catégorie&amp;nbsp;» vers les «&amp;nbsp;existentiaux&amp;nbsp;», ou celle de Derrida aussi indispensable pour comprendre pourquoi cette question pourra trouver sa réponse à travers les produits dérivés et leur non-fondation, il faut que mon livre devienne un classique philosophique et qu’il apporte quelque chose de fondamental à la tradition philosophique en général.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce sera donc le livre auquel mes juges s’attendent le moins mais qui, une fois son écriture et son échappée faites, sera celui auquel ils s’attendaient le plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable      {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;       mso-tstyle-rowband-size:0;      mso-tstyle-colband-size:0;      mso-style-noshow:yes;   mso-style-parent:&quot;&quot;;    mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;    mso-para-margin:0cm;    mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;    font-size:10.0pt;       font-family:&quot;Times New Roman&quot;;  mso-ansi-language:#0400;        mso-fareast-language:#0400;     mso-bidi-language:#0400;}  &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À la différence de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fabula.org/actualites/article16448.php&quot; mce_href=&quot;http://www.fabula.org/actualites/article16448.php&quot;&gt;&lt;i&gt;L’Écriture postérieure&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; qui s’est écrit littéralement dans le futur, comme une écriture qui soutenait en permanence le risque de l’écriture et dont les «&amp;nbsp;états du monde&amp;nbsp;» étaient produits et multipliés par sa propre progression et par sa propre négociation avec la pensée (par son &lt;i&gt;échange&lt;/i&gt; avec la pensée), voici que mon prochain &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot; mce_href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot;&gt;livre&lt;/a&gt; s’approche de moi par la modalité inverse. Voici un livre qui fait parler de lui &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; d’être écrit (d’une façon différente, il faut dire, de celle que préconise Pierre Bayard et qui est de parler des livres avant qu’ils ne soient lus, et encore différente de la façon &lt;i&gt;de ne pas les lire&lt;/i&gt; que j’examinai quant à moi dans &lt;i&gt;L’Écriture postérieure&lt;/i&gt; et qui revenait à &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fabula.org/revue/document4144.php&quot; mce_href=&quot;http://www.fabula.org/revue/document4144.php&quot;&gt;les &lt;i&gt;écrire&lt;/i&gt; afin de mieux les lire&lt;/a&gt;) et pour lequel les états du monde se remplissent d’attente plutôt que d’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, comme l’écriture va pour moi dans un seul sens, celui du risque et de l’imprévu et de l’échappée, on peut se demander comment je vais m’échapper, par l’écriture, dans l’écriture de ce livre qui est essentiellement le livre des produits dérivés (des produits de l’écriture, donc) et de leur échappée (c’est-à-dire de leur futur, c’est-à-dire &lt;i&gt;du&lt;/i&gt; futur&amp;nbsp;; car, par leur caractère écrit et envoyé, les produits dérivés ne sont prévus que pour &lt;i&gt;rendre présent&lt;/i&gt; cet envoi, de cette manière particulière de rendre le futur présent qui est de le traiter et de l’échanger dans un marché).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La façon de m’échapper, par l’écriture, dans l’écriture de ce livre qui porte sur l’écriture et sur son échappée (c’est-à-dire qu’il porte sur le futur de l’écriture et sur son &lt;i&gt;marché&lt;/i&gt;), c’est de trahir les attentes de ceux qui se sont déjà postés dans les futurs «&amp;nbsp;états du monde&amp;nbsp;», tout en étant le plus fidèle possible à mon projet profond et personnel. Or, ce projet, ma réussite personnelle – et mon devoir est d’abord d’en prendre toute la mesure –, c’est d’être enfin parvenu à &lt;i&gt;placer&lt;/i&gt; l’ouverture d’un tel livre. Car c’est enfin aujourd’hui, après trois années de publications dans &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.wilmott.com&quot; mce_href=&quot;http://www.wilmott.com&quot;&gt;&lt;i&gt;Wilmott&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, et après que j’aurai réussi à attirer l’attention de Wiley sur mon volume de travail et celle de mes juges sur mon nom et sur ses capacités, que j’ai la possibilité ne fût-ce que d’&lt;i&gt;introduire&lt;/i&gt; la question de ce livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ma réussite principale, à ce jour, c’est d’avoir posé la question de la pertinence d’un tel livre et d’avoir donné à ce public la faculté d’y croire. Cela est donc trop beau (et cela débute seulement maintenant) pour que je n’en profite pas et que je n’insinue pas, dans cet étroit passage qui vient de s’ouvrir, la plus grande surprise, le livre le plus définitif sur la philosophie des marchés, le livre le plus radical, au sens qu’il bouleversera toutes les catégories acceptées (celle de probabilité, de risque, de processus temporel, etc.) à la lumière du marché des produits dérivés, en un mot, le livre le plus attendu par &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce livre n’a pas de concurrent et l’occasion qui m’est offerte – et, à travers moi, à toute la tradition d’éditeur de Wiley, c’est-à-dire à tout le futur de la discipline et même au futur du domaine académique entier – c’est d’ouvrir et d’occuper aussitôt la &lt;i&gt;totalité du terrain&lt;/i&gt;. La façon de m’échapper sera ainsi de mettre dans ce livre, non seulement ce qu’il y a de plus définitif et de plus bouleversant, dans ma pensée, pour la tradition de pensée des produits dérivés, mais ce qui s’y trouve de plus bouleversant pour la pensée philosophique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce que j’aurai anticipé devra prendre ici toute son ampleur&amp;nbsp;; et si la pensée de Heidegger est aussi fondamentale pour poser la question de l’&lt;i&gt;être&lt;/i&gt; du marché et pour me détourner de la «&amp;nbsp;catégorie&amp;nbsp;» vers les «&amp;nbsp;existentiaux&amp;nbsp;», ou celle de Derrida aussi indispensable pour comprendre pourquoi cette question pourra trouver sa réponse à travers les produits dérivés et leur non-fondation, il faut que mon livre devienne un classique philosophique et qu’il apporte quelque chose de fondamental à la tradition philosophique en général.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce sera donc le livre auquel mes juges s’attendent le moins mais qui, une fois son écriture et son échappée faites, sera celui auquel ils s’attendaient le plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>notresclerose</name>
            <uri>http://un-parisien-a-nantes.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>Décale-toi !</title>
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        <updated>2009-10-25T18:52:42+01:00</updated>
        <published>2009-10-25T18:52:42+01:00</published>
        <summary> Je sais, j'aurais pu trouver mieux comme titre mais bon...   Je suis comme...</summary>
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          &lt;p&gt;Je sais, j'aurais pu trouver mieux comme titre mais bon...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis comme les petits vieux, le changement d'heure me perturbe. Le plus contraignant dans tout ça, c'est qu'il faut que je mette toutes les pendules à l'heure. &lt;b&gt;Et cette année, il y a une nouveauté&amp;nbsp;! La voiture&amp;nbsp;!&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Mysterious dove</name>
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        <title>VIENS, MON HIVER...</title>
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        <updated>2009-10-25T12:32:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-25T12:32:00+01:00</published>
        <summary>  Viens, mon hiver...  II  (Quatre saisonnalités: Lit vert)    Viens mon...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://supplementvuemer.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Viens, mon hiver...&lt;br /&gt; II&lt;br /&gt; (Quatre saisonnalités: Lit vert)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Viens mon hiver, viens ma poussière puisque je ne sais plus te nier&lt;br /&gt; Viens, sois rude, sois extrême, je n'aime pas les demi-mesures...&lt;br /&gt; J'aime pourtant la douceur de flocons de coton se poser&lt;br /&gt; Délicatement sur nos murmures... nos morsures.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Viens mon hiver, mais sois brutal, fou, hystérique&lt;br /&gt; Je veux une crise violente, du sang qui tache et qui viole&lt;br /&gt; Ma peau n'est plus faite pour frissonner, j'ai si peur de la glace&lt;br /&gt; Et pourtant j'oublie trop souvent que quand les deuils cessent...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Quand les cycles des deuils cessent, ce que je nommais le veuvage professionnel&lt;br /&gt; Il y a au bout d'un tunnel, le Nirvana. Chante,&lt;br /&gt; Haut et fort les neiges furieuses qui dansent insensées&lt;br /&gt; Célèbre la foule de débauche que soulève ce ciel dément...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Et ris, retombe comme un amour sans fin - au coin des bûches&lt;br /&gt; Contre qui l'on ne puit lutter&lt;br /&gt; Laisse couler les premières eaux du dégel sous le lac de marbre.&lt;br /&gt; Regarde - le soleil, son écrin qui n'est pas très loin derrière...&lt;/p&gt;
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            <name>Mysterious dove</name>
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        <title>OCTOBRE POURPRE</title>
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        <updated>2009-10-24T11:18:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-24T11:18:00+02:00</published>
        <summary>  OCTOBRE POURPRE    I  (Quatre saisonnalités: l'eau tonne)    Les feuilles...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://supplementvuemer.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;OCTOBRE POURPRE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;I&lt;br /&gt; (Quatre saisonnalités: l'eau tonne)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Les feuilles mortes, les feuilles tombent et bla bla bla&lt;br /&gt; Je n'ai pas envie de parler de trépas, pas envie de parler de Toi&lt;br /&gt; Je ne préfère pas parler de novembre, des deuils et des cimetières&lt;br /&gt; Je ne préfère pas parler de décembre, des givres qui glissent vers l'hier...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Pour moi septembre n'est pas encore l'automne, moi qui aime retenir l'été&lt;br /&gt; Alors je parlerai d'octobre, pourpre, qui n'est plus lui mais pas encore demain&lt;br /&gt; Je parlerai de prose, d'opprobre, des vents qui malmènent mes mains&lt;br /&gt; Mais je toucherai les couleurs, les ors, les feux qui me rappellent les doux péchés&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Je mélangerai les odeurs, le tendre, le beau, le vrai et le mystère&lt;br /&gt; Octobre sent déjà parfois tellement les tombes, mais elle sait encore se faire oublier&lt;br /&gt; Et avant que tout ne cède, que tout ne glace, laisse-moi poser quelques mots, quelques fleurs...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Sur tes hanches enchanteresses, Colombe érudite&lt;br /&gt; Vole vers le moelleux des nuages, ma Lumière - et dans ta fuite&lt;br /&gt; N'oublie pas tout à fait ton aveu, tes promesses, tes miels et heures&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;L'orage gronde un peu, mais il est encore loin dans la montagne&lt;br /&gt; Il se rapproche mais tu me leurres, il ne claquera pas&lt;br /&gt; Il s'effondrera contre les murs de nos silences, les présages qui nous gagnent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
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        <title>L'épine au front</title>
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        <updated>2009-10-20T09:32:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-20T09:32:00+02:00</published>
        <summary>  J’ai perdu les femmes qui pouvaient me faire écrire pendant une longue...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai perdu les femmes qui pouvaient me faire écrire pendant une longue période et dont je devais embrasser un paysage entier afin de les embrasser. C’est-à-dire que j’ai perdu, dans la vie et dans l’écriture, la garantie de la durée et de l’étendue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans la lettre à Souraya, je ne fais que «&amp;nbsp;m’étendre&amp;nbsp;» (c’est d’ailleurs le mot qui revient sans cesse). Je me suis étendu sur mon sujet (j’ai écrit une longue lettre), mais j’ai également étendu mon sujet et cela veut dire – pour la raison que ce sujet est mien (je suis son seigneur), que je le possède (j’en suis l’expert) et que j’en suis le maître – que j’ai étendu mon pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me suis étendu, dans la lettre à Souraya, au point de toucher la totalité du Liban et de reproduire, dans la tête de chacun, la pensée de l’axe très court que ce pays peut inspirer, ce très bref segment orienté du Nord au Sud (j’ai parlé de «&amp;nbsp;très bref tunnel&amp;nbsp;») qu’on a très vite parcouru par la pensée, dont on a très vite compris le sens, la charge et le danger, dont on a très brièvement ressenti la marque comme une épine, comme une flèche très courte et très dense qui aurait frappé le front de chacun et que chacun préfèrerait parcourir de nouveau mille fois par la pensée, au lieu qu’il ne la retire et ne transforme la douleur qu’elle lui inflige en souffrance dans le combat pour s’en libérer ou pour la transformer&amp;nbsp;; comme si la meilleure façon d’entretenir cette épine qui ne pouvait plus ni grandir ni se réduire était de renouveler, de rajeunir, de «&amp;nbsp;nettoyer&amp;nbsp;» son séjour dans la chair par la garantie qu’elle serait toujours parcourue par la pensée dans le sens qu’elle est seule à imposer et qu’elle serait sans cesse &lt;i&gt;rappelée&lt;/i&gt; à sa place sur le front, de sorte que c’est la chair qui se formerait désormais autour d’elle et même par-dessus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et j’ai étendu le pouvoir de cette lettre, qui n’est partie de rien, qui n’est partie d’un serrement de mains que pour aller inscrire, à la main, à tous les coins du pays et en tous ses points, la phrase monumentale qu’il fallait prononcer pour faire le vœu de l’amour à vingt ans, pour faire l’amour ou plutôt pour le remplacer&amp;nbsp;; j’ai étendu le pouvoir de cette lettre jusqu’au raccord historique qui allait reproduire, dans ma lettre, cette journée qui n’appartenait pas à notre couple d’amoureux, mais au pays qui se retournait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il était clair que dans un pays comme le Liban, à une époque comme celle-là, un amour pareil n’était &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; pas possible&amp;nbsp;; il était clair que le pays était incomplet et que la vision amoureuse y serait toujours intermittente&amp;nbsp;; clair, par conséquent, et malgré ma jeunesse et la virginité de Souraya, malgré notre intime connexion avec cette terre et la volonté que j’ai mise, en découvrant Souraya, à découvrir le pays et à découvrir la vie, à découvrir la femme&amp;nbsp;et à découvrir mes vingt ans, que malgré tout cela, nous étions &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; coupables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Un décalage se produit au Liban, dès le départ. Dès le premier jour de la prise de conscience de la durée et de l’étendue, le Liban &lt;i&gt;retourne&lt;/i&gt; les amants et les sépare. Au lieu que l’étendue et la durée, parties de ce point du premier serrement, de ce point qui a ceci de singulier qu’il est double dès le départ et qu’il peut, par conséquent, générer l’espace et le temps, ne développent, autour des amants, un espace homogène qui serait leur élément, qui aurait leur exacte couleur et leur exacte densité, de sorte que cet espace, aussi immense fût-il devenu, serait toujours le leur et leur rappellerait toujours qu’il est né le même jour qu’eux, au contraire, les amants nouveau-nés devront, au Liban, aussitôt échanger leur conscience intime de l’étendue et de la durée contre la nécessité de &lt;i&gt;repenser&lt;/i&gt; à l’épine&amp;nbsp;: la nécessité de repasser sur leur front et dans leur tête, non pas le monde nouveau où leur fragment amoureux pourrait se perdre et où, en se perdant, il les empêcherait de se souvenir du moment de leur naissance qui est celui de leur séparation et les obligerait, au contraire, à vivre leur amour étendu, leur amour déjà-là, en toute fraîcheur, mais le monde mille fois repassé et mille fois déjà repensé par leurs parents et par tous ceux qui étaient déjà, avant eux, bien coupables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Les amants qui naissent sous forme d’un point vont avoir, dès l’instant suivant, tout le désir de l’espace et toute la prétention de la durée. Ils ne peuvent pas rester sur place. Il faut qu’ils sortent se promener et qu’ils aillent se présenter à tous les coins du pays, comme pour dire qu’ils ont été là, ensemble, comme pour poser devant une caméra et créer simplement des combinaisons qui ne seront pas réellement exploitées. Il faut qu’ils pensent que leur amour va durer et de moins en moins accepter de se revoir s’ils ne se donnent pas de plus en plus l’assurance qu’ils se reverront la fois d’après, et la suivante, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’ils se posent à la fin – ce qui veut dire qu’ils se la posaient au début – la question de vivre ensemble, ce comble de la &lt;i&gt;sortie&lt;/i&gt; de leur amour&amp;nbsp;(car on pourrait se demander, s’ils s’aiment et sont tout absorbés en eux-mêmes, à quoi cela leur servirait de multiplier par deux, aux moindres recoins, promontoires, occasions ou ratages, aux moindres «&amp;nbsp;sorties&amp;nbsp;» que leur présentera la vie, les raisons de &lt;i&gt;ne pas comprendre,&lt;/i&gt; de ne pas comprendre l’espace et la durée).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car Souraya et moi sommes nés dans un point, dans un serrement de mains et dans un effort de concentration qui allaient d’abord, au contraire, vers la réduction de l’espace (« Tout se passe là, entre nos mains, dans le serrement de nos mains, dans l’espace que nos mains, en se serrant, veulent anéantir&amp;nbsp;») et vers le reniement de la durée (« Il n’y a d’instant, il n’y a de commencement et de fin que le serrement de nos mains&amp;nbsp;»).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tout peut partir de là, une durée entière qui captivera peut-être deux vies entières. Car il n’est pas dit, en nous serrant ainsi la main pour la première fois avec cette force expressive, que nous n’allons pas finir par vivre ensemble&amp;nbsp;; mais comme nous nous serrons, pour l’instant, les mains et que &lt;i&gt;nous ne laissons pas partir cette durée&lt;/i&gt;, comme nous ne nous préoccupons pas des conséquences mais seulement du serrement présent de nos mains, cela veut dire également que ce moment de la naissance de l’amour, pour dépendant qu’il soit de la durée qui va suivre – il en dépend, en effet, de cette façon réciproque qui est qu’il donne cette durée et que c’est elle, en réalité, qui dépend de lui, c’est-à-dire que cet instant de serrement est justement supérieur à la durée –, en fait s’en détache et lui dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je me passe sans toi.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et ainsi la phrase monumentale que je devais prononcer avant de faire le vœu de l’amour devait-elle le &lt;i&gt;remplacer&lt;/i&gt;, car alors elle m’introduisait – en même temps que l’amour et en raison de la perversité de cette terre libanaise et de l’impossibilité qu’elle nous laissât vivre un amour indépendant sans que nous ne pensions à l’épine du pays – à la littérature. Et comme la littérature ne peut pas coexister avec l’amour (pour la raison qu’elle est personnelle et que le couple n’y a pas sa place) cela voulait dire que j’aurai cherché à remplacer l’amour de Souraya dès l’instant de sa naissance et que cela s’est produit &lt;i&gt;à cause&lt;/i&gt; du Liban, pour la raison que, nous aimant, nous avons cherché à nous étendre dans l’espace et dans la durée et que ce mouvement de sortie et de découverte ne pouvait que renvoyer, au Liban, à la pensée de l’épine et à la pensée du pays seulement orientée dans ce sens et seulement chargée de cette douleur, si bien que cet échange de la pensée amoureuse et de la pensée coupable (l’échange de la pensée de l’avenir et de la pensée du passé et du repassé) ne pouvait que prendre – c’en est même la définition – la forme de la littérature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne peux plus écrire que dans un train (de pensée), à l’image du mouvement d’hier où la femme qui aurait pu me captiver pour un certain temps et dans un certain espace était assise à côté d’un autre et m’offrait, grâce à la conversation qu’elle a eue avec lui et qui a duré aussi longtemps que le voyage en train (c’est-à-dire aussi longtemps que mon écriture dans ce train), tous les points d’entrée pour vérifier ce qu’aurait pu être &lt;i&gt;ma&lt;/i&gt; conversation avec elle, ce qu’aurait pu être la naissance de notre amour. Mais cela, cette vérification qui m’était offerte de l’extérieur afin que je vérifie, désormais, l’extérieur, ne faisait que me confirmer dans mon parti pris d’une écriture où il y aura désormais une ligne intérieure et une ligne extérieure et où elles devront se dérouler en parallèle à l’image d’un train, c’est-à-dire une écriture qui ne pourra plus s’étendre mais devra toujours progresser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me dis que doit m’attendre l’étape suivante de l’abstraction&amp;nbsp;; que l’écriture ne peut pas se contenter de suivre ses sujets sur le terrain (ou dans l’étendue d’un pays, ou même d’une vie). Que si je continue d’écrire ainsi, assis à cette place, et traitant ainsi ces sujets (dont le moindre n’est pas d’avoir relu récemment cette longue lettre écrite jadis), c’est que ma place est ailleurs&amp;nbsp;; c’est que doit m’attendre une grande invention où tous mes niveaux d’écriture, où tous mes sujets seraient articulés. Des éléments dont je dispose : ma boîte, mon produit, ma place, ma vie, ma pensée de la philosophie, il y a quelque chose d’autre, quelque chose de nouveau à faire, mais quoi ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai perdu les femmes qui pouvaient me faire écrire pendant une longue période et dont je devais embrasser un paysage entier afin de les embrasser. C’est-à-dire que j’ai perdu, dans la vie et dans l’écriture, la garantie de la durée et de l’étendue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans la lettre à Souraya, je ne fais que «&amp;nbsp;m’étendre&amp;nbsp;» (c’est d’ailleurs le mot qui revient sans cesse). Je me suis étendu sur mon sujet (j’ai écrit une longue lettre), mais j’ai également étendu mon sujet et cela veut dire – pour la raison que ce sujet est mien (je suis son seigneur), que je le possède (j’en suis l’expert) et que j’en suis le maître – que j’ai étendu mon pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me suis étendu, dans la lettre à Souraya, au point de toucher la totalité du Liban et de reproduire, dans la tête de chacun, la pensée de l’axe très court que ce pays peut inspirer, ce très bref segment orienté du Nord au Sud (j’ai parlé de «&amp;nbsp;très bref tunnel&amp;nbsp;») qu’on a très vite parcouru par la pensée, dont on a très vite compris le sens, la charge et le danger, dont on a très brièvement ressenti la marque comme une épine, comme une flèche très courte et très dense qui aurait frappé le front de chacun et que chacun préfèrerait parcourir de nouveau mille fois par la pensée, au lieu qu’il ne la retire et ne transforme la douleur qu’elle lui inflige en souffrance dans le combat pour s’en libérer ou pour la transformer&amp;nbsp;; comme si la meilleure façon d’entretenir cette épine qui ne pouvait plus ni grandir ni se réduire était de renouveler, de rajeunir, de «&amp;nbsp;nettoyer&amp;nbsp;» son séjour dans la chair par la garantie qu’elle serait toujours parcourue par la pensée dans le sens qu’elle est seule à imposer et qu’elle serait sans cesse &lt;i&gt;rappelée&lt;/i&gt; à sa place sur le front, de sorte que c’est la chair qui se formerait désormais autour d’elle et même par-dessus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et j’ai étendu le pouvoir de cette lettre, qui n’est partie de rien, qui n’est partie d’un serrement de mains que pour aller inscrire, à la main, à tous les coins du pays et en tous ses points, la phrase monumentale qu’il fallait prononcer pour faire le vœu de l’amour à vingt ans, pour faire l’amour ou plutôt pour le remplacer&amp;nbsp;; j’ai étendu le pouvoir de cette lettre jusqu’au raccord historique qui allait reproduire, dans ma lettre, cette journée qui n’appartenait pas à notre couple d’amoureux, mais au pays qui se retournait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il était clair que dans un pays comme le Liban, à une époque comme celle-là, un amour pareil n’était &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; pas possible&amp;nbsp;; il était clair que le pays était incomplet et que la vision amoureuse y serait toujours intermittente&amp;nbsp;; clair, par conséquent, et malgré ma jeunesse et la virginité de Souraya, malgré notre intime connexion avec cette terre et la volonté que j’ai mise, en découvrant Souraya, à découvrir le pays et à découvrir la vie, à découvrir la femme&amp;nbsp;et à découvrir mes vingt ans, que malgré tout cela, nous étions &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; coupables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Un décalage se produit au Liban, dès le départ. Dès le premier jour de la prise de conscience de la durée et de l’étendue, le Liban &lt;i&gt;retourne&lt;/i&gt; les amants et les sépare. Au lieu que l’étendue et la durée, parties de ce point du premier serrement, de ce point qui a ceci de singulier qu’il est double dès le départ et qu’il peut, par conséquent, générer l’espace et le temps, ne développent, autour des amants, un espace homogène qui serait leur élément, qui aurait leur exacte couleur et leur exacte densité, de sorte que cet espace, aussi immense fût-il devenu, serait toujours le leur et leur rappellerait toujours qu’il est né le même jour qu’eux, au contraire, les amants nouveau-nés devront, au Liban, aussitôt échanger leur conscience intime de l’étendue et de la durée contre la nécessité de &lt;i&gt;repenser&lt;/i&gt; à l’épine&amp;nbsp;: la nécessité de repasser sur leur front et dans leur tête, non par le monde nouveau où leur fragment amoureux pourrait se perdre et où, en se perdant, il les empêcherait de se souvenir du moment de leur naissance qui est celui de leur séparation et les obligerait, au contraire, à vivre leur amour étendu, leur amour déjà-là, en toute fraîcheur, mais le monde mille fois repassé et mille fois déjà repensé par leurs parents et par tous ceux qui étaient déjà, avant eux, bien coupables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Les amants qui naissent sous forme d’un point vont avoir, dès l’instant suivant, tout le désir de l’espace et toute la prétention de la durée. Ils ne peuvent pas rester sur place. Il faut qu’ils sortent se promener et qu’ils aillent se présenter à tous les coins du pays, comme pour dire qu’ils ont été là, ensemble, comme pour poser devant une caméra et créer simplement des combinaisons qui ne seront pas réellement exploitées. Il faut qu’ils pensent que leur amour va durer et de moins en moins accepter de se revoir s’ils ne se donnent pas de plus en plus l’assurance qu’ils se reverront la fois d’après, et la suivante, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’ils se posent à la fin – ce qui veut dire qu’ils se la posaient au début – la question de vivre ensemble, ce comble de la &lt;i&gt;sortie&lt;/i&gt; de leur amour&amp;nbsp;(car on pourrait se demander, s’ils s’aiment et sont tout absorbés en eux-mêmes, à quoi cela leur servirait de multiplier par deux, aux moindres recoins, promontoires, occasions ou ratages, aux moindres «&amp;nbsp;sorties&amp;nbsp;» que leur présentera la vie, les raisons de &lt;i&gt;ne pas comprendre,&lt;/i&gt; de ne pas comprendre l’espace et la durée).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car Souraya et moi sommes nés dans un point, dans un serrement de mains et dans un effort de concentration qui allaient d’abord, au contraire, vers la réduction de l’espace (« Tout se passe là, entre nos mains, dans le serrement de nos mains, dans l’espace que nos mains, en se serrant, veulent anéantir&amp;nbsp;») et vers le reniement de la durée (« Il n’y a d’instant, il n’y a de commencement et de fin que le serrement de nos mains&amp;nbsp;»).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tout peut partir de là, une durée entière qui captivera peut-être deux vies entières. Car il n’est pas dit, en nous serrant ainsi la main pour la première fois avec cette force expressive, que nous n’allons pas finir par vivre ensemble&amp;nbsp;; mais comme nous nous serrons, pour l’instant, les mains et que &lt;i&gt;nous ne laissons pas partir cette durée&lt;/i&gt;, comme nous ne nous préoccupons pas des conséquences mais seulement du serrement présent de nos mains, cela veut dire également que ce moment de la naissance de l’amour, pour dépendant qu’il soit de la durée qui va suivre – il en dépend, en effet, de cette façon réciproque qui est qu’il donne cette durée et que c’est elle, en réalité, qui dépend de lui, c’est-à-dire que cet instant de serrement est justement supérieur à la durée –, en fait s’en détache et lui dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je me passe sans toi.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et ainsi la phrase monumentale que je devais prononcer avant de faire le vœu de l’amour devait-elle le &lt;i&gt;remplacer&lt;/i&gt;, car alors elle m’introduisait – en même temps que l’amour et en raison de la perversité de cette terre libanaise et de l’impossibilité qu’elle nous laissât vivre un amour indépendant sans que nous ne pensions à l’épine du pays – à la littérature. Et comme la littérature ne peut pas coexister avec l’amour (pour la raison qu’elle est personnelle et que le couple n’y a pas sa place) cela voulait dire que j’aurai cherché à remplacer l’amour de Souraya dès l’instant de sa naissance et que cela s’est produit &lt;i&gt;à cause&lt;/i&gt; du Liban, pour la raison que, nous aimant, nous avons cherché à nous étendre dans l’espace et dans la durée et que ce mouvement de sortie et de découverte ne pouvait que renvoyer, au Liban, à la pensée de l’épine et à la pensée du pays seulement orientée dans ce sens et seulement chargée de cette douleur, si bien que cet échange de la pensée amoureuse et de la pensée coupable (l’échange de la pensée de l’avenir et de la pensée du passé et du repassé) ne pouvait que prendre – c’en est même la définition – la forme de la littérature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne peux plus écrire que dans un train (de pensée), à l’image du mouvement d’hier où la femme qui aurait pu me captiver pour un certain temps et dans un certain espace était assise à côté d’un autre et m’offrait, grâce à la conversation qu’elle a eue avec lui et qui a duré aussi longtemps que le voyage en train (c’est-à-dire aussi longtemps que mon écriture dans ce train), tous les points d’entrée pour vérifier ce qu’aurait pu être &lt;i&gt;ma&lt;/i&gt; conversation avec elle, ce qu’aurait pu être la naissance de notre amour. Mais cela, cette vérification qui m’était offerte de l’extérieur afin que je vérifie, désormais, l’extérieur, ne faisait que me confirmer dans mon parti pris d’une écriture où il y aura désormais une ligne intérieure et une ligne extérieure et où elles devront se dérouler en parallèle à l’image d’un train, c’est-à-dire une écriture qui ne pourra plus s’étendre mais devra toujours progresser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me dis que doit m’attendre l’étape suivante de l’abstraction&amp;nbsp;; que l’écriture ne peut pas se contenter de suivre ses sujets sur le terrain (ou dans l’étendue d’un pays, ou même d’une vie). Que si je continue d’écrire ainsi, assis à cette place, et traitant ainsi ces sujets (dont le moindre n’est pas d’avoir relu récemment cette longue lettre écrite jadis), c’est que ma place est ailleurs&amp;nbsp;; c’est que doit m’attendre une grande invention où tous mes niveaux d’écriture, où tous mes sujets seraient articulés. Des éléments dont je dispose : ma boîte, mon produit, ma place, ma vie, ma pensée de la philosophie, il y a quelque chose d’autre, quelque chose de nouveau à faire, mais quoi ?&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>wazo</name>
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        </author>
        <title>Emile XIII</title>
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        <updated>2009-10-19T13:18:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-19T13:18:00+02:00</published>
        <summary> Les années aidant, Jean-Pierre se conforta dans l'idée que l'affaire lui...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les années aidant, Jean-Pierre se conforta dans l'idée que l'affaire lui revenait de droit. Il en assumait désormais les principales responsabilités. Cependant, tandis qu'il voyait vieillir Anatole, la question de l'héritage prochain le tourmentait. Il ne dormait plus, tant l'idée de devoir partager cette manne qu'il avait tant contribué à entretenir lui crevait le coeur.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il chercha donc un moyen de se débarrasser de l'ombre portée par la seule existence de sa soeur sur le bien qu'il chérissait plus que tout autre. Il se mit en devoir d'amener Anatole à se rendre à son jugement par des entretiens savamment biaisés. Profitant de l'état de santé déclinant de son père, il lui fit entrevoir les dangers que courait tout patrimoine abandonné à des mains inexpérimentées. Les temps étaient durs, et la conservation des biens exigeait que l'on agisse en dehors de tout sentimentalisme, afin de ne pas risquer le morcellement des richesses si durement acquises. Ces propos trouvèrent en Anatole un écho favorable; son sang, l'histoire de sa fortune, donnaient raison à son fils. Jean-Pierre fit si bien que le vieillard eut l'impression d'avoir été inspiré par sa seule expérience lors qu'il décida de céder son magasin à son aîné avant l'heure.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À l'âge de vingt sept ans, Jean-Pierre Delborn devint propriétaire de l'une des plus florissantes affaires de la ville. Il prit alors le parti de quitter la demeure familiale. Il prit femme et acquit une maison. Il passerait des années sans visiter sa mère et était désormais tout à fait étranger au devenir de Bénédicte. Enfin, il relégua son père à des tâches subalternes dont ce dernier s'acquittait tant bien que mal; perdu dans ses pensées, il ne s'apercevait pas de l'ingratitude que lui témoignait Jean-Pierre. À cette époque, on entendit jaser au sujet de l'irrespect des fils pour leurs pères, on plaignit&amp;nbsp; Anatole de s'être laissé berner de la sorte.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par la suite, on le vit peu à peu s'effacer de la vie du magasin, se racornir lentement dans un recoin, appuyé sur le manche de son balai. Finalement , plus personne ne se souvint de ce vieillard aussi rabougri que ses ambitions passées, mortes dans l'oeuf. Il mourut dans l'oubli général soixante neuf ans après sa naissance, repensant avec nostalgie à cette ferme qui l'avait vu grandir et où il n'était plus retourné.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Benjamin OPPERT</name>
            <uri>http://benjamin-oppert.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>ACTE 5 : L'AUTEUR !</title>
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        <updated>2009-10-17T14:05:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-17T14:05:00+02:00</published>
        <summary>     Last but not least (!)... entretien avec...l'auteur... en cliquant là !    </summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/media/00/00/26820845.jpg&quot; alt=&quot;Photo Benjamin-OPPERT.grand format.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-411855&quot; /&gt;&lt;a href=&quot;http://lautreinterview.over-blog.com/article-benjamin-oppert---auteur-de-les-tentations-electives-et-entre-pere-et-maire--37438352.html&quot;&gt;Last but not least (!)... entretien avec...l'auteur... en cliquant là !&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
            <uri>http://apreslemarche.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>Un homme à la mer</title>
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        <id>tag:apreslemarche.blogspirit.com,2009-10-16:1838763</id>
        <updated>2009-10-16T11:18:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-16T11:18:00+02:00</published>
        <summary>  « Les hommes sont toujours là », dit ma plus jeune fille, appelant ainsi...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;« Les hommes sont toujours là », dit ma plus jeune fille, appelant ainsi les boules jaunes qui faisaient comme une ronde dans la mer autour de la zone surveillée par les maîtres-nageurs, et dont la forme sphérique, couleur de tête, pouvait laisser imaginer que des hommes flottaient là, sans bouger. Sans bouger, alors même qu’il est dans la nature de la vague de les éloigner vers le large ou de les rejeter sur la plage, si bien que de les revoir à leur place, à la surface de cette mer synonyme de « prendre le large et disparaître » était ce qui faisait répéter à ma fille : « Les hommes sont &lt;i&gt;toujours&lt;/i&gt; là ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’enfant refusait de voir le lien non imaginaire (qui ne l’était pas, imaginaire, pour la raison qu’il n’était pas visible et que l’enfant ne voulait pas imaginer ce qu’elle ne voyait pas)&amp;nbsp;: la chaîne qui retenait les bouées au fond du sable comme le pied d’un gastropode et qui, si ma fille l’avait imaginée, n’aurait pas plus prêté aux hommes la volonté de rester rassemblés dans leur ronde et concentrés dans leur mission de surveillance – puisqu’alors elle les retiendrait contre leur volonté – que la marée, qui s’est présentement retirée devant mes yeux et de la page de mon cahier, n’aurait prêté à mon écriture l’idée que ce qui vient à elle et ce qui se retire, ce qui me soulève, me renfloue ou me laisse échoué, faisait partie d’un phénomène naturel et cyclique qui m’embrassait également et que, ainsi, je ne devais pas m’en faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À l’idée du lien, du lieu et de l’enchaînement, à cette plus courte distance entre la tête – qui flottait – de ces « hommes qui sont toujours là » et l’explication qu’il fallait retenir pour elle afin de la retenir en ce lieu, à cette implantation, à cette ruine, à cette décomposition du monde en liens causaux et en réseau compliqué qui m’empêche aujourd’hui de voir le monde comme une seule et même scène, ma fille avait préféré celle de raccourcir la distance au contraire la plus grande, la distance des mers, si bien que ces «&amp;nbsp;hommes qui étaient toujours là&amp;nbsp;» mais qui ne l’étaient aucunement pour la raison qu’un lien invisible, non imaginaire, les y retiendrait seraient les mêmes que ceux qui « sont toujours là, ailleurs&amp;nbsp;», l’ailleurs se trouvant rapporté là, en raison de la persistance inexplicable de la tête jaune de ces hommes à la surface de la mer, de préférence à un ailleurs vers lequel les hommes, en prenant le large,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;s’en&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;iraient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Au contraire, c’est leur volonté de rester là&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;laquelle refusait de se réduire à la causalité et à la localité de la chaîne une fois confrontée à l’immense liberté de partir&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;qui a tôt fait, par réaction, de réduire la taille de l’océan&amp;nbsp;; ma plus jeune fille déclarant alors que ces hommes qui flottaient et qui étaient toujours là pouvaient rejoindre en dix minutes ceux qui flottaient à Beyrouth.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la mer entière qui venait et se qui réduisait ainsi à la ronde de ces hommes qui ne partaient pas d’ici. La distance était abolie qualitativement et non pas quantitativement, par un effet de l’imagination, celle qui glisse à la surface à une vitesse infinie et qui refuse d’apercevoir la profondeur de la cause et de détecter, sous la surface de l’eau et à la suite de la sphère jaune, le filin insidieux qui la tenait au fond ; et la ronde de ces hommes en face de la plage de Beyrouth serait la même que celle de la plage de Cabourg, ma fille ne trouvant alors d’autre remplaçant à l’immensité de la mer qui les séparait et qui rendait incalculable la possibilité de les rassembler, et d’idée assez folle pour expliquer qu’ici ou là-bas la ronde fût la même et la mer une seule et même occasion, que celle d’une fête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, «&amp;nbsp;les hommes sont toujours là », jour après nuit, et leur raison de n’être plus là, qui est aussi grande que la mer, n’est plus rien et ne compte plus devant ce qui rassemble les hommes, jour et nuit, et qui ne fait plus une différence entre les hommes d’ici et ceux de Beyrouth, à savoir une seule et même fête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La fête, dont la vitesse est infinie et dont l’occasion est unique – car il n’y a qu’une seule fête – remplaçait ainsi la profondeur du calcul et de l’enchaînement du lien au fond de la mer ou au repère d’une carte, la fête, ou cette mer intense, cette carte sans repère et sans points cardinaux, et dont la profondeur n’était plus alors mauvaise mais festive, comme une plaisanterie de gamin, comme une surprise d’anniversaire, lorsque ma fille, pour compléter la fête, déclara que les hommes ne pouvaient plus se noyer, parce que se noyer, pour eux qui étaient immergés dans la fête, c’était alors « faire la fête ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Un jour, je décrirai la philosophie comme un seul front de mer, comme une seule fête ou une seule folie, telles que la profondeur des liens causaux et des vagues de la pensée qui aurait justifié que je fasse la ronde des «&amp;nbsp;hommes qui sont toujours là&amp;nbsp;» ici à Cabourg ou là-bas à Beyrouth, c’est-à-dire que je prenne le large, soit remplacée et&amp;nbsp;littéralement submergée par un impossible spectacle et un seul et même arrêt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne voudrais plus rien regarder que le spectacle de la mer, rien traverser que les embrasures du matin pour me retrouver tordu dans une salle, n’arrivant pas à y produire une révolution, perdu, moi-même pris de panique devant la torsion impossible de l’espace que je n’arrive pas à redresser, ne trouvant pas le point d’appui, le bras de levier par lequel faire pivoter tout l’espace de travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importe le travail de la philosophie ou le discernement qu’y introduit Meillassoux si mon œuvre s’est avancée jusqu’à la mer et s’est tordue avec sa vague, si ma table a été tirée jusqu’à la vitre que ne fait que matérialiser cet hôtel entre la mer et les jardins du casino ? Quelle révolution que celle où l’on est arrêté comme je suis, le monde et même la famille, ainsi que la famille entière de mots et jusqu’à l’encyclopédie entière du savoir, ne formant plus, dans mon dos, dans la couverture de mon livre, qu’une seule et même torsion ? Car j’ai été tordu de n’être plus moi-même, de n’être plus mon propre sujet, d’avoir connu cette première révolution et ce tour du monde, qui est revenu à faire des enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, ce sont eux «&amp;nbsp;les hommes qui sont toujours là&amp;nbsp;» et qui me surveillent, qui font la ronde autour de moi et dont l’immensité de la mer ne pourra me séparer ou me donner l’idée de partir loin d’eux sans que je l’aie au préalable effacée et répétée au nom de la même et unique fête. Ce sont mes enfants dont les têtes flottent sur mon bras de mer et qui surveillent la zone où je m’immerge petit à petit et où je perdrai pied bientôt. Ils&amp;nbsp;ne comprennent pas, n’imaginent pas ce qui me lie à eux ou ce qui m’attache à mon fond de mer sous la forme du lien invisible, et ne parviennent, par conséquent,&amp;nbsp;à s’expliquer que «&amp;nbsp;je sois toujours là et que je ne m’en aille pas&amp;nbsp;» qu’à force d’avoir réduit l’immensité de la mer, qu’ils perçoivent tout à fait, à l’intensité de la fête&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;si bien que s’ils se réveillent et constatent, jour après nuit, que «&amp;nbsp;je suis toujours là&amp;nbsp;», ils penseront que c’est parce que l’immensité qui pouvait nous séparer est devenue une fête, et encore, si devais me noyer à force de ne pas bouger, si je devais m’enfoncer et m’abîmer dans une œuvre vague et disparaître à leur regard, si, à force d’être toujours là, un jour je ne l’étais plus et que j’étais recouvert par la vague de ma pensée, par la couverture d’un livre ou par une étrangeté épaisse, en un mot, si je sombrais dans la folie, ils penseraient toujours que c’est la fête que je ferais encore, la fête que je ferais avant tout, en me laissant ainsi entraîner dans la profondeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importent la philosophie et le discernement d’un matérialisme, si je suis arrêté, non pas au bord du vide, mais de la mer, à Cabourg, et que la révolution, la torsion du sujet pour moi, qui ne la retrouve pas, est celle de la famille, de cette fête qui me rendra fou, parce qu’elle fait communiquer toutes les mers et tous les milieux ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai, donc, en prélude à l’été, avant la révolution du 14 juillet, pour le tyran que je suis et la tyrannie de mon écriture et de ma torsion de tous les matins, exacerbée, en réalité, à Cabourg, par la nature même de ce Grand Hôtel (qui est comme un grand état), par les vacances qui m’y poussent et qui m’y arrêtent, par la famille qui se presse sur mes épaules, qui accentue la torsion de mon cou et qui me rend d’autant plus révolutionnaire et d’autant plus sujet à sa torsion caractéristique que je dois me dégager tous les matins comme un monument pris dans le sable, comme la ruine d’une pensée passée, pour venir la présenter à ce front de mer, à cette vitrine du Grand Hôtel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2009, où s’achève comme un cycle, celui où j’avais connu Deleuze l’année dernière et où j’avais navigué en DS, retrouvant le temps perdu et roulant comme la vague du temps qui marchait alors devant moi ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce Cabourg de mai 2008, qui avait précédé mon voyage au bout du monde, à Sydney en mai qui entrait alors dans l’hiver, et où je n’irai peut-être plus jamais, l’espace n’étant plus le même, maintenant qu’il s’est retourné, où je pourrais faire une entrée comme celle d’alors, m’insinuer avec cette incidence-là qui avait fait toute la différence et toute l’intensité. Sydney où je n’irai plus dans l’obscurité, en passant par Singapour et par ce rabattement des plis des aéroports ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg de mai 2008, qu’étaient venus suivre Sydney et l’hôtel Palmyra, ce site de retirement et de ruine, où j’ai fini par voir se déposer mon œuvre et se conclure la croix de l’histoire&amp;nbsp;: là où devait commencer le processus géographique. (L’hôtel Palmyra ou ma révolution personnelle, la ruine de l’écriture pour moi, le commencement de la révolution du livre qui allait finir par me donner R. M.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne sais si je suis capable de démarrer un deuxième cycle. J’atteins aujourd’hui le seuil de la communication infinie, celui où je suis pris d’un infini étonnement face à la mer et à cette torsion qui me transforme en sujet, en l’esclave d’un roi qui a pris le dessus&amp;nbsp;: le témoin des heures de service, l’éditeur, le marqueur, le révolutionnaire des tours de service qui ne font plus rien que tirer ma table jusqu’au coin où peut se déclarer ma matière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importent la philosophie et son discernement devant cette immobilité de la communication folle, devant cette vitrine qui réfléchit la mer d’un côté et que ne poussent plus, à l’arrière, que les jardins du casino, devant cette table immense où roulent les numéros, alors que celui de la mienne roulait encore parmi d’autres ? Si Meillassoux ne veut discerner que la matière, lui, le philosophe du matérialisme et de la table des matières, moi je suis déjà propagé au sein de celle-ci, comme le compagnon ultime de la table, comme le nœud du service et le nœud de la communication infinie, comme l’écriture en réseau qui ne s’arrête qu’à devenir folle, tordue par le spectacle de la mer et par la tyrannie du Grand Hôtel, qui me fait traverser les embrasures du vide, de salle en salle, de baie vitrée en baie vitrée, de lumière en lumière, ne me laissant plus trouver que le carré blanc qui me convienne absolument, celui de la table ou de la page, depuis laquelle tordre l’espace et marquer une singularité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car je suis le tyran que la révolution du service doit renverser après avoir révolutionné et tiré sa table, celui qui laisse sa famille attendre dans son dos, dans une embrasure qui n’a plus que la taille du vide et qui n’embrasse plus personne, dans un espace tordu qui n’accueille plus et qui n’ouvre plus les bras, tellement la tête lui est entré dans les épaules, et tellement son point, le point de l’espace, est devenu un point d’interrogation, tordu, avant que d’être révolutionnaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! 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Sans bouger, alors même qu’il est dans la nature de la vague de les éloigner vers le large ou de le rejeter sur la plage, si bien que de les revoir à leur place, à la surface de cette mère synonyme de « prendre le large et disparaître » était ce qui faisait répéter à ma fille : « Les hommes sont toujours là ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’enfant refusait ainsi de voir le lien non imaginaire (et qui ne l’était pas, imaginaire, pour la raison qu’il n’était pas visible et que l’enfant ne voulait pas imaginer ce qu’il ne voyait pas)&amp;nbsp;: la chaîne qui retenait les bouées au fond du sable comme le pied d’un gastropode et qui, si ma fille l’avait imaginée, n’aurait pas plus prêté aux hommes la volonté de rester rassemblés dans leur ronde et concentrés dans leur mission de surveillance – puisqu’alors elle les retiendrait contre leur volonté – que la marée, qui s’est présentement retirée devant mes yeux et de la page de mon cahier, n’aurait prêté à mon écriture l’idée que ce qui vient à elle et ce qui se retire, ce qui me soulève, me renfloue ou me laisse échoué, faisait partie d’un phénomène naturel et cyclique qui m’embrassait également et que, ainsi, je ne devais pas m’en faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À l’idée du lien, du lieu et de l’enchaînement, à cette plus courte distance entre la tête – qui flottait – de ces « hommes qui sont toujours là » et l’explication qu’il fallait retenir pour elle afin de la retenir en ce lieu, à cette implantation, à cette ruine, à cette décomposition du monde en liens causaux et en réseau compliqué qui m’empêche aujourd’hui de voir le monde comme une seule et même scène, ma fille avait préféré celle de raccourcir la distance au contraire la plus grande, la distance des mers, si bien que ces «&amp;nbsp;hommes qui étaient toujours là&amp;nbsp;» mais qui ne l’étaient aucunement pour la raison qu’un lien invisible, non imaginaire, les y retiendrait seraient les mêmes que ceux qui « sont toujours là, ailleurs&amp;nbsp;», l’ailleurs se trouvant rapporté là, en raison de la persistance inexplicable de la tête jaune de ces hommes à la surface de la mer, de préférence à un ailleurs vers lequel les hommes, en prenant le large,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;s’en&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;iraient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Au contraire, c’est leur volonté de rester là&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;laquelle refusait de se réduire à la causalité et à la localité de la chaîne une fois confrontée à l’immense liberté de partir&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;qui a tôt fait, par réaction, de réduire la taille de l’océan&amp;nbsp;; ma plus jeune fille déclarant alors que ces hommes qui flottaient et qui étaient toujours là pouvaient rejoindre en dix minutes ceux qui flottaient à Beyrouth.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la mer entière qui venait et se qui réduisait ainsi à la ronde de ces hommes qui ne partaient pas d’ici. La distance était abolie qualitativement et non pas quantitativement, par un effet de l’imagination, celle qui glisse à la surface à une vitesse infinie et qui refuse d’apercevoir la profondeur de la cause et de détecter, sous la surface de l’eau et à la suite de la sphère jaune, le filin insidieux qui la tenait au fond ; et la ronde de ces hommes en face de la plage de Beyrouth serait la même que celle de la plage de Cabourg, ma fille ne trouvant alors d’autre remplaçant à l’immensité de la mer qui les séparait et qui rendait incalculable la possibilité de les rassembler, et d’idée assez folle pour expliquer qu’ici ou là-bas la ronde fût la même et la mer une seule et même occasion, que celle d’une fête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, «&amp;nbsp;les hommes sont toujours là », jour après nuit, et leur raison de n’être plus là, qui est aussi grande que la mer, n’est plus rien et ne compte plus devant ce qui rassemble les hommes, jour et nuit, et qui ne fait plus une différence entre les hommes d’ici et ceux de Beyrouth, à savoir une seule et même fête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La fête, dont la vitesse est infinie et dont l’occasion est unique – car il n’y a qu’une seule fête – remplaçait ainsi la profondeur du calcul et de l’enchaînement du lien au fond de la mer ou au repère d’une carte, la fête, ou cette mer intense, cette carte sans repère et sans points cardinaux, et dont la profondeur n’était plus alors mauvaise mais festive, comme une plaisanterie de gamin, comme une surprise d’anniversaire, lorsque ma fille, pour compléter alors la fête, déclara que les hommes ne pouvaient plus alors se noyer, parce que se noyer, pour eux qui étaient immergés dans la fête, c’était alors « faire la fête ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Un jour, je décrirai la philosophie comme un seul front de mer, comme une seule fête ou une seule folie : la profondeur des liens causaux et des vagues de la pensée qui aurait justifié que je fasse la ronde des «&amp;nbsp;hommes qui sont toujours là&amp;nbsp;» ici à Cabourg ou là-bas à Beyrouth, c’est-à-dire que je prenne le large, mais qui serait remplacée, cette profondeur, littéralement submergée, par un impossible spectacle et un seul et même arrêt. Je ne voudrais plus rien regarder que le spectacle de la mer, rien traverser que les embrasures du matin pour me retrouver tordu dans une salle, n’arrivant pas à y produire une révolution, perdu, moi-même pris de panique devant la torsion impossible de l’espace que je n’arrive pas à redresser, ne trouvant pas le point d’appui, le bras de levier par lequel faire pivoter tout l’espace de travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importe le travail de la philosophie ou le discernement qu’y introduit Meillassoux si mon œuvre s’est avancée jusqu’à la mer et s’est tordue comme sa vague, si ma table a été tirée jusqu’à la vitre que ne fait que matérialiser cet hôtel entre la mer et les jardins du casino ? Quelle révolution que celle où l’on est arrêté comme je suis, le monde et même la famille, ainsi que la famille entière de mots et jusqu’à l’encyclopédie entière du savoir, ne formant plus, dans mon dos, dans la couverture de mon livre, qu’une seule et même torsion ? Car j’ai été tordu de n’être plus moi-même, de n’être plus mon propre sujet, d’avoir connu cette première révolution et ce tour du monde, qui est revenu à faire des enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, ce sont eux «&amp;nbsp;les hommes qui sont toujours là&amp;nbsp;» et qui me surveillent, qui font la ronde autour de moi et dont l’immensité de la mer ne pourra me séparer, ou me donner l’idée de partir loin deux, sans que je l’aie au préalable effacée et répétée au nom de la même et unique fête. Ce sont mes enfants dont les têtes flottent sur mon bras de mer et qui surveillent la zone où je m’immerge petit à petit et où je perdrai pied bientôt, ne comprenant pas, n’imaginant pas ce qui me lie à eux ou ce qui m’attache à mon fond de mer sous la forme du lien invisible et ne parvenant à s’expliquer que «&amp;nbsp;je sois toujours là et que je ne m’en aille pas&amp;nbsp;» qu’à force d’avoir réduit l’immensité de la mer, qu’ils perçoivent tout à fait, à l’intensité de la fête&amp;nbsp;; si bien que s’ils se réveillent et constatent, jour après nuit, que «&amp;nbsp;je suis toujours là&amp;nbsp;», ils penseront que c’est parce que l’immensité qui pourrait nous séparer est devenue une fête, et encore, si devais me noyer à force de ne pas bouger, si je devais m’enfoncer et m’abîmer dans une œuvre vague et disparaître à leur regard, si, à force d’être toujours là, un jour je ne l’étais plus et que j’étais recouvert par la vague de ma pensée, par la couverture d’un livre ou par une étrangeté épaisse, en un mot, si je sombrais dans la folie, ils penseraient toujours que c’est la fête que je ferais encore, la fête que je ferais avant tout, en me laissant ainsi entraîner dans la profondeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importent la philosophie et le discernement d’un matérialisme, si je suis arrêté, non pas au bord du vide, mais de la mer, à Cabourg, et que la révolution, la torsion du sujet pour moi, qui ne la retrouve pas, est celle de la famille, de cette fête qui me rendra fou, parce qu’elle fait communiquer toutes les mers et tous les milieux ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai, donc, en prélude à l’été, avant la révolution du 14 juillet, pour le tyran que je suis et la tyrannie de mon écriture et de ma torsion de tous les matins, exacerbée, en réalité, à Cabourg, par la nature même de ce Grand Hôtel (qui est comme un grand état), par les vacances qui m’y poussent et qui m’y arrêtent, par la famille qui se presse sur mes épaules, qui accentue la torsion de mon cou et qui me rend d’autant plus révolutionnaire et d’autant plus sujet à sa torsion caractéristique que je dois me dégager tous les matins comme un monument pris dans le sable, comme la ruine d’une pensée passée, pour venir la présenter à ce front de mer, à cette vitrine du Grand Hôtel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2009, où s’achève comme un cycle, celui où j’avais connu Deleuze l’année dernière et où j’avais navigué en DS, retrouvant le temps perdu et roulant comme la vague du temps qui marchait alors devant moi ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2008, qui avait précédé mon voyage au bout du monde, à Sydney en mai qui entrait alors dans l’hiver, et où je n’irai peut-être plus jamais, l’espace n’étant plus le même, maintenant qu’il s’est retourné, où je pourrais faire une entrée comme celle d’alors, m’insinuer avec cette incidence-là qui avait fait toute la différence et toute l’intensité. Sydney où je n’irai plus dans l’obscurité, en passant par Singapour et par ce rabattement des plis des aéroports ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2008, qu’étaient venus suivre Sydney et l’hôtel Palmyra, ce site de retirement et de ruine, où j’ai fini par voir se déposer mon œuvre et se conclure la croix de l’histoire&amp;nbsp;: là où devait commencer le processus géographique. (L’hôtel Palmyra ou ma révolution personnelle, la ruine de l’écriture pour moi, le commencement de la révolution du livre qui allait finir par me donner R. M.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne sais si je suis capable de démarrer un deuxième cycle. J’atteins aujourd’hui le seuil de la communication infinie, celui où je suis pris d’un infini étonnement face à la mer et à cette torsion qui me transforme en sujet, en l’esclave d’un roi qui a pris le dessus&amp;nbsp;: le témoin des heures de service, l’éditeur, le marqueur, le révolutionnaire des tours de service qui ne font plus rien que tirer ma table jusqu’au coin où peut se déclarer ma matière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importent la philosophie et son discernement devant cette immobilité de la communication folle, devant cette vitrine qui réfléchit la mer d’un côté et que ne poussent plus, à l’arrière, que les jardins du casino, devant cette table immense où roulent les numéros, alors que celui de la mienne roulait encore parmi d’autres ? Si Meillassoux ne veut discerner que la matière, lui, le philosophe du matérialisme et de la table des matières, moi je suis déjà propagé au sein de celle-ci, comme le compagnon ultime de la table, comme le nœud du service et le nœud de la communication infinie, comme l’écriture en réseau qui ne s’arrête qu’à devenir folle, tordue par le spectacle de la mer et par la tyrannie du Grand Hôtel, qui me fait traverser les embrasures du vide, de salle en salle, de baie vitrée en baie vitrée, de lumière en lumière, ne me laissant plus trouver que le carré blanc qui me convienne absolument, celui de la table ou de la page, depuis laquelle tordre l’espace et marquer une singularité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car je suis le tyran que la révolution du service doit renverser après avoir révolutionné et tiré sa table, celui qui laisse sa famille attendre dans son dos, dans une embrasure qui n’a plus que la taille du vide et qui n’a plus rien de l’embrassade, dans un espace tordu qui n’accueille plus et qui n’ouvre plus les bras, tellement la tête lui est entré dans les épaules, et tellement son point, le point de l’espace, est devenu un point d’interrogation, tordu, avant que d’être révolutionnaire.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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            <name>notresclerose</name>
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        <title>Je me pose une énorme question...</title>
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        <updated>2009-10-14T16:28:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-14T16:28:00+02:00</published>
        <summary> En ce moment, je suis débordé, l'écriture me prend un temps fou, mon boulot...</summary>
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          &lt;p&gt;En ce moment, je suis débordé, l'écriture me prend un temps fou, mon boulot pour Notre Sclérose, la peinture, la photo et les montages vidéos... et ce blog d'un parisien à Nantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Mais suis-je encore un parisien qui habite à Nantes ou un nantais qui est né à Paris&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Double contingence</title>
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        <updated>2009-10-12T11:36:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-12T11:36:00+02:00</published>
        <summary>  Capacités labyrinthiques du service. Couloirs du service qui convergent...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Capacités labyrinthiques du service. Couloirs du service qui convergent tous sur moi. Boyaux du service qui convergent sur moi comme des armes, dans un geste qui n’est pas censé se produire, qui n’est pas automatique ou nécessaire – l’arme du service n’étant pas automatique&amp;nbsp;; n’étant qu’un fusil à répétition – et qui n’est pas contingent non plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sert&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence, et la contingence c’est moi. Je suis&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui arrive&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et le service est à mes ordres (à moins que ce ne soit la contingence qui dépende du service pour la raison qu’elle ne serait jamais venue se servir en ce lieu et que je ne me serais jamais rendu à cette place si je n’étais pas sûr d’y être servi)&amp;nbsp;; sans oublier que le propre des couloirs du service est de converger en un point et qu’on serait tenté de lire, dans cette&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sommation&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;des possibilités, la nécessité et non pas la contingence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne vois plus le monde que comme une place que j’occupe sans bouger, que j’occupe en sautant&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sur place&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et en ré-enchaînant avec la place la phrase, en répétant un mot, ce que dit déjà la matière dans le seul sens qui soit et à quoi m’introduit seulement la fente dans la matière, comme une préposition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À force de guider ce processus sans lumière et sans possibilité, qui fend la matière pour y fonder le vide et pour inaugurer l’ontologie de la multiplicité ou le sens de l’être à même le plan d’immanence&amp;nbsp;; à force de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;recevoir&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du lieu et de m’orienter, sur place, dans le seul sens de sa face qui est celui où la contingence retourne éternellement et me retourne&amp;nbsp;; à force de demeurer&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à l’envers&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’endroit, dans la disposition qui enchaîne et qui est la disposition fondamentale de l’échange, je finis par faire venir à moi autre chose que l’accident dans la substance ou la contingence en la matière&amp;nbsp;; je finis par faire converger sur moi les&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;capacités&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;labyrinthiques&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service de la pièce, qui produisent pour moi l’impossible, qui me montrent les infinis pouvoirs de ceux qui se sont enchaînés au lieu afin de servir celui qui arrive, de ceux qui ont développé une faculté inhabituelle, inattendue, extrasensorielle et extraordinaire, à la manière des aveugles, pendant la longue période – de loin la plus longue – de leur privation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car dans l’attente de ce qui arrive, dans leur habitation de la place qui est en fin de compte leur habitude, les serviteurs du lieu sont à la fois privés de contingence et de nécessité : de contingence pour la raison que rien n’arrive (et que, quand bien même cette non arrivée des choses, ce non commencement du monde, serait encore l’œuvre de la contingence, cela n’accède pas encore au plan, que l’on imagine reculé et encore plus labyrinthique que la contingence elle-même, où le serviteur doit&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;s’occuper&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;en attendant), et privés de nécessité parce que cela qu’ils finiront par faire, cela qui sera forcément plus extraordinaire que l’existence et le nombre pour la raison que la contingence est elle-même première à l’existence et à la multiplicité (Meillassoux) et que ces serviteurs, qui sont désœuvrés quand la contingence n’arrive pas, sont justement ses serviteurs&amp;nbsp;(c’est-à-dire qu’ils produiront ce qui doit se produire quand la contingence sera «&amp;nbsp;reçue&amp;nbsp;» dans la place&amp;nbsp;: ce sont eux qui tirent, ce sont eux qui servent la pièce d’artillerie), cela, ils n’étaient pas censés le faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi ces serviteurs désœuvrés, ces êtres sans&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;œuvre&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, dans la longue période où ils sont livrés à eux-mêmes et qu’ils ne peuvent que prolonger encore en une&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;nappe&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;aux multiples plis, en une multiplicité (&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;manifold&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;) qui s’insinue entre la contingence et la venue de l’être à l’immanence, développent-ils une faculté, en aveugles de la contingence qu’ils sont et en rats des couloirs labyrinthiques de son service,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;un pouvoir anormal,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;celui de faire communiquer, quand ils le souhaitent, la surface où se produisent les événements avec autre chose que le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;stock&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, autre chose que l’inventaire ou le nombre de l’être&amp;nbsp;: de la faire communiquer avec la capacité de la contingence de se servir elle-même et de ne rien produire encore (car pour produire quelque chose, il faut que le client arrive), de la faire communiquer avec le réservoir des choses qui&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;seraient&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à produire pour la contingence, à chaque répétition, par le geste de celui qui la sert, mais que le serviteur destine, maintenant qu’il a résolu de se servir lui-même et de produire, pour les beaux yeux du client qui arrive le plus souvent et qui saute sur place, les&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dessous&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service de la contingence en même temps que la contingence, à autre chose que la loi du nombre et de la correspondance&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;si bien que, dans une éclaircie qui ne sera ni celle du nombre, ni celle de la création de matière, ni celle de l’accident ou de l’illusion, mais qui sera comme une invitation pour le processus d’écriture à venir plonger dans ce labyrinthe du service (dans ce monde obscur où le serviteur de la pièce attend, dans ce stock qui n’a pas de prolongement pour la raison que personne ne pourrait le suivre ou le dénombrer), le serviteur produira à la surface le&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;double&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de ce qu’on attend, &lt;i&gt;deux fois l’événement&lt;/i&gt;, une fois pour la matière et une fois pour l’écrire&amp;nbsp;: une invitation presque obscène à l’adresse de l’écrivain, lequel panique, au vu de la maigreur de la pointe de sa plume, à l’idée de l’indéchiffrabilité et de l’incompatibilité qui frapperaient soudain le monde, si les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;carrés de chocolat&lt;/a&gt;, qui n’avaient jusqu’alors jamais quitté la compagnie de la tasse et jamais dévié du mouvement à sens unique du service, se trouvaient multipliés par deux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je voudrais ainsi que la même «&amp;nbsp;violation&amp;nbsp;» des lois de conservation de la matière qui ne serait due qu’à la faculté du service d’aller toutes les fois dans le sens unique de la contingence, sauf une, où il ira dans son&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;double sens&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(dans le sens extraordinaire revenant à la doubler et à la dépasser, à produire deux événements au lieu d’un, à aller plus vite que la contingence à force que le serviteur devance le désir du client qui arrive pour ne pas dire qu’il devance son arrivée même), je voudrais que la même multiplication, la même communication avec les couloirs labyrinthiques du service et avec le stock innombrable où ils puisent, se produise à la surface de la table où je croise R. M. et que l’extraordinaire qui s’y produira – cette association et cet enchaînement qui auront l’air de provenir de la table et de sa compagnie enfin fondée, de ce point de retournement et de conversion qui aura lieu au centre de la matière que R. M. et moi aurons traversée, lui en venant de la crise du crédit de la littérature et moi de celle du marché – en réalité&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dépasse&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence et son plan et soit le signe du &lt;i&gt;service de la contingence venu cette fois la doubler&lt;/i&gt;, venu livrer à l’écrivain le début du fil qu’il suffira de tirer pour dérouler l’endroit où le serviteur habite : pour commencer à raconter l’histoire du lieu alors que celle-ci n’était pas censée apparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me demande ainsi à quoi ma compagnie de R. M. pourrait servir et qui pourrait nous servir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je reproduis le fil des événements, l’image de ce lieu où nous avons dîné et où nous nous sommes fait servir, et je me répète que le plan d’immanence de notre entreprise est déjà situé là en entier, que nous sommes comme d’habitude arrêtés au bord de rien, qu’il n’y a aucun principe, aucune vision, aucune direction et aucun phare que R. M. (qui a parlé de «&amp;nbsp;texte phare&amp;nbsp;») pourrait dresser au dessus de la table et que celle-ci sera la seule à être dressée, en un mot, que R. M. est aussi perdu que moi et que, une fois parvenu comme moi au bord du plan, lui non plus n’aura trouvé que le vide, et d’autre sensation (pour ne pas dire, d’autre certitude) que celle de toucher le bord et d’en sentir, sous la plante des pieds, l’arête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que nous avons tous les deux reconnu ce point intime de la matière, le &lt;i&gt;point de la conversion&lt;/i&gt;, la genèse de la contingence, la fente qui enchaîne, le fondement de la table&amp;nbsp;; nous avons tous les deux détecté dans la crise, non pas un effondrement, non pas la chute suivie du repos, mais la dynamique de la genèse, cela que la crise risque de nous faire perdre – le marché – et qu’il faudra pour cette raison reproduire : cela que nous perdrons dans la pensée et dans l’écriture et qu’il s’agit, pour cette raison, également de reproduire, et qui est le risque et la spéculation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour cela, nous avons dressé la table&amp;nbsp;; nous nous sommes assurés de notre plan&amp;nbsp;; nous savons qu’il faut commencer et nous avons trouvé la place où commencer, le marché qui vient au livre, le market-making qui rejoint le bookmaking, cette association secrète/sacrée entre, d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’une part,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui s’écrit et s’imprime, et, d’autre part, ce qui s’échange et qui porte la contingence imprimée sur sa face comme la façon la plus immanente d’imprimer et d’échanger quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Arrivé, par l’écriture, au&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/11/hotel-palmyra-iii.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;point de la ruine&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, au site événementiel où je me suis arrêté en face des ruines, à cette occasion unique qui n’a été donnée qu’à moi et qui montrera – là sera l’effet principal de la conversion – comment la matière peut se connecter aux hommes, comment la contingence, cette arrivée sur la place dégagée du temple devenu citadelle devenue mosquée devenue parti de Dieu&amp;nbsp;– et quel autre sens donner aujourd’hui à l’hôtel Palmyra et au&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;service des ruines&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;? –, peut faire naître une association, une écriture&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;arrivé en cette place unique mais qu’il faut répéter – là sera l’objet de l’association&amp;nbsp;; là sera la façon de sauter sur place et de consacrer ces lieux devenus vides&amp;nbsp;; là sera la croix de l’histoire, l’attente des ruines qui me &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/30/le-champ-du-livre.html&quot;&gt;pressent d’écrire&lt;/a&gt; et qui ont fait venir mon cahier à moi, et à sa suite, R. M.&amp;nbsp;; là sera le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;lieu&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’association, la façon de commencer à raconter l’histoire à partir de la géographie, à partir de ce&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;lieu parmi les lieux&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du temple de Baalbek à condition d’en posséder les clés –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;arrivé au point où j’ai formulé le&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/27/le-marche-du-livre.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;marché du livre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, la somme des produits dérivés que le livre devra emporter, et où j’ai attendu le cahier pour en sortir le livre et m’en sortir avec le livre, arrivé à cette croix de l’histoire que j’ai repérée, à cet arrêt au bord du vide qui me faisait pressentir le commencement&amp;nbsp;; arrivé à fonder cette place, ce site, ce plan, ce plateau, cette table où sont servis le temple de Baalbek et la citadelle et ce qui s’ensuit, c’est R. M. que je reçois enfin du lieu (et non pas&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;au lieu&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;), c’est R. M. qui vient à moi (et non pas que je reçois chez moi) et qui vient me rappeler l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car c’est la coupe qu’il me sert, c’est le livre où je dois entrer après avoir emporté le mien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est de la désignation de ce livre et de ce qu’il vient faire chez moi aujourd’hui, c’est de la croix de l’histoire, apposée par moi en ce site de Baalbek, dans cet hôtel où se noue le vide (où se retourne le service, ai-je dit) et qui, pour cette raison, prolonge le fondement,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est de cette croix et de cette Place&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;que je dois partir afin de parcourir cette table dressée, ce plan que ne vient pas relever un principe transcendant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la conversion que je dois comprendre, une fois arrivé à ce point, pour savoir comment repartir de cette croix et de cette table, comment créer l’instrument d’écriture généralisée dont ma découverte dans le marché n’est que la «&amp;nbsp;pointe&amp;nbsp;» et l’instanciation dans une seule métrique. C’est R. M. que je reçois en lieu et en place du livre que je voulais emporter&amp;nbsp;; et je reçois avec sa venue beaucoup plus que ce que j’attendais, beaucoup plus qu’un retour, qu’une couverture, ou qu’un titre&amp;nbsp;; je reçois un commencement, lequel, comme je le disais, et comme tout commencement authentique, n’est ni contingent ni nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;R. M. et moi avons trouvé notre plan ; nous avons dressé notre table ; nous avons reconnu la place de la contingence (la place&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence) où s’appose la croix de l’histoire. Nous avons déclaré vide cet hôtel où le service allait se retourner. Nous avons tous les deux habité cet hôtel et c’est de là que nous nous sommes souhaité la bonne année. Nous pouvons maintenant partir de cet hôtel : nous pouvons recevoir de lui. Car il s’agit de faire remonter à la surface de notre table les couloirs labyrinthiques du service.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Nous devons nous servir maintenant, et les serviteurs du lieu que nous avons reconnu et de la place que nous avons occupée doivent se charger de doubler pour nous le produit. Il faut s’attendre à une multiplication, à voir surgir à côté de chaque tasse le double de chaque mot et de chaque carré de chocolat, c’est-à-dire à voir surgir l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Après avoir trouvé la Place, il faut l’employer à notre service. Il suffit de l’habiter répétitivement, de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sauter sur place&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;. Les serviteurs sont là à attendre. Avec leur aide, le fil de l’histoire pourra commencer à se dérouler. Le serviteur enchaîné-là peut commencer à nous montrer ses marques de reconnaissance, les signes extraordinaires d’un échange qui doit maintenant aller dans l’autre sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À ce double signe, à ce double sens, à ce chocolat qui s’est comme par miracle multiplié par deux, je dois reconnaître un chemin comme le Petit Poucet, une voie que le serviteur «&amp;nbsp;m’ordonne&amp;nbsp;» de retrouver, une course dans laquelle je dois me jeter à sa suite, une échelle que je dois gravir (ou descendre) vers les couloirs dérobés du service, une invitation à l’arrêt, à l’interruption (alors que le service est ininterrompu) : un signe que dépose le serviteur au bord de la soucoupe, non nécessaire, inexpliqué, non contingent, afin qu’en retour je lui dépose, à côté, un peu de mon temps, c’est-à-dire que je l’écoute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, en remontant ces signes, en les collectant et en les mangeant, je poursuis le serviteur dans son histoire&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, j’entre en communication avec ce que le serviteur a emmagasiné pendant ses périodes de non-arrivée et de non-contingence, avec ce qu’il a emmagasiné dans le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sens contraire&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à la création de la matière (car c’est la contingence qui règle l’existence et qui engendre la matière) et dans le sens contraire au service, avec ce qu’il a accumulé comme pouvoir, rentré, refoulé, ne servant par définition à rien, et qu’on ne peut pas ordonner, qu’on peut&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;d’autant moins commander à son service (car de le faire remonter n’appartient qu’à la décision du serveur) qu’il est indiscernable du service : ce double chocolat est une&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;marque&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service, d’un extraordinaire service, mais d’un service quand même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le double qui n’est pas censé se produire tant qu’il va dans le sens unique du service : c’est cela, sans doute,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mot&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’histoire, le lieu qui se raconte et qui n’est pas censé le faire&amp;nbsp;: le double inquiétant du service ordinaire&amp;nbsp;: ce qui s’est&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;passé&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, offert à moi par le serviteur, en double de ce qui se produit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que sont les serviteurs de cette place vide, où se joignent, venant d’un côté, le temple et le principe transcendant avec, venant de l’autre, le plateau et la citadelle et l’immanence et la ligne de défense et la ligne de marché, doublée, aujourd’hui, de cette défense par le vide, de ces défenseurs qui sont sortis de la place&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mais qui occupent l’espace qui est occupé par la ruine&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quel sens cela peut-il avoir d’aller répétitivement habiter cette place et de sauter sur place, de susciter ainsi le virtuel, de creuser le vide afin de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;produire&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l’outil et l’instrument de l’écriture&amp;nbsp;? Quel sens peut avoir la conversion, afin que, depuis le lieu où elle intervient et à partir de son sens et du risque auquel elle mène, on puisse débusquer les serviteurs de la contingence derrière les «&amp;nbsp;effets&amp;nbsp;» de celle-ci et qu’on puisse les domestiquer, en faire des guides, s’habituer à les voir doubler, désormais, à côté de chaque tasse, le &lt;i&gt;mot&lt;/i&gt; de l’histoire et doubler l’événement, le sens du service&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Capacités labyrinthiques du service. Couloirs du service qui convergent tous sur moi. Boyaux du service qui convergent sur moi comme des armes, dans un geste qui n’est pas censé se produire, qui n’est pas automatique ou nécessaire – l’arme du service n’étant pas automatique&amp;nbsp;; n’étant qu’un fusil à répétition – et qui n’est pas contingent non plus. Car il&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sert&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence, et la contingence c’est moi. Je suis&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui arrive&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et le service est à mes ordres (à moins que ce ne soit la contingence qui dépende du service pour la raison qu’elle ne serait jamais venue se servir en ce lieu et que je ne me serais jamais rendu à cette place si je n’étais pas sûr d’y être servi)&amp;nbsp;; sans oublier que le propre des couloirs du service est de converger en un point et qu’on serait tenté de lire, dans cette&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sommation&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;des possibilités, la nécessité plutôt que la contingence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne vois plus le monde que comme une place que j’occupe sans bouger, que j’occupe en sautant&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sur place&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et en ré-enchaînant avec la place la phrase, en répétant un mot, ce que dit déjà la matière dans le seul sens qui soit et à quoi m’introduit seulement la fente dans la matière, comme une préposition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À force de guider ce processus sans lumière et sans possibilité, qui fend la matière pour y fonder le vide et pour inaugurer l’ontologie de la multiplicité ou le sens de l’être à même le plan d’immanence&amp;nbsp;; à force de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;recevoir&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du lieu et de m’orienter, sur place, dans le seul sens de sa face qui est celui où la contingence retourne éternellement et me retourne&amp;nbsp;; à force de demeurer&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à l’envers&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’endroit, dans la disposition qui enchaîne et qui est la disposition fondamentale de l’échange, je finis par faire venir à moi autre chose que l’accident dans la substance ou la contingence en la matière&amp;nbsp;; je finis par faire converger sur moi les&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;capacités&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;labyrinthiques&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service de la pièce, qui produisent pour moi l’impossible, qui me montrent les infinis pouvoirs de ceux qui se sont enchaînés au lieu afin de servir celui qui arrive, de ceux qui ont développé une faculté inhabituelle, inattendue, extrasensorielle et extraordinaire, à la manière des aveugles, pendant la longue période – de loin la plus longue – de leur privation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car dans l’attente de ce qui arrive, dans leur habitation de la place qui est en fin de compte leur habitude, les serviteurs du lieu sont à la fois privés de contingence et de nécessité : de contingence pour la raison que rien n’arrive (et que, quand bien même cette non arrivée des choses, ce non commencement du monde, serait encore l’œuvre de la contingence, cela n’accède pas encore au plan, que l’on imagine reculé et encore plus labyrinthique que la contingence elle-même, où le serviteur doit&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;s’occuper&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;en attendant), et privés de nécessité parce que cela qu’ils finiront par faire, cela qui sera forcément plus extraordinaire que l’existence et le nombre pour la raison que la contingence est elle-même première à l’existence et à la multiplicité (Meillassoux) et que ces serviteurs, qui sont désœuvrés quand la contingence n’arrive pas, sont justement ses serviteurs&amp;nbsp;(c’est-à-dire qu’ils produiront ce qui doit se produire quand la contingence sera «&amp;nbsp;reçue&amp;nbsp;» dans la place&amp;nbsp;: ce sont eux qui tirent, ce sont eux qui servent la pièce d’artillerie), cela, ils n’étaient pas censés le faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi ces serviteurs désœuvrés (êtres sans&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;œuvre&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;) développent-ils, dans la longue période où ils sont livrés à eux-mêmes et qu’ils ne peuvent que prolonger encore dans une&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;nappe&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;aux multiples plis, dans une multiplicité (&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;manifold&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;) qui s’insinue entre la contingence et la venue de l’être à l’immanence, ainsi développent-ils une faculté, un pouvoir anormal, en aveugles de la contingence qu’ils sont et en rats des couloirs labyrinthiques de son service, celui de faire communiquer, quand ils le souhaitent, la surface où se produisent les événements avec autre chose que le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;stock&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, autre chose que l’inventaire ou le nombre de l’être&amp;nbsp;: de la faire communiquer avec la capacité de la contingence de se servir elle-même et de ne rien produire encore (car pour produire quelque chose, il faut que le client arrive), de la faire communiquer avec le réservoir des choses qui&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;seraient&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à produire pour la contingence, à chaque répétition, par le geste de celui qui la sert, mais que le serviteur destine, maintenant qu’il a résolu de se servir lui-même et de produire, pour les beaux yeux du client qui arrive le plus souvent et qui saute sur place, les&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dessous&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service de la contingence en même temps que la contingence, à autre chose que la loi du nombre et de la correspondance&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;si bien que, dans une éclaircie qui ne sera ni celle du nombre, ni celle de la création de matière, ni celle de l’accident ou de l’illusion, mais qui sera comme une invitation pour le processus d’écriture à venir plonger dans ce labyrinthe du service (dans ce monde obscur où le serviteur de la pièce attend et dans ce stock qui n’a pas de prolongement pour la raison que personne ne pourrait le suivre ou le dénombrer), le serviteur produira à la surface le&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;double&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de ce qu’on attend, &lt;i&gt;deux fois l’événement&lt;/i&gt;, une fois pour la matière et une fois pour l’écrire&amp;nbsp;: une invitation presque obscène à l’adresse de l’écrivain, lequel panique, au vu de la maigreur de la pointe de sa plume, à l’idée de l’indéchiffrabilité et de l’incompatibilité qui frapperaient soudain le monde, si les carrés de chocolat, qui n’avaient jusqu’alors jamais quitté la compagnie de la tasse et jamais dévié du mouvement à sens unique du service, se trouvaient multipliés par deux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je voudrais ainsi que la même «&amp;nbsp;violation&amp;nbsp;» des lois de conservation de la matière qui ne serait due qu’à la faculté du service d’aller toutes les fois dans le sens unique de la contingence, sauf une, où il ira dans son&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;double sens&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(dans le sens extraordinaire revenant à la doubler et à la dépasser, à produire deux événements au lieu d’un, à aller plus vite que la contingence à force que le serviteur devance le désir du client qui arrive pour ne pas dire qu’il devance son arrivée même), je voudrais que la même multiplication, la même communication avec les couloirs labyrinthiques du service et avec le stock innombrable où ils puisent, se produise à la surface de la table où je croise R. M. et que l’extraordinaire qui s’y produira – cette association et cet enchaînement qui auront l’air de provenir de la table et de sa compagnie enfin fondée, de ce point de retournement et de conversion qui aura lieu au centre de la matière que R. M. et moi aurons traversée, lui en venant de la crise du crédit de la littérature et moi de celle du marché – en réalité&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dépasse&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence et son plan et soit le signe du &lt;i&gt;service de la contingence venu cette fois la doubler&lt;/i&gt;, venu livrer à l’écrivain le début du fil qu’il suffira de tirer pour dérouler l’endroit où le serviteur habite : pour commencer à raconter l’histoire du lieu alors que celle-ci n’était pas censée apparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me demande ainsi à quoi ma compagnie de R. M. pourrait servir et qui pourrait nous servir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je reproduis le fil des événements, l’image de ce lieu où nous avons dîné et où nous nous sommes fait servir, et je me répète que le plan d’immanence de notre entreprise est déjà situé là en entier, que nous sommes comme d’habitude arrêtés au bord de rien, qu’il n’y a aucun principe, aucune vision, aucune direction et aucun phare que R. M. (qui a parlé de «&amp;nbsp;texte phare&amp;nbsp;») pourrait dresser au dessus de la table et que celle-ci sera la seule à être dressée, en un mot, que R. M. est aussi perdu que moi et que, une fois parvenu comme moi au bord du plan, lui non plus n’aura trouvé que le vide, et d’autre sensation (pour ne pas dire, d’autre certitude) que celle de toucher le bord et d’en sentir, sous la plante des pieds, l’arête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que nous avons tous les deux reconnu ce point intime de la matière, le &lt;i&gt;point de la conversion&lt;/i&gt;, la genèse de la contingence, la fente qui enchaîne, le fondement de la table&amp;nbsp;; nous avons tous les deux détecté dans la crise, non pas un effondrement, non pas la chute suivie du repos, mais la dynamique de la genèse, cela que la crise risque de nous faire perdre – le marché – et qu’il faudra pour cette raison reproduire : cela que nous perdrons dans la pensée et dans l’écriture et qu’il s’agit, pour cette raison, également de reproduire, et qui est le risque et la spéculation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour cela, nous avons dressé la table&amp;nbsp;; nous nous sommes assurés de notre plan&amp;nbsp;; nous savons qu’il faut commencer et nous avons trouvé la place où commencer, le marché qui vient au livre, le market-making qui rejoint le bookmaking, cette association secrète/sacrée entre, d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’une part,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui s’écrit et s’imprime, et, d’autre part, ce qui s’échange et qui porte la contingence imprimée sur sa face comme la façon la plus immanente d’imprimer et d’échanger quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Arrivé, par l’écriture, au&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/11/hotel-palmyra-iii.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/11/hotel-palmyra-iii.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;point de la ruine&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, au site événementiel où je me suis arrêté en face des ruines, à cette occasion unique qui n’a été donnée qu’à moi et qui montrera – là sera l’effet principal de la conversion – comment la matière peut se connecter aux hommes, comment la contingence, cette arrivée sur la place dégagée du temple devenu citadelle devenue mosquée devenue parti de Dieu&amp;nbsp;– et quel autre sens donner aujourd’hui à l’hôtel Palmyra et au&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;service des ruines&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;? –, peut faire naître une association, une écriture&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;arrivé en cette place unique mais qu’il faut répéter – là sera l’objet de l’association&amp;nbsp;; là sera la façon de sauter sur place et de consacrer ces lieux devenus vides&amp;nbsp;; là sera la croix de l’histoire, l’attente des ruines qui me &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/30/le-champ-du-livre.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/30/le-champ-du-livre.html&quot;&gt;pressent d’écrire&lt;/a&gt; et qui ont fait venir mon cahier à moi, et à sa suite, R. M.&amp;nbsp;; là sera le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;lieu&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’association, la façon de commencer à raconter l’histoire à partir de la géographie, à partir de ce&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;lieu parmi les lieux&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du temple de Baalbek à condition d’en posséder les clés –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;arrivé au point où j’ai formulé le&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/27/le-marche-du-livre.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/27/le-marche-du-livre.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;marché du livre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, la somme des produits dérivés que le livre devra emporter, et où j’ai attendu le cahier pour en sortir le livre et m’en sortir avec le livre, arrivé à cette croix de l’histoire que j’ai repérée, à cet arrêt au bord du vide qui me faisait pressentir le commencement&amp;nbsp;; arrivé à fonder cette place, ce site, ce plan, ce plateau, cette table où sont servis le temple de Baalbek et la citadelle et ce qui s’ensuit, c’est R. M. que je reçois enfin du lieu (et non pas&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;au lieu&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;), c’est R. M. qui vient à moi (et non pas que je reçois chez moi) et qui vient me rappeler l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car c’est la coupe qu’il me sert, c’est le livre où je dois entrer après avoir emporté le mien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est de la désignation de ce livre et de ce qu’il vient faire chez moi aujourd’hui, c’est de la croix de l’histoire, apposée par moi en ce site de Baalbek, dans cet hôtel où se noue le vide (où se retourne le service, ai-je dit) et qui, pour cette raison, prolonge le fondement,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est de la Place&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;que je dois partir pour parcourir cette table dressée, ce plan que ne vient pas relever un principe transcendant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la conversion que je dois comprendre à ce point, pour savoir comment repartir de cette croix et de cette table, pour savoir créer l’instrument d’écriture généralisée dont ma découverte dans le marché n’est que la «&amp;nbsp;pointe&amp;nbsp;» et l’instanciation dans une seule métrique. C’est R. M. que je reçois en lieu et en place du livre que je voulais emporter&amp;nbsp;; et je reçois avec sa venue beaucoup plus que ce que j’attendais, beaucoup plus qu’un retour, qu’une couverture, ou qu’un titre&amp;nbsp;; je reçois un commencement, lequel, comme je le disais, et comme tout commencement authentique, n’est ni contingent ni nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;R. M. et moi avons trouvé notre plan ; nous avons dressé notre table ; nous avons reconnu la place de la contingence (la place&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence) où s’appose la croix de l’histoire. Nous avons déclaré vide cet hôtel où le service allait se retourner. Nous avons tous les deux habité cet hôtel et c’est de là que nous nous sommes souhaité la bonne année. Nous pouvons maintenant partir de cet hôtel : nous pouvons recevoir de lui. Car il s’agit de faire remonter à la surface de notre table les couloirs labyrinthiques du service.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Nous devons nous servir maintenant, et les serviteurs du lieu que nous avons reconnu et de la place que nous avons occupée doivent se charger de doubler pour nous le produit. Il faut s’attendre à une multiplication, à voir surgir à côté de chaque tasse le double de chaque mot et de chaque carré de chocolat, c’est-à-dire à voir surgir l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Après avoir trouvé la Place, il faut l’employer à notre service. Il suffit de l’habiter répétitivement, de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sauter sur place&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;. Les serviteurs sont là à attendre. Avec leur aide, le fil de l’histoire pourra commencer à se dérouler. Le serviteur enchaîné-là peut commencer à nous montrer ses marques de reconnaissance, les signes extraordinaires d’un échange qui doit maintenant aller dans l’autre sens. À ce double signe, à ce double sens, à ce chocolat qui s’est comme par miracle multiplié par deux, je dois reconnaître un chemin comme le Petit Poucet, une voie que le serviteur «&amp;nbsp;m’ordonne&amp;nbsp;» de retrouver, une course dans laquelle je dois me jeter à sa suite, une échelle que je dois gravir (ou descendre) vers les couloirs dérobés du service, une invitation à l’arrêt, à l’interruption (alors que le service est ininterrompu) : un signe que dépose le serviteur au bord de la soucoupe, non nécessaire, inexpliqué, non contingent, afin qu’en retour je lui dépose, à côté, un peu de mon temps, c’est-à-dire que je l’écoute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, en remontant ces signes, en les collectant et en les mangeant, je poursuis le serviteur dans son histoire&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, j’entre en communication avec ce que le serviteur a emmagasiné pendant ses périodes de non-arrivée et de non-contingence, avec ce qu’il a emmagasiné dans le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sens contraire&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à la création de la matière (car c’est la contingence qui règle l’existence et qui engendre la matière) et dans le sens contraire au service, avec ce qu’il a accumulé comme pouvoir, rentré, refoulé, ne servant par définition à rien, et qu’on ne peut pas ordonner, qu’on peut&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;d’autant moins commander à son service (car de le faire remonter n’appartient qu’à la décision du serveur) qu’il est indiscernable du service : ce double chocolat est une&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;marque&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service, d’un extraordinaire service, mais d’un service quand même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le double qui n’est pas censé se produire tant qu’il va dans le sens unique du service : c’est cela, sans doute,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mot&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’histoire, le lieu qui se raconte et qui n’est pas censé le faire&amp;nbsp;: le double inquiétant du service ordinaire&amp;nbsp;: ce qui s’est&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;passé&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, offert à moi par le serviteur, en double de ce qui se produit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que sont les serviteurs de cette place vide, où se joignent, venant d’un côté, le temple et le principe transcendant avec, venant de l’autre, le plateau et la citadelle et l’immanence et la ligne de défense et la ligne de marché, doublée, aujourd’hui, de cette défense par le vide, de ces défenseurs qui sont sortis de la place&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mais qui occupent l’espace qui est occupé par la ruine&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quel sens cela peut-il avoir d’aller répétitivement habiter cette place et de sauter sur place, de susciter ainsi le virtuel, de creuser le vide afin de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;produire&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l’outil et l’instrument de l’écriture&amp;nbsp;? Quel sens peut avoir la conversion, afin que, depuis le lieu où elle intervient et à partir de son sens et du risque auquel elle mène, on puisse débusquer les serviteurs de la contingence derrière les «&amp;nbsp;effets&amp;nbsp;» de celle-ci et qu’on puisse les domestiquer, en faire des guides, s’habituer à les voir doubler, désormais, à côté de chaque tasse, le &lt;i&gt;mot&lt;/i&gt; de l’histoire et doubler l’événement, le sens du service&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>Benjamin OPPERT</name>
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        <title>ACTE 3 : Christine MELCER !</title>
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        <updated>2009-10-10T12:21:28+02:00</updated>
        <published>2009-10-10T12:21:28+02:00</published>
        <summary>      A lire ici l'interview de Christine MELCER (alias la Ministre de la...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lautreinterview.over-blog.com/article-35939455.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/media/02/01/98371334.jpg&quot; alt=&quot;Photo.tentations.2.haute def.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-409367&quot; /&gt;A lire ici l'interview de Christine MELCER (alias la Ministre de la Culture)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Benjamin OPPERT</name>
            <uri>http://benjamin-oppert.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Série d'entretiens des comédiens des ”Tentations Electives” - Acte 2 : Rémy OPPERT !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://benjamin-oppert.blogspirit.com/archive/2009/10/06/serie-d-entretiens-des-comediens-des-tentations-electives-ac.html" />
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        <updated>2009-10-06T21:31:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-06T21:31:00+02:00</published>
        <summary>     A lire en cliquant là : l'entretien de Rémy OPPERT (Pierre ESCABEAU dans...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lautreinterview.over-blog.com/article-35522997.html&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/media/01/01/2027054907.jpg&quot; alt=&quot;photo.Tentations4.haute def.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-408157&quot; /&gt;A lire en cliquant là : l'entretien de Rémy OPPERT (Pierre ESCABEAU dans ma Pièce) mené par Stéphane SAGAS !&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>wazo</name>
            <uri>http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Emile XII</title>
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        <updated>2009-10-05T17:30:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-05T17:30:00+02:00</published>
        <summary> Jean-Pierre grandit en un gaillard aux appétits transmués par la mollesse...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jean-Pierre grandit en un gaillard aux appétits transmués par la mollesse héritée de sa mère en une nervositée lente et courbée. Il gardait de son ascendance paysanne un tempérament calculateur qui s'exprimait avec de moins en moins de véhémence, préférant arrondir les angles plutôt que de bousculer, ce que certains prenaient pour une sorte de sournoiserie d'apothicaire. Il cultivait l'amour des petits vices auxquels l'enfant bourgeois qu'il était avait droit, et il se préoccupa très tôt des moyens mis à sa disposition pour les satisfaire toujours. Assidu à l'école, il quitta celle-ci dès lors que son instruction lui apparut suffisante à faire de lui un commerçant et un gestionnaire efficace. Il était en outre peiné de devoir laisser la boutique des jours entiers entre les mains de ce père qu'il découvrait amoindri.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/01/254824035.jpg&quot; id=&quot;media-407512&quot; alt=&quot;Emile V.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Derrière son comptoir, Anatole passait son temps à se faire raconter les dernières nouvelles des campagnes et à rêver de sa ferme, si bien qu'il en négligeait le soin de vendre des broutilles ou de recouvrer les impayés de certains clients. Jean-Pierre, économe, avide de clarté dans les comptes, avait appris l'art de pousser les mauvais payeurs à régler leurs dettes. En paysan conscient à la fois de ses faiblesses et de l'impérieuse nécessité de ne pas dilapider le capital né de son héritage, Anatole laissait faire l'enfant qui prit ainsi pied à pied l'autorité sur son père.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Benjamin OPPERT</name>
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        <title>CRITIQUE DES ”TENTATIONS ELECTIVES” par le SITE TOP Numéro 1</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://benjamin-oppert.blogspirit.com/archive/2009/10/01/critique-des-tentations-electives-par-le-site-top-numero-1.html" />
        <id>tag:benjamin-oppert.blogspirit.com,2009-10-01:1832217</id>
        <updated>2009-10-01T21:53:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-01T21:53:00+02:00</published>
        <summary>      Critique à retrouver sur le Site TOP Numéro 1 en cliquant ici !...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://letopnumero1.e-monsite.com/rubrique,top-numero-1-du-theatre,69186.html&quot; title=&quot;TOP Numéro 1&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/media/01/00/423357738.2.jpg&quot; alt=&quot;Soleil.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-406199&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Critique à retrouver sur le Site TOP Numéro 1 en cliquant ici !&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;C’est le déjà remarqué Benjamin Oppert qui nous a concocté &lt;strong&gt;cette comédie pas comme les autres&lt;/strong&gt;. Une pièce qui pique, de manière très subtile, le milieu du spectacle et le ramène à sa substance la plus réaliste…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;L’humour est omniprésent,&lt;/strong&gt; et émaille les différentes étapes de l’histoire. On rit beaucoup (le public , dimanche soir , s’en est donné à âme et coeur-joie…) et c’est pour mieux nous donner à méditer sur le choix si lourd entre les « paillettes » ou l’amour.. &lt;strong&gt;C’est aussi ça la grande force de ce spectacle !...&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Les comédiens n’ont de cesse de mettre en valeur le &lt;strong&gt;texte lumineux&lt;/strong&gt; –et à double–sens- de l’auteur de « Entre Père et Maire » :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’ambitieuse femme ministre de la culture est &lt;strong&gt;si terriblement et justement bien interprétée par Christine Melcer, Rémy Oppert « star magnifique », Michel Pilorgé si bien dépassé par la situation, et enfin Aurélien Charle, comédien aussi talentueux&lt;/strong&gt; –et très séduisant-, que l’on retrouve avec plaisir après sa récente comédie « Le célibat par intermittence »…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Une pièce d’une finesse admirable et un spectacle interprété par des comédiens remarquables :&lt;/strong&gt; Quelque part dans le 18ème arrdt de Paris, entrez au Funambule Théâtre et laissez vous tenter par ces « Tentations…Electives… » Jennifer LECORRE&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Auteur : Benjamin Oppert - Mise en scène : Philippe Brigaud&lt;br /&gt; Avec : Aurélien Charle, Christine Melcer, Rémy Oppert, Michel Pilorge&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; FUNAMBULE THEATRE&lt;br /&gt; 53 rue des saules&lt;br /&gt; 75018 PARIS&lt;br /&gt; Tél. : 01 42 23 88 83&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; JUSQU'AU 6 DECEMBRE 2009&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
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        <title>Couloir de service</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/29/couloir-de-service.html" />
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        <updated>2009-09-29T18:26:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-29T18:26:00+02:00</published>
        <summary>  Je ne connais plus que deux mondes, celui du service et celui du livre, et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne connais plus que deux mondes, celui du service et celui du livre, et leurs logiques d’apparaître respectives, ce qui veut dire également, leurs révolutions respectives.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;On parle aussi de service funèbre, celui auquel je me suis paré pour assister aujourd’hui, d’un enfant, voulant avant toute chose le marquer dans mon livre, c’est-à-dire faire jaillir pour lui, de nouveau, la matière depuis la fente, localiser son intensité à cette table, ouverte pour moi en premier, à la lumière du jour (qui est toujours rasante, en premier), à la table désormais déliée dans le monde du service qu’a ouvert pour moi &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; en déclarant ouverte la chasse à la table idéale pour écrire,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui voulait dire la recherche de la source de l’écriture dans ce paysage aride qu’il connaît, qui est fermé la majorité de l’année et où &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; sans doute s’ennuie, ce paysage qui l’a rendu poète ou en tout cas l’a ouvert à la demande des poètes, fermé toute l’année hormis la saison de ski, qui m’a fait connaître ici une blancheur déjà relevée, la couverture totale de la neige et le blocage qui y est corrélé et qui n’est pas sans rappeler – certainement est-il plus intense – le blocage de l’écriture, et la saison d’été qui culmine avec l’Assomption de la Vierge et qui fait culminer, ce jour-là, également le talent de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;qui se &lt;i&gt;retourne&lt;/i&gt; en ce haut point de l’été, en ce partage de la saison, en ce milieu d’août et de sa lumière, comme pour dire qu’il tient tout ce monde dans sa main et qu’il peut le servir non moins qu’il peut le desservir&amp;nbsp;: un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; qu’il détient là littéralement, un oui ou un non lié à sa décision, qui le rend seul et culminant, un sommet du service, un artiste de la table, un découvreur de sources.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’écriture est une disparition. Elle n’est pas l’envers des apparaissants du monde mais une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot;&gt;inversion&lt;/a&gt; de toute la logique de celui-ci. Il &lt;i&gt;n’y a plus&lt;/i&gt; de monde après l’écriture – celui-ci disparaît en entier dans une sorte d’invagination de l’ontologie dans la logique, ou de l’étendue de l’apparaître et du transcendantal dans un seul point d’intensité qui n’est pas seulement isolé, ou singulier, mais qui est une singularité, un trou noir de l’espace de manifestation qui absorbe la lumière entière du monde –, sinon qu’&lt;i&gt;il y a&lt;/i&gt; un livre&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui veut dire que le monde se retourne en livre, non pas &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; un espace où le retournement aurait lieu, mais par derrière, par un défaut de mouvement et de matière, comme lorsque je dis qu’en revenant à mon monde disparu à la manière d’un revenant afin d’en relever les intensités et d’en inverser/inférer la logique en ses points singuliers, je trouve qu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;il y a, dans ce mouvement-là et dans cette double disparition, &lt;i&gt;matière à tirer un livre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et ainsi, le point de l’écriture, écrire ou ne pas écrire, n’est-t-il pas un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; – car la logique se perd après cela – et le monde qui suit n’est-il pas un autre monde, aligné avec le précédent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le monde du livre qui revient à mesure que le revenant revient se mesurer à l’intensité du monde disparu ne s’aligne pas avec le monde d’avant. C’est par le neutre et par la perte que l’on vient à ce monde&amp;nbsp;; et ainsi je doute que puisse se reconnaître, en ces lieux du monde où se pose la question d’écrire ou de ne pas écrire, en ces tables que je trouve et dont la quête implique un parcours d’une autre nature que celui d’une variable, une composante phénoménologique du monde d’avant telle que la question puisse se poser, au sein d’une logique qui serait déjà reconnue, de repérer ces lieux et de désigner dans ce monde déjà donné les éléments-tables qui pourraient y faire écrire, y faire jaillir cette intensité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Encore moins pourrais-je définir l’&lt;i&gt;atome d’apparaître&lt;/i&gt; de la table où écrire, puisqu’après cette table et une fois dépassé son point, le sujet se délie et devient fou et entre en communication totale avec le monde qui suit, celui dont la logique n’apparaît plus mais s’infère, et qui s’inverse en même temps que le mouvement qui écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Service funèbre, pour un enfant disparu, et supplémentation de la logique de l’apparaître et du disparaître par celle du service, si bien que je suis prêt à déclarer que ce qui apparaît dans mon monde est cela qu’on y sert, et ce qui disparaît, cela qu’on y dessert. Et ainsi, derrière la logique statique dont je me demande toujours comment on la trouve, se dissimulent les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;couloirs labyrinthiques du service&lt;/a&gt; et leurs communications infinies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le monde de l’écriture est en ceci dépendant de la logique sous-jacente du service que, pour écrire, il faut être servi, à la fois à table et à la fois comme une pièce d’artillerie prête à tirer l’écrivain sur les ruines et à le précipiter dans la ruine. Pour écrire, il faut rester de cette manière paradoxale qui est qu’&lt;i&gt;on ne demeure pas&lt;/i&gt; ; c’est-à-dire qu’on reste sur place, pour écrire, dans la mesure où et à mesure qu’on est servi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car le service n’est ni un départ ni une arrivée, mais proprement leur enchaînement et leur croisement, l’écrivain étant crucifié sur place par le devoir d’écriture, celui-là même qui ne le lâche pas avant qu’il n’ait écrit, et cette place n’étant par ailleurs définie que par le point de concours du service&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le lieu où l’on sert et où l’on dessert, où les choses apparaissent et disparaissent, désignant là un point d’intensité du monde, une culmination ou une émergence de la logique qui est prête à s’inverser, pour peu que l’écrivain s’y prenne avec la bonne pointe, et qui finit par rendre intensité pour intensité et par les échanger, si bien qu’à cette table, en ce lieu désigné, en ce croisement, ce qui s’écrit est ce qui y est servi et les allées et venues du service autour de la table deviennent les allées et venues de la matière dans l’écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne reste dans ce monde qu’à mesure que j’y écris (telle est l’équivalence pour moi de l’apparaître et du disparaître), et cette correspondance, relayée par la table, a vraiment pris le tour de l’espace,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est-à-dire que je recherche, pour cette &lt;i&gt;mesure&lt;/i&gt; qui détermine mon intensité, à la fois le lieu pour écrire et le lieu pour rester, à la fois le lieu pour disparaître et pour apparaître, pour exister, la table pour écrire ayant ceci de commun avec le monde de l’être-là (avec le monde qui apparaît) que justement elle est un lieu, elle est une place et une localisation – ainsi cela n’est-il pas accidentel que, pour écrire, il faille être lié et localisé, à la différence de la pensée, ou même de l’espoir, qui peuvent être n’importe où, non existants donc –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et même mon parcours du monde et de ses places à la recherche de la table a achevé de clôturer mon horizon sur la seule question de cette table perdue et de &lt;i&gt;compléter&lt;/i&gt; la logique de mon existence par la nécessité de la trouver pour écrire et pour exister, pour tenir le monde en ce point d’intensité où le disparaître de l’écriture devient équivalent et réversible, dans ma main, avec l’apparaître de la localisation et de l’être-là,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;jusqu’à ce que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le culminant, dont je guette l’apparition, en ce matin d’août et de service funèbre, réduise tout ce monde-là à un seul point, justement celui où, pour la table qui ne sera plus existante &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; le monde mais qui sera-là par la seule intensité du service, l’intensité de l’écriture sera rendue point par point à l’intensité du service, qui deviendront un même point,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et que, par la force de cette intensité inverse qui fonctionne comme l’inversion de ma logique de l’écriture, je me passe du monde et de ses lieux, étant désormais assuré que ma table me suivra où que j’aille, ou plutôt, que le lieu (du monde) où je la trouverai sera ouvert et indifférent, puisque, accompagné que je serai par l’intensité du service de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; (qui se sera, de son côté, également affranchi de son monde), je serai assuré d’y trouver toujours une table qui ne sera pas n’importe laquelle, mais celle que présentera &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, lequel aura sommé dans son intensité celle du service, et tenu dans sa main toute la logique de l’apparaître, du service et du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Disparition de l’enfant. Nous allons vers cette logique, pour le service funèbre, en ce matin qui commence à Faqra sous la lumière de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; le culminant, par cette seule table que j’ai occupée, un jour ordinaire et qui sera pourtant extraordinaire comme tous les autres à condition que j’en capture, dès le matin, point par point, toute la logique et pourquoi pas, aujourd’hui, celle d’un enfant disparu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quelle différence cela fait-il&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne connais plus que deux mondes, celui du service et celui du livre, et leurs logiques d’apparaître respectives, ce qui veut dire également, leurs révolutions respectives.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;On parle aussi de service funèbre, celui auquel je me suis paré pour assister aujourd’hui, d’un enfant, voulant avant toute chose le marquer dans mon livre, c’est-à-dire faire jaillir pour lui, de nouveau, la matière depuis la fente, localiser son intensité à cette table, ouverte pour moi en premier, à la lumière du jour (qui est toujours rasante, en premier), à la table désormais déliée dans le monde du service qu’a ouvert pour moi &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; en déclarant ouverte la chasse à la table idéale pour écrire,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui voulait dire la recherche de la source de l’écriture dans ce paysage aride qu’il connaît, qui est fermé la majorité de l’année et où &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; sans doute s’ennuie, ce paysage qui l’a rendu poète ou en tout cas l’a ouvert à la demande des poètes, fermé toute l’année hormis la saison de ski, qui m’a fait connaître ici une blancheur déjà relevée, la couverture totale de la neige et le blocage qui y est corrélé et qui n’est pas sans rappeler – certainement est-il plus intense – le blocage de l’écriture, et la saison d’été qui culmine avec l’Assomption de la vierge et qui fait culminer, ce jour-là, également le talent de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;qui se retourne en ce haut point de l’été, en ce partage de la saison, en ce milieu d’août et de sa lumière, comme pour dire qu’il tient tout ce monde dans sa main et qu’il peut le servir non moins qu’il peut le desservir&amp;nbsp;: un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; qu’il détient là littéralement, un oui ou un non lié à sa décision, qui le rend seul et culminant, un sommet du service, un artiste de la table, un découvreur de sources.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’écriture est une disparition. Elle n’est pas l’envers des apparaissants du monde mais une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot;&gt;inversion&lt;/a&gt; de toute la logique de celui-ci. Il &lt;i&gt;n’y a plus&lt;/i&gt; de monde après l’écriture – celui-ci disparaît en entier dans une sorte d’invagination de l’ontologie dans la logique, ou de l’étendue de l’apparaître et du transcendantal dans un seul point d’intensité qui n’est pas seulement isolé, ou singulier, mais qui est une singularité, un trou noir de l’espace de manifestation qui absorbe la lumière entière du monde –, sinon qu’&lt;i&gt;il y a&lt;/i&gt; un livre&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui veut dire que le monde se retourne en livre, non pas &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; un espace où le retournement aurait lieu, mais par derrière, par un défaut de mouvement et de matière, comme lorsque je dis qu’en revenant à mon monde disparu à la manière d’un revenant afin d’en relever les intensités et d’en inverser/inférer la logique en ses points singuliers, je trouve qu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;il y a, dans ce mouvement-là et dans cette double disparition, &lt;i&gt;matière à tirer un livre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et ainsi, le point de l’écriture, écrire ou ne pas écrire, n’est-t-il pas un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; – car la logique se perd après cela – et le monde qui suit n’est-il pas un autre monde, aligné avec le précédent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le monde du livre qui revient à mesure que le revenant revient se mesurer à l’intensité du monde disparu ne s’aligne pas avec le monde d’avant. C’est par le neutre et par la perte que l’on vient à ce monde&amp;nbsp;; et ainsi je doute que puisse se reconnaître, en ces lieux du monde où se pose la question d’écrire ou de ne pas écrire, en ces tables que je trouve et dont la quête implique un parcours d’une autre nature que celui d’une variable, une composante phénoménologique du monde d’avant telle que la question puisse se poser, au sein d’une logique qui serait déjà reconnue, de repérer ces lieux et de désigner dans ce monde déjà donné les éléments-tables qui pourraient y faire écrire, y faire jaillir cette intensité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Encore moins pourrais-je définir l’&lt;i&gt;atome d’apparaître&lt;/i&gt; de la table où écrire, puisqu’après cette table et une fois dépassé son point, le sujet se délie et devient fou et entre en communication totale avec le monde qui suit, celui dont la logique n’apparaît plus mais s’infère, et qui s’inverse en même temps que le mouvement qui écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Service funèbre, pour un enfant disparu, et supplémentation de la logique de l’apparaître et du disparaître par celle du service, si bien que je suis prêt à déclarer que ce qui apparaît dans mon monde est cela qu’on y sert, et ce qui disparaît, cela qu’on y dessert. Et ainsi, derrière la logique statique dont je me demande toujours comment on la trouve, se dissimulent les &lt;i&gt;couloirs labyrinthiques&lt;/i&gt; du service et leurs communications infinies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le monde de l’écriture est en ceci dépendant de la logique sous-jacente du service que, pour écrire, il faut être servi, à la fois à table et à la fois comme une pièce d’artillerie prête à tirer l’écrivain sur les ruines et à le précipiter dans la ruine. Pour écrire, il faut rester de cette manière paradoxale qui est qu’&lt;i&gt;on ne demeure pas&lt;/i&gt; ; c’est-à-dire qu’on reste sur place, pour écrire, dans la mesure où et à mesure qu’on est servi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car le service n’est ni un départ ni une arrivée, mais proprement leur enchaînement et leur croisement, l’écrivain étant crucifié sur place par le devoir d’écriture, celui-là même qui ne le lâche pas avant qu’il n’ait écrit, et cette place n’étant par ailleurs définie que par le point de concours du service&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le lieu où l’on sert et où l’on dessert, où les choses apparaissent et disparaissent, désignant là un point d’intensité du monde, une culmination ou une émergence de la logique qui est prête à s’inverser, pour peu que l’écrivain s’y prenne avec la bonne pointe, et qui finit par rendre intensité pour intensité et par les échanger, si bien qu’à cette table, en ce lieu désigné, en ce croisement, ce qui s’écrit est ce qui y est servi et les allées et venues du service autour de la table deviennent les allées et venues de la matière dans l’écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne reste dans ce monde qu’à mesure que j’y écris (telle est l’équivalence pour moi de l’apparaître et du disparaître), et cette correspondance, relayée par la table, a vraiment pris le tour de l’espace,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est-à-dire que je recherche, pour cette &lt;i&gt;mesure&lt;/i&gt; qui détermine mon intensité, à la fois le lieu pour écrire et le lieu pour rester, à la fois le lieu pour disparaître et pour apparaître, pour exister, la table pour écrire ayant ceci de commun avec le monde de l’être-là (avec le monde qui apparaît) que justement elle est un lieu, elle est une place et une localisation – ainsi cela n’est-il pas accidentel que, pour écrire, il faille être lié et localisé, à la différence de la pensée, ou même de l’espoir, qui peuvent être n’importe où, non existants donc –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de même que mon parcours du monde et de ses places à la lumière de la table que je veux y trouver pour écrire a achevé de clôturer mon horizon sur la seule question de cette table perdue qu’il me faut retrouver et de &lt;i&gt;compléter&lt;/i&gt; la logique de mon existence comme celle de la nécessité de la trouver pour écrire et pour exister, pour tenir le monde en ce point d’intensité où le disparaître de l’écriture devient équivalent et réversible, dans ma main, avec l’apparaître de la localisation et de l’être-là,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;jusqu’à ce que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le culminant, dont je guette l’apparition, en ce matin d’août et de service funèbre, réduise tout ce monde-là à un seul point, justement celui où, pour la table qui ne sera plus existante &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; le monde mais par la seule intensité du service, l’intensité de l’écriture sera rendue à l’intensité du service, point par point qui deviendront un même point,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et que, par la force de cette intensité inverse qui fonctionne comme l’inversion de ma logique de l’écriture, je me passe du monde et de ses lieux, étant désormais assuré que ma table me suivra où que j’aille, ou plutôt, que le lieu (du monde) où je la trouverai sera ouvert et indifférent, puisque, accompagné que je serai par l’intensité du service de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; (qui se sera, de son côté, également affranchi de son monde), je serai assuré d’y trouver toujours une table qui ne sera pas n’importe laquelle, mais celle que présentera &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, lequel aura sommé, dans son intensité, celle du service, et tenu dans sa main toute la logique de l’apparaître, du service et du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Disparition de l’enfant. Nous allons vers cette logique, pour le service funèbre, en ce matin qui commence à Faqra sous la lumière de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; le culminant, à commencer par cette seule table que j’ai occupée, un jour ordinaire et qui sera pourtant extraordinaire comme tous les autres à condition que j’en capture, dès le matin, point par point, toute la logique et pourquoi pas, aujourd’hui, celle d’un enfant disparu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quelle différence cela fait-il&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>notresclerose</name>
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        <title>J+11 jours sans tabac, et ça va ?</title>
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        <updated>2009-09-29T10:56:33+02:00</updated>
        <published>2009-09-29T10:56:33+02:00</published>
        <summary>Mouais, pas facile après 17 ans d’intoxication !  Je suis nerveux, irritable,...</summary>
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          Mouais, pas facile après 17 ans d’intoxication ! &lt;strong&gt;Je suis nerveux, irritable, et j’ai toujours la crève…&lt;/strong&gt;Mais je tiens bon ! &lt;strong&gt;J’ai déjà une sclérose en plaques alors il ne faut pas déconner !&lt;/strong&gt;Je fais ça aussi pour ma fille et ma femme… &lt;strong&gt;j’espère qu’elles vont me supporter dans cet état d’énervement…&lt;/strong&gt;Mais quand cet état sera passé, ça sera une première victoire ! J’ai de la volonté, &lt;strong&gt;je vais y arriver !&lt;/strong&gt;Je m’occupe, je travaille pour l’&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://notresclerose.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Association Notre Sclérose&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;, je peins, je fais de la photo, de l’écriture… &lt;strong&gt;bref, je ne m’ennuie pas !&lt;/strong&gt;
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        <author>
            <name>Benjamin OPPERT</name>
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        <title>WEEK-END DE TENTATIONS !</title>
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        <updated>2009-09-23T21:30:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-23T21:30:00+02:00</published>
        <summary>   Plusieurs rendez-vous ce week-end&amp;nbsp;autour de ma Pièce :     -  Samedi...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://benjamin-oppert.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/media/02/01/1247675467.jpg&quot; alt=&quot;chat.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-403473&quot; /&gt;Plusieurs rendez-vous ce week-end&amp;nbsp;autour de ma Pièce :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;- &lt;strong&gt;Samedi 26 septembre de 20 h à 22 h 30&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; : à l'invitation de l'UCTM, j'interviendrai au &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CAFE SOL&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; consacré au thème de la création - 45 rue de Trévise - PARIS 9ème&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;- &lt;strong&gt;Dimanche 27 septembre de 12 h à 14 h 30&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; : &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;SALON SPECTACULAIRE 2009 de PARIS (Salon des sorties culturelles)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : le Théâtre du Funambule Montmartre organise une présentation-rencontre autour de ma Pièce en présence des comédiens - &lt;strong&gt;Stand A 21&lt;/strong&gt; - Lieu : Port de la Gare au pied de la BNF - Métro : Bibliothèque François Mitterrand ou Quai de la Gare - &lt;strong&gt;Entrée gratuite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;- &lt;strong&gt;Dimanche 27 septembre à 19 h 30&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;représentation des &quot;Tentations Electives&quot; au Théâtre du Funambule-Montmartre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; - 53, rue des Saules - PARIS 18ème - Métro : Lamarck-Caulaincourt - &lt;strong&gt;Infos et réservations : 01 42&amp;nbsp;23 88 83&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Source :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Benjamin OPPERT</name>
            <uri>http://benjamin-oppert.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>J - 2 AVANT LA PREMIERE !</title>
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        <updated>2009-09-17T21:47:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-17T21:47:00+02:00</published>
        <summary>    J - 2...       Derniers réglages, derniers détails, dernières répétitions...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://benjamin-oppert.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://benjamin-oppert.blogspirit.com/media/02/02/1099712978.jpg&quot; alt=&quot;Mains.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-401480&quot; /&gt;J - 2...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Derniers réglages, derniers détails, dernières répétitions avant...la Première&amp;nbsp;des &quot;Tentations Electives&quot;&amp;nbsp;au...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;THEATRE DU FUNAMBULE MONTMARTRE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;PARIS 18ème&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Infos et réservations : 01 42 23 88 83&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>wazo</name>
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        <title>Emile XI</title>
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        <updated>2009-09-16T21:48:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-16T21:48:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   Delborn regagnait l'estime qu'au fond ses concitoyens ne lui...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Delborn regagnait l'estime qu'au fond ses concitoyens ne lui avaient jamais enlevée. Sans doute eut-il fait un politicien, et l'on s'attendait à le voir siéger au conseil municipal, lorsqu'il subit une attaque cardiaque. Bien qu'il n'en mourut pas, il perdit beaucoup de son allant à la suite de l'accident. On ne le voyait plus en ville que le dimanche, voûté sur une canne devant l'église, en colosse brisé. Il ne sortait plus guère de son magasin, où sa voix maintenant basse n'était plus que le lointain écho de celle qu'on lui avait connu. Cerné par les soins de sa femme Gisèle, il sembla passer de l'âge d'homme à celui de vieillard en quelques mois.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La pauvre femme n'ayant eu comme éducation que des jeux de poupées, des manières sophistiquées, là où il aurait été nécessaire de faire preuve de la force de caractère d'une paysanne, ne sut qu'empirer les maux de son mari en l'empêchant de sortir le plus souvent possible, le cloîtrant dans le salon trop chauffé qu'elle avait aménagé en salle de repos. Toutefois, il y eut un second enfant, une fille qui, née dans ces circonstances où le tempérament d'Anatole s'effaçait presque complètement, porta l'empreinte du caractère de Gisèle presque à l'identique. Frêle, dès son plus jeune âge emportée dans de longues méditations mélancoliques, elle poussa à la manière d'une plante qui porte en ses bourgeons tous les caractères de l'arbre adulte.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jean-Pierre, chez qui la molesse de la mère avait déjà arrondi les emportements du père, resta profondément marqué par ce changement chez l'homme qui l'avait engendré. Toujours il garderait de cette expérience l'attitude voûtée d'un homme qui s'attend à subir à tout instant les assauts du destin. Il se distingua cependant très tôt par ses aptitudes et son goût pour le commerce, on le voyait courir au magasin dès la sortie de l'école. Il ne s'attardait guère à jouer avec les enfants du village, et dès ses douze ans, les traits du plus grand sérieux avaient empreint son visage épais.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'on vécut dans ce ménage durant quinze ans sous la conduite de Gisèle, toujours plus rêveuse, presque absente à elle-même et à l'attention inexistante, à peine tempérée par les velléités de son mari, qui devint un père caressant, le regard attendri par les niaiseries de ses enfants. Le foyer fut parti à vau-l'eau sans la présence des servantes qui se succédaient sans cesse, toujours mises à la porte pour des broutilles. On lassait, voilà tout.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le père et son fils ne s'attardaient que peu&amp;nbsp; à considérer cet état de fait, et pensaient constamment à leur affaire, si bien que Jean-Pierre grandit à côté de sa soeur Bénédicte sans être amené à la connaître.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
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        <title>Passage au livre</title>
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        <updated>2009-09-15T10:56:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-15T10:56:00+02:00</published>
        <summary>  Avant de lire  Les Logiques des mondes  de Badiou, j’avais parlé de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Avant de lire &lt;i&gt;Les Logiques des mondes&lt;/i&gt; de Badiou, j’avais parlé de «&amp;nbsp;point du monde&amp;nbsp;» et j’entendais par là le point de retournement du monde. Pour moi le monde se réduisait à un point duquel on devait &lt;i&gt;retourner&lt;/i&gt;, typiquement pour écrire un livre et avec la matière du livre en main (qu’on emporterait de là, ou qu’on déplierait comme le dépliant du site archéologique qu’on viendrait de visiter, comme le commencement du &lt;a href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/23/le-processus-geographique.html&quot;&gt;&lt;i&gt;processus géographique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; dans lequel on s’aventurerait, alternativement, après la croix mise sur l’histoire et un certain manque et retirement, suivis d’un dépêchement, qui sont typiques de cette croix de l’histoire).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour Badiou, les points du monde sont un processus de passage et de décision, le monde réduit à la ponctualité d’un oui ou d’un non dont l’issue décidera la manière d’apparaître du nouvel être-là et la nouvelle incorporation. Or, Badiou ne retourne pas de son point du monde, un livre à la main. Sans doute parce que le marché est un processus continuel de points du monde (comme l’a reconnu devant moi Meillassoux qui avait certainement ceux de Badiou en tête), que la &lt;i&gt;révolution&lt;/i&gt; du marché est, pour cela, en permanence écrite et que je me propose, par-dessus le marché, d’écrire le &lt;i&gt;livre du marché&lt;/i&gt;, sans doute pour cette raison la logique de mon monde ne peut-t-elle pas ne pas aborder à celle du livre et la révolution ne pas devenir la révolution du livre, également.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi tout à fait logique, et je dirais presque, nécessaire à mon entreprise, que le passage central de mon &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot;&gt;livre&lt;/a&gt; (justement, c’est un passage) porte le titre de &lt;i&gt;Genèse du livre&lt;/i&gt;. Car non seulement il décrit la genèse du mien en situation parfaite, c’est-à-dire qu’il raconte comment mon expérience du marché et ma réflexion du marché, une fois arrivées à leur livraison et à leur retournement à Sydney, ont fini par m’incorporer au &lt;i&gt;livre du marché&lt;/i&gt; et par m’introduire définitivement à mon livre, mais en plus il fait passer le sujet du livre qui aurait pu rester extérieur, à savoir le marché, &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; le livre. Il change le sujet en le retournant de l’intérieur, comme si on disait qu’&lt;i&gt;après le marché&lt;/i&gt; (comme par hasard, c’est le titre de mon weblog) on passait au livre ou qu’on y retournait&amp;nbsp;: or, ce livre, le voici, c’est celui qui comporte ce passage même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi le passage central serait-il une sorte de passage secret, dérobé, qui dérobe le sol sous les pieds du sujet, pour le faire tomber dans la seule vague qui s’enroule ici et dans l’unique automobile, celles du livre lui-même. Mais sans doute mon monde est-il d’autant plus susceptible de se réduire à un point et de se retourner, et même je dirais, de se réduire à une pointe, que le point du monde pour moi, mon oui ou non éternel, est l’éternelle question : écrire ou ne pas écrire. En chaque texte que j’ai écrit j’ai dû livrer ce combat et remporter cette victoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, au sommet du mois d’août, en ce début de l’exclusion pour moi et de la blancheur éclatante des blocs, en cette marche de l’armée libanaise qui n’est ni victorieuse ni révolutionnaire ni même obscure, mais qui célèbre tout juste un anniversaire insignifiant, j’ai dû négocier la question d’écrire ou de ne pas écrire dans l’endroit le plus improbable&amp;nbsp;: au sommet de l’hôtel Albergo, pendant que me dérangeaient en bavardant les deux serveurs habillés en blanc et que se confondaient ma demeure – ce lieu de mon écriture – et toute la question d’en être exclu dans la lumière blanche d’août et dans l’écrasement du bloc de Littell, dont je peux sans me tromper affirmer que je ne pouvais rêver de meilleur envahisseur que lui, pour me chasser de mon lieu, et de bloc plus massif que le sien, pour refermer à mes yeux et fermer définitivement devant moi toute la question de la possibilité de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est ailleurs que dans la possibilité que je dois chercher où écrire, cela je le savais déjà ; mais cette exclusion prend tout à coup un tournant plus matériel lorsque le bloc de Littell, le livre qui somme toutes les possibilités de l’écriture et qui a même gagné un prix, me tombe dessus, qu’il occupe ma place et qu’il dort même dans mon lit. Ce n’est pas qu’il me retire toute possibilité d’écrire&amp;nbsp;; au contraire, mes capacités d’écriture redoublent d’intensité. Ce n’est pas à cause d’une différence négative que je ne peux plus écrire dans l’espace qu’occupe Littell mais au nom d’une &lt;i&gt;différence positive&lt;/i&gt; – et ainsi ce n’est pas d’exclusion qu’il s’agit à proprement parler, mais d’inclusion –, en vertu même de la surface où je suis renvoyé pendant que Littell est venu illuminer, en août, «&amp;nbsp;flasher&amp;nbsp;» en quelque sorte, l’espace où je vivais d’habitude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Littell ne voudrait pas qu’on mette son livre entre sa vie et lui, et moi je ne peux pas, une fois arrivé à ce point, ne pas appliquer strictement la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot;&gt;logique du livre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; et ne pas voir dans la venue de Littell un redoublement de l’intensité de tout cela qui me pousse à écrire et qui m’exclut de l’espace ordinaire. Lui ne sait pas dans quel domaine il met les pieds. Lui n’a pas la Place à transformer en livre. Lui ne sait pas qu’il débarque au moment où aboutit le processus qui m’a fait pénétrer dans la &lt;i&gt;matière du lieu&lt;/i&gt; et que ce n’est rien de moins que le &lt;i&gt;processus géographique&lt;/i&gt; que je hante aujourd’hui et que je nourris de ma matière.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, je dois rester disparu&amp;nbsp;; je dois rester situé à l’envers de l’espace, comme pour dire à Littell que les blocs ne s’ajoutent pas ici aux volumes, que les hôtes ne sont pas tous positifs mais qu’ils diffèrent. Comment lui expliquer que sa venue, que me sert son hôtesse, n’est qu’un effet de la Place pour moi, encore un fruit des &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;couloirs labyrinthiques du service&lt;/a&gt;, et que je dois fournir l’effort supplémentaire consistant à agrandir mon livre, le livre de la Place, à le multiplier (c’est-à-dire à en augmenter le nombre des plis) rien que pour découvrir ce que cela signifie exactement, au moment où j’achève mon propre bloc et qu’il me tombe également dessus, au moment où la Place se retourne dans la pointe du monde qui va lui coûter son nom et où le dernier écrivain, littéralement, ne sait plus où se mettre, que lui débarque avec l’arme absolue de son livre, surtout invité de cette façon neutre, ou plutôt positive et volumétrique, à laquelle je ne peux absolument plus me connecter&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il fut peut-être un temps où je pouvais écrire un livre comme celui de Littell et mon bloc rencontrer le sien&amp;nbsp;; mais à cause de la venue de l’&lt;i&gt;auteur&lt;/i&gt; dans mon espace de cette façon, surtout au moment du bouleversement topologique où je reformule toute la matière et toute la logique du livre et qui s’appelle une &lt;i&gt;maison d’édition&lt;/i&gt;, mon écriture ne peut plus que changer de nature. J’éprouve à présent la difficulté de décider de cette nouvelle nature. Je sais que le sujet est difficile, et je ne sais pas à quel niveau monter pour dire que c’est la Place ou la route de Damas qui ont provoqué cela, que le bloc de Littell est né chez moi par un effet du service, et qu’il ne tient qu’à moi que je dresse cette table et que je déploie cette nouvelle logique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi mystérieux, ou peut-être seulement logique, que tout à coup je perde toute communication avec Littell. On dit que l’écriture est invisible&amp;nbsp;; et pourtant il n’y a pas un effet plus matériel que celui qui m’interdit aujourd’hui de nous considérer, Littell et moi, comme des êtres ordinaires et sans intensité, qui pourraient se rencontrer et communiquer. La &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; est définitivement passée par Littell et moi, et il faut, comme l’une de ses différences absolues, que je puisse ne pas être là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la consistance, ou la logique du monde dans laquelle j’ai enfin pénétré, celle du livre, celle de l’écriture, qui m’empêche aujourd’hui d’apparaître devant Littell, et qui m’oblige au contraire de profiter de ce qu’il soit apparu, justement en cette maison Khalil, justement en ce tournant où je sors de la famille pour entrer dans le domaine du livre et où je retourne avec moi la Place tout entière et tous ceux qui veulent bien me suivre, justement dans la blancheur du mois d’août où la vache à lait, qui a perdu les esprits et pour cette raison pris la parole, prononce mon exclusion de sa maison à la manière d’un oracle, justement aux mains de l’hôtesse de Littell dont j’avais prédit que c’est par elle que je sortirai de la maison Khalil, et même, que j’avais «&amp;nbsp;réservée&amp;nbsp;» à l’époque et marquée déjà, non pas comme on réserve sa place ou ce qu’on appelle une « entrée » (entrée dans une salle de spectacle, entrée au restaurant, etc.), mais comme on &lt;i&gt;réserve sa sortie&lt;/i&gt;, tant je savais qu’avec les sœurs Khalil, je n’embarquais pas pour un voyage mais dans une navette, dans un va-et-vient entre Beyrouth et Damas, non pas dans un cycle qui me ramènerait à ma place mais dans un mouvement qui rendrait vaines toutes les possibilités et toute espérance, et qui n’en tisserait pas moins une surface, celle où je devrais marcher et qui serait étrangère aux possibilités, celle de l’écriture&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de profiter donc de ce que Littell soit apparu et qu’il ait sommé les possibilités d’un monde entier et les ait réduites à un point, à un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; (comme dirait Badiou) qui n’attend plus que mon retournement, pour disparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’hôtesse de Littell pense que je suis un &lt;i&gt;être-en-tant-qu’être&lt;/i&gt;, un multiple pur qui n’a pas besoin d’apparaître mais seulement d’être&amp;nbsp;; et pour cette raison elle ne doute pas que je puisse rencontrer Littell, autre être, autre multiple. Quand je dis que je suis un &lt;i&gt;être-là&lt;/i&gt;, qu’à mon être s’adjoint mon apparaître, et qu’il existe des mondes où, du jour au lendemain, je peux disparaître, c’est-à-dire mourir tout à fait par l’opération de la logique et de la relation et non pas de l’ontologie ou du fondement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est par la logique du monde où j’apparais, et maintenant disparais, que, pas plus que je ne peux survivre à l’apparition de Littell, je ne peux me «&amp;nbsp;mélanger&amp;nbsp;» au dernier-né de l’hôtesse, être minime, pensait-elle, qui ne pouvait pas me gêner et que, pour cette raison, elle prévoyait d’envoyer &lt;i&gt;rester&lt;/i&gt; (encore ce verbe) avec moi, pendant qu’elle se détacherait avec le bloc de Littell et s’aventurerait avec lui à Baalbek.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, ma logique intensive ne calcule pas la taille des êtres. Dans mon apparition et dans mon monde, la visite du petit garçon est aussi synonyme de disparition que si toute ma progéniture était éliminée. De même que je refuse de voir en Littell autre chose que la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt;, et ne peux tolérer d’avoir une conversation avec lui qui ne traverserait pas la ligne du livre en chaque point et qui aurait lieu comme à côté, comme posée à côté de son bloc, de même, je ne peux recevoir le fils de l’hôtesse de Littell sans traverser point par point la logique du monde qui dit que son être-là est incompatible avec le mien et donc, si je suis-là, que lui ne pourrait y être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il paraît que l’hôtesse a pleuré. Sans doute pleurait-elle ma disparition. Car, si l’on suppose qu’elle m’a aimé et que c’est moi qui l’ai fait apparaître comme femme en premier, elle se rend compte aujourd’hui que nulle créature qu’elle peut présenter devant mes yeux ou qu’elle a pu produire, à commencer par Littell et à finir par son fils, ne réussira à changer mon monde ou même à l’éclairer. Et je répète que c’est la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; qui a changé mon monde à tel point que je dois d’abord comprendre pourquoi Littell est venu à moi – pour comprendre ensuite que c’est&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;afin&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;que je disparaisse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Avant de lire &lt;i&gt;Les Logiques des mondes&lt;/i&gt; de Badiou, j’avais parlé de «&amp;nbsp;point du monde&amp;nbsp;» et j’entendais par là le point de retournement du monde. Cela voulait dire que le monde se réduisait à un point duquel on devait &lt;i&gt;retourner&lt;/i&gt;, typiquement pour écrire un livre et avec la matière du livre en main (qu’on emporterait de là, ou qu’on déplierait comme le dépliant du site archéologique qu’on viendrait de visiter, comme le commencement du &lt;a href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/23/le-processus-geographique.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/23/le-processus-geographique.html&quot;&gt;&lt;i&gt;processus géographique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; dans lequel on s’aventurerait, alternativement, après la croix mise sur l’histoire et un certain manque et retirement, suivis d’un dépêchement, qui sont typiques de cette croix de l’histoire).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour Badiou, les points du monde sont un processus de passage et de décision, le monde réduit à la ponctualité d’un oui ou d’un non dont l’issue décidera la manière d’apparaître du nouvel être-là et la nouvelle incorporation. Or, Badiou ne retourne pas de son point du monde, un livre à la main. Sans doute parce que le marché est un processus continuel de points du monde (comme l’a reconnu devant moi Meillassoux qui avait certainement ceux de Badiou en tête), que la &lt;i&gt;révolution&lt;/i&gt; du marché est, pour cela, en permanence écrite et que je me propose, par-dessus le marché, d’écrire le &lt;i&gt;livre du marché&lt;/i&gt;, sans doute pour cette raison la logique de mon monde ne peut-t-elle pas ne pas aborder à celle du livre et la révolution ne pas devenir la révolution du livre, également.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi tout à fait logique, et je dirais presque, nécessaire à mon entreprise, que le passage central de mon &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot; mce_href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot;&gt;livre&lt;/a&gt; (justement, c’est un passage) porte le titre de &lt;i&gt;Genèse du livre&lt;/i&gt;. Car non seulement il décrit la genèse du mien en situation parfaite, c’est-à-dire qu’il raconte comment mon expérience du marché et ma réflexion du marché, une fois arrivées à leur livraison et à leur retournement à Sydney, ont fini par m’incorporer au &lt;i&gt;livre du marché&lt;/i&gt; et par m’introduire définitivement à mon livre, mais en plus il fait passer le sujet du livre qui aurait pu rester extérieur, à savoir le marché, &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; le livre. Il change le sujet en le retournant de l’intérieur, comme si on disait qu’&lt;i&gt;après le marché&lt;/i&gt; (comme par hasard, c’est le titre de mon weblog) on passait au livre ou qu’on y retournait&amp;nbsp;: or, ce livre, le voici, c’est celui qui comporte ce passage même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi le passage central serait-il une sorte de passage secret, dérobé, qui dérobe le sol sous les pieds du sujet, pour le faire tomber dans la seule vague qui s’enroule ici et dans l’unique automobile, celles du livre lui-même. Mais sans doute mon monde est-il d’autant plus susceptible de se réduire à un point et de se retourner, et même je dirais, de se réduire à une pointe, que le point du monde pour moi, mon oui ou non éternel, est l’éternelle question : écrire ou ne pas écrire. En chaque texte que j’ai écrit j’ai dû livrer ce combat et remporter cette victoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, au sommet du mois d’août, en ce début de l’exclusion pour moi et de la blancheur éclatante des blocs, en cette marche de l’armée libanaise qui n’est ni victorieuse ni révolutionnaire ni même obscure, mais qui célèbre tout juste un anniversaire insignifiant, j’ai dû négocier la question d’écrire ou de ne pas écrire dans l’endroit le plus improbable&amp;nbsp;: au sommet de l’hôtel Albergo, pendant que me dérangeaient en bavardant les deux serveurs habillés en blanc et que se confondaient ma demeure – ce lieu de mon écriture – et toute la question d’en être exclu dans la lumière blanche d’août et dans l’écrasement du bloc de Littell, dont je peux sans me tromper affirmer que je ne pouvais rêver de meilleur envahisseur que lui, pour me chasser de mon lieu, et de bloc plus massif que le sien, pour refermer à mes yeux et fermer définitivement devant moi toute la question de la possibilité de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est ailleurs que dans la possibilité que je dois chercher où écrire, cela je le savais déjà ; mais cette exclusion prend tout à coup un tournant plus matériel lorsque le bloc de Littell, le livre qui somme toutes les possibilités de l’écriture et qui a même gagné un prix, me tombe dessus, qu’il occupe ma place et qu’il dort même dans mon lit. Ce n’est pas qu’il me retire toute possibilité d’écrire&amp;nbsp;; au contraire, mes capacités d’écriture redoublent d’intensité. Ce n’est pas à cause d’une différence négative que je ne peux plus écrire dans l’espace qu’occupe Littell mais au nom d’une &lt;i&gt;différence positive&lt;/i&gt; – et ainsi ce n’est pas d’exclusion qu’il s’agit à proprement parler, mais d’inclusion –, en vertu même de la surface où je suis renvoyé pendant que Littell est venu illuminer, en août, «&amp;nbsp;flasher&amp;nbsp;» en quelque sorte, l’espace où je vivais d’habitude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Littell ne voudrait pas qu’on mette son livre entre sa vie et lui, et moi je ne peux pas, une fois arrivé à ce point, ne pas appliquer strictement la &lt;a href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;logique du livre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; et ne pas voir dans la venue de Littell un redoublement de l’intensité de tout cela qui me pousse à écrire et qui m’exclut de l’espace ordinaire. Lui ne sait pas dans quel domaine il met les pieds. Lui n’a pas la Place à transformer en livre. Lui ne sait pas qu’il débarque au moment où aboutit le processus qui m’a fait pénétrer dans la &lt;i&gt;matière du lieu&lt;/i&gt; et que ce n’est rien de moins que le &lt;i&gt;processus géographique&lt;/i&gt; que je hante aujourd’hui et que je nourris de ma matière.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, je dois rester disparu&amp;nbsp;; je dois rester situé à l’envers de l’espace, comme pour dire à Littell que les blocs ne s’ajoutent pas ici aux volumes, que les hôtes ne sont pas tous positifs mais qu’ils diffèrent. Comment lui expliquer que sa venue, que me sert son hôtesse, n’est qu’un effet de la Place pour moi, encore un fruit des couloirs labyrinthiques du service, et que je dois fournir l’effort supplémentaire consistant à agrandir mon livre, le livre de la Place, à le multiplier (c’est-à-dire à en augmenter le nombre des plis) rien que pour découvrir ce que cela signifie exactement, au moment où j’achève mon propre bloc et qu’il me tombe également dessus, au moment où la Place se retourne dans la pointe du monde qui va lui coûter son nom et où le dernier écrivain, littéralement, ne sait plus où se mettre, que lui débarque avec l’arme absolue de son livre, surtout invité de cette façon neutre, ou plutôt positive et volumétrique, à laquelle je ne peux absolument plus me connecter&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il fut peut-être un temps où je pouvais écrire un livre comme celui de Littell et mon bloc rencontrer le sien&amp;nbsp;; mais à cause de la venue de l’&lt;i&gt;auteur&lt;/i&gt; dans mon espace de cette façon, surtout au moment du bouleversement topologique où je reformule toute la matière et toute la logique du livre et qui s’appelle une &lt;i&gt;maison d’édition&lt;/i&gt;, mon écriture ne peut plus que changer de nature. J’éprouve à présent la difficulté de décider de cette nouvelle nature. Je sais que le sujet est difficile, et je ne sais pas à quel niveau monter pour dire que c’est la Place ou la route de Damas qui ont provoqué cela, que le bloc de Littell est né chez moi par un effet du service, et qu’il ne tient qu’à moi pour dresser cette table et pour déployer cette nouvelle logique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi mystérieux, ou peut-être seulement logique, que tout à coup je perde toute communication avec Littell. On dit que l’écriture est invisible&amp;nbsp;; et pourtant il n’y a pas un effet plus matériel que celui qui m’interdit aujourd’hui de nous considérer, Littell et moi, comme des êtres ordinaires et sans intensité, qui pourraient se rencontrer et communiquer. La &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; est définitivement passée par Littell et moi, et il faut, comme l’une de ses différences absolues, que je puisse ne pas être là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la consistance, ou la logique du monde dans laquelle j’ai enfin pénétré, celle du livre, celle de l’écriture, qui m’empêche aujourd’hui d’apparaître devant Littell, et qui m’oblige au contraire de profiter de ce qu’il soit apparu, justement en cette maison Khalil, justement en ce tournant où je sors de la famille pour entrer dans le domaine du livre et où je retourne avec moi la Place tout entière et tous ceux qui veulent bien me suivre, justement dans la blancheur du mois d’août où la vache à lait, qui a perdu les esprits et pour cette raison pris la parole, prononce mon exclusion de sa maison à la manière d’un oracle, justement aux mains de l’hôtesse de Littell dont j’avais prédit que c’est par elle que je sortirai de la maison Khalil, et même, que j’avais «&amp;nbsp;réservée&amp;nbsp;» à l’époque et marquée déjà, non pas comme on réserve sa place ou ce qu’on appelle une « entrée » (entrée dans une salle de spectacle, entrée au restaurant, etc.), mais comme on &lt;i&gt;réserve sa sortie&lt;/i&gt;, tant je savais qu’avec les sœurs Khalil, je n’embarquais pas pour un voyage mais dans une navette, dans un aller-retour à Damas, non pas dans un cycle qui me ramènerait à ma place mais dans un mouvement qui rendrait vaines toutes les possibilités et toute espérance, et qui n’en tisserait pas moins une surface, celle où je devrais marcher et qui serait étrangère aux possibilités, celle de l’écriture&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de profiter donc de ce que Littell soit apparu et qu’il ait sommé les possibilités d’un monde entier et les ait réduites à un point, à un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; (comme dirait Badiou) qui n’attend plus que mon retournement, pour disparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’hôtesse de Littell pense que je suis un &lt;i&gt;être-en-tant-qu’être&lt;/i&gt;, un multiple pur qui n’a pas besoin d’apparaître mais seulement d’être&amp;nbsp;; et pour cette raison elle ne doute pas que je puisse rencontrer Littell, autre être, autre multiple. Quand je dis que je suis un &lt;i&gt;être-là&lt;/i&gt;, qu’à mon être s’adjoint mon apparaître, et qu’il existe des mondes où, du jour au lendemain, je peux disparaître, c’est-à-dire mourir tout à fait par l’opération de la logique et de la relation et non pas de l’ontologie ou du fondement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est par la logique du monde où j’apparais, et maintenant disparais, que, pas plus que je ne peux survivre à l’apparition de Littell, je ne peux me «&amp;nbsp;mélanger&amp;nbsp;» au dernier-né de l’hôtesse, être minime, pensait-elle, qui ne pouvait pas me gêner et que, pour cette raison, elle prévoyait d’envoyer &lt;i&gt;rester&lt;/i&gt; (encore ce verbe) avec moi, pendant qu’elle se détacherait avec le bloc de Littell et s’aventurerait avec lui à Baalbek.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, ma logique intensive ne calcule pas la taille des êtres. Dans mon apparition et dans mon monde, la visite du petit garçon est aussi synonyme de disparition que si toute ma famille était éliminée. De même que je refuse de voir en Littell autre chose que la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt;, et ne peux tolérer d’avoir une conversation avec lui qui ne traverserait pas la ligne du livre en chaque point et qui aurait lieu comme à côté, comme posée à côté de son bloc, de même, je ne peux recevoir le fils de l’hôtesse de Littell sans traverser point par point la logique du monde qui dit que son être-là est incompatible avec le mien et donc, si je suis-là, que lui ne pourrait y être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il paraît que l’hôtesse a pleuré. Sans doute pleurait-elle ma disparition. Car, si l’on suppose qu’elle m’a aimé et que c’est moi qui l’ai fait apparaître comme femme en premier, elle se rend compte aujourd’hui que nulle créature qu’elle peut présenter devant mes yeux ou qu’elle a pu produire, à commencer par Littell et à finir par son fils, ne réussira à changer mon monde ou même à l’éclairer. Et je répète que c’est la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; qui a changé mon monde à tel point que je dois d’abord comprendre pourquoi Littell est venu à moi – pour comprendre ensuite que c’est pour que je disparaisse.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>L'auteur</name>
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        <title>Jardin céleste</title>
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        <updated>2009-09-11T14:21:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-11T14:21:00+02:00</published>
        <summary>   Ça commence par une certaine lassitude. Arpentant les allées  &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Ça commence par une certaine lassitude. Arpentant les allées &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;désordonnées, le passager du parc se sent alors désœuvré… Un sentiment que tout artisan de la nature connaît à un moment ou un autre, las d’attendre le soleil ou la pluie, dans ces moments d’exception où le jardin n’appelle pas à la caresse, à une prise en charge qui l’éloignerait encore d’une sauvagerie inexorable. Un temps neutre où se confondent les heures et les nuages. C’est alors que le regard du jardinier se détourne, lui qui par le passé fut un vrai nomade avant de se dire qu’un jour il fallait bien, à force d’exubérance anglaise et d’esthétisme italien, de rigueur française et de dépouillement nippon, inventer à son tour un lieu qui lui ressemblerait. Là, il se remémore les images d’hier et lève les yeux au ciel…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/01/01/828050080.JPG&quot; alt=&quot;P1020888.JPG&quot; id=&quot;media-399163&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Le jardinier n’est pas surpris, il a tant de fois interrogé ce jardin suspendu. Mais, par paresse ou trop soucieux du présent, il s’est abstenu de tout abandon, laissant à l’azur son secret des massifs embrumés. Ce jour pourtant, en ce non-temps, il s’est risqué à la contemplation, comprenant qu’à ne jamais prêter attention à l’ailleurs, il ratait forcément des rencontres. Les nuances des formes l’étonnèrent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/01/01/1330134628.JPG&quot; alt=&quot;P1020892.JPG&quot; id=&quot;media-399164&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Quelle vie débordante y avait-il là-haut&amp;nbsp;? La nébulosité se refermait sur l’immensité azurée comme la neige, souvent, l’hiver sur le Jardin Intime…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/00/00/835689448.JPG&quot; alt=&quot;P1020902.JPG&quot; id=&quot;media-399169&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;Dans cette mer des hautes altitudes, une pieuvre aurait-elle tenté de surprendre ses poursuivants&amp;nbsp;? Ou, le maître céleste avait-il renversé son encrier trop pressé de publier ses prévisions aux yeux des hommes&amp;nbsp;? Toujours est-il que le phénomène intriguait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/01/01/1097896376.2.JPG&quot; alt=&quot;P1020904.JPG&quot; id=&quot;media-399170&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le terrien rencontra l’aérien, et le jardinier aux bottes crottées salua Célestin et Célestine qui parcouraient leur domaine sans fin. Abandonnez-vous au destin des hautes sphères, amis jardinautes, vous oublierez les rides que creuse sur vos visages hâlés le souci quotidien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;F. comme Flocon d’avoine&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/02/00/212841048.JPG&quot; alt=&quot;P1020903.JPG&quot; id=&quot;media-399171&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Nicole TOURNEUR</name>
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        </author>
        <title>Le cancer me va si bien””</title>
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        <id>tag:nicoletourneur.blogspirit.com,2009-09-10:1623980</id>
        <updated>2009-09-10T09:20:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-10T09:20:00+02:00</published>
        <summary>   Le cancer me va si bien       Ophélie s’est réfugiée sous le rebord du...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 20pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Le cancer me va si bien&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Ophélie s’est réfugiée sous le rebord du pilier, elle s’y recroqueville, la toile tendue entre le béton et le pot de géraniums vibre. Les pattes repliées sous son corps massif, elle attend. Ophélie est une araignée, une épeire diadème plus exactement. Elle ressemble à une opale à cette exception près que l’ébauche d’une croix est tatouée sur son abdomen. Elle est arrivée au début de l’été et depuis, je suis son développement avec intérêt car un fil invisible nous relie&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;La nouvelle est tombée comme le couperet d’une guillotine «&amp;nbsp;Vous avez une tumeur au poumon droit&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Moi&amp;nbsp;? C’est impossible, je n’ai jamais fumé. Je souris au médecin. Une tumeur, oui et alors&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;C’est tout&amp;nbsp;? me demande-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Je ne comprends pas. Comment c’est tout&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Vous n’avez rien à dire&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Non, je n’ai rien à dire. Depuis la naissance, je vais de maisons de repos en hôpitaux, maintenant, on m’annonce qu’une intruse a élu domicile sur mon poumon, que puis-je faire à part concentrer mon énergie en ce point précis&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Vous le prenez bien, félicitations, conclut le docteur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Je le prends ni bien, ni mal, je ne le prends pas du tout. Au fond de mon être, c’est le calme plat, ni crainte, ni colère, ni révolte. Le néant. Comme si le mot «&amp;nbsp;cancer&amp;nbsp;» était exclu de mon vocabulaire. Je subis le destin, une fois de plus il balance un obstacle sur mon chemin qu’il va falloir contourner et surmonter. Ça me ramène à mes sept ans&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Si tu souffres, c'est pour racheter les péchés des humains, tu comprends&amp;nbsp;? Et aussi pour que les autres enfants n'aient pas mal. Dieu t'envoie cette épreuve et tu dois en être fière parce qu’il t’a choisie,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; toi, murmure doucement la bonne sœur en me caressant la joue. Nous allons dire un &quot;Je vous salue Marie&quot;, toutes les deux. Tu répéteras derrière moi. «&amp;nbsp;Je vous salue Marie, pleine de grâce...&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;a name=&quot;_ftnref1&quot; href=&quot;http://null/#_ftn1&quot; title=&quot;_ftnref1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Cinquante ans plus tard - à quelques jours près&amp;nbsp;- la phrase de la bonne sœur m’asticote insidieusement, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;elle repasse en boucle dans mon cerveau ! Manifestement, Dieu n’a pas vérifié ses tablettes, je trouve cela totalement injuste. En 1957 les ordinateurs n’existaient pas et les papiers se perdent vite, mais tout de même, m’en remettre une couche, cela s’apparente à une bavure, à de l’acharnement. Ou mieux&amp;nbsp;: à du harcèlement&amp;nbsp;! En l’occurrence, c’est le mal du siècle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Je m’interroge au sujet de mon araignée&amp;nbsp;: est-ce une mygale ou une veuve noire&amp;nbsp;? Il est trop tôt pour le savoir. J’aimerais pleurer mais je n’y parviens pas, mes glandes lacrymales sont racornies.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;J’ai réfléchi à la situation et ma décision est prise&amp;nbsp;: au-delà d’une certaine limite, le sort décidera pour moi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Pendant la journée, Ophélie achalande son garde-manger, trois mouches sont enrobées dans une soie si compacte qu’elles semblent décolorées. Ce régime lui convient à merveille, elle bedonne considérablement. À l’affût d’une nouvelle proie qu’elle videra de sa substance, Ophélie s’immobilise au centre de la mire, les pluies printanières la matraquent sans l’atteindre. J’ai le sentiment qu’elle est là pour longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Le chirurgien a ouvert dans le dos, il a écarté les côtes, glissé les doigts pour tâter mon poumon et il a refermé très vite&amp;nbsp;: des micros tumeurs se sont nichées dans le petit et le moyen lobe. Je suis couchée sur le côté, le drain relié au viscère me fait mal, je limite mes mouvements, mes respirations. Je me mets en veilleuse de la même manière que lorsqu’une crise d’asthme m’asphyxie. L’opération a avorté, il n’y aura pas de mou pour le chat&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Je reprends tristement le chemin de l’hôpital. Il ne sent plus l’éther, les chambres sont conviviales, la télévision est branchée, le personnel soignant est d’une gentillesse extrême mais ça reste un hôpital. Lorsque je pénètre dans le hall, ma gorge se serre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;On passe à la chimio. Le poison s’amoncelle dans mon organisme, je suis un légume. Fantoche sans fil, je reste des heures, des jours allongée sur mon lit, sans lire, sans parler. Je dors, je cauchemarde, et là, enfin, je pleure&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Pas sur moi, mais sur celle que je suis devenue. Réminiscences de mes séjours hospitaliers, je déteste la sieste, quand je me couche la journée, je sens la mort rôder, toute proche. Mon équilibre requiert activité et vie sociale, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;cependant, les injections répétées ont raison de ma volonté, je ne tiens plus debout.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Mon corps saturé de chimio perspire une odeur chimique qui me poursuit, me précède. Partout. Dans la chambre, la salle de bains, la cuisine. Elle me porte au cœur, je vomis. Manger froid&amp;nbsp;! Face à l’assiette, je chipote. Je ne supporte plus le fumet des plats, le café, les sauces, l’odeur de cigarette. Mes cheveux se détachent doucement, comme une neige de printemps, mon crâne se dégarnit discrètement, je n’ai plus de cils, mes sourcils sont clairsemés. Côté positif : je maigris. Diètes, yaourts à zéro pour cent et aspartame partent aux oubliettes.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Combien de temps tiendrai-je&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Avez-vous déjà observé le tissage de l’épeire&amp;nbsp;? C’est d’une précision arithmétique, une spirale logarithmique dixit les entomologistes. Chaque matin, les pattes d’Ophélie manufacturent des cercles concentriques impeccables et soyeux. Pour économiser son énergie, l’épeire réingurgite la toile confectionnée la veille mais Ophélie ne l’a jamais fait devant moi, est-ce par pudeur&amp;nbsp;? Les mouches des premiers jours ont été consommées, d’autres sont venues prendre leur place, les prisons de fils s’agitent au gré des soupirs du vent. Rassasiée, Ophélie dort.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Au début, je répondais à tous les appels téléphoniques, à présent je les filtre. On s’inquiète pour moi, on est triste, chacun tente de me remonter le moral à sa façon mais je censure les phrases du genre&amp;nbsp;: accroche-toi, tu es forte&amp;nbsp;; exige la chimio qui ne fait pas vomir&amp;nbsp;; tu sais les cheveux, c’est secondaire&amp;nbsp;; mais si tu tiendras, tu verras&amp;nbsp;; repose-toi, ne fais plus de ménage&amp;nbsp;; as-tu essayé les plantes, la propolis, les régimes alimentaires&amp;nbsp;? Le père du frère de mon beau-frère a eu le cancer de la prostate… Heu&amp;nbsp;! Moi c’est le poumon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Comment faire comprendre à toutes ces âmes généreuses que chaque cas est unique et qu’il existe autant de protocoles que de cancers. Comment leur dire qu’il ne suffit pas de s’informer sur les sites spécialisés pour apporter une réponse au problème.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Non, je ne suis pas forte, je suis comme tout le monde et si je ris, c’est pour faire bonne figure. Non, ce n’est pas rien de perdre ses cheveux, avec leur chute, ma féminité s’effrite. Je n’ai pas envie de me reposer ni d’éplucher les articles traitant du sujet, et encore moins de m’accrocher à une branche, elle risquerait d’être cassante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Ma mine est superbe et je demeure dynamique, d’aucuns affirment que je tolère bien le traitement. Pour un peu, ils me jalouseraient. S’ils savaient l’énergie qu’exige le paraître… Alors je réponds en souriant «&amp;nbsp;hé oui, le cancer me va si bien..&amp;nbsp;». D’aucuns sont gênés, il ne faut pas, une blague n’a jamais tué personne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Le cancer fait peur, on croit tout connaître de lui mais on ne sait pas grand-chose. Je n’admets plus que l’on me parle de lui. Je voudrais que l’on me traite comme jadis, quand j’étais seulement asthmatique. On discutait du temps, du travail, des vacances, de l’économie. Je refuse les conseils, les opinions,&amp;nbsp;les regards compassés, ou que l’on me compare à untel. J’accepte les encouragements. Très brefs parce que ma vie et mon devenir m’appartiennent&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Aux derniers contrôles, les tumeurs ont totalement disparu, d’autres ont considérablement diminué. J’ai droit à une lobectomie, une chance supplémentaire d’en réchapper précise l’oncologue. L’avenir le dira. Une chouette fermeture Éclair barre mon dos en diagonal et deux boutonnières, festonnées par les drains, parachèvent l’oeuvre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Ophélie s’en va lourde de sa progéniture arrimée sur son dos, bientôt, elle la déposera dans un gros cocon et, son devoir accompli, elle se laissera mourir. Quand a-t-elle été fécondée&amp;nbsp;? Je n’ai pas rencontré monsieur épeire. Les mâles sont des demi-portions, pour occuper les mandibules des femelles pendant l’acte sexuel, ils leur offrent un insecte, Ophélie a-t-elle boulotté son galant&amp;nbsp;? Elle passe devant moi, oblique sur la gauche, hautaine dans sa laideur, comme si nous ne nous connaissions pas. Elle longe la fenêtre, escalade le muret, choit de l’autre côté. Engloutie pas l’herbe haute, elle disparaît de ma vue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;L’araignée est partie&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt; &lt;hr width=&quot;33%&quot; size=&quot;1&quot; align=&quot;left&quot; /&gt; &lt;div id=&quot;ftn1&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;a name=&quot;_ftn1&quot; href=&quot;http://null/#_ftnref1&quot; title=&quot;_ftn1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: Arial;&quot;&gt;Extrait de «&amp;nbsp;Laurie ou le souffle du papillon&amp;nbsp;», du même auteur aux Éditions Gunten&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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        <title>Par la barbe d’Hélios</title>
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        <updated>2009-09-09T17:00:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-09T17:00:00+02:00</published>
        <summary>  Dans la langueur de cette fin d’été, le jardin a pris une nouvelle saison....</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;Dans la langueur de cette fin d’été, le jardin a pris une nouvelle saison. Les épilobes ont vieilli et portent désormais une vénérable barbe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/00/00/190328658.jpg&quot; alt=&quot;P1040078b.jpg&quot; id=&quot;media-398470&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;Eternel phénomène de l’alternance, pendant que les uns finissent leur cycle, d’autres s’épanouissent à la faveur de ce mois de septembre. Ils rendent hommage au dieu Soleil ces heureux hélianthus qui vont bientôt, à l’unisson, colorer le jardin du massif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/00/02/1073414923.jpg&quot; alt=&quot;P1040079b.jpg&quot; id=&quot;media-398471&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;C’est les yeux embués par un brin de nostalgie que nous regardons agapanthes et capucines s’étioler lentement avant de déserter la cour et les façades…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/02/00/1546767832.jpg&quot; alt=&quot;P1040102b.jpg&quot; id=&quot;media-398472&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/01/00/301558995.jpg&quot; alt=&quot;P1040100b.jpg&quot; id=&quot;media-398473&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;Heureusement vient le temps de la gourmandise, l’époque des pommes à foison et des compotes parfumées, le temps du règne sans partage des Reinettes (d’Auvergne)&amp;nbsp;! Bonne soirée, jardinautes alléchés et esthètes, continuons à partager le spectacle sans cesse renouvelé de la nature facétieuse&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;F. comme Flocon d’avoine&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaim.blogjardin.com/media/01/01/205974894.jpg&quot; alt=&quot;P1040087b.jpg&quot; id=&quot;media-398474&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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        <title>Emile X</title>
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        <updated>2009-09-01T18:31:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-01T18:31:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;       Jean-Pierre Delborn était fils d'un fermier de la plaine de...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/02/00/301568576.jpg&quot; id=&quot;media-395890&quot; alt=&quot;Emile IV.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-395890&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jean-Pierre Delborn était fils d'un fermier de la plaine de Villematier. Ce patronyme était devenu familier aux gens du village depuis son père Anatole, né en 1900. C'était un homme de grande taille, épais, une force de la nature qui s'était révélée alors qu'il n'était âgé que de seize ans, losque son père décéda d'une défaillance cardiaque. Aîné de sa fratrie, il avait alors porté la ferme familiale à bout de bras, trouvant dans cette occasion le moyen d'épuiser l'énergie qui sourdait de sa nature sanguine. En quelques années, la ferme avait fructifié comme jamais auparavant, et l'on entendait alentours que le jeune Delborn avait de l'or dans les mains.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par un fait étrange, ce jeune homme si dur à la tâche et taillé dans la pierre était doté d'un tempérament des plus affables, et son élan vers les sociétés humaines ne semblait connaître aucune limite. Aussi, dès sa majorité, on le vit régulièrement à la messe du dimanche en l'église de Villemur, et il ne manquait jamais l'occasion de se rapprocher du bourg, à l'occasion des foires ou des évènements politiques. Très vite reconnu comme un personnage incontournable de la vie locale ; parti intéressant, il s'attacha les petits bourgeois Villemuriens et épousa sans tarder la fille de l'un d'eux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce mariage fut un petit évènement pour les gens de la région, et l'on riait de l'alliance de ce colosse avec cette jeune fille évanescente, à la silhouette frêle. Les premières années, on parla bas, la descendance tardant à venir, et le vernis social d'Anatole tendit à se ternir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Finalement, comme tout le monde s'y attendait, le jeune couple vint s'installer à Villemur, quittant la ferme dont Anatole conservait une partie. Il entra au milieu de l'entre deux guerres en possession d'un grand magasin place Saint Jean et monta une affaire de fournitures agricoles. À cette époque naquit Jean-Pierre, aîné de leurs deux enfants.&lt;/p&gt;
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        <title>Inversion des blocs</title>
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        <updated>2009-09-01T10:28:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-01T10:28:00+02:00</published>
        <summary>  La difficulté vient non seulement de l’inversion – la difficulté inhérente...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La difficulté vient non seulement de l’inversion – la difficulté inhérente aux &lt;i&gt;problèmes inverses&lt;/i&gt; – mais de ce que, en disparaissant derrière les degrés d’apparition de mon ancien monde pendant que je le revisite et que je le parcours, en en recherchant, non pas l’envers, comme dirait Badiou – car cette opération aurait toujours lieu au sein de la même logique – mais l’inverse, non pas l’opposé de ce point d’apparaître dans la logique mais la façon dont la logique elle-même s’attache en ce point, en un mot, en cherchant à reconstituer la logique entière à partir de la constellation de points où les objets apparaissent,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(c’est-à-dire que ma disparition derrière les étants-apparaissants de mon ancien monde ne se réduit pas à une retraite dans l’inapparaissant mais constitue une prise de risque sur la logique elle-même, une mise en variables et une contraposition de la logique elle-même qui ont lieu le temps de l’inversion ; je disparais, non pas à la manière d’un inexistant du monde, mais à la manière de l’écrivain qui retourne vers le monde pour l’écrire, le livre à la main),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la difficulté supplémentaire vient de ce que, en disparaissant doublement, à la fois au titre de l’inexistant que je suis devenu dans ce monde et de l’écrivain en charge d’y retourner comme un spectre afin d’en inférer l’intensité en tout point, je dois, dans le même passage, non seulement écrire ce monde et en reconnaître la logique, mais soudain réaliser qu’en l’écrivant de la sorte, je le quitte, et que la difficulté la plus grande sera ainsi la difficulté suivante (ou plutôt : simultanée, car la difficulté est pour grande partie de ne faire de ces deux difficultés qu’une seule), à savoir celle de trouver et de construire le monde suivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Badiou décrit directement les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/LEtre-l%C3%A9v%C3%A9nement-2-Logiques-mondes/dp/2020843242&quot;&gt;logiques des mondes&lt;/a&gt; et ne s’attèle pas à la tâche du &lt;i&gt;problème inverse&lt;/i&gt; (celle de déduire la fonction d’intensité de l’apparaître à partir des apparaissants du monde). S’occupe-t-il de genèse du monde ? Est-il conscient que le problème inverse est en soi une révolution de la logique, puisqu’il y creuse une disparition d’un ordre supérieur à celui que la logique prévoyait, la disparition qui consiste à &lt;i&gt;s’aventurer&lt;/i&gt; dans l’inverse et non pas à &lt;i&gt;se fixer&lt;/i&gt; à l’envers, et que, comme il s’agit, en l’espèce, de livre et que la reconstitution de la logique du monde &lt;i&gt;consistera&lt;/i&gt; en majeure partie à trouver que celui-ci avait la matière et le sens d’un livre, va s’imposer par la suite la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; lui-même&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que l’écrivain qui tente de résoudre ce problème inverse ne peut pas retourner vers le monde pour tenter de le retourner, il ne peut pas en rechercher la matière ou la distribution d’intensité qui faisait qu’il s’écrivait comme un livre, et ne pas, à partir de là, en &lt;i&gt;emporter&lt;/i&gt; le livre&amp;nbsp;; c’est-à-dire qu’il ne peut que s’en sortir avec un livre qui ne sera pas la simple collecte des &lt;i&gt;points du monde&lt;/i&gt; mais sa transformation : un nouveau monde et une nouvelle logique, une genèse que j’ai appelé celle du livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Mon problème de logique se double ainsi d’un problème de genèse. Tout en inversant l’intensité de l’ancien monde point par point, je dois construire le suivant. Je dois reconnaître que la logique de l’ancien monde a toujours été celle du livre. M’expliquer les apparitions dans ce monde-ci (le bloc de Littell) et les disparitions que cela entraîne (la mienne) par la seule &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt;, et penser que l’ancien monde a toujours été préparé pour ça et qu’il était fait pour ça.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce faisant – car alors je n’aurai plus le choix, c’est-à-dire que cette limite partagée de l’écriture sera reconnue comme la &lt;i&gt;persistance&lt;/i&gt; de la ligne du livre –, je ne peux plus demeurer dans l’ancien monde dont je déclare déchiffrée la logique, mais je dois véritablement pénétrer le livre maintenant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est l’intensité propre de l’ancien monde (que j’infère par l’inversion) qui m’apparaît comme celle du livre et qui explique que &lt;i&gt;je doive disparaître lorsque le bloc de Littell apparaît&lt;/i&gt; (sachant que ma disparition se doublera de celle du logicien qui vient &lt;i&gt;remplacer&lt;/i&gt; la logique afin de l’inférer). C’est bien en livre que je change mon ancien monde au moment où j’en produis cette lecture et où je vis cette disparition. Mais le propre du livre est alors de &lt;i&gt;s’emporter au-delà du monde&lt;/i&gt; afin de produire le suivant, combinant ainsi la genèse du (nouveau) monde à celle du livre même qui avait l’air de tout envelopper.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La fonction de mon écriture est double. Pendant que je déclare que mon monde ne faisait que s’écrire (et non pas se vivre) et que c’est justement la raison pour laquelle des coïncidences comme celles du bloc de Littell peuvent se produire et dans le même temps entraîner des disparitions comme la mienne, en écrivant cela et en persistant dans cette écriture-là, en empruntant cette écriture comme mon véhicule de retour à ce monde à travers ma disparition même, et de retournement de ce monde par cette disparition même (c’est-à-dire en comprenant désormais mon monde par l’écriture), je trouve et je crée la matière dont le monde suivant sera fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il y a là une continuité de la matière de l’écriture (ce que j&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’ai appelé la&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;«&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;persistance de la ligne du livre&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;. &lt;i&gt;En trouvant la logique du livre comme résultat de l’inversion de la fonction d’intensité du monde où je vivais&lt;/i&gt; (et par là même disparaissais&amp;nbsp;: c’est-à-dire que cette logique de l’écriture et du livre, je la réimprime dans mon monde et je l’y réécris, à la fois par le constat objectif de ma disparition, qui s’interprète au nom de cette logique et qui est l’un parmi les multiples points où j’inverse la fonction&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le constat qui est que je ne peux que disparaître si ce monde est un livre&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, et à la fois par ma disparition subjective, par le fait que j’apporte aujourd’hui à ce monde la &lt;i&gt;révolution&lt;/i&gt; du livre et sa relecture &lt;i&gt;comme&lt;/i&gt; un livre), en trouvant et en lisant cette logique, par là même je &lt;i&gt;trouve&lt;/i&gt; la matière du livre et celle du nouveau monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le livre ne laisse d’autre choix que celui de l’emporter, une fois qu’on a retourné le monde pour lui. Je retourne le monde, non seulement pour écrire un livre, mais pour comprendre le monde de la seule façon qui puisse s’inférer de sa logique d’apparition et de disparition&amp;nbsp;; et le livre fait que, une fois sa logique établie et inscrite dans le monde, sa matière ne peut alors que m’emporter et me faire accéder à une logique supérieure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il est clair que les parois et les surfaces matérielles du monde où je vis (et disparais et inverse la fonction d’intensité) sont désormais trop liées aux pages et à la reliure des livres pour que je m’en sorte en pensant qu’il m’est demandé d’écrire un livre extérieur à tout ça. Car un livre écrit sur un monde reste un livre écrit &lt;i&gt;sur&lt;/i&gt; un monde. L’inversion n’y a pas lieu. On n’y obtient pas le &lt;i&gt;monde du livre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Mon monde contient déjà des livres, celui de Littell et celui du dernier écrivain, qui sont venus y produire leurs auteurs, au nom de la seule logique du livre, et non pas, comme le pensait l’hôtesse de Littell, au nom de la logique banale du monde ou de la mondanité. À quoi j’ajoute que mon monde était préparé comme un livre et qu’il attendait son «&amp;nbsp;livre&amp;nbsp;» (d’être livré) pour pouvoir ainsi accueillir ces livres-là et expliquer la logique d’apparition/disparition qui les y lie. Or, de rassembler cela ne suffit pas à faire vraiment du monde un livre, d’autant que la présence des autres livres, qui y est liée, qui n’y est pas fortuite et détachée, me pousse à monter d’un cran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il faut rendre plus intense et différentiée ma disparition. Il faut profiter de son double titre. Il faut trouver la ligne d’écriture qui sera telle que ma disparition objective du monde que je décris comme un livre (une disparition due à la logique préparée du livre et de la bascule entre l’apparition du bloc et la disparition de l’insecte) s’y confondra avec ma disparition subjective en tant qu’investisseur (ou convertisseur) de cette logique, en tant que logicien qui l’inverse, et telle que, de ce &lt;i&gt;retour&lt;/i&gt; au monde qui sera que, en dépit de et à travers même ma disparition objective, je viendrai justement affirmer la disparition d’ordre supérieur qui est celle du logicien du livre, de ce seul retour possible au monde qui devient un retournement du monde, de ce retour qui ne peut être qu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;un repliement et qu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;une affaire de surface&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et donc déjà une façon de changer la topologie du monde&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(d’autant plus que les volumes sont occupés, et les situations bloquées, par les blocs et les volumes correspondants qu’on appelle par ailleurs des «&amp;nbsp;livres&amp;nbsp;»), il y aura matière à tirer un livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai disparu de ce monde par la logique du livre qui y était contenue, ou qui y gouvernait les relations d’apparition et de disparition. Et je retourne au monde comme un spectre et comme un revenant, afin d’inverser cette fonction et de lire la logique du monde comme celle du livre. Mais ce retour, qui n’est que l’affirmation redoublée de ma disparition puisqu’il se fait &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; ma disparition (pour la comprendre et pour revenir dessus) et &lt;i&gt;par&lt;/i&gt; ma disparition (car c’est seulement en disparaissant que je peux revenir à la manière du spectre et du logicien, d’autant plus que ma disparition est l’un des points de manifestation du monde), n’a plus matériellement qu’une seule possibilité, celle de créer un monde autour de la matière de ce retour (car ce retour n’est que &lt;i&gt;matière&lt;/i&gt;, étant donné qu’il n’a pas de possibilité ou même d’espoir et qu’il n’a que la nécessité de retourner au monde et de le replier), celle de &lt;i&gt;trouver&lt;/i&gt; le monde qui pourra combiner, dans sa composition chimique même, tous les sens de la disparition et tous les sens de retour qui y correspondent, et qui sera le &lt;i&gt;monde du livre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;En reconnaissant la logique du monde disparu comme celle du livre, et en revenant à ce monde pour en inverser l’intensité et pour en déduire la logique, je me &lt;i&gt;retrouve&lt;/i&gt; dans un monde, je m’inscris moi-même dans une logique (celle de ce retour, de ce retournement, de cette reliure) qu’il faudra découvrir. En avançant à travers ce qui a l’air d’une double disparition, je serai en train d’avancer dans une nouvelle matière positive qu’il s’agira de reconnaître, et peut-être même d’inventer, celle du livre supérieur, celle du livre qui sera &lt;i&gt;devenu&lt;/i&gt;, et non pas qui était, ou qui apparaissait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Les logiques et les parois de mes mondes sont trop enchevêtrées, disais-je, pour ne pas projeter, par leur résolution ultime, un livre d’un genre nouveau, une nouvelle théorie du livre, que sais-je. Dans ce livre, quelque chose devra se transmettre directement du lieu à la matière. Car la force d’attraction et l’intensité viennent avant tout, dans mon monde du livre, de ce que des places distinguées, celle de Fürstenberg, celle de Yarzé, celle de Tyr, attirent la chute de ces blocs&amp;nbsp;d’auteurs&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et cela est d’ailleurs inscrit dans la nature de ces lieux privilégiés et singuliers que d’inverser la logique usuelle des livres et de suggérer que si leurs auteurs &lt;i&gt;se retrouvent là et apparaissent là&lt;/i&gt;, c’est d’abord en vertu du lieu et non pas de leurs livres, ou plutôt – car il ne s’agit pas d’oublier qu’ils ont écrit ces livres&amp;nbsp;; cette reconnaissance est même ici la loi première –, c’est en vertu d’une &lt;i&gt;reconnaissance&lt;/i&gt; entre le livre et le lieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ils sont là et ne se retrouvent pas ailleurs&amp;nbsp;; c’est le lieu qui porte ici la logique et les points de la future inversion&amp;nbsp;; mais ils sont là en tant qu’auteurs/porteurs de leurs livres. Ces lieux sont les lieux de rencontre entre les livres et le monde de l’apparaître. D’où l’inversion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Comme conséquence de la déclaration généralisée de la logique du livre, et du retournement du monde sur lequel je reviens pour inverser la logique et comprendre ma disparition comme l’indicateur de l’intensité du livre, ce &lt;i&gt;retournement généralisé de la table&lt;/i&gt;, qui semble déclenché par &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le gardien de Faqra.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je n’oublie pas que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; a été le premier à me tirer une table&amp;nbsp;; lui le premier a écarté ma table de la foule et a créé pour mon monde un premier point distant (que j’avais alors médité selon la logique du local et du global et du système de positionnement) autour duquel il pouvait commencer à tourner et à se transformer en livre. Or, le voici qui m’invite, à l’occasion de ma dernière visite à son domaine, à sortir de l’espace jusqu’alors confiné des tables et de leur service.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Au lieu de déporter une table, au sein du monde des tables, le plus loin des gens et du monde, pourquoi ne pas sortir dans le monde extérieur, en l’occurrence dans la largeur entière des points de vues et des routes du Liban, et trouver les points (là-dessus, je pouvais compter sur lui comme guide) où installer à même le relief du pays (il suffit d’un parasol) des tables déliées, libres, qui ne seraient liées à aucune salle et à aucun groupement de tables, et où l’écriture pourra couler de source ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Lui, &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le spécialiste de la création de tables (et cela me fait repenser à celle qui est toujours portée &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/19/disparition-de-la-table.html&quot;&gt;disparue&lt;/a&gt; aux Deux Magots) qui exerce son talent combinatoire et créatif dans un espace d’autant plus réduit qu’une foule de plus en plus grande de personnages de plus en plus importants le presse tous les jours de lui y inventer des tables, a lui-même considéré la &lt;i&gt;sortie&lt;/i&gt; de son monde et l’explosion de son talent (ou était-ce proprement une révolution de son pouvoir et non pas de son savoir, une révolution qu’il aura lui-même voulue, pour son sujet aussi bien que pour le mien&amp;nbsp;?) qui consistent à &lt;i&gt;créer&lt;/i&gt; pour moi une table, unique à chaque fois, d’autant plus localisée et apparaissante dans le monde que son apparition et son être-là se mesureront à l’intensité du courant d’écriture qui pourra en couler, dans un espace cette fois-ci ouvert et proprement illimité, livré à la seule imagination de la nature et à la seule liberté des trajets, à la donnée immédiate des points de vues, et qui est l’espace du Liban entier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cela inverse le monde &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; la table. Cela en fait jaillir l’intensité. C’est ainsi que la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/28/la-fente-iv.html&quot;&gt;fente&lt;/a&gt; que j’ai indéfiniment explorée devient source et jaillissement. Car, tandis qu’une table de café ou de restaurant, sur laquelle je me suis mis accidentellement, et même perversement, à écrire, n’avait d’existence qu’en tant que table parmi d’autres dans un café ou dans un restaurant, voici que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; libère la table de cette première chaîne, et donc la future écriture de l’exclusion correspondante, et déclare qu’existe une table &lt;i&gt;en tant que telle&lt;/i&gt;, une table non forcément liée à un café ou à un restaurant, une table pour écrire et non pas pour manger ou pour boire le café&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mais une table qui n’est pas quelconque pour autant, une table non chaotique, non livrée à la fantaisie du seul sujet de l’écriture (comme risque de l’être toute table qui a traversé la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/15/table-des-matieres.html&quot;&gt;révolution du service&lt;/a&gt; et qui a été marquée par le sujet de cette révolution-là), puisque ce sera une table à laquelle lui, &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le serviteur suprême, le maître des tables, veillera et servira.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour indépendante qu’elle soit du service de restaurant ou de café, cette table ne le sera pas du service de l’artiste qui aura réussi, de son côté, à inverser l’intensité de son monde et à réaliser que l’&lt;i&gt;intensité du service&lt;/i&gt;, dès lors qu’elle passait par lui, il pouvait la localiser où il voulait, et par exemple, m’inviter à en profiter, non pas pour manger ou pour boire, mais pour écrire&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui est la meilleure façon, dans le monde, de rendre intensité pour intensité et de superposer deux points où deux logiques du monde s’affirment et pourront s’inverser à la fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La difficulté vient non seulement de l’inversion – la difficulté inhérente aux problèmes inverses – mais de ce que, en disparaissant derrière les degrés d’apparition de mon ancien monde pendant que je le revisite et que je le parcours, en en recherchant, non pas l’envers, comme dit Badiou – car cette opération aurait toujours lieu au sein de la même logique – mais l’inverse, non pas l’opposé de ce point d’apparaître dans la logique mais la façon dont la logique elle-même s’attache en ce point, en un mot, en cherchant à reconstituer la logique entière à partir de la constellation de points où les objets apparaissent,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est-à-dire que ma disparition derrière les étants apparaissants de mon ancien monde ne se réduit pas à une retraite dans l’inapparaissant mais constitue une prise de risque sur la logique elle-même, une mise en variables et une contraposition de la logique elle-même qui a lieu le temps de l’inversion (je disparais, non pas à la manière d’un inexistant du monde, mais à la manière de l’écrivain qui retourne vers le monde pour l’écrire, le livre à la main),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la difficulté supplémentaire vient de ce que, en disparaissant doublement, à la fois au titre de l’inexistant que je suis devenu dans ce monde et de l’écrivain en charge d’y retourner comme un spectre afin d’en inférer l’intensité en tout point, je dois, dans le même passage, non seulement écrire ce monde et en reconnaître la logique, mais soudain réaliser qu’en l’écrivant de la sorte, je le quitte, et que la difficulté la plus grande sera ainsi la difficulté suivante (ou plutôt : simultanée, car la difficulté est pour grande partie de ne faire de ces deux difficultés qu’une seule), à savoir celle de construire le monde suivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Badiou décrit directement les logiques des mondes et ne s’attèle pas à la tâche du &lt;i&gt;problème inverse&lt;/i&gt; (celle de déduire la fonction d’intensité de l’apparaître à partir des apparaissants du monde). S’occupe-t-il de genèse du monde ? Est-il conscient que le problème inverse est en soi une révolution de la logique, puisqu’il y creuse une disparition d’un ordre supérieur à celui que la logique prévoyait, la disparition consistant à &lt;i&gt;s’aventurer&lt;/i&gt; dans l’inverse et non pas à &lt;i&gt;se fixer&lt;/i&gt; à l’envers, et que, comme il s’agit, en l’espèce, de livre et que la reconstitution de la logique du monde &lt;i&gt;consistera&lt;/i&gt; en majeure partie à trouver que celui-ci avait la matière et le sens d’un livre, va s’imposer par la suite la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; lui-même&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que l’écrivain qui résout ce problème inverse ne peut pas retourner vers le monde pour tenter de le retourner, il ne peut pas en rechercher la matière ou la distribution d’intensité qui faisait qu’il s’écrivait comme un livre, et ne pas, à partir de là, en &lt;i&gt;emporter&lt;/i&gt; le livre&amp;nbsp;; c’est-à-dire qu’il ne peut que s’en sortir avec un livre qui ne sera pas la simple collecte des &lt;i&gt;points du monde&lt;/i&gt; mais sa transformation : un nouveau monde et une nouvelle logique, une genèse que j’ai appelé celle du livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Mon problème de logique se double d’un problème de genèse. Tout en inversant l’intensité de l’ancien monde point par point, je dois construire le suivant. Reconnaître que la logique de l’ancien monde a toujours été celle du livre. M’expliquer les apparitions dans ce monde-ci (le bloc de Littell) et les disparitions que cela entraîne (la mienne) par la seule logique du livre, et penser que l’ancien monde a toujours été préparé pour ça et qu’il était fait pour ça. Ce faisant – car alors je n’ai plus le choix, c’est-à-dire que cette limite partagée de l’écriture sera reconnue comme la &lt;i&gt;persistance&lt;/i&gt; de la ligne du livre –, je ne peux plus demeurer dans l’ancien monde dont je déclare déchiffrée la logique, mais je dois véritablement pénétrer le livre maintenant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est l’intensité propre de l’ancien monde (que j’infère donc par l’inversion) qui m’apparaît comme celle du livre et qui explique que je doive disparaître lorsque le bloc de Littell apparaît (sachant que ma disparition se doublera de celle du logicien qui vient &lt;i&gt;remplacer&lt;/i&gt; la logique afin de l’inférer). C’est bien en livre que je change mon ancien monde au moment où j’en produis cette lecture et où je vis cette disparition. Mais le propre du livre est alors de &lt;i&gt;s’emporter au-delà du monde&lt;/i&gt; afin de produire le suivant, combinant ainsi la genèse du (nouveau) monde à celle du livre même qui avait l’air de tout envelopper.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La fonction de mon écriture est double. Pendant que je déclare que mon monde ne faisait que s’écrire (et non pas se vivre) et que c’est justement la raison pour laquelle des coïncidences comme celles du bloc de Littell peuvent se produire et dans le même temps entraîner des disparitions comme la mienne, en écrivant cela et en persistant dans cette écriture, en empruntant cette écriture comme mon véhicule de retour à ce monde à travers ma disparition même, et de retournement de ce monde par cette disparition même (c’est-à-dire en comprenant désormais mon monde par l’écriture), je trouve et je crée la matière dont le monde suivant sera fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il y a là une continuité de la matière de l’écriture. En trouvant la logique du livre comme résultat de l’inversion de la fonction d’intensité du monde où je vivais (et par là même disparaissais&amp;nbsp;: c’est-à-dire que cette logique de l’écriture et du livre, je la réimprime dans mon monde et je l’y réécris, à la fois par le constat objectif de ma disparition, qui s’interprète au nom de cette logique et qui est l’un parmi les points où j’inverse la fonction, le constat qui est que je ne peux que disparaître si ce monde est un livre, et à la fois par ma disparition subjective, par le fait que j’apporte aujourd’hui à ce monde la &lt;i&gt;révolution&lt;/i&gt; du livre et sa relecture &lt;i&gt;comme&lt;/i&gt; un livre&amp;nbsp;: &lt;i&gt;comme&lt;/i&gt; on lit un livre et en tant que livre), en trouvant et en lisant cette logique, par là même je &lt;i&gt;trouve&lt;/i&gt; la matière du livre et celle du nouveau monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le livre ne laisse d’autre choix que celui de l’emporter, une fois qu’on a retourné le monde pour lui. Je retourne le monde, non seulement pour écrire un livre, mais pour comprendre le monde de la seule façon qui puisse s’inférer de sa logique d’apparition et de disparition&amp;nbsp;; et le livre fait que, une fois sa logique établie et inscrite dans le monde, sa matière ne peut alors que m’emporter et me faire accéder à une logique supérieure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il est clair que les parois et les surfaces matérielles du monde où je vis et disparais et inverse la fonction d’intensité sont désormais trop liées aux pages et à la reliure des livres pour que je m’en sorte en pensant qu’il m’est demandé d’écrire un livre extérieur à tout ça. Car un livre écrit sur un monde reste un livre écrit sur un monde. L’inversion n’y a pas lieu. On n’y obtient pas le monde du livre. Mon monde contient déjà des livres, celui de Littell et celui du dernier écrivain, qui sont venus y produire leurs auteurs, au nom de la seule logique du livre, et non pas, comme le pensait l’hôtesse de Littell, au nom de la logique banale du monde ou de la mondanité. À quoi j’ajoute que mon monde était préparé comme un livre et qu’il attendait son «&amp;nbsp;livre&amp;nbsp;» (d’être livré) pour pouvoir ainsi accueillir ces livres-là et expliquer la logique d’apparition/disparition qui les y lie. Or, de rassembler cela ne suffit pas à faire vraiment du monde un livre, d’autant que la présence des autres livres, qui y est liée, qui n’y est pas fortuite et détachée, me pousse à monter d’un cran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il faut rendre plus intense et différentiée ma disparition. Il faut profiter de son double titre. Il faut trouver la ligne d’écriture qui sera telle que ma disparition objective du monde que je décris comme un livre (une disparition due à la logique préparée du livre et de la bascule entre l’apparition du bloc et la disparition de l’insecte) s’y confondra avec ma disparition en tant qu’investisseur (ou convertisseur) de cette logique, en tant que logicien qui l’inverse, et telle que, de ce &lt;i&gt;retour&lt;/i&gt; au monde qui sera que, en dépit de et à travers même ma disparition objective, je viendrai justement affirmer la disparition d’ordre supérieur qui est celle du logicien du livre, de ce seul retour possible au monde qui devient un retournement du monde, de ce retour qui ne peut qu’être un repliement et donc une affaire de surface (d’autant plus que les volumes sont occupés, et les situations bloquées, par les blocs et les volumes correspondants qu’on appelle par ailleurs des «&amp;nbsp;livres&amp;nbsp;»), c’est-à-dire déjà une façon de changer la topologie du monde, il y aura matière à tirer un livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai disparu de ce monde par la logique du livre qui était contenue, ou qui y gouvernait les relations d’apparition et de disparition. Et je retourne au monde comme un spectre et comme un revenant, afin d’inverser cette fonction et de lire la logique du monde comme celle du livre. Mais ce retour, qui n’est que l’affirmation redoublée de ma disparition puisqu’il se fait &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; ma disparition (pour la comprendre et pour revenir dessus) et &lt;i&gt;par&lt;/i&gt; ma disparition (car c’est seulement en disparaissant que je peux revenir à la manière du spectre et du logicien, d’autant plus que ma disparition est l’un des points de manifestation du monde), n’a plus matériellement qu’une seule possibilité, celle de créer un monde autour de la matière de ce retour (car ce retour n’est que &lt;i&gt;matière&lt;/i&gt;, étant donné qu’il n’a pas de possibilité ou même d’espoir et qu’il n’a que la nécessité de retourner au monde et de le replier), celle de &lt;i&gt;trouver&lt;/i&gt; le monde qui pourra combiner, dans sa composition chimique même, tous les sens de la disparition et tous les sens de retour qui y correspondent, et qui sera le monde du livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;En reconnaissant la logique du monde disparu comme celle du livre, et en revenant à ce monde pour en inverser l’intensité et pour en déduire la logique, je me &lt;i&gt;trouve&lt;/i&gt; dans un monde, je m’inscris moi-même dans une logique (celle de ce retour, de ce retournement, de cette reliure) qu’il faudra découvrir. En avançant à travers ce qui a l’air d’une double disparition, je serai en train d’avancer dans une nouvelle matière positive qu’il s’agira de reconnaître, et peut-être même d’inventer, celle du livre supérieur, celle du livre qui sera &lt;i&gt;devenu&lt;/i&gt;, et non pas qui était, ou qui apparaissait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Les logiques et les parois de mes mondes sont trop enchevêtrées, disais-je, pour ne pas projeter, par leur résolution ultime, un livre d’un genre nouveau, une nouvelle théorie du livre, que sais-je. Dans ce livre, quelque chose devra se transmettre directement du lieu à la matière. Car la force d’attraction et l’intensité viennent avant tout dans mon monde de ce que des places distinguées, celle de Fürstenberg, celle de Yarzé, celle de Tyr, attirent la chute de ces blocs&amp;nbsp;d’auteurs&amp;nbsp;; et c’est d’ailleurs la nature de ces lieux privilégiés et singuliers que d’inverser la logique usuelle des livres et de suggérer que si les auteurs des livres se retrouvent là et apparaissent là, c’est d’abord en vertu du lieu et non pas de leurs livres, ou plutôt – car il ne s’agit pas d’oublier qu’ils ont écrit ces livres&amp;nbsp;; cette reconnaissance est même ici la loi première –, c’est en vertu d’une &lt;i&gt;reconnaissance&lt;/i&gt; entre le livre et le lieu. Ils sont là et ne se retrouvent pas ailleurs&amp;nbsp;; c’est ici le lieu qui porte la logique et les points de la future inversion&amp;nbsp;; mais ils sont là en tant qu’auteurs/porteurs de leurs livres. Ces lieux sont les lieux de rencontre entre les livres et le monde de l’apparaître. D’où l’inversion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Comme conséquence de la déclaration généralisée de la logique du livre, et du retournement du monde sur lequel je reviens pour inverser la logique et comprendre ma disparition comme l’indicateur de l’intensité du livre, ce &lt;i&gt;retournement généralisé de la table&lt;/i&gt;, qui semble déclenché par &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le gardien de Faqra.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je n’oublie pas que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; a été le premier à me tirer une table&amp;nbsp;; lui le premier a écarté ma table de la foule et a créé pour mon monde un premier point distant (que j’avais alors médité selon la logique du local et du global et du système de positionnement) autour duquel il pouvait commencer à tourner et à se transformer en livre. Or, le voici qui m’invite, à l’occasion de ma dernière visite à son domaine, à sortir de l’espace jusqu’alors confiné des tables et de leur service. Au lieu de déporter une table, au sein du monde des tables, à l’extrémité de ce monde, pourquoi ne pas sortir dans le monde extérieur, en l’occurrence dans la largeur entière des points de vues et des routes du Liban, et trouver les points (là-dessus, je pouvais compter sur lui comme guide) où installer à même le relief du pays (il suffit d’un parasol) des tables déliées, libres, qui ne seraient liées à aucune salle et à aucun groupement de tables, et où l’écriture pourra couler de source ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Lui, &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le spécialiste de la création de tables (et cela me fait repenser à celle qui est toujours portée disparue aux Deux Magots) qui exerce son talent combinatoire et créatif dans un espace d’autant plus réduit qu’une foule plus grande de personnages plus importants le presse tous les jours de lui y inventer des tables, a lui-même considéré la &lt;i&gt;sortie&lt;/i&gt; de son monde et l’explosion de son talent (ou était-ce proprement une révolution de son pouvoir et non pas de son savoir, une révolution qu’il aura lui-même voulue, pour son sujet aussi bien que pour le mien&amp;nbsp;?) qui consistent à &lt;i&gt;créer&lt;/i&gt; pour moi une table, unique à chaque fois, d’autant plus localisée et apparaissante dans le monde que son apparition et son être-là se mesureront à l’intensité du courant d’écriture qui pourra en couler, dans un espace cette fois-ci ouvert et proprement infini, livré à la seule imagination de la nature et à la seule liberté des trajets, à la seule donnée immédiate des points de vues, et qui est l’espace du Liban entier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cela inverse le monde &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; la table. Cela en fait jaillir l’intensité. C’est ainsi que la fente que j’ai indéfiniment explorée devient source et jaillissement. Car, tandis qu’une table de café ou de restaurant, sur laquelle je me suis mis accidentellement, et même perversement, à écrire, n’avait d’existence qu’en tant que table parmi d’autres dans un café ou dans un restaurant, voici que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; libère la table de cette première chaîne, et donc la future écriture de l’exclusion correspondante, et déclare qu’existe une table &lt;i&gt;en tant que telle&lt;/i&gt;, une table non forcément liée à un café ou à un restaurant, une table pour écrire et non pas pour manger ou pour boire le café&amp;nbsp;; mais une table qui n’est pas quelconque pour autant, une table non chaotique, non livrée à la fantaisie du seul sujet de l’écriture (comme risque de l’être toute table qui a traversé la révolution du service et qui a été marquée par le sujet de cette révolution-là), puisque ce serait une table à laquelle lui, &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le serviteur suprême, le maître des tables, veillerait et servirait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour indépendante qu’elle soit du service de restaurant ou de café, cette table ne le sera pas du service de l’artiste qui aura réussi, de son côté, à inverser l’intensité de son monde et a réaliser que l’&lt;i&gt;intensité du service&lt;/i&gt;, dès lors qu’elle passait par lui, il pouvait la localiser où il voulait, et par exemple, m’inviter à en profiter, non pas pour manger ou pour boire, mais pour écrire&amp;nbsp;; ce qui est la meilleure façon, dans le monde, de rendre intensité pour intensité et de superposer deux points où deux logiques du monde s’affirment et pourront s’inverser à la fois.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <title>Au cœur de la mesure</title>
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        <summary>  J’ai introduit des chiffres et une mesure dans mon cœur, c’est-à-dire dans...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai introduit des chiffres et une mesure dans mon cœur, c’est-à-dire dans mon ventre, la nuit dernière, en mesurant mon rythme cardiaque tout le long de la nuit de sommeil, et c’est sans doute pourquoi j’ai fait ce cauchemar où un ennemi invisible, dont je connaissais sans doute seulement le nom, m’a soudain planté un couteau dans le ventre au moment où la cabine d’ascenseur où je me trouvais a atteint l’étage où il s’était caché, faisant pénétrer la lame, en un seul et même mouvement intense, à travers la vitre de la cabine – ou était-ce seulement une grille dont les interstices ont pu guider le couteau&amp;nbsp;? – et dans la chair,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à moins que mon agresseur n’eût à l’avance saboté le mécanisme de verrouillage de la porte de l’ascenseur et ne soit parvenu à ouvrir celle-ci prestement au moment du passage de la cabine devant lui, afin de me livrer le coup de couteau, si bien que, tout cloué par la douleur que je fusse, ma terreur première était de voir se continuer le mouvement ascensionnel de la cabine et non pas le geste interminable de mon meurtrier (qui s’était figé, quant à lui, se contentant de garder le manche du couteau serré fortement dans sa main et la lame de celui-ci profondément enfoncée dans mon ventre), car c’était l’ascenseur qui allait finir par me découper en deux si je ne faisais rien pour l’arrêter et si je ne tentais pas de me séparer du couteau à l’étage même où il m’avait été donné et non pas à l’étage suivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans ma surprise et dans ma confusion – car la notion de mon agresseur était à tout le moins extraordinaire : le porteur d’un coup de couteau à travers le mouvement d’une cabine d’ascenseur, dont je n’étais même pas sûr que sa figure fût concrète et son intention meurtrière réellement personnelle et tangible, tant son mouvement me semblait inexorable, à l’image de l’ascension de la cabine, et tant la lutte que j’ai malgré tout engagée avec lui (car à supposer que je réussisse à arrêter la cabine, il fallait désormais contrecarrer l’assassin) me semblait désormais relever d’une machination bien plus vaste qu’un bras, que le manche d’un couteau et que sa lame, ou même, que le subterfuge entier de la cabine d’ascenseur et de sa grille (ou était-ce là tout simplement l’effet de la machination du rêve et de sa logique confuse ?) et faire partie d’un système intégré entier dont l’ascenseur, le couteau et l’étage où le coup en serait donné n’étaient que les pièces composantes – dans ma confusion, je devais repérer vite le bouton d’arrêt de la cabine&amp;nbsp;; et c’est ainsi que le panneau de commande, où je distinguais bien les boutons qui portaient les chiffres des étages et ne reconnaissais pas le bouton de la fin, m’est resté comme l’image la plus claire, et comme définitive, de ce rêve ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car il était clair désormais que les chiffres des étages mesuraient quelque chose comme des seuils d’intensité de la douleur ou les couches successives qu’il fallait traverser pour achever de pénétrer mon corps, et que la véritable pénétration serait en définitive celle-là, non pas du couteau qui tranche, non pas de la pointe qui dit oui ou qui dit non, non pas d’une alternative binaire ou d’un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; (comme dirait Badiou), mais bien de la &lt;i&gt;mesure&lt;/i&gt; en moi&amp;nbsp;; l’image de la fermeture de ma plaie se confondant ainsi déjà avec celle de son ouverture, dans cette cabine insondable qui ne montait ni ne descendait mais simplement &lt;i&gt;opérait&lt;/i&gt; en moi&amp;nbsp;; car l’image (et&amp;nbsp;bientôt le souvenir) des &lt;i&gt;points de suture&lt;/i&gt; est finalement bien plus douloureuse que celle de la franche découpe, et cette idée qu’on m’aura recousu le ventre – car c’était comme si une autre main avait déjà commencé le travail dans la cabine qui faisait alors navette – me renvoyait à cet accessoire de couture que j’avais depuis mon plus jeune âge distingué dans la boîte à couture de ma mère et qu’on appelait, dans un mot arabe transcrit de l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;italien, &lt;i&gt;mesura&lt;/i&gt; : un ruban gradué qui s’enroulait comme un serpent et dont l’objet me paraissait soudain plus létal et plus insidieux qu’une lame.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tel était l’effet, en rêve, de cette sonde que j’avais introduite en moi avant de me coucher et de cette technologie de mesure dont je m’étais corseté, cette exposition du mécanisme secret – ou mieux, nocturne – du corps à la rigueur des chiffres et de la mesure devant ainsi en tout point se confondre avec une déchirure de la chair et du cœur que plus rien, plus aucun bouton, une fois enfoncés ceux de la mesure et enclenché son mécanisme, ne saurait plus arrêter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je &lt;i&gt;montais&lt;/i&gt; ainsi vers la mesure de mon ventre et vers la fin de sa nuit – comme si cette nuit de mon ventre, cette ignorance où il m’avait laissé, de sa mesure intime, était ce qui se terminait à mesure que montait l’ascenseur du chiffre en moi – en me prêtant à la ceinture et à la sonde&amp;nbsp;; et ce transfert de connaissance n’allait pas être de tout repos – car c’était comme si j’avais abandonné mon cœur et que je m’en étais remis aux chiffres –, puisqu’il me ravageait comme une lame et se doublait d’un mouvement qui m’emportait en entier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi remarquable que cette progression du savoir que j’ai initialement voulue en moi – cette sonde introduite en moi pour me mesurer – se soit ainsi extériorisée, l’ascension emportant mon corps dans une cabine au lieu de se produire en lui, et la pointe de la connaissance prenant la forme de ce couteau qui ferait soudain irruption en moi au passage d’un étage et dont la cause originelle disparaîtrait, soit que la main qui donnerait le coup de couteau à travers l’étage restât invisible, soit que le bouton qui arrêterait le mécanisme entier se perdît dans la nuit des boutons d’étages, sans parler qu’il y fût sans doute, pour commencer, absolument étranger et qu’une incompatibilité majeure entre l’ascension de la cabine, entre l’enfoncement du savoir dans mon ventre, et l’arrêt de tout ce joli mécanisme m’empêchât absolument de le trouver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce ne furent pas des boutons d’étages qui me donnèrent à mesurer la progression de l’écriture en moi, au moment du réveil, une fois terminé le sondage nocturne du mystère du cœur, une fois mon cahier posé sur la table sur laquelle j’aimerais dire que je me suis accoutumé d’écrire – voulant &lt;i&gt;créer&lt;/i&gt; cette coutume, pour ne pas dire l’inventer, voulant m’approprier cette table en premier lieu –, mais les colonnes mêmes du temple de Jupiter, et parmi ces colonnes, plus particulièrement la sixième, ce dernier bouton d’étage, cette clôture de la connaissance qui justement restait insaisissable. Car cette colonne était entièrement masquée par un peuplier ce matin-là, alors qu’elle ne l’était pas du tout la dernière fois que je m’étais installé à cette table et qu’elle ne l’était même que partiellement aux yeux de quelqu’un comme R. M., qui s’était assis à ma droite, en léger parallaxe par rapport à la colonne et au peuplier (encore que le vent, qui faisait se balancer celui-là, dégageât de temps en temps à sa vue entièrement celle-ci).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce qui me laissa penser de deux choses l’une, soit que le peuplier aurait considérablement augmenté de volume jusqu’à masquer entièrement la sixième colonne, quel que fût l’angle suivant lequel on y dirigeait la vue de cette table, à la terrasse du premier étage de l’hôtel&amp;nbsp;Palmyra, soit que, indépendamment du vent, du peuplier et, je dirais même, de la colonne, quelque chose aurait bougé, un événement serait survenu, non pas dans la multiplicité purement mathématique de ce panorama des colonnes mais dans la &lt;i&gt;logique&lt;/i&gt; de leur apparition, et même un bouleversement de cette logique, afin de me rappeler que la logique de l’écriture ne suivait pas du tout celle du monde et que, quand bien même on se positionnerait pour écrire, une deuxième fois, à la table même où on avait écrit la première et dont la position exacte pouvait être déterminée, quant à elle, avec une précision très grande en raison des distances qui étaient en jeu et de la nature indiscutable des repères visuels : une colonne, un peuplier et le balcon de cet hôtel qui ne pouvait pas quant à lui, assurément, avoir quitté cet alignement, quand bien même on rechercherait comme progression de l’écriture, d’une année à la suivante, la coïncidence absolue de son &lt;i&gt;endroit&lt;/i&gt;, alors la logique de l’écriture, qui n’est pas, comme je le pensais encore l’année dernière, simplement l’envers de l’endroit ou le simple refuge de l’inapparaissant et de l’insecte mais une &lt;i&gt;inversion&lt;/i&gt; de toute la logique du monde (que l’écrivain entreprend à la manière du &lt;i&gt;revenant&lt;/i&gt;, prononçant ainsi deux fois sa disparition plutôt qu’une), pourrait bien faire qu’à la faveur de la deuxième inversion (qui serait donc absolument une répétition de la première et ne pourrait, en aucun cas, être en coïncidence avec elle – car si le monde entier est inversé pour la deuxième fois afin de produire le nouveau point, et la nouvelle pointe, de l’écriture, dans quel repère absolu pourrait-on se placer pour constater une coïncidence&amp;nbsp;?), quelque chose qui échapperait à la logique, à la fois du monde et de l’écriture (puisque cette chose aurait eu lieu dans l’intervalle &lt;i&gt;entre&lt;/i&gt; les deux inversions et qu’elle serait à la fois inverse à la logique du monde et incalculable, insaisissable, par la logique de l’écriture qui attend cet inverse), aurait bougé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-392356&quot; src=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/media/02/01/2052809626.JPG&quot; alt=&quot;IMG_0707_bis.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; id=&quot;media-392356&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Couché dans la mesure insondable de mon cœur, déchiré la nuit par ce cauchemar en forme de couteau et d’ascenseur, et revenu m’installer dès le lever du jour à la table précise dont la &lt;i&gt;place&lt;/i&gt;, ou le lieu d’écrire, &lt;i&gt;se mesurait exactement au degré d’apparition de la sixième colonne&lt;/i&gt; – or le &lt;i&gt;lieu&lt;/i&gt;, pour l’écriture, n’est rien d’autre que la répétition, depuis la table, de l’inversion de la logique de l’apparaître en entier&amp;nbsp;; la répétition vaut différence, et nul doute que la &lt;i&gt;place&lt;/i&gt; de l’écriture, qui intègre et la répétition et la différence et même, au passage, l’inversion de la logique du monde, pourrait se jouer comme le «&amp;nbsp;jeu des différences&amp;nbsp;» où, en comparant deux photographies des colonnes du temple de Jupiter prises à deux années d’intervalle, c’est-à-dire à deux moments différents d’écrire, on constaterait la différence qui serait que la sixième colonne était apparente dans la première photographie et entièrement masquée par le peuplier dans la deuxième –, je pouvais me demander à quel &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; ou à quelle mesure, ou encore, à quelle logique d’apparaître je serais en train de livrer mon corps ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car voici que je me réveillais à Baalbek, ayant laissé loin derrière moi à Faqra – et ayant même acquis le message-réponse de ma correspondante qui confirmait que je l’avais tout à fait atteint – le point d’intensité maximale de la logique d’apparition et de disparition, en un mot, du fantasme sexuel qui voudrait qu’à Faqra, alors que l’envie était montée en moi, que le lit était prêt, que de femmes de qualité inférieure m’avaient abordé et que les femmes à la qualité surfaite et refaite et surexposée se donnaient à voir autour de la piscine de l’hôtel, ce soit l’image de X. qui me fût trois fois apparue et qui eût fini par s’imposer, m’indiquant ainsi que si je voulais atteindre avec le plus de précision et le plus d’intensité le &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; apparent qui s’appelait l’adultère – coucher ou non avec la femme d’un&amp;nbsp;ami sous prétexte qu’elle se laisse désirer et qu’elle le désire elle-même d’autant plus que c’est sa connaissance de femme mariée, et la connaissance qu’on a d’elle, mariée, qu’il faudrait ici combler et donc renverser – alors c’était X. que je devais me faire ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;voici que je me réveillais à Baalbek, loin devant ce fantasme et devant son point maximal atteint dans le message de X. qui me répondait&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;À très bientôt&amp;nbsp;», en constatant, comme je le savais déjà, que ce lit de la chambre 30 du Palmyra, aussi séculaire fût-il, était le plus confortable que j’eusse connu, que les colonnes du temple de Jupiter n’avaient pas bougé de place et qu’elles étaient restées fidèles malgré le fantasme du peuplier, mais qu’une mesure insidieuse s’était glissée dans mon rêve, dans l’intervalle entre la sonde du cœur et l’insondable de l’hôtel Palmyra, pour me dire que cette fois-ci où j’écrivais à cette table était la deuxième, et non plus la première.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! 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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans ma surprise et dans ma confusion – car l’image de mon agresseur était à tout le moins extraordinaire : le porteur d’un coup de couteau à travers le mouvement d’une cabine d’ascenseur, dont je n’étais même pas sûr que sa figure fût concrète et son intention meurtrière réellement personnelle et tangible, tant son mouvement me semblait inexorable, à l’image de l’ascension de la cabine, et tant la lutte que j’ai malgré tout engagée avec lui (car à supposer que je réussisse à arrêter la cabine, il fallait désormais contrecarrer l’assassin) me semblait désormais relever d’une machination bien plus vaste qu’un bras, que le manche d’un couteau et que sa lame, ou même, que le subterfuge entier de la cabine d’ascenseur et de sa grille (ou était-ce là tout simplement l’effet de la machination du rêve et de sa logique confuse ?) et faire partie d’un système intégré entier dont l’ascenseur, le couteau et les étages où le coup en serait donné n’étaient que les pièces composantes – dans ma confusion, je devais repérer vite le bouton d’arrêt de la cabine&amp;nbsp;; et c’est ainsi que le panneau de commande, où je distinguais bien les boutons qui portaient les chiffres des étages et ne reconnaissais pas le bouton de la fin, m’est resté comme l’image la plus claire, et comme définitive, de ce rêve ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car il était clair désormais que les chiffres des étages mesuraient quelque chose comme des seuils de douleur ou les couches successives qu’il fallait traverser pour achever de pénétrer mon corps, et que la véritable pénétration était en définitive celle-là, non pas du couteau qui tranche, non pas de la pointe qui dit oui ou qui dit non, non pas de ces alternatives binaires ou de ce &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; (comme dirait Badiou), mais bien de la &lt;i&gt;mesure&lt;/i&gt; en moi&amp;nbsp;; l’image de la fermeture de ma plaie se confondant déjà avec celle de son ouverture, dans cette cabine insondable qui ne montait ni ne descendait mais simplement &lt;i&gt;opérait&lt;/i&gt; en moi&amp;nbsp;; l’image, et déjà le souvenir, des points de suture étant finalement bien plus douloureuse que celle de la franche découpe, et cette idée qu’on m’aura recousu le ventre – car c’était comme si une autre main avait déjà commencé le travail dans la cabine qui faisait alors navette – me renvoyant à cet accessoire de couture que j’avais depuis mon plus jeune âge distingué dans la boîte à couture de ma mère et qu’on appelait, dans un mot arabe transcrit de l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;italien, &lt;i&gt;mesura&lt;/i&gt; : un ruban gradué qui s’enroulait comme un serpent et dont l’objet me paraissait soudain plus létal et plus insidieux qu’une lame.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tel était l’effet, en rêve, de cette sonde que j’avais introduite en moi avant de me coucher et de cette technologie de mesure dont je m’étais corseté, cette exposition du mécanisme secret – ou mieux, nocturne – du corps à la rigueur des chiffres et de la mesure devant ainsi en tout point se confondre avec une déchirure de la chair et du cœur que plus rien, plus aucun bouton, une fois enfoncés ceux de la mesure et enclenché son mécanisme, ne saurait plus arrêter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je montais ainsi vers la mesure de mon ventre et vers la fin de sa nuit – comme si cette nuit de mon ventre, cette ignorance où il m’avait laissé, de sa mesure intime, était ce qui se terminait à mesure que montait l’ascenseur du chiffre en moi – en me prêtant à la ceinture et à la sonde&amp;nbsp;; et ce transfert de connaissance n’allait pas être de tout repos – car c’était comme si j’avais abandonné mon cœur et que je m’en étais remis aux chiffres –, puisqu’il me ravageait comme une lame et se doublait d’un mouvement qui m’emportait en entier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi remarquable que cette progression du savoir que j’ai initialement voulue en moi – cette sonde introduite en moi pour me mesurer – se soit ainsi extériorisée, l’ascension emportant mon corps dans une cabine au lieu de se produire en lui, et la pointe de la connaissance prenant la forme de ce couteau qui ferait soudain irruption en moi au passage d’un étage et dont la cause originelle disparaîtrait, soit que la main qui donnerait le coup de couteau à travers l’étage restât invisible, soit que le bouton qui arrêterait le mécanisme entier se perdît dans la série des boutons d’étages, sans parler qu’il y fût sans doute, pour commencer, étranger et qu’une incompatibilité majeure entre l’ascension de la cabine, entre l’enfoncement du savoir dans mon ventre, et l’arrêt de tout ce joli mécanisme m’empêchât absolument de le trouver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 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Car cette colonne était entièrement masquée par un peuplier, alors qu’elle ne l’était pas du tout la dernière fois que je m’étais installé à cette table et qu’elle ne l’était même que partiellement, même aux yeux de quelqu’un comme R. M., qui s’était assis à ma droite, en léger parallaxe par rapport à la colonne (encore que le vent, qui faisait balancer le peuplier, dégageât de temps en temps à sa vue entièrement celle-ci).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce qui me laissait penser de deux choses l’une, soit que le peuplier aurait considérablement augmenté de volume jusqu’à masquer entièrement la sixième colonne, quel que fût l’angle suivant lequel on y dirigeait la vue de cette table, soit que, indépendamment du vent, du peuplier et, je dirais même, de la colonne, quelque chose aurait bougé, un événement serait survenu, non pas dans la multiplicité purement mathématique de ce panorama des colonnes mais dans la logique de leur apparition, et même un bouleversement de cette logique, afin de me rappeler que la logique de l’écriture ne suivait pas du tout celle du monde et que, quand bien même on se positionnerait pour écrire, une deuxième fois, l’année suivante, à la table même où on avait écrit la première et dont la position exacte pouvait être déterminée, quant à elle, avec une précision très grande en raison des distances qui étaient en jeu et de la nature indiscutable des repères visuels : une colonne, un peuplier et le balcon de cet hôtel qui ne pouvait pas quant à lui, assurément, avoir quitté cet alignement, quand bien même on rechercherait comme progression de l’écriture, d’une année à la suivante, la coïncidence absolue de son endroit, alors la logique de l’écriture, qui n’est pas, comme je le pensais encore l’année dernière, simplement l’envers de l’endroit ou le simple refuge de l’inapparaissant et de l’insecte mais une &lt;i&gt;inversion&lt;/i&gt; de toute la logique du monde (que l’écrivain entreprend à la manière du &lt;i&gt;revenant&lt;/i&gt;, prononçant ainsi deux fois sa disparition plutôt qu’une), pourrait bien faire qu’à la faveur de la deuxième inversion (qui serait donc absolument une répétition et ne pourrait, en aucun cas, être une coïncidence – car si le monde entier était inversé pour la deuxième fois afin de produire le nouveau point, et la nouvelle pointe, de l’écriture, dans quel repère absolu pourrait-on se placer pour constater une coïncidence&amp;nbsp;?), quelque chose qui échapperait à la logique, à la fois du monde et de l’écriture (puisque cette chose aurait eu lieu dans l’intervalle &lt;i&gt;entre&lt;/i&gt; les deux inversions et qu’elle serait à la fois inverse à la logique du monde et incalculable, insaisissable, par la logique de l’écriture qui attend cet inverse), aurait bougé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Couché dans la mesure insondable de mon cœur, déchiré la nuit par ce cauchemar en forme de couteau et d’ascenseur, et revenu m’installer dès le lever du jour à la table précise dont la &lt;i&gt;place&lt;/i&gt;, ou le lieu d’écrire, se mesurait exactement au degré d’apparition de la sixième colonne – or le &lt;i&gt;lieu&lt;/i&gt;, pour l’écriture, n’est rien d’autre que la répétition, depuis la table, de l’inversion de la logique de l’apparaître en entier&amp;nbsp;; qui dit répétition dit différence, et nul doute que la &lt;i&gt;place&lt;/i&gt; de l’écriture, qui intègre et la répétition et la différence et même, au passage, l’inversion de la logique du monde, pourrait se jouer comme le «&amp;nbsp;jeu des différences&amp;nbsp;» où, en comparant deux photographies des colonnes du temple de Jupiter prises à deux années successives, c’est-à-dire à deux moments différents d’écrire, on constaterait la différence qui serait que la sixième colonne était apparente dans la première photographie et entièrement masquée par le peuplier dans la deuxième –, je pouvais me demander à quel point du monde ou à quelle mesure, ou encore, à quelle logique d’apparaître je serais en train de livrer mon corps ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car voici que je me réveillais à Baalbek, ayant laissé derrière moi à Faqra – et ayant même acquis le message-réponse de ma correspondante qui confirmait que je l’avais tout à fait atteint – le point d’intensité maximale de la logique d’apparition et de disparition, en un mot, du fantasme sexuel qui voudrait qu’à Faqra, alors que l’envie était montée en moi, que le lit était prêt, que de femmes de qualité inférieure m’avaient abordé et que les femmes à la qualité surfaite et refaite et surexposée se donnaient à voir autour de la piscine de l’hôtel, ce soit l’image de X. qui me fût trois fois apparue et qui eût fini par s’imposer, m’indiquant ainsi que si je voulais atteindre avec le plus de précision et le plus d’intensité le &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; apparent qui s’appelait l’adultère – coucher ou non avec la femme d’un homme qu’on connaît sous prétexte qu’elle se laisse désirer et qu’elle le désire elle-même d’autant plus que c’est sa connaissance de femme mariée, et la connaissance qu’on a d’elle, mariée, qu’il faudrait ici combler et donc renverser – alors c’était X. que je devais me faire ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;voici que je me réveillais à Baalbek, loin devant ce fantasme et devant son point maximal atteint dans le message de X. qui me répondait&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;À très bientôt&amp;nbsp;», en constatant, comme je le savais déjà, que ce lit de la chambre 30 du Palmyra, aussi obsolète fût-il, était le plus confortable que je connusse, que les colonnes n’avaient pas bougé de place et qu’elles étaient restées fidèles, mais qu’une mesure insidieuse s’était glissée dans mon rêve, dans l’intervalle entre la sonde du cœur et l’insondable de l’hôtel Palmyra, pour me dire que cette fois-ci où j’écrivais était la deuxième, et non plus la première.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <title>Côte de bœuf (III)</title>
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        <updated>2009-08-10T10:03:00+02:00</updated>
        <published>2009-08-10T10:03:00+02:00</published>
        <summary>  La cÔte de bœuf est de l’homme&amp;nbsp;;     elle appartient à son domaine,...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;La cÔte de bœuf est de l’homme&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;elle appartient à son domaine, elle relève de lui, elle est son sujet manifeste&amp;nbsp;; le sujet qui se découpe dans sa lumière, une fois que celle-ci se fait ; une fois que l’esprit se lève et que l’art se révèle – une fois que la logique des mondes se déclare, aurait dit Badiou&amp;nbsp;; car la vérité, et celle de l’art premier en premier, &lt;i&gt;apparaît&lt;/i&gt; –, quitte à ce qu’il se détache dans l’obscurité de grottes enfouies dans l’âge de l’homme : bœufs en majesté peints sur les parois, découpant dans la matière première (dans les aspérités, les fentes, les grottes et les replis de la terre qui ont introduit l’accident de l’homme dans le cœur de la matière où il n’a trouvé, au fond de sa grotte, jeté à la renverse dans le monde comme il l’était, que le vide sur lequel s’appuyer) cela qui ne tardera pas à devenir le &lt;i&gt;vif du sujet&lt;/i&gt;, la consistance du bœuf saisie par l’artiste contre la paroi avant que de l’être par le feu, que la lumière n’aura, cette paroi, cette première fois, ni rasée ni écrasée mais imprimée comme une griffe, comme l’empreinte même du passé, comme l’origine sans date de l’âge de l’homme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(tant ces peintures rupestres n’ont l’air ni obscures ni illuminées – elles se trouvent dans des grottes, dans des replis de la terre ; sont-elles du fondement ou de la manifestation, de l’ontologie ou de la logique, de la multiplicité inconsistante ou de la consistance du sujet&amp;nbsp;; sont-elles du mystère insondable ou de la vérité ? ou dira-t-on qu’elles datent d’avant la lumière et la manifestation, d’avant le présent, contemporaines de la matière et du &lt;i&gt;vide dans la matière&lt;/i&gt;, de la face unique de la contingence quand elle se faisait matière première et univocité, contemporaines de la formation même du support et de la lumière même qui se faisait, premières à la genèse du sujet et de l’objet&amp;nbsp;?),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la consistance du bœuf saisie par l’illumination de la vérité avant que de l’être par le feu, (le feu qui ne tardera pas à rendre patient le moment de vérité et à réchauffer le sujet, à introduire le processus et la cuisson dans le mouvement primitif et primordial de la découpe&amp;nbsp;: le feu de la science et de la réserve d’énergie qui ralentira et compartimentera et réservera la vitesse infinie de la création première, le feu de la fabrication et de l’industrie), le bœuf comme sujet premier, à la consistance première, faisant face à l’homme qui vient d’émerger de la grotte et de l’anfractuosité, changeant la face de l’homme qui était &lt;i&gt;aveuglée&lt;/i&gt; par la contingence&amp;nbsp;; c’est-à-dire que l’homme n’avait que la contingence comme sens unique à contempler, et comme seul guide, dans l’obscurité, que le fil aveugle de l’écriture dont le sujet manifeste n’avait pas émergé ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;le bœuf comme le premier sujet de l’homme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(qui aura donc précédé la femme, qui n’est que dérivée quant à elle, et encore, de la côte de l’homme&amp;nbsp;; sans parler de la côte de bœuf, dont la femme ne cessera de dévier, et donc de dériver, s’obstinant à la changer et à l’envoyer maquiller en cuisine, en un mot à la &lt;i&gt;fabriquer&lt;/i&gt; – alors qu’elle est la manifestation de la découpe primordiale du sujet –, à la faire cuire et recuire et recouvrir de diverses sauces, pour ne pas dire à lui &lt;i&gt;prêter&lt;/i&gt; des sens, la rendant féminine et donc équivoque, impropre à l’assimilation première de la matière, au retour à la matière et au domaine dont elle vient à peine de se détacher&amp;nbsp;; la femme, donc, interférant essentiellement dans le processus de la découpe de la côte de bœuf, c’est-à-dire du face-à-face entre l’homme et son sujet manifeste)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;soit que la lumiÈre (et la vÉritÉ de l’art) se fasse elle-même au moment du premier face-À-face entre l’homme et son bœuf,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;au moment du détachement du sujet sous la saisie de l’homme et sous sa main ; au moment où le sujet coupe avec l’anfractuosité et avec l’inconsistance même de la roche, avec l’insaisissabilité de la rencontre entre la matière et l’outil (entre le contenu et l’expression), avec l’indéfinissabilité du réveil où l’on ne sait si c’est l’artiste qui émerge là au fond de la grotte ou si c’est déjà le sujet, ou encore si ce ne sont pas les deux ensemble (le premier sujet de la contingence, l’homme révolutionnaire, &lt;i&gt;l’homme du marché qui vient d’apprendre à marcher&lt;/i&gt;, et le deuxième sujet, qui est le sujet manifeste bon à découper et à manger) qui ont émergé à la fois, en même temps que la logique du monde et de l’apparition de la vérité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(car il ne faut pas oublier que l’homme est le seul animal qui sache marcher, debout, c’est-à-dire qu’il a su arrêter, relever, la contingence où il était couché et comme immémorialement coulé&amp;nbsp;; il a su s’inscrire dans la contingence et, de la face unique de celle-ci, livrer &lt;i&gt;sa&lt;/i&gt; version unique, s’y faire créateur alors même qu’elle l’avait précédé, s’en faire traverser le corps et à ce moment même en créer le médium, l’échange immanent, ce que j’ai appelé &lt;i&gt;faire le marché&lt;/i&gt; et que j’appelle maintenant &lt;i&gt;se lever et marcher&lt;/i&gt; ; et je viens de comprendre pourquoi cette domination de la contingence, ou plutôt, cette autorité sur elle qui est le propre de l’homme, est homonyme avec le marché – car je suis sûr que l’homme est également le seul à connaître le marché, et qu’avant le plus vieux métier du monde, il existait déjà le &lt;i&gt;métier de ce métier-là&lt;/i&gt;, à savoir le commerce, en tout premier lieu celui du corps et celui de la femme),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/media/01/00/1277005251.JPG&quot; id=&quot;media-393119&quot; alt=&quot;boeuf_reduit_bis.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; name=&quot;media-393119&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;soit que le face-à-face soit dÉjÀ bien avancÉ et consommÉ dans la lumiÈre crue&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, le sujet du bœuf n’étant pas cette fois seulement manifesté et détaché, mais déjà retourné et suspendu au croc du boucher&amp;nbsp;; celui-ci, non plus en artiste émergeant de l’anfractuosité de la roche en même temps que la vérité du sujet, mais déjà en tailleur de pierres et habillé pour l’occasion en tablier complet, ou plutôt, de blocs ou de quartiers entiers, de viande&amp;nbsp;; le boucher en &lt;i&gt;équarrisseur&lt;/i&gt; du bœuf et taillant dans le vif du sujet à un âge déjà avancé de l’industrie et de la vérité du bœuf, où le sujet primitif s’est depuis longtemps découpé&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;la cÔte de bœuf est de l’homme avant que d’Être de la femme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(c’est-à-dire que le sujet de celle-ci ne s’est pas encore manifesté, et comme étant elle-même dérivée, elle n’aura de cesse qu’elle n’aura indéfiniment détourné l’homme de son sujet premier et changé celui de la côte de bœuf)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;et mÊme ELle a de l’homme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et de la vitalité et de la virilité&amp;nbsp;; elle a du goût pour l’écrivain mangeur et buveur comme R. M. et elle n’a que de l’étonnement et de l’étrangeté (pour ne pas dire, de l’illogicalité) pour l’écrivain, comme moi, des sujets décharnés, pour ne pas dire des sujets brisés et qui ne sont pas encore parus, qui n’ont pas émergé de l’anfractuosité du rocher&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la côte de bœuf est de l’homme, comme sujet mangeur et buveur, en tant que celui-ci se sépare de l’animal et s’en découpe (car l’homme tranche sur l’animal), c’est-à-dire que si la première révolution de l’homme est celle du &lt;i&gt;marcher&lt;/i&gt; (que j’ai également appelé «&amp;nbsp;marché&amp;nbsp;» parce que l’homme, de couché et de coulé, se redresse et devient l’&lt;i&gt;auteur&lt;/i&gt; de la contingence qui lui donne son sens unique et sa seule face&amp;nbsp;; parce qu’alors l’homme, devenu auteur, devenu faiseur, de marché, donnera de celle-ci, en retour, en éternel retour, sa &lt;i&gt;version&lt;/i&gt; unique) alors l’homme reconnaîtra dans la côte de bœuf, cela qu’il découpe dans le bœuf, cela qui est le face-à-face avec son premier sujet, il y reconnaîtra le sujet de la &lt;i&gt;révolution de l’homme&lt;/i&gt;, la ligne à découper qui le sépare de l’animal par le marché et qui bientôt l’y réunira par le manger et par la découpe du sujet dans la lumière de la vérité&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la réunion de l’homme qui apprend à marcher et qui, le premier, a donné dans l’anfractuosité du rocher, dans cette brisure-là, dans cette surface aux milles faces et aux milles bris que rasait à peine la lumière, sa &lt;i&gt;première version&lt;/i&gt; (et la «&amp;nbsp;version&amp;nbsp;», me dit-on, est également le nom de la position du fœtus dans le ventre de sa mère, ou plutôt de son retournement, avant de naître), sa réunion avec le sujet manifeste de l’animalité, premier sujet celui-là, de la côte duquel et de la découpe du bœuf duquel est issu &lt;i&gt;l’homme lui-même&lt;/i&gt; ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui veut dire que l’homme n’est qu’une partie de la vérité et qu’un seul côté des choses (obscur ? lumineux ? – en fin de compte l’homme, en tout cas qui écrit, n’est peut-être que la face &lt;i&gt;cachée&lt;/i&gt; de la contingence, la contingence dissimulée, secrète et timide, qui ne veut pas être reconnue ou apparaître, qui se voile la face), que l’homme n’est lui-même qu’une &lt;i&gt;côte de bœuf&lt;/i&gt; et qu’avant que ne se détache le sujet de la révolution de l’homme (marcher, découper sa version, se mettre debout donc, dans la matière couchée et coulée de la contingence) ou que ne se manifeste la consistance du bœuf, il y avait le geste inaugural qui &lt;i&gt;partage l’homme et le bœuf&amp;nbsp;;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le deuxième étant la consistance du premier et sa lumière manifeste qui ne tardera pas à l’écraser&amp;nbsp;; le bœuf étant le &lt;i&gt;bloc de viande&lt;/i&gt; de l’homme qui ne laissera d’autre alternative à ce dernier que celle de rester l’insecte de la surface et de faire un pas de côté afin d’éviter l’écrasement, rejoignant dans l’un ou l’autre cas l’anfractuosité du rocher, ou de prendre du volume et de le manger&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le bœuf étant finalement l’&lt;i&gt;origine&lt;/i&gt; de l’homme et le premier phénomène manifeste duquel sera issu l’homme, que ce soit dans la découpe et la séparation d’avec le bœuf – ce sens-là de la côte du bœuf qui &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; l’homme – ou dans la découpe du bœuf lui-même, le sujet manifeste, qui donnera la côte de bœuf qui sera prête à manger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf est de l’homme en tant qu’elle le découpe du bœuf et que dans le face-à-face qui va suivre, l’homme &lt;i&gt;rejouera&lt;/i&gt; le sujet manifeste (répétera la côte, répétera la grotte, recommencera l’impression et refera la lumière, sera prêt à faire apparaître le sujet, à le dire et à l’écrire, ou à le faire disparaître, à le manger et à l’engloutir – on parle de quartier de viande mais également de &lt;i&gt;dé de chair&lt;/i&gt;), c’est-à-dire que dans cette découpe-là et avant de porter l’attention à aucun sujet particulier, il faudra considérer celui de l’animal entier – tels sont, en effet, l’appel et la sommation de la côte de bœuf – et au bœuf qui se découpe dans la lumière crue du boucher ou dans l’obscurité primordiale de la grotte, il faudra adjoindre la découpe du dauphin qui a été notre sujet manifeste d’hier, ici à l’hôtel &lt;i&gt;Atlantis&lt;/i&gt; de Dubaï, la &lt;i&gt;côte de dauphin&lt;/i&gt; dont est également issu l’homme – c’est-à-dire la ligne qui partage l’homme du dauphin et qui fait réunir le premier au deuxième dans la &lt;i&gt;version&lt;/i&gt; de l’auteur, qu’on appelle également, ce n’est pas là un hasard, &lt;i&gt;director’s cut&lt;/i&gt; –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et il faudra m’émerveiller de ce que l’enfant, ce petit de l’homme qui n’est pas encore complètement découpé de l’animal, trouve ces mots inconnus de moi pour organiser le monde de l’animal en monde imaginaire, où les images de l’animal sont évidemment plus vives que celle des hommes, ma fille la plus jeune me parlant ainsi de la &lt;i&gt;tradition de la vache&lt;/i&gt; qui est de «&amp;nbsp;dormir avant la fin du jour et de se couvrir le dos de paillettes brillantes parce qu’elle a peur du noir&amp;nbsp;», et qui est également de «&amp;nbsp;ne jamais montrer son museau sauf à ne pas respecter la tradition comme le fait parfois Kiri, la vache en peluche », ou de la &lt;i&gt;tradition du dauphin&lt;/i&gt; qui «&amp;nbsp;n’a pas le droit de regarder le ciel avant d’avoir un an – ainsi l’ont dicté les oiseaux, ces anges du ciel pour les dauphins – mais seulement le soleil&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf est de l’homme et revient à lui à travers la ligne de découpe par laquelle l’homme se sépare de son sujet et le reconnaît, le présente à table, émerge du plan d’immanence (l’anfractuosité de la matière, la fente, l’intérieur du rocher) pour aborder le plat et y goûter, pour aborder la côte du bœuf comme l’ascension qui va transformer le plan d’immanence en plat manifeste, sur lequel on se jette non pas comme dans le vide mais dans le &lt;i&gt;creux&lt;/i&gt;, à cause du creux que l’homme peut avoir et qui s’appelle avoir faim et qui est la seule chose qu’on peut avoir en n’ayant rien, qu’on peut avoir après la fin du sujet et le départ du dernier écrivain, au moment d’aborder le sujet d’après la fin des sujets et qui est la genèse de tout sujet, la critique de tout sujet qui s’appelle le désir (Nietzsche) ou tout simplement la faim, et qui va transformer le plat en sommet, pour ne pas dire du goût.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quant à la femme, elle chasse et renvoie la côte de bœuf&amp;nbsp;; à son tour de trancher et de découper, à son tour de transformer l’homme en bœuf de la côte duquel elle sortira et pour lequel elle sera l’homme que l’homme avait été pour le bœuf. Et je ne perçois, dans la compagnie des femmes en laquelle m’a laissé le départ du dernier écrivain, que des hurlements pour trancher et pour tailler dans le vif du sujet. Dans quel sujet tranchent donc les hurlements de douleur (ou est-ce de désespoir ?) de la vache-mère&amp;nbsp;? Dans quelle viande tranchent les hurlements de Zeina&amp;nbsp;? Sans doute celle des femmes dont le corps est dans l’eau, vaches aquagymes, non plus côtes de bœuf et sujets fermes, mais chairs inconsistantes et contentes de l’être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La découpe de la femme – ses cris et ses hurlements – marque sans doute la fin de tout sujet manifeste et le retour de l’homme écrivain à la terre et au rocher&amp;nbsp;; à moins qu’il n’y ait enterré et stocké des vieux sujets&amp;nbsp;; à moins que je ne rejoigne la vague de l’immanence que je n’ai jamais vraiment quittée et que je ne déclare que, de la présentation du plat au-dessus du plan, de la manifestation du sujet, du partage entre le bœuf et l’homme, du sujet à découper à manger, et jusqu’au départ du dernier écrivain qui m’a laissé en compagnie des femmes et qui m’a sommé (moi la dernière possibilité, moi l’unique nécessité, moi la matière première même et le passé infini, moi l’écriture) d’écrire sur ce sujet apparent et manifeste, sur le sujet vrai de la côte de bœuf, c’est du même unique enroulement de ma vague qu’il s’agit, c’est-à-dire de mon vent de signes, de mon véhicule de pensée, de ma propre surface de marché&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à moins que je ne traite l’absence du dernier écrivain (qui m’a laissé en compagnie des femmes) et l’absence de la vache à lait (qui quitte la logique du monde avant de quitter le monde, qui n’a plus pour les hommes de ce monde-ci qu’une logique d’images, que j’imagine plus vives que les nôtres puisque plus animales, et que des noms d’animaux, une logique absolument étonnante, à la manière de celle de ma plus jeune fille, qui est, dit-on, l’héritière manifeste de la vache-mère, le croisement entre cette dernière et moi, l’inversion de mon sujet manifeste, la création, ici, d’un enfant : non plus la version de l’auteur, une coupe, non plus une révolution, non plus une découpe ou le partage du bœuf et de l’homme, non pas une côte créatrice, mais le croisement de l’homme et de la vache, cette fois) &lt;i&gt;comme un seul et même sujet&lt;/i&gt;, hurlant de vérité celui-là et non pas seulement illuminé, le sujet d’après l’apparaître et le disparaître, le sujet du croisement entre la côte de bœuf et la divinité de la vache, le sujet de la critique totale, celui qui suit la résurrection même des corps et le raffermissement de la &lt;i&gt;route des corps&lt;/i&gt;, un sujet hurlant, une matière hurlante qui a dépassé en intensité les cris mêmes de Zeina ou les gémissements des hyènes chinoises qui ont dévoré hier la côte réjouie de mon meilleur ami, comme le seul sujet qui fait que je reste à l’ombre de tout sujet, faisant du départ de l’écrivain et du départ de la vache-mère une seule et même chair à plier et à découper.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! 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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(tant ces peintures rupestres n’ont l’air ni obscures ni illuminées – elles se trouvent dans des grottes, dans des replis de la terre ; sont-elles du fondement ou de la manifestation, de l’ontologie ou de la logique, de la multiplicité inconsistante ou de la consistance du sujet&amp;nbsp;; sont-elles du mystère insondable ou de la vérité ? ou dira-t-on qu’elles datent d’avant la lumière et la manifestation, d’avant le présent, contemporaines de la matière et du &lt;i&gt;vide dans la matière&lt;/i&gt;, de la face unique de la contingence quand elle se faisait matière première et univocité, contemporaines de la formation même du support et de la lumière même qui se faisait, premières à la genèse du sujet et de l’objet&amp;nbsp;?),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la consistance du bœuf saisie par l’illumination de la vérité avant que l’être par le feu, (le feu qui ne tardera pas à rendre patient le moment de vérité et à réchauffer le sujet, à introduire le processus et la cuisson dans le mouvement primitif et primordial de la découpe&amp;nbsp;: le feu de la science et de la réserve d’énergie qui ralentira et compartimentera et réservera la vitesse infinie de la création première, le feu de la fabrication et de l’industrie), le bœuf comme sujet premier, à la consistance première, faisant face à l’homme qui vient d’émerger de la grotte et de l’anfractuosité, changeant la face de l’homme qui était &lt;i&gt;aveuglée&lt;/i&gt; par la contingence&amp;nbsp;; c’est-à-dire que l’homme n’avait que la contingence comme sens unique à contempler, et comme seul guide, dans l’obscurité, que le fil aveugle de l’écriture dont le sujet manifeste n’avait pas émergé ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;le bœuf comme le premier sujet de l’homme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(qui aura donc précédé la femme, qui n’est que dérivée quant à elle, et encore, de la côte de l’homme&amp;nbsp;; sans parler de la côte de bœuf, dont la femme ne cessera de dévier, et donc de dériver, s’obstinant à la changer et à l’envoyer maquiller en cuisine, en un mot à la &lt;i&gt;fabriquer&lt;/i&gt; – alors qu’elle est la manifestation de la découpe primordiale du sujet –, à la faire cuire et recuire et recouvrir de diverses sauces, pour ne pas dire à lui &lt;i&gt;prêter&lt;/i&gt; des sens, la rendant féminine et donc équivoque, impropre à l’assimilation première de la matière, au retour à la matière et au domaine dont elle vient à peine de se détacher&amp;nbsp;; la femme, donc, interférant essentiellement dans le processus de la découpe de la côte de bœuf, c’est-à-dire du face-à-face entre l’homme et son sujet manifeste)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;soit que la lumiÈre (et la vÉritÉ de l’art) se fasse elle-même au moment du premier face-À-face entre l’homme et son bœuf,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;au moment du détachement du sujet – sous la saisie de l’homme et sous sa main – de l’anfractuosité et de l’inconsistance même de la roche, de l’insaisissabilité de la rencontre entre la matière et l’outil (entre le contenu et l’expression), de l’indéfinissabilité de ce moment de réveil où l’on ne sait si c’est l’artiste qui émerge là au fond de la grotte ou si c’est déjà le sujet, ou encore si ce ne sont pas les deux ensemble&amp;nbsp;: le premier sujet de la contingence, l’homme révolutionnaire, &lt;i&gt;l’homme du marché qui vient d’apprendre à marcher&lt;/i&gt;, et le deuxième sujet, qui est le sujet manifeste bon à découper et à manger, qui ont émergé à la fois, en même temps que la logique du monde et de l’apparition de la vérité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(car il ne faut pas oublier que l’homme est le seul animal qui sache marcher, debout, c’est-à-dire qu’il a su arrêter, relever, la contingence où il était couché et comme immémorialement coulé&amp;nbsp;; il a su s’inscrire dans la contingence et, de la face unique de celle-ci, livrer &lt;i&gt;sa&lt;/i&gt; version unique, s’y faire créateur alors même qu’elle l’avait précédé, s’en faire traverser le corps et à ce moment même en créer le médium, l’échange immanent, ce que j’ai appelé &lt;i&gt;faire le marché&lt;/i&gt; et que j’appelle maintenant &lt;i&gt;se lever et marcher&lt;/i&gt; ; et je viens de comprendre pourquoi cette domination de la contingence, ou plutôt, cette autorité sur elle qui est le propre de l’homme, est homonyme avec le marché – car je suis sûr que l’homme est également le seul à connaître le marché, et qu’avant le plus vieux métier du monde, il existait déjà le &lt;i&gt;métier de ce métier-là&lt;/i&gt;, à savoir le commerce, en tout premier lieu celui du corps et celui de la femme),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;soit que le face-à-face soit dÉjÀ bien avancÉ et consommÉ dans la lumiÈre crue&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, le sujet du bœuf n’étant pas cette fois seulement manifesté et détaché, mais déjà retourné et suspendu au croc du boucher&amp;nbsp;; celui-ci, non plus en artiste émergeant de l’anfractuosité de la roche en même temps que la vérité du sujet, mais déjà en tailleur de pierres et habillé pour l’occasion en tablier complet, ou plutôt, de blocs ou de quartiers entiers, de viande&amp;nbsp;; le boucher en &lt;i&gt;équarrisseur&lt;/i&gt; du bœuf et taillant dans le vif du sujet à un âge déjà avancé de l’industrie et de la vérité du bœuf, où le sujet primitif s’est depuis longtemps découpé&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;la cÔte de bœuf est de l’homme avant que d’Être de la femme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(c’est-à-dire que le sujet de celle-ci ne s’est pas encore manifesté, et comme étant elle-même dérivée, elle n’aura de cesse qu’elle n’aura indéfiniment détourné l’homme de son sujet premier et changé celui de la côte de bœuf)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;et mÊme ELle a de l’homme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et de la vitalité et de la virilité&amp;nbsp;; elle a du goût pour l’écrivain mangeur et buveur comme R. M. et elle n’a que de l’étonnement et de l’étrangeté (pour ne pas dire, de l’illogicalité) pour l’écrivain, comme moi, des sujets décharnés, pour ne pas dire des sujets brisés et qui ne sont pas encore parus, qui n’ont pas émergé de l’anfractuosité du rocher&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la côte de bœuf est de l’homme, comme sujet mangeur et buveur, en tant que celui-ci se sépare de l’animal et s’en découpe (car l’homme tranche sur l’animal), c’est-à-dire que si la première révolution de l’homme est celle du &lt;i&gt;marcher&lt;/i&gt; (que j’ai également appelé «&amp;nbsp;marché&amp;nbsp;» parce que l’homme, de couché et de coulé, se redresse et devient l’&lt;i&gt;auteur&lt;/i&gt; de la contingence qui lui donne son sens unique et sa seule face&amp;nbsp;; parce qu’alors l’homme, devenu auteur, devenu faiseur, de marché, donnera de celle-ci, en retour, en éternel retour, sa &lt;i&gt;version&lt;/i&gt; unique) alors l’homme reconnaîtra dans la côte de bœuf, cela qu’il découpe dans le bœuf, cela qui est le face-à-face avec son premier sujet, il y reconnaîtra le sujet de la &lt;i&gt;révolution de l’homme&lt;/i&gt;, la ligne à découper qui le sépare de l’animal par le marché et qui bientôt l’y réunira par le manger et par la découpe du sujet dans la lumière de la vérité&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la réunion de l’homme qui apprend à marcher et qui, le premier, a donné dans l’anfractuosité du rocher, dans cette brisure-là, dans cette surface aux milles faces et aux milles bris que rasait à peine la lumière, sa &lt;i&gt;première version&lt;/i&gt; (et la «&amp;nbsp;version&amp;nbsp;», me dit-on, est également le nom de la position du fœtus dans le ventre de sa mère, ou plutôt de son retournement, avant de naître), sa réunion avec le sujet manifeste de l’animalité, premier sujet celui-là, de la côte duquel et de la découpe du bœuf duquel est issu &lt;i&gt;l’homme lui-même&lt;/i&gt; ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui veut dire que l’homme n’est qu’une partie de la vérité et qu’un seul côté des choses (obscur ? lumineux ? – en fin de compte l’homme, en tout cas qui écrit, n’est peut-être que la face &lt;i&gt;cachée&lt;/i&gt; de la contingence, la contingence dissimulée, secrète et timide, qui ne veut pas être reconnue ou apparaître, qui se voile la face), que l’homme n’est lui-même qu’une &lt;i&gt;côte de bœuf&lt;/i&gt; et qu’avant que ne se détache le sujet de la révolution de l’homme (marcher, découper sa version, se mettre debout donc, dans la matière couchée et coulée de la contingence) ou que ne se manifeste la consistance du bœuf, il y avait le geste inaugural qui &lt;i&gt;partage l’homme et le bœuf&amp;nbsp;;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le deuxième étant la consistance du premier et sa lumière manifeste qui ne tardera pas à l’écraser&amp;nbsp;; le bœuf étant le &lt;i&gt;bloc de viande&lt;/i&gt; de l’homme qui ne laissera d’autre alternative à ce dernier que celle de rester l’insecte de la surface et de faire un pas de côté afin d’éviter l’écrasement, rejoignant dans l’un ou l’autre cas l’anfractuosité du rocher, ou de prendre du volume et de le manger&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le bœuf étant finalement l’&lt;i&gt;origine&lt;/i&gt; de l’homme et le premier phénomène manifeste duquel sera issu l’homme, que ce soit dans la découpe et la séparation d’avec le bœuf – ce sens-là de la côte du bœuf qui &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; l’homme – ou dans la découpe du bœuf lui-même, le sujet manifeste, qui donnera la côte de bœuf qui sera prête à manger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf est de l’homme en tant qu’elle le découpe du bœuf et que dans le face-à-face qui va suivre, l’homme &lt;i&gt;rejouera&lt;/i&gt; le sujet manifeste (répétera la côte, répétera la grotte, recommencera l’impression et refera la lumière, sera prêt à faire apparaître le sujet, à le dire et à l’écrire, ou à le faire disparaître, à le manger et à l’engloutir – on parle de quartier de viande mais également de &lt;i&gt;dé de chair&lt;/i&gt;), c’est-à-dire que dans cette découpe-là et avant de porter l’attention à aucun sujet particulier, il faudra considérer celui de l’animal entier – tels sont, en effet, l’appel et la sommation de la côte de bœuf – et au bœuf qui se découpe dans la lumière crue du boucher ou dans l’obscurité primordiale de la grotte, il faudra adjoindre la découpe du dauphin qui a été notre sujet manifeste d’hier, ici à l’hôtel &lt;i&gt;Atlantis&lt;/i&gt; de Dubaï, la &lt;i&gt;côte de dauphin&lt;/i&gt; dont est également issu l’homme – c’est-à-dire la ligne qui partage l’homme du dauphin et qui fait réunir le premier au deuxième dans la &lt;i&gt;version&lt;/i&gt; de l’auteur, qu’on appelle également, ce n’est pas là un hasard, &lt;i&gt;director’s cut&lt;/i&gt; –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et il faudra m’émerveiller de ce que l’enfant, ce petit de l’homme qui n’est pas encore complètement découpé de l’animal, trouve ces mots inconnus de moi pour organiser le monde de l’animal en monde imaginaire, où les images de l’animal sont évidemment plus vives que celle des hommes, ma fille la plus jeune me parlant ainsi de la &lt;i&gt;tradition de la vache&lt;/i&gt; qui est de «&amp;nbsp;dormir avant la fin du jour et de se couvrir le dos de paillettes brillantes parce qu’elle a peur du noir&amp;nbsp;», et qui est également de «&amp;nbsp;ne jamais montrer son museau sauf à ne pas respecter la tradition comme le fait parfois Kiri, la vache en peluche », ou de la &lt;i&gt;tradition du dauphin&lt;/i&gt; qui «&amp;nbsp;n’a pas le droit de regarder le ciel avant d’avoir un an – ainsi l’ont dicté les oiseaux, ces anges du ciel pour les dauphins – mais seulement le soleil&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf est de l’homme et revient à lui à travers la ligne de découpe par laquelle l’homme se sépare de son sujet et le reconnaît, le présente à table, émerge du plan d’immanence (l’anfractuosité de la matière, la fente, l’intérieur du rocher) pour aborder le plat et y goûter, pour aborder la côte du bœuf comme l’ascension qui va transformer le plan d’immanence en plat manifeste, sur lequel on se jette non pas comme dans le vide mais dans le &lt;i&gt;creux&lt;/i&gt;, à cause du creux que l’homme peut avoir et qui s’appelle avoir faim et qui est la seule chose qu’on peut avoir en n’ayant rien, qu’on peut avoir après la fin du sujet et le départ du dernier écrivain, au moment d’aborder le sujet d’après la fin des sujets et qui est la genèse de tout sujet, la critique de tout sujet qui s’appelle le désir (Nietzsche) ou tout simplement la faim, et qui va transformer le plat en sommet, pour ne pas dire du goût.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quant à la femme, elle chasse et renvoie la côte de bœuf&amp;nbsp;; à son tour de trancher et de découper, à son tour de transformer l’homme en bœuf de la côte duquel elle sortira et pour lequel elle sera l’homme que l’homme avait été pour le bœuf. Et je ne perçois, dans la compagnie des femmes en laquelle m’a laissé le départ du dernier écrivain, que des hurlements pour trancher et pour tailler dans le vif du sujet. Dans quel sujet tranchent donc les hurlements de douleur (ou est-ce de désespoir ?) de la vache-mère&amp;nbsp;? Dans quelle viande tranchent les hurlements de Zeina&amp;nbsp;? Sans doute celle des femmes dont le corps est dans l’eau, vaches aquagymes, non plus côtes de bœuf et sujets fermes, mais chairs inconsistantes et contentes de l’être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La découpe de la femme – ses cris et ses hurlements – marque sans doute la fin de tout sujet manifeste et le retour de l’homme écrivain à la terre et au rocher&amp;nbsp;; à moins qu’il n’y ait enterré et stocké des vieux sujets&amp;nbsp;; à moins que je ne rejoigne la vague de l’immanence que je n’ai jamais vraiment quittée et que je ne déclare que, de la présentation du plat au-dessus du plan, de la manifestation du sujet, du partage entre le bœuf et l’homme, du sujet à découper à manger, et jusqu’au départ du dernier écrivain qui m’a laissé en compagnie des femmes et qui m’a sommé (moi la dernière possibilité, moi l’unique nécessité, moi la matière première même et le passé infini, moi l’écriture) d’écrire sur ce sujet apparent et manifeste, sur le sujet vrai de la côte de bœuf, c’est du même unique enroulement de ma vague qu’il s’agit, c’est-à-dire de mon vent de signes, de mon véhicule de pensée, de ma propre surface de marché&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à moins que je ne traite l’absence du dernier écrivain (qui m’a laissé en compagnie des femmes) et l’absence de la vache à lait (qui quitte la logique du monde avant de quitter le monde, qui n’a plus pour les hommes de ce monde-ci qu’une logique d’images, que j’imagine plus vives que les nôtres puisque plus animales, et que des noms d’animaux, une logique absolument étonnante, à la manière de celle de ma plus jeune fille, qui est, dit-on, l’héritière manifeste de la vache-mère, le croisement entre cette dernière et moi, l’inversion de mon sujet manifeste, la création, ici, d’un enfant : non plus la version de l’auteur, une coupe, non plus une révolution, non plus une découpe ou le partage du bœuf et de l’homme, non pas une côte créatrice, mais le croisement de l’homme et de la vache, cette fois) &lt;i&gt;comme un seul et même sujet&lt;/i&gt;, hurlant de vérité celui-là et non pas seulement illuminé, le sujet d’après l’apparaître et le disparaître, le sujet du croisement entre la côte de bœuf et la divinité de la vache, le sujet de la critique totale, celui qui suit la résurrection même des corps et le raffermissement de la &lt;i&gt;route des corps&lt;/i&gt;, un sujet hurlant, une matière hurlante qui a dépassé en intensité les cris mêmes de Zeina ou les gémissements des hyènes chinoises qui ont dévoré hier la côte réjouie de mon meilleur ami, comme le seul sujet qui fait que je reste à l’ombre de tout sujet, faisant du départ de l’écrivain et du départ de la vache-mère une seule et même chair à plier et à découper.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>Regis</name>
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        <title>Sylvain, l'enfant de la forêt</title>
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        <updated>2009-08-09T10:56:00+02:00</updated>
        <published>2009-08-09T10:56:00+02:00</published>
        <summary>  J'étais seul dans la forêt et je marchais. Je n'allais nulle part en...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://regis-pnl-coaching.blogspirit.com/">
          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;J'étais seul dans la forêt et je marchais. Je n'allais nulle part en particulier, content de suivre ce chemin rencontré au hasard, avec l'impression qu'il devait forcément mener quelque part.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-389514&quot; src=&quot;http://regis-pnl-coaching.blogspirit.com/media/01/02/1607499314.jpg&quot; alt=&quot;Vancouver Island 023.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-389514&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;De temps en temps j'apercevais de loin un animal, qui s'éclipsait aussitôt sans un bruit. J'avais la sensation que j'allais rencontrer quelque chose, quelqu'un. Oui, quelqu'un qui me surprendrait, et je n'allais pas être déçu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-389519&quot; src=&quot;http://regis-pnl-coaching.blogspirit.com/media/02/01/1219106742.jpg&quot; alt=&quot;Vancouver Island 057.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; id=&quot;media-389519&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;J'avais lu des contes évoquant les elfes, les sylphides, les gnomes et autres esprits de la forêt, mais celui qui s'est présenté à moi ne ressemblait en rien à tous ceux-là, c'était juste un enfant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Je ne sais ce qu'il faisait là, ni qui l'avait amené ici et sa présence me parut insolite. Je compris par la suite, que c'était un génie, bien qu'il n'en aie aucunement l'allure. En effet les génies, selon l'idée que je m'en faisais, étaient de ces personnes immenses, manipulant à leur guise les pouvoirs magiques, et sachant répondre à toutes les questions. Or Sylvain - c'était son nom – n'avait pas de réponses et seulement des questions.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Il ne m'en posa qu'une mais elle fut redoutable : «&amp;nbsp;et maintenant, au jour d'aujourd'hui, qu'est-ce qui te manque pour être heureux ?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Il avait dit cela avec une telle innocence et un tel aplomb, que je lui fit la liste de tout ce qui me manquait. Habituellement les génies n'acceptent que trois veux, ils n'en veulent pas davantage, or celui-là m'écouta patiemment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Je me lançais donc dans une longue énumération, et à chaque élément que j'ajoutais, il insistait pour en savoir davantage. Puis invariablement il demandait : «&amp;nbsp;et si tu arrives à obtenir ce dont tu parles, seras-tu heureux ?&amp;nbsp;». Et c'est ainsi que de fil en aiguille, je continuais la liste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Habituellement les génies exhaussent tous les veux au fil des demandes, mais lui se contentait d'acquiescer en hochant la tête, revenant toujours à sa question.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Au bout d'un moment j'en eus fini d'énoncer toutes les choses dont j'étais sûr de manquer, toutes les choses qui me faisaient souffrir, et toutes les choses qui me paraissaient indispensables. Pourtant je continuais la liste en rajoutant ce qui me paraissait utile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Et quand j'en eus fini avec l'utile, je continuais avec l'agréable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-389516&quot; src=&quot;http://regis-pnl-coaching.blogspirit.com/media/00/02/2082388236.jpg&quot; alt=&quot;Vancouver Island 060.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-389516&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Au moment où nous arrivions dans une clairière, nous vîmes apparaitre une cabane qui semblait avoir poussé toute seule. Sylvain y entra et s'assit en plein milieu, alors&amp;nbsp;je m'assis à côté de lui. En ayant terminé avec l'agréable, je me surpris à continuer encore en inventant des objets, des relations et des situations, auxquels je ne m'étais jamais intéressé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Et je continuais ainsi, longtemps, entrainé malgré moi par je ne sais quel besoin impérieux, comme si la perspective du bonheur imminent me semblait redoutable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Le génie fit mine de ne s'apercevoir de rien, se contentant d'écouter toujours aussi patiemment. Il n'avait même plus besoin de revenir à sa question rituelle, tant elle était ancrée dans mon esprit, revenant sans cesse comme un refrain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Et moi tout en continuant, je ressentais comme un décalage : c'était comme si j'avais choisi le bonheur comme but ultime, mais qu'en même temps je rajoutais des obstacles afin d'éviter d'y parvenir trop vite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Pourquoi ? Pourquoi cette peur de reconnaître que le bonheur est probablement là, tout près, à portée de la main ? Qu'il suffisait sans doute de tendre le bras pour le toucher, et là, tout à coup, j'ai croisé le regard de mon petit génie malicieux, et j'ai éclaté de rire !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Un rire sans raison, un rire de joie et d'éclats de bonheur, et nous avons rit tous les deux, emportés par je ne sais quel élan, comme si la vie en lui et la vie en moi ne faisaient qu'un, comme si les barrières de l'âge et les barrières de la logique, les barrières du connu et de l'inconnu, du passé, du futur, du vide et du néant, comme si toutes les limites éclataient face à l'évidence qu'il n'est pas nécessaire, d'une raison particulière pour rire aux éclats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Et je me sentis... heureux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;J'en oubliais ma liste de conditions devenues inutiles à présent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Alors&amp;nbsp;nous avons dansé, au son d'une musique imaginaire. Et puis nous nous sommes quittés dans la joie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Texte et photos : Régis&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Tahoma&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=3701674&quot;&gt;&lt;strong&gt;Livres et CD publiés par Régis&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Côte de bœuf (II)</title>
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        <updated>2009-08-06T07:51:00+02:00</updated>
        <published>2009-08-06T07:51:00+02:00</published>
        <summary>  La cÔte de bœuf ou le sujet qui apparaÎt après que l’Écriture disparaÎt, le...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;La cÔte de bœuf ou le sujet qui apparaÎt après que l’Écriture disparaÎt, le sujet qui se dÉcoupe et qui se manifeste, qui se prÉsente À table, prÊt À manger, dans une introduction dans la matiÈre qui tient dÉsormais de l’ingestion et non plus de la fente, dans une consistance du sujet qui a l’air externe et qui se dÉtache comme un bloc&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(prêt à tomber et à m’écraser&amp;nbsp;? Ainsi mon livre achevé serait-il une côte de bœuf ? Ainsi l’auteur qui a fini son livre serait-il prêt à découper le sujet de la côte de bœuf et à manger ? Ainsi la lumière qui était &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot;&gt;rasante&lt;/a&gt; quand elle n’illuminait que les aspérités et les fentes de la surface de la table, c’est-à-dire qu’elle n’en révélait que les accidents et que les éléments incorporels – et pour cette raison impénétrables – mais que, pour cette même raison qui est la &lt;i&gt;matérialité&lt;/i&gt; de l’illumination rasante et de la continuité du fil de l’écriture, elle faisait pénétrer à l’intérieur de la matière première, insistante et non pas consistante, qui est ici celle de la contingence à la face unique et à la surface infiniment brisée ; ainsi cette lumière deviendrait-elle écrasante lorsque le sujet se détacherait et se découperait dans la lumière et qu’il deviendrait le sujet manifeste de la côte de bœuf ? Ainsi l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/26/la-fente.html&quot;&gt;introduction dans la matière&lt;/a&gt; première qui consiste à &lt;i&gt;continuer&lt;/i&gt; d’écrire malgré le fil absolument brisé et absolument arrêté (il a des arêtes), c’est-à-dire absolument recommencé, de l’écriture –&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car la &lt;i&gt;matière première&lt;/i&gt;, avant même l’apparition du sujet et de l’objet, est faite de la discontinuité, ou plutôt, de l’appui répété de l’existence sur le bord du vide&amp;nbsp;: l’appui indéfiniment répété dans le même sens, qui est le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/03/16/speculation-a-une-seule-face.html&quot;&gt;sens m