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    <title>Last posts on décolonisation</title>
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    <updated>2008-11-18T19:00:47+01:00</updated>
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        <author>
            <name>Daniel CHARRIER</name>
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        <title>CE QUE SERAIT UNE DÉCOLONISATION PURE ET DURE</title>
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        <updated>2008-07-15T13:40:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-15T13:40:00+02:00</published>
        <summary>   Le passé colonial français est en accusation. Les procureurs somment la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://journalpolitiquementincorrect.blogspirit.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le passé colonial français est en accusation. Les procureurs somment la France d’entrer en repentance. Oubliant que le droit, dans sa sagesse, n’attribue pas aux enfants les méfaits des pères, ils ont dressé un réquisitoire qui, s’il accuse le passé, n’épargne pas la France d’aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Cette entreprise de démolition d’une histoire que l’on avait cru glorieuse n’a pas été relayée par les chefs d’État africains pourtant les premiers concernés. Il n’y en a eu qu’un, le président algérien, pour surenchérir, la France devenant génocidaire.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Ce quasi-silence n’a pas désarmé ceux qui ne trouvent dans l’aventure coloniale que des motifs de honte, oubliant tout ce qu’elle a eu de fécond, de généreux et de grand.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Croire pouvoir effacer les crimes du passé est une utopie qui a de la noblesse. Elle traduit, peut-être, l’espoir qu’en expurgeant la France des scories de son histoire, on puisse lui donner l’amour qu’enfin elle mériterait.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;En confondant les pères et les fils, les procureurs, en fait, s’adressent à la France éternelle, celle d’hier et d’aujourd’hui et sans doute de demain. Elle représente une entité indissociable à responsabilité partagée. Cette logique est implacable et nous met donc en demeure de réparer.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Allons au bout de la réflexion&amp;nbsp;; dépassons l’émotion, le bon sentiment, la pitié devient dangereuse et la rhétorique prend le caractère infernal de toutes les idéologies dès lors qu’elle se radicalise. Si ces gens-là avaient le pouvoir de faire ce qu’ils disent, on pourrait imaginer qu’un prochain président de la République fasse sien ce programme&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Des arguments irréfutables ont donc fait admettre à la France que les annexions de territoires par la ruse, les armes, le pillage des richesses à notre seul bénéfice, le travail forcé, forme hypocrite et renouvelée de l’esclavage avaient été une page infamante de notre histoire. L’heure de la repentance et de l’expiation a sonné. La réparation sera à la mesure du crime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L’Afrique est le continent qui a le plus souffert de nos exactions et elle continue d’en subir les conséquences. Beaucoup de ses pays où nous nous étions imposés par la force et la terreur sont aujourd’hui en proie aux guerres civiles, à la misère, à la faim, à la maladie, à la surpopulation, aux désordres écologiques. C’est notre faute car nous poursuivons le pillage de leurs ressources&amp;nbsp;: pétrole, bois, minerais et, par le biais de l’immigration choisie, nous voulons maintenant obliger leurs meilleurs cerveaux à déserter l’Afrique et enrichir notre recherche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Une néo-colonisation a remplacé l’ancienne. Elle est encore plus malfaisante car sournoise. La France a enfin reconnu sa responsabilité dans tous ces malheurs et va s’obliger à suivre une politique complètement différente en faisant&amp;nbsp;une vraie décolonisation. Celle qui, dans le passé, aurait dû succéder aux indépendances n’a été qu’un ersatz, un mirage, une illusion&amp;nbsp;: les gouvernements avaient l’apparence du pouvoir, ils étaient et restent des marionnettes qui obéissent à l’ancien maître. La monnaie est liée à la Banque de France, la sécurité en dernier ressort dépend de nos contingents stationnés ici et là. Le pouvoir économique est aux mains de sociétés qui, depuis toujours, exploitent le pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Nous allons rendre à ces pays la disposition d’eux-mêmes. Cela se fera en défaisant ce que la France a tissé depuis la conquête et en disparaissant enfin du paysage africain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Cette disparition concernera tous les signes de la présence française qui a transformé le caractère africain de ses anciennes possessions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La langue française est, bien sûr, le vecteur le plus pernicieux et insidieux de notre influence. Son enseignement a imposé une idéologie et des croyances qui ont détruit celles qui préexistaient. La francophonie y trouve aujourd’hui un terrain d’élection. Nous allons arrêter cette exportation du français et les africains vont réapprendre à penser, parler, écrire, dans les langues vernaculaires qui étaient les leurs avant notre invasion. Pour cela nous fermerons nos collèges, nos lycées, nos centres culturels, les Alliances françaises où nous continuons, très hypocritement de coloniser les esprits. Par ce moyen, les africains retrouveront leurs racines, leurs croyances, l’art de vivre de leurs ancêtres et une civilisation qui ne demande qu’à resplendir de nouveau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L’effort de décolonisation s’opérera dans tous les domaines. La France, le français, les français vont redevenir pour l’Afrique et les africains ce qu’ils étaient avant la colonisation&amp;nbsp;: des inconnus. Il faut donc se faire oublier pour que la colonisation devienne, dans leur souvenir, un entre-deux, une période qui s’évanouisse dans le passé. Le temps africain reprendra son cours, à son rythme et avec des valeurs que les africains vont pouvoir se réapproprier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les soldats français vont partir et laisser les africains assurer leur sécurité comme ils l’ont fait durant les millénaires qui ont précédé notre intrusion. Les missionnaires, les médecins, les coopérants, les industriels, les commerçants, tous ces hommes et femmes, héritiers des premiers colonisateurs et dispensateurs des mêmes valeurs n’ont plus leur place. Leur présence est un rappel cruel et que l’on devine insupportable à une population pressée de retrouver les splendeurs d’un passé que nos soldats, nos prêtres, nos instituteurs, nos fonctionnaires n’ont eu de cesse de vouloir faire disparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Tout ce qui rappelle le souvenir de la France doit disparaître&amp;nbsp;: églises, bâtiments, ambassades, monuments, les liaisons aériennes, maritimes, la radio, la télévision. Plus aucun échange ne doit avoir lieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Nous acceptons de perdre toute notre influence. C’est le prix à payer, le sacrifice auquel nous devons consentir afin de permettre à l’Afrique de retrouver son vrai visage, sa dignité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Il faudra du temps pour que l’Afrique oublie le passé commun. Quand son souvenir se sera estompé, dans un futur lointain, elle nous permettra, peut-être, si la France existe encore, de refaire connaissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;_____________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Voilà le discours inscrit en filigrane chez ceux qui voient dans la colonisation l’abomination des abominations.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le discours est ambigu car il pourrait être tenu par les deux extrêmes&amp;nbsp;: une ultragauche qui, pour la pureté du dogme n’hésite jamais à faire le bonheur des peuples, malgré eux, même au prix du malheur – le passé récent et lointain les a vus à l’œuvre et on connaît le bilan – et une ultradroite s’en satisferait aussi bien pour des raisons opposées mais dans une connivence là encore classique&amp;nbsp;: couper les ponts signifierait que l’Afrique abandonne la France, cette ultradroite jugeant qu’une néo-colonisation du pays est en cours par les africains qui n’apportent que leur misère et leur désordre.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;On voit que décolonisation est un mot dangereux, à manier avec précaution et que l’Afrique francophone, en ne le reprenant pas à son compte montre une sagesse dont devraient s’inspirer certains fanatiques.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Europehorizon</name>
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        <title>Aimé Césaire : l’adieu de la nation et du pays natal</title>
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        <updated>2008-04-24T10:28:53+02:00</updated>
        <published>2008-04-24T10:28:53+02:00</published>
        <summary>C’est dans le salon VIP de l’aéroport du Lamentin que s’est exprimé Nicolas...</summary>
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          C’est dans le salon VIP de l’aéroport du Lamentin que s’est exprimé Nicolas Sarkozy à son arrivée à Fort-de-France quelques heures avant les obsèques d’Aimé Césaire.«Je veux dire à tous ceux qui nous écoutent que tous les Français se sentent Martiniquais dans leur cœur, que les 7 000 kms qui séparent la métropole de la Martinique n’ont jamais aussi peu compté», a-t-il confié à la presse. Plusieurs milliers de personnes avaient pris place dans les tribunes du stade Dillon où un «hommage culturel» a été rendu au poète de la «négritude». Beaucoup sont venues en famille, vêtues de blanc, pour dire adieu à Aimé Césaire, décédé jeudi à l’âge de 94 ans. «C’est le père, assisté de ses enfants et petits-enfants», soulignaient des Martiniquais. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://europehorizon.blogspirit.com/media/01/01/8fe85ec73b9976893769898d0e106db6.jpg&quot; id=&quot;media-178821&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;8fe85ec73b9976893769898d0e106db6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Un grand portrait de Césaire, «prototype de la dignité humaine» (selon le mot d’André Breton), ainsi que des extraits de son œuvre, ont été exposés dans le stade, qui vibrait régulièrement aux ovations du public. Une plaque de céramique portant le nom d’«Aimé Césaire (1913-2008)» et les mots «Liberté, identité, responsabilité, fraternité», avait été posée sur le fauteuil destiné au président de la République. Durant l’hommage, des textes d’Aimé Césaire - Et les chiens se taisaient, Calendrier lagunaire… - devaient être dits par des comédiens antillais et africains. De nombreuses personnalités politiques, plusieurs ministres, François Bayrou (Modem) et des responsables du PS, notamment François Hollande, Laurent Fabius, Lionel Jospin et Ségolène Royal étaient présents.Jeunesse. Mais le seul discours politique que la population réunie au stade devait entendre était celui de Pierre Aliker, compagnon de toujours du poète martiniquais. Il devait rappeler les années d’amitié, de jeunesse, jusqu’au grand âge pour conclure sur un vibrant appel à la nation : «Les spécialistes de l’expression martiniquaise ce sont les Martiniquais.»Les trombes d’eau qui se sont abattues sur Fort-de-France hier matin n’ont pas arrêté ces derniers. Durant de longues heures, ils étaient encore nombreux à venir saluer leur héros national. Deux jours et deux nuits de veillée où ils se succèdent en file plus ou moins dense mais jamais interrompue, même au plus creux de la nuit, devant le cercueil d’Aimé Césaire. Celui qui voulait éviter le déshonneur de trop d’honneurs aura eu les funérailles nationales des plus grands, après l’hommage des plus petits, ceux qui l’ont accompagné durant cette longue marche dans les rues. Des témoignages écrits aux murs mêmes de la ville, aux grilles de l’ancien hôtel de ville, une litanie de «merci», de souvenirs personnels, de regrets aussi. On brandit une lettre, une photo, réminiscences d’instants, cent soixante ans après l’abolition de l’esclavage, cinquante-deux ans après la départementalisation qui instituait la continuité territoriale et l’égalité citoyenne.Si toutes les voix clament que l’ancien maire et député appartient à la communauté humaine sans distinction, c’est à la nation martiniquaise et à ses frères de sang de la mère Afrique qu’auront été réservées les prises de parole publique.Négociations. La mairie a négocié pied à pied avec la famille qui souhaitait que l’ensemble de l’hommage reste intime. Dans les communes, des bus gratuits ont permis à la population de rendre hommage.&lt;img src=&quot;http://europehorizon.blogspirit.com/media/02/00/02a2fffc6a665f7866ab584ec8cbebd7.jpg&quot; id=&quot;media-178822&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;01291292e30b7c45f82f713c143815d0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;On dit la Martinique souffrant d’incertitude identitaire. Elle a prouvé depuis jeudi 17 avril, le jour du décès d’Aimé Césaire, que les graines de responsabilité, d’autonomie identitaire semées avec ténacité par son père spirituel peuvent donner des pousses vives.
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        <author>
            <name>Mappamundi</name>
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        <title>La Philosophe tunisienne Hélé Béji, une grande dame, une vraie Distinctive Woman</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.distinctivewomen.com/archive/2008/03/19/la-philosophe-tunisienne-hele-beji-une-grande-dame-une-vraie.html" />
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        <updated>2008-03-19T17:10:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-19T17:10:00+01:00</published>
        <summary>      &quot; La décolonisation est la forme la plus instinctive et la plus avancée...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.distinctivewomen.com/">
          &lt;p class=&quot;citation&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.distinctivewomen.com/media/00/00/37775ef9b8295a7bf79d4c7838afed3b.jpg&quot; title=&quot;http://www.amazon.fr/Nous-d%C3%A9colonis%C3%A9s-H%C3%A9l%C3%A9-B%C3%A9ji/dp/2869597991/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1205942509&amp;amp;sr=1-1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.distinctivewomen.com/media/00/00/6cbc9617a8754121242702572b655e7b.jpg&quot; id=&quot;media-158222&quot; title=&quot;Nous décolonisés&quot; alt=&quot;37775ef9b8295a7bf79d4c7838afed3b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-158222&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;EN-CA&quot; lang=&quot;EN-CA&quot;&gt;&quot; La décolonisation est la forme la plus instinctive et la plus avancée de la liberté.&lt;br /&gt; Elle est l'avant-garde de toutes les libertés. Mais elle est la plus malheureuse de toutes, car elle n'a pas tenu ses promesses... Nous avions fait l'Histoire, nous étions au cœur de l'Histoire, et l'Histoire nous avait comblés à profusion. Pourtant, après avoir reçu en héritage cette grâce miraculeuse, nous ne l'avons pas gardée. Qui nous l'a dérobée ? Cette histoire était la nôtre et, si nous l'avons perdue, c'est de notre faute.&lt;br /&gt; Nous n'avons pas recouvré ce dont nous croyions avoir été spoliés, et nous avons dilapidé ce que nous avions reçu. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;citation&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;EN-CA&quot; lang=&quot;EN-CA&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.distinctivewomen.com/media/01/01/bbf5a1c0e13e24916609d8d6562659c6.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.distinctivewomen.com/media/01/01/a90df2350d26996854278c29d6b39d7e.jpg&quot; id=&quot;media-158226&quot; title=&quot;Hélé Béji source Nouvel Obs&quot; alt=&quot;bbf5a1c0e13e24916609d8d6562659c6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-158226&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;C’est en ces termes que Madame Béji se pose la question essentielle et délicate de la difficile reconstruction après les Indépendances. Cet essai auto-critique publié sous le titre &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.decitre.fr/livres/Nous-decolonises.aspx/9782869597990&quot;&gt;Nous, Décolonisés,&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; est d’une audace incroyable et ose parler des &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.blogspirit.com/admin/blog/El%20Kef.dhttp:/bibliobs.nouvelobhttp:/bibliobs.nouvelobs.com/2008/02/28/les-lendemains-qui-dechantents.com/2008/02/28/les-lendemains-qui-dechantentoc&quot;&gt;lendemains qui déchantent&lt;/a&gt;.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Cette femme je l’ai rencontrée, le soir du 8 Mars, journée internationale de la Femme, dans sa superbe maison familiale en plein Medina de Tunis. Ce soir-là, il y avait une réunion de psychanalystes dans le Collège international de Tunis, qu’elle a fondé en 1998, au sein de sa demeure, rue Ben Nahmoud. À l’étage, j’ai rencontré une belle femme à la silhouette gracile et au regard pétillant, une femme élégante, racée et d’une rare culture. Ce qui m’a charmé, en tout premier lieu, c’est l’atmosphère des lieux, la présence de la couleur rouge dans les rayures des sofas, les ouvertures des pièces restaurées et modernisées, la chaleur du décor et la qualité des toiles suspendues aux murs, celles du fils, m’a confirmé le mari. La présence calme et réconfortante de ce dernier, avocat de profession originaire du Kef. La qualité des invités était un vrai bonheur et la cuisine servie était à la hauteur des hôtes. Mon amie, Amel, est une parente d’Hélé mais aussi une de ses ferventes admiratrices et j’étais très honorée d’être présentée à cette dame qui connaît le tout Paris Littéraire et Philosophique. Régis Debray dont je suis une lectrice attentive est un de ses proches. J’étais au paradis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.distinctivewomen.com/media/01/01/353eb4b27dc220a1f3871f26326a4fd3.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.distinctivewomen.com/media/01/01/a962d57a410dc062b133358a4881fd01.jpg&quot; id=&quot;media-158228&quot; title=&quot;force qui demeure&quot; alt=&quot;353eb4b27dc220a1f3871f26326a4fd3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-158228&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Bien sûr, j’ai voulu en savoir un peu plus sur les différents livres d’Hélé car ses sujets sont brûlants et touchent à la Culture et à l’identité, thèmes d’actualité. Or justement dans la semaine du 7 au 13 mars sortait en Kiosque, dans le magazine &lt;i&gt;l’expression,&lt;/i&gt; un dossier spécial ayant pour titre &lt;i&gt;Ces Femmes qui font bouger la Tunisie&lt;/i&gt;, dans lequel un article intitulé &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.arlea.fr/Une-force-qui-demeure&quot;&gt;«&amp;nbsp;une force qui demeure&amp;nbsp;»&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; qui reprend le titre d’une des dernières œuvres d’Hélé publiée en 2006 aux éditions Aerla. Or, je ne me souvenais plus en la rencontrant que &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.distinctivewomen.com/tag/Bourguiba&quot;&gt;19 février 2007&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;, au tout début de ce blog j’avais parlé de ce livre et d’Hélé. Son nom et son visage faisait écho mais je ne pus, à ce moment lui parler de ce papier, écrit dans la plus grande anonymat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Et voilà que cette femme issue d’une prestigieuse lignée s’intéressait à mon concept de &lt;i&gt;Distinctive Women.&lt;/i&gt; J’étais aux Anges.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Ce qui m’éblouit, c’est la continuité dans l’œuvre de Madame Béji et qu’atteste la Bibliographie de cette universitaire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/tout/le-desenchantement-national&quot;&gt;Le Désenchantement national&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», chez &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/tout/maspero&quot;&gt;Maspéro&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; en 1982, &lt;b&gt;'&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/tout/l-oeil-du-jour&quot;&gt;L' Oeil du jour&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;', un roman chez &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/tout/nadeau&quot;&gt;Nadeau&lt;/a&gt; en 1985 et&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; '&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/tout/l-imposture-culturelle&quot;&gt;L' &lt;b&gt;Imposture culturelle&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;',&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; un essai (&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/tout/stock&quot;&gt;Stock&lt;/a&gt; 1997). Ce dernier essai cerne, sous la forme d’un pamphlet, une dégénérescence du Tout Culturel où la culture «&amp;nbsp;n'est donc pas toujours cet élan qui nous porte à nous apprécier; elle peut aussi épouser les vices et les vertus du patriotisme et du racisme.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt; En 1997, avec un esprit pionnier, elle dénonçait l’intégrisme non pas comme une renaissance culturelle mais comme la «&amp;nbsp;liquidation de la culture traditionnelle dans une inculture politique conforme à notre siècle. C'est une tendance qui rejoint l'évolution de la société moderne dans ses pires aspects discriminatoires, fétichistes et narcissiques où anonymat urbain, pensées déracinées et instincts dénaturés rendent l'individu accessible à tous les fanatismes&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Cette femme est une grande philosophe dont peuvent s’enorgueillir toutes les Femmes tunisiennes, mais aussi les Femmes du Monde car elle est une femme qui s’exprime sans interdits ni contraintes.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Bernard LECOMTE</name>
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        <title>La fracture Taubira-Hollande</title>
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        <updated>2006-08-10T01:15:00+02:00</updated>
        <published>2006-08-10T01:15:00+02:00</published>
        <summary>La dame Taubira est folle de rage. En rappelant aux grands élus socialistes...</summary>
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          La dame Taubira est folle de rage. En rappelant aux grands élus socialistes qu’ils doivent réserver leur parrainage présidentiel au futur candidat officiel du PS, François Hollande prive de précieuses signatures celle qui veut rallier, sous le label MRG, tous ceux qui pensent que la colonisation française a été un génocide.    Elle n'a pas compris, la bouillante élue guyanaise, que François Hollande se réclame de Jean Jaurès et de Léon Blum ? Le premier disait dans un discours, en 1903 : &lt;em&gt;&quot;La France a d’autant plus le droit de prolonger au Maroc son action économique et morale que la civilisation qu’elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l’état présent du régime marocain.&quot;&lt;/em&gt;. Le second ajoutait, à la Chambre, en 1925 : &lt;em&gt;&quot;Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture !&quot;&lt;/em&gt;   Cohérent, Hollande ! Christiane Taubira devrait relire ses classiques.
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