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        <title>Charles V</title>
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        <summary>  Sa mère ne s'en occupait pas vraiment. Toute la journée elle était au...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sa mère ne s'en occupait pas vraiment. Toute la journée elle était au travail, le soir elle rentrait tard. Ou elle ne rentrait pas, c'était selon. Il se débrouillait très bien tout seul. Il y avait toujours un paquet de chips dans le placard et des yaourts au frigo.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/02/01/888726636.jpg&quot; id=&quot;media-273055&quot; alt=&quot;Charles 04.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les émissions à la télé n'avaient rien d'intéressant, il regardait par la fenêtre les garçons du quartier qui jouaient dehors. Certains étaient dans sa classe. Il n'avait pas envie de les rejoindre. Il était mieux là haut à les regarder.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Charles IV</title>
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        <updated>2008-10-24T22:16:00+02:00</updated>
        <published>2008-10-24T22:16:00+02:00</published>
        <summary>  L'ennui avec l'école, c'était qu'on ne pouvait pas rester tranquille...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'ennui avec l'école, c'était qu'on ne pouvait pas rester tranquille longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un petit gros était venu s'asseoir à côté de lui. Il l'avait déjà vu une ou deux fois se faire emmerder dans la cour. Charles l'évitait le plus souvent. Il avait des cheveux longs et noirs qui brillaient&amp;nbsp; et portait des habits sales.&amp;nbsp; Il sentait mauvais .&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot; Je m'appelle Sébastien, dit-il&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand le gros ouvrait la bouche, Charles faisait la grimace tellement ça sentait fort.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sébastien recula un peu et sortit de sa poche une bille.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Regarde, tu les connais celles-là?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—Non.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—C'est une planète. c'est mon frère qui me l'a filée. Il l'avait déjà quand il était en CM2 et maintenant il est en troisième!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Charles tendit la main, prit la bille. Il l'examina.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—Elle est en terre cuite, comme une vraie planète, tu vois? Et si on la casse, au milieu il y a une petite bille en fer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—T'en as déjà cassé une pour voir?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—Non, mais mon frère a dit que...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;—On devrait peut-être casser celle-là, fit Charles. Il avait envie de le faire partir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sébastien ne sembla pas comprendre. il rangea la bille dans sa poche. Il regardait par terre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Tu passes sur le pont pour rentrer, je t'ai déjà vu. Moi aussi j'y passe. Je t'attendrai tout à l'heure.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/00/2032650116.jpg&quot; id=&quot;media-267647&quot; alt=&quot;Charles 03.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sébastien n'arrêtait pas de parler. Charles ne répondait pas. Il marchait devant avec l'odeur de Sébastien qui le suivait. Il se mettait tout le temps la main dans la poche pour se gratter les couilles, et faisait comme si de rien n'était. Mais Charles le voyait, et il savait que tout le monde le voyait. C'était dégoûtant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les parents de Sébastien étaient de gros fumeurs et leur maison empestait le tabac. Leur voiture sentait la gitane et leurs fils aussi. Et ils avaient l'air de ne pas le remarquer. C'était vraiment terrible. L'instituteur avait même pris Sébastien à part pour lui parler de ses problèmes d'hygiène. Charles avait entendu dire qu'il ne se lavait jamais et qu'on allait le renvoyer de l'école. Mais ça n'arriva pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme s'il n'avait pas assez de ses problèmes, il avait fallu que le mec le plus repoussant possible lui colle aux basques.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Charles II</title>
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        <updated>2008-10-07T20:38:00+02:00</updated>
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        <summary>  Dans la cour, à l'école, il n'y avait pas de secret. Soit on avait des...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans la cour, à l'école, il n'y avait pas de secret. Soit on avait des amis, on était grand, soit il valait mieux se tenir à l'écart.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les filles jouaient à la corde sur le bitume, les garçons au foot sur le gazon.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les jours de pluie, tout le monde s'agglutinait sous le préau, il fallait se faire une place à coups d'épaules. Charles était sans cesse bousculé. Il étouffait, en attendant la cloche. Il avait une petite montre qui donnait vraiment l'heure, il la regardait sans cesse. Les aiguilles n'avançaient pas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au fond, derrière le réfectoire, il y avait une butte de terre, où des cours moyens faisaient des roulades, des sauts. Ils n'avaient pas peur de rentrer chez eux les genoux rapés ou le pantalon tout vert. Pendant ce temps, les instituteurs, on ne savait jamais vraiment où ils étaient. peut-être en train de surveiller de l'intérieur du bâtiment.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Charles, quand il n'était pas assis, traînait le long du grillage. Il regardait les jardins à côté. Il y avait parfois un vieux qui regardait la cour depuis sa fenêtre. Charles le regardait à son tour, le vieux tirait le rideau.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un matin, un mec de CM2 l'avait abordé. Il montrait la bute:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Avec les autres, on se disait que t'as pas les couilles de sauter de là haut.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y avait quatre ou cinq costauds qui le regardaient, en ricanant.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Charles n'était pas dupe. Ils se cherchaient une tête de turc.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Alors, tu fais quoi?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y alla. Le talus était aussi haut que lui. En bas, ils avaient formé un cercle. Charles regardait un type qui ne lui revenait pas. Il respirait fort et avait des narines comme celles d'un veau ; il leva son poing devant la figure:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Tu me regarde pas comme ça, sinon...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une fois en haut, Charles se sentit soudain plus fort. D'instinct il se regroupa, avant de sauter, un pied en avant, droit sur Tête de veau. Le gaillard reçut le pied en pleine poitrine, et recula.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En se relevant, Charles se toucha la cuisse. Elle lui faisait mal. Il attendait, debout. Un des grands le poussa par la tête et le fit tomber.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;— Allez, dégage!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Charles I</title>
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           &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Charles n'était pas un dur, ni même un costaud. Quand il se regardait, dans la salle de bain, il n'aimait pas ce qu'il voyait.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;À neuf ou dix ans, une de ses dents de devant avait commencé à pourrir. Ce n'était que le début.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Quand elle avait découvert ça, sa mère s'était mise à lui crier dessus. Elle n'était pas là quand il se couchait le soir, elle était sûre qu'il ne se lavait pas &quot;comme il faut&quot;. Évidemment, Charles se démenait sur sa dent. Elle, elle ne voyait que le résultat. Rien à faire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Ils se croisaient au petit déjeuner, elle se mettait en rogne et l'accusait de la laisser pourrir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;— Ta fainéantise te coûtera cher, tu sais! Il est hors de question que je paye pour te faire remplacer cette dent, tu m'entends?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Charles entendait. Il faisait semblant de se sentir coupable, mais il n'en était rien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il était le plus souvent seul. ça ne le gênait pas. Il ne faisait pas de sport le samedi, il ne sortait pas souvent. Il se contentait de faire ce qu'on lui demandait sans poser de question, en espérant qu'on le laisse tranquille.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/00/01/65508580.2.jpg&quot; id=&quot;media-256180&quot; alt=&quot;Charles 01.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sa dent le tourmentait. C'était comme si on le pointait du doigt. On l'accusait tout d'un coup, alors qu'il n'avait rien fait. Il aimait être tranquille, et il n'aimait pas que sa mère soit en rogne contre lui. Elle criait souvent, et qu'elle soit tout le temps en colère pour une raison ou une autre, ça ne le regardait pas. Mais là, il devait bien réagir d'une manière ou d'une autre. Alors il la regardait taper du poing sur la table. Sa petite cuiller sursautait dans le bol jaune, il se demandait combien de temps ça durerait.&lt;/p&gt; 
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        <title>Meunier II</title>
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        <summary> Ton moulin, ton moulin va trop vite       &amp;nbsp;   &amp;nbsp;  Ton moulin, ton...</summary>
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          &lt;p&gt;Ton moulin, ton moulin va trop vite&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/00/02/f7793904ab537cc867d7e152382046d3.jpg&quot; id=&quot;media-249843&quot; alt=&quot;f7793904ab537cc867d7e152382046d3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-249843&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; Ton moulin, ton moulin va trop fort&amp;nbsp; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/02/c390f3525b808501e47d840aec80eebf.jpg&quot; id=&quot;media-249844&quot; alt=&quot;c390f3525b808501e47d840aec80eebf.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-249844&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Meunier I</title>
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        <published>2008-09-08T08:23:46+02:00</published>
        <summary> Meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite       &amp;nbsp;   &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p&gt;Meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/00/02/29a4dfb6b15f9c96d7048eafcc1641af.jpg&quot; id=&quot;media-244564&quot; alt=&quot;29a4dfb6b15f9c96d7048eafcc1641af.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-244564&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop fort&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/00/89c0b7b899731e15eaaee86957aa0454.jpg&quot; id=&quot;media-244566&quot; alt=&quot;89c0b7b899731e15eaaee86957aa0454.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-244566&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Au boulot!</title>
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        <updated>2008-09-07T15:40:00+02:00</updated>
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        <summary> &amp;nbsp;   Cette année, une rentrée à l'ancienne, avec à partir du mois...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette année, une rentrée à l'ancienne, avec à partir du mois d'octobre seulement une série de pastiches un peu particulière...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant, Gédéon attend toujours sa version PDF.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me reste pas mal d'encre, de quoi vous faire subir encore quelques unes de mes oeuvres picturales. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Capucine II</title>
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        <summary> Dansons la capucine   y'a du paisir chez nous   on pleure chez la voisine...</summary>
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          &lt;p&gt;Dansons la capucine&lt;/p&gt; &lt;p&gt;y'a du paisir chez nous&lt;/p&gt; &lt;p&gt;on pleure chez la voisine&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/00/02/965dc8acd6f96bb824e1cbd7d49f00d1.jpg&quot; id=&quot;media-238469&quot; alt=&quot;965dc8acd6f96bb824e1cbd7d49f00d1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-238469&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;On rit beaucoup chez nous. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>wazo</name>
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        <title>Capucine I</title>
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        <summary> Dansons la capucine  Y a pas de pain chez nous         Y en a chez la...</summary>
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          &lt;p&gt;Dansons la capucine&lt;br /&gt; Y a pas de pain chez nous&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/02/631cdbb5ba4edf076f19b6b1e586c17f.jpg&quot; id=&quot;media-220143&quot; alt=&quot;631cdbb5ba4edf076f19b6b1e586c17f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Y en a chez la voisine&lt;br /&gt; Mais ce n'est pas pour nous&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/00/01/c28de39043da3ddf59524f67f1b24922.jpg&quot; id=&quot;media-220146&quot; alt=&quot;c28de39043da3ddf59524f67f1b24922.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Alouette II</title>
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        <published>2008-06-29T16:07:00+02:00</published>
        <summary> Alouette, gentille alouette,   Alouette, je te plumerai.   &amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;Alouette, gentille alouette,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alouette, je te plumerai.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/02/01/918fecd637fcfe5d3d0635640924a0f3.jpg&quot; id=&quot;media-214596&quot; alt=&quot;918fecd637fcfe5d3d0635640924a0f3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-214596&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Je te plumerai le bec&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/00/00/bbcd724b5dcae1758437f1e5aea9f199.jpg&quot; id=&quot;media-214597&quot; alt=&quot;bbcd724b5dcae1758437f1e5aea9f199.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-214597&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;...&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/00/02/b77412c1a07ea8c2c1bb9f5ca76666ee.jpg&quot; id=&quot;media-214598&quot; alt=&quot;b77412c1a07ea8c2c1bb9f5ca76666ee.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-214598&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/02/02/34a8499c5aabbf30f8cb7946565fd546.jpg&quot; id=&quot;media-214599&quot; alt=&quot;34a8499c5aabbf30f8cb7946565fd546.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-214599&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Alouette I</title>
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        <updated>2008-06-12T21:55:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-12T21:55:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;Alouette, gentille alouette,   &amp;nbsp;Alouette, je te plumerai....</summary>
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          &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;Alouette, gentille alouette,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;Alouette, je te plumerai.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/02/00/2404db012b2119edae51ea7741614d92.jpg&quot; id=&quot;media-206510&quot; alt=&quot;2404db012b2119edae51ea7741614d92.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-206510&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &amp;nbsp; Je te plumerai la tête &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/00/c71fe5e2b11b7d8c55356cdc78a83d83.jpg&quot; id=&quot;media-206511&quot; alt=&quot;c71fe5e2b11b7d8c55356cdc78a83d83.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-206511&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp; Je te plumerai la tête.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Et la tête&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Et la tête&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Alouette&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Alouette&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Ah!&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/00/5fe73cd8c3080b8c887ac1581607cfc9.jpg&quot; id=&quot;media-206512&quot; alt=&quot;5fe73cd8c3080b8c887ac1581607cfc9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-206512&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Ne Manquez pas l'alouette</title>
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        <updated>2008-06-11T20:50:43+02:00</updated>
        <published>2008-06-11T20:50:43+02:00</published>
        <summary>une chansonette sulfureuse où se mêlent badineries et viande hachée!</summary>
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          une chansonette sulfureuse où se mêlent badineries et viande hachée!
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        <title>Jeanette IV</title>
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        <published>2008-05-14T21:50:00+02:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   Et l'on pendouilla Pierre    Tra la la la la la la la...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/02/847efbd2c68bff65ac4438c8f57c4a0f.jpg&quot; id=&quot;media-189597&quot; alt=&quot;847efbd2c68bff65ac4438c8f57c4a0f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-189597&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Et l'on pendouilla Pierre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Tra la la la la la la la la la la la la,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l'on pendouilla Pierre,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et sa Jeanette avec&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/00/02/e6d680789d639dc923e6137d440da306.jpg&quot; id=&quot;media-189598&quot; alt=&quot;e6d680789d639dc923e6137d440da306.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-189598&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Et sa Jeanette avec. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>RELATIO: Elie Wiesel préside le Comité de parrainage</title>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.relatio.fr/media/01/02/b959b4b14329451cc931bfc04400c1bd.jpg&quot; id=&quot;media-182143&quot; alt=&quot;b959b4b14329451cc931bfc04400c1bd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Jeanette III</title>
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        <published>2008-04-25T21:00:46+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   Tu n'auras pas ton Pierre,    Tra la la la la la la la la la la la...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Tu n'auras pas ton Pierre,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Tra la la la la la la la la la la la la,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Tu n'auras pas ton Pierre&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Nous le pendouillerons (bis)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/02/00/c5cadcdfb8975b29b01f0a1023cffc7f.jpg&quot; id=&quot;media-179677&quot; alt=&quot;c5cadcdfb8975b29b01f0a1023cffc7f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-179677&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Si vous pendouillez Pierre&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Tra la la la la la la la la la la la la,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous pendouillez Pierre,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendouillez moi z'avec (bis) &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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        <title>Jeanette II</title>
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        <updated>2008-04-15T21:55:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-15T21:55:00+02:00</published>
        <summary> Je ne veux pas d'un prince,       Tra la la la la la la la la la la la la,...</summary>
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          &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Je ne veux pas d'un prince,&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Tra la la la la la la la la la la la la,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/00/bae87907273fb5600e9aa5a23363a2e0.jpg&quot; id=&quot;media-174025&quot; alt=&quot;bae87907273fb5600e9aa5a23363a2e0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-174025&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; Je ne veux pas d'un prince, &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Encore moins d'un baron (bis)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/02/144f429ce630b9f9faf3a4357d16914b.jpg&quot; id=&quot;media-174026&quot; alt=&quot;144f429ce630b9f9faf3a4357d16914b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-174026&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; Je veux mon ami Pierre, &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Tra la la la la la la la la la la la la,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Je veux mon ami Pierre,&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Celui qui est en prison (bis).&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>wazo</name>
            <uri>http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>Jeanette I</title>
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        <updated>2008-04-09T21:48:18+02:00</updated>
        <published>2008-04-09T21:48:18+02:00</published>
        <summary>  Ne pleure pas, Jeannette,     Tra la la la la la la la la la la la la,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Ne pleure pas, Jeannette,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Tra la la la la la la la la la la la la,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/02/02/cb00f4677f1055bce37ded7575af16eb.jpg&quot; id=&quot;media-170511&quot; alt=&quot;cb00f4677f1055bce37ded7575af16eb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-170511&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Ne pleure pas, Jeannette,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Nous te marierons&amp;nbsp; (bis)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le fils d'un prince,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tra la la la la la la la la la la la la,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le fils d'un prince&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/media/01/02/69bd4feef37119bd664c30641558c3e1.jpg&quot; id=&quot;media-170515&quot; alt=&quot;69bd4feef37119bd664c30641558c3e1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-170515&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ou celui d'un baron (bis)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Bernard LECOMTE</name>
            <uri>http://lecomte-est-bon.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Si Paul Bert m était conté</title>
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        <updated>2008-04-04T20:05:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-04T20:05:00+02:00</published>
        <summary>Après Vladimir Fedorovski, Michelle Cotta et Denis Tillinac, le Club des...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lecomte-est-bon.blogspirit.com/">
          Après Vladimir Fedorovski, Michelle Cotta et Denis Tillinac, le Club des Ecrivains de Bourgogne recevait hier Jean-Pierre Soisson, plus connu à Dijon pour avoir présidé naguère le Conseil régional de Bourgogne. Ce n’est pas l’ancien ministre de Giscard et de Mitterrand que les Dijonnais sont venus écouter, mais le biographe de Paul Bert et le… conteur exceptionnel, mi-Bellemare, mi-Decaux, qui a époustouflé ses auditeurs en leur racontant Paul Bert, né à Auxerre (comme lui), député de l’Yonne (comme lui), homme de culture et d’ouverture (comme lui), républicain et opportuniste (Soisson rappelle que le mot n’a pas toujours été péjoratif), lui aussi passionné par la République et défenseur acharné de la laïcité : les hommes politiques, quelque part, parlent toujours d’eux-mêmes…
        </content>
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        <author>
            <name>wazo</name>
            <uri>http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>Fadaises</title>
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        <updated>2008-04-01T08:41:54+02:00</updated>
        <published>2008-04-01T08:41:54+02:00</published>
        <summary>Une nouvelle rubrique sur le blog  &quot;fadaises&quot; : les recettes d'Yvon....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://wazo-atelierd-utopies.blogspirit.com/">
          Une nouvelle rubrique sur le blog &lt;a href=&quot;http://fadaises.over-blog.com/&quot;&gt;&quot;fadaises&quot;&lt;/a&gt;: les recettes d'Yvon. Aujourd'hui, improvisation autour d'un caviar.
        </content>
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        <author>
            <name>danriot</name>
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        <title>Enseignement: ”européaniser” les cours de littérature!</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.relatio.fr/archive/2008/03/22/enseignement-europeaniser-les-cours-de-litterature.html" />
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        <updated>2008-03-22T23:45:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-22T23:45:00+01:00</published>
        <summary>  UNE INITIATIVE A ENCOURAGER:   Les Parcours littéraires européens du&amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.relatio.fr/">
          &lt;b&gt;&lt;span class=&quot;texte_ch&quot;&gt;UNE INITIATIVE A ENCOURAGER: &lt;a href=&quot;http://crdp.ac-paris.fr/parcours/europeen/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;Les Parcours littéraires européens du&amp;nbsp; CRDP de Paris&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; height=&quot;10&quot; width=&quot;150&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;texte_chapo&quot;&gt;&lt;b&gt;Le CRDP de Paris initie une nouvelle collection de dossiers pédagogiques en ligne. Après les Parcours littéraires francophones, retrouvez les Parcours littéraires européens et son premier dossier sur Karaghiozis et le théâtre d’ombre&lt;/b&gt;s .&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>danriot</name>
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        <title>Sélection Relatio: La revue HELIE</title>
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        <updated>2008-03-22T23:30:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-22T23:30:00+01:00</published>
        <summary>  HÉLIE  réfléchit et informe sur les grandes références littéraires de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.relatio.fr/">
          &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;HÉLIE&lt;/b&gt; réfléchit et informe sur les grandes références littéraires de l’Europe, références vivantes dans leurs pays d’origine ou ailleurs, sous leur forme première ou transformée. C’est le magazine des influences géographiques et temporelles, choisies ou imposées, en amont comme en aval de ces grandes références ou de ces grands courants qui, s’ils ont traversé les siècles, n’ont pas toujours eu les moyens de franchir les frontières de la langue. Dans le&amp;nbsp; numéro 5 un dossier sur &lt;b&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;i&gt;Le religieux subversif dans la littérature européenne&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>danriot</name>
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        <title>Europe culturelle:Hommage à WIELAND</title>
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        <updated>2008-02-13T01:50:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-13T01:50:00+01:00</published>
        <summary>   Le mécène hambourgeois Jan Philipp Reemtsma, grand connaisseur du poète...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.relatio.fr/">
          &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial&quot;&gt;Le mécène hambourgeois Jan Philipp Reemtsma, grand connaisseur du poète Wieland, a inauguré l'année Wieland en l'honneur du 275&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; &amp;nbsp;anniversaire du grand classique de Weimar. Son allocution délivrée dans le Musée national de Goethe était intitulée &quot;Les femmes dans l'oeuvre de Christoph Martin Wieland (1733-1813)&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>danriot</name>
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        <title>SUR RELATIO: Lettres européennes</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.danielriot.com/archive/2008/02/03/sur-relatio-lettres-europeennes.html" />
        <id>tag:www.danielriot.com,2008-02-03:1478022</id>
        <updated>2008-02-03T23:38:52+01:00</updated>
        <published>2008-02-03T23:38:52+01:00</published>
        <summary>  STRASBOURG: Rendez-vous des littératures européennes           Amis des...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.danielriot.com/">
          &lt;h3&gt;&lt;span&gt;STRASBOURG: Rendez-vous des littératures européennes&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt; &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Amis des Litteratures européennes, rendez-vous à Strasbourg, les 29 février et 1er marspour LES TROISIEMES RENCONCONTRES DE LITTERATURE. A L'HONNEUR: TADEUSZ ROZEWICZ, poète et dramaturge polonais&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;readmore&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.relatio.fr/archive/2008/02/03/strasbourg-rendez-vous-des-litteratures-europeennes.html#more&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Coursenois</name>
            <uri>http://odamafemme.blogspirit.com/about.html</uri>
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        <title>Chapitre 34 et fin !!!</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://odamafemme.blogspirit.com/archive/2008/01/25/chapitre-34-et-fin.html" />
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        <updated>2008-01-25T16:45:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-25T16:45:00+01:00</published>
        <summary>      &amp;nbsp;     &amp;nbsp;     Et voici, depuis le temps, la fin des Aigles de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://odamafemme.blogspirit.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://odamafemme.blogspirit.com/media/01/01/cae86838c1a1e6b6d4baec00fd9d1656.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-124503&quot; src=&quot;http://odamafemme.blogspirit.com/media/01/01/e1f99c90a0964d6de93edf438af4be65.jpg&quot; alt=&quot;cae86838c1a1e6b6d4baec00fd9d1656.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;roman, polar&quot; id=&quot;media-124503&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Et voici, depuis le temps, la fin des Aigles de Vienne. Autant vous dire qu'il vient de paraitre et que vous pouvez le trouver à cet endroit&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Arial&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lulu.com/content/1932934&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;http://www.lulu.com/content/1932934&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;. Mais franchement, le mieux, c'est quand même de m'envoyer un petit mail, et pour la modeste somme de 19 €, vous aurez droit à une superbe dédicace. Si, si !!! Par contre il faudra être un peu patient, car les livres ne devraient arriver que d'ici quinze jours au moins. Je ferai une petite note quand ça arrivera.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;En attendant...&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Chapitre 34 et dernier !&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le scandale avait éclaboussé l’Autriche qui mourait de honte d’avoir mis un voleur et un assassin à la tête de son État. Le témoignage enregistré de Ralf, ainsi que ceux de Petra et Lisa Morgenstern furent définitifs. Le jour même de la tentative d’attentat de l’Heldenplatz, tous les biens de Georg Höderer furent mis sous séquestre et sa demeure sous scellés. Elle était gardée nuit et jour afin que personne n’eût l’idée d’y pénétrer, et surtout d’en sortir des documents compromettants. Il y eut bien encore des tentatives d’intimidation de la part des inconditionnels et des relations de Höderer, mais la justice tint bon.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Enfin, au bout d’une semaine de gesticulations, Rudi eut l’autorisation d’organiser une fouille en règle de la demeure du chef du gouvernement. On y retrouva une multitude d’objets nazis, des souvenirs ayant appartenu à des chefs nationaux-socialistes. Parmi eux, et placés dans un coffre, on trouva une montre ronde, pendant au bout d’un vulgaire ruban noir avec, à l’intérieur, les initiales A.H en lettres gothiques. La description faite par Matthias Werkel, dans son carnet, de la montre d’Hitler, volée sur le corps même du Führer, était la preuve de sa participation au meurtre de l’oncle de Petra Morgenstern.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Petra raconta sa haine envers le vieil homme, coupable de milliers d’assassinats et à qui elle voulait nuire. Alors qu’elle était la maîtresse de Höderer, elle lui raconta ce qu’elle avait lu dans le carnet, ainsi que le passage évoquant la montre d’Hitler. Georg Höderer cachait bien son jeu, et sous prétexte de voler une grosse somme qu’elle savait enfermer dans un tiroir de bureau, les amants terribles décidèrent de commettre un cambriolage en règle. Étant au courant qu’il devait se rendre à une soirée du parti socialiste, ils se rendirent chez l’oncle, ignorant que celui-ci avait décliné l’invitation au dernier moment. C’était le jour de sortie du serviteur et, croyant que la maison était vide, le couple ne se gêna pas pour faire du bruit. Tandis que Petra mettait la main sur le contenu du tiroir du bureau, Höderer cherchait fébrilement la montre d’Hitler, objet tant convoité et sur lequel il faisait une obsession depuis que Petra lui en avait parlé. Il finit pas la trouver dans une boite à souvenirs en fer-blanc, au milieu de vieilles photos de la guerre et de divers papiers. Elle n’était même pas dissimulée. Elle était posée là, au milieu d’autres objets, anonyme et légèrement poussiéreuse. Visiblement, Matthias Werkel n’en faisait pas grand cas. Et pourtant, c’était bien elle&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Alors qu’ils allaient s’enfuir, ils furent cueillis, pistolet à la main, par le maître des lieux, étonné de voir sa nièce en train de le cambrioler. Profitant de l’hébétement du vieil homme, Höderer lui sauta dessus et une lutte s’ensuivit, dans laquelle Matthias Werkel perdit son arme. Petra raconta la scène comme si elle la vivait à nouveau. Höderer abattit froidement l’oncle avec son propre pistolet, sans l’ombre d’une hésitation, et presque à bout portant. Ce n’était pas un accident dû à la bagarre.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Petra était terrorisée et comprit que l’homme qu’elle aimait n’était pas celui qu’elle croyait être. Ils s’enfuirent tous les deux sur la moto de Griete. Dès les premières heures du matin, elle s’était réfugiée chez Conrad, trop heureux de la cacher et croyant à nouveau qu’il avait encore sa chance auprès de la femme de sa vie. Pendant des semaines, elle resta dissimulée dans la même chambre qui avait abrité Luis. Le temps que Conrad se procurât des papiers, payés avec une partie de l’argent volé dans la villa. Puis, ce fut la fuite. Elle savait que tôt ou tard, sa vie serait menacée. Elle était un témoin gênant, et avait décidé de disparaître de la circulation, emportant avec elle ce pécule entaché de sang. Ce fut le soir même qu’elle rencontra Luis, de retour vers la France.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Georg Höderer décida de mettre son crime sur le dos des Spartakus. Il avait toutes les preuves nécessaires pour les faire arrêter et incarcérer. Lors d’une dernière rencontre avec Ralf, il donna même le pistolet du meurtre, perdu au milieu d’autres armes, pour la cause de la révolution. Si un jour, par hasard, on trouvait ce pistolet en possession de Ralf ou d’un des membres du groupe, celui-ci serait accusé de la mort de Matthias Werkel. Et personne ne croirait aux accusations mensongères qu’on pourrait lancer contre Höderer si on l’accusait malgré tout d’avoir fourni des armes. Comment croire qu’un membre de l’extrême droite puisse fricoter avec des anarchistes de gauche&amp;nbsp;? Impensable, impossible&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Puis, rapidement, vint la notoriété, le pouvoir. Höderer ne pouvait pas laisser derrière lui un témoin de sa vie passée. Il avait toujours Ralf sous sa coupe, qu’il manipulait à souhait, entre menaces et enveloppes bien garnies. La progression de son cancer nécessitait toujours davantage d’argent, et la proposition de Höderer, même si elle lui était difficile, restait sa seule porte de sortie. Afin de se soigner et de guérir, ce dont il doutait de plus en plus, mais surtout pour laisser un capital à Lisa, qu’il savait d’un équilibre fragile.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Sa mission était de retrouver Petra, coûte que coûte, et quel que fût l’endroit où elle se cachait sur la planète. Hans Röckl avait été d’une aide précieuse quand par hasard, sur Internet, il découvrit cet article, et par-dessus tout cette photo d’une certaine Griete, vivant en France et spécialiste des jeux vidéo. Ralf savait parfaitement que Georg ferait disparaître son ancienne complice par ses sbires néo-nazis. Il se doutait qu’ils étaient impliqués tous les deux dans le meurtre de l’oncle, mais n’avait aucune preuve. À peine avait-il pu deviner ce qu’il s’était passé&amp;nbsp;: cambriolage, propriétaire en train de surprendre ses voleurs, lutte, meurtre. Un classique...&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Rudi, qui avait lu le carnet de souvenirs de Hans Werkel, tournait et retournait le pistolet Walther PPK entre ses doigts. Höderer ignorait sans doute que cette arme était celle que Werkel avait ramassée par terre, dans le salon où Hitler s’était donné la mort. Une pièce historique dont, apparemment, Rudi était le seul à en avoir deviné la provenance. Malgré ses opinions antinazies, cela le fit frissonner d’avoir un tel objet entre les mains. Il pensa à ce skinhead, fanatique haineux, et adorateur du Reich, que Ralf avait descendu.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Quelle ironie&amp;nbsp;! Lui qui adulait Hitler, se faire descendre par le propre flingue&amp;nbsp;de son idole !&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il remit le Walther PPK dans son sachet plastique, et posa un scellé avec une étiquette d’archivage. Cette arme, ainsi que la montre d’Hitler, irait rejoindre la masse anonyme des objets qui s’accumulaient au fil des ans, et des sombres histoires de morts violentes, sur les étagères de la police autrichienne. Et puis, un jour arriverait où, une fois l’affaire jugée et oubliée, elle serait détruite avec d’autres encombrants congénères, pour permettre aux nouveaux arrivants de prendre leurs places sur les mêmes froides et poussiéreuses étagères. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Et cela sera bien ainsi&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Luis venait voir Petra à la prison chaque jour. Il se remettait peu à peu de sa fracture à la mâchoire. Il souffrait encore, mais les analgésiques qu’il prenait n’avaient aucun effet sur la réelle souffrance qu’il ressentait au fond de lui. Grâce à Rudi, il avait obtenu que Petra ait un régime carcéral plus souple. Ils pouvaient se voir et se tenir les mains sous le regard suspicieux de la gardienne qui les surveillait dans le parloir particulier, généralement réservé aux avocats. Peu à peu, Luis s’était habitué au crâne entièrement rasé de Petra. C’était une sorte d’expiation qu’elle avait souhaitée, et qu’elle entretenait à coups de rasoir maladroits, comme le renseignaient les fines coupures rectilignes qui lui zébraient la peau.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il parvenait aussi à l’appeler Petra, comme elle lui avait demandé de le faire. Mais quelquefois, un «&amp;nbsp;Griete&amp;nbsp;» passionné lui échappait des lèvres. Dans ces moments, elle lui souriait, désarçonnée pour toujours par ce grand gosse qui avait risqué sa vie pour elle.&amp;nbsp;Et l’avait sauvée par la même occasion.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Toute sa haine et sa révolte avaient entièrement disparu de son cœur et de son esprit. Elle était prête à assumer tous ses actes passés. Davantage que Luis, éperdument malheureux dans l’attente du jugement, et de la probable condamnation qui attendait sa femme. Il pouvait dire sa femme, puisque désormais, chacun arborait une alliance toute neuve à l’annulaire droit comme le veut la tradition autrichienne. Bien sûr, le cadre de la cérémonie du mariage n’avait pas été des plus gais. Pas d’orchestre, pas de flonflon. Mais que pouvait-on attendre d’un mariage en prison&amp;nbsp;? C’est Luis qui l’avait souhaité, voire imposé, sourd aux arguments de Petra qui s’acharnait à lui répéter qu’elle resterait enfermée pendant de trop longues années, et qu’il ne fallait pas qu’il l’attendit.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Cela ne l’avait pas découragé. Il l’attendrait, le temps qu’il faudrait. Mais il lui avait fait promettre de bien se comporter pour bénéficier de toutes les remises de peine possibles, afin d’écourter son séjour forcé qui la tenait loin de lui.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Bart avait été son témoin, et Rudi celui de Petra. Lisa n’était plus en état de faire quoi que ce soit. Elle avait sombré dans une sorte de folie dépressive, et restait coincée dans sa bulle, évoquant sans cesse Ralf, son retour, tenant des discours d’une totale impudeur quand elle avait des crises aiguës de nymphomanie. Luis pensa qu’elle était déjà atteinte par le mal à l’époque de leur rencontre, mais que la mort de Ralf l’avait fait basculer dans un monde de détresse et de fantasmagorie délirante.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Six mois passèrent. Le jugement de Petra eut lieu peu de temps après celui où Georg Höderer fut condamné à perpétuité pour meurtre, incitation à la haine raciale, association de malfaiteurs, forfaiture et autres méfaits qui, aux États-Unis, lui auraient valu la peine de mort, en plus des quatre mille années d’emprisonnement.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le jury, à l’immense surprise de Luis et de Petra, décréta qu’il y avait prescription concernant les faits passés, braquages et complicité de meurtre compris. Il considéra, dans une généreuse hypocrisie, que Petra Morgenstern, par son action sur l’Heldenplatz, avait contribué à débarrasser le pays d’un aventurier dangereux et opportuniste. Pour ces faits, elle fut relaxée et libérée sur le champ à l’issu du procès. Son comportement, durant son séjour en prison, avait été exemplaire, et c’était suffisant pour penser que la société ne craignait plus rien de sa part.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Les journaux firent écho de la nouvelle et publièrent un sondage indiquant que la population autrichienne était, malgré tout, satisfaite de savoir qu’elle retournerait en France avec son mari.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;*&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; L’été pointait le bout de son nez sur cette terre aux confins de la Bretagne et de la Normandie. Luis avait repris son métier de vétérinaire. Il téléphona à Mangin pour lui annoncer son retour et savoir si tout s’était bien passé avec Françoise, si elle avait été une bonne collaboratrice, ce dont il ne doutait pas.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Françoise est une aide très précieuse dans mon travail, Luis. Et… je ne sais comment vous dire ça… mais elle m’est très précieuse dans ma vie également. En fait, nous vivons ensemble depuis quelques mois. Ce fut un véritable coup de foudre, et j’ai eu beau me défendre de cette relation à cause de notre différence d’âge, je dois dire que j’ai craqué. Mais, se défendit-il, elle a tout fait pour ça…&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Luis riait de bon cœur.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― C’est formidable ce que vous me dites là. Sincèrement, je suis très heureux pour vous deux, que vous vous soyez trouvés. Est-ce que Françoise change toujours autant de coiffures&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Mon Dieu&amp;nbsp;! Elle me coûte une fortune, répondit-il en riant également. Mais, j’ai l’impression de découvrir une nouvelle femme à chaque fois, et finalement, ce n’est pas si désagréable.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; L’aventure de Petra Morgenstern et de Luis était parvenue jusqu’au village, et ce fut avec plaisir que chacun avait accueilli de nouveau le couple. Mais Petra et Luis savaient qu’ils ne demeureraient pas toute leur vie dans cette maison. Ils y étaient revenus, faute de savoir où aller, et surtout pour pouvoir rebondir plus tard vers un autre ailleurs, dans d’autres conditions.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; La bergerie avait été rasée, et une belle pelouse avait pris la place. Luis avait tenu à planter un parterre de fleurs à l’endroit où le corps de la malheureuse pensionnaire de l’asile avait brûlé. Il avait fait ceci également en souvenir de Matthias Werkel, le vrai, l’unique, celui qui avait été enterré anonymement dans le jardin de son frère.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Lors de ses visites en prison, Luis avait raconté à Petra comment il avait mené ses recherches en Autriche pour retrouver la Griete qu’il avait perdue. Il retrouva chaque détail, aussi bien pour elle que pour lui-même, recoupant désormais ses actes et ce qu’il avait appris de Rudi, une fois l’enquête officielle terminée. Il en vint au moment où il lui parla de sa rencontre avec sa grand-mère, la délicieuse madame Werkel.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Ce fut un choc énorme pour Petra de savoir qu’elle était toujours vivante et qu’elle attendait des nouvelles de ses petites filles. Petra lui écrivit une lettre qu’elle remit à Luis. Dans sa honte et son désespoir, elle ne se sentait pas prête encore à aller plus loin et communiquer régulièrement avec sa grand-mère. Le jugement déciderait de tout.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Malheureusement, madame Werkel décéda quelques jours avant que Petra fût libérée. Un immense chagrin l’envahit, avec le regret de ne pas avoir revu sa presque mère, celle qui l’avait élevée, et qu’elle avait trahi et abandonné. Luis la réconforta en lui disant qu’il allait la voir souvent durant son séjour en prison, et qu’ils parlaient d’elle, et de Lisa. Elle pardonnait tout et regrettait de ne pas avoir la force suffisante pour tenir jusqu’à ce que sa petite fille soit libre. Car elle était convaincue qu’elle serait libérée.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Petra s’était agenouillée sur sa tombe le lendemain de sa sortie. Elle avait pleuré longtemps, prié beaucoup, elle, la non-croyante, les yeux inondés de larmes, tournés vers le ciel.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Après une dernière visite à Lisa, qui ne les reconnut pas, ils retournèrent en France.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Bart était venu les voir à Noël, et était tombé amoureux de la région. Il ne s’interdisait pas d’acheter quelque chose dans le coin, un jour. Vienne et ses mirages lui étaient devenus insupportables. Il ressentait la nécessité de changer d’air, de vie. Il apporta également des nouvelles inattendues de Mat-mat. Celui-ci était retourné en Autriche pour s’y installer. Il avait définitivement quitté la police pour vivre avec la femme de sa vie. Une policière rencontrée lors de l’interrogatoire de Lisa, et qu’ils avaient mené ensemble dans les locaux du bureau central. Elle parlait parfaitement le français et lui apprenait les rudiments d’allemand qui lui permettraient de bien s’intégrer. Rudi était devenu un ami du couple et avait recommandé Mat-mat à une de ses relations qui travaillait dans l’import-export. Il considérait que sa dernière mission était un échec cuisant. Malgré des intuitions fulgurantes, comme le fait qu’il avait deviné que Luis était retourné en Autriche, il se rendait compte que la suite lui avait entièrement échappé, qu’il n’était plus digne de mener quelque enquête que ce soit. Il avait démissionné. De vouloir faire condamner un innocent et d’avoir été aveuglé par ses certitudes malgré les évidences de non-culpabilité l’avait convaincu de sa partialité. Il avait franchi cette limite que les policiers enjambent à force de côtoyer les malheurs du monde, ne sachant plus dissocier le vrai du faux.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Conrad s’en était sorti. Sa robuste constitution lui avait permis de se remettre du coup de couteau du skinhead. Par contre, la justice avait décidé qu’il passerait sa convalescence en prison. Son jugement eut lieu quelques jours après celui de Griete. Il bénéficia de la même prescription que Griete pour les braquages auxquels il avait participé, et qu’il ne nia pas. Restait le meurtre de Hans Röckl, pour lequel Conrad fut condamné à quatre ans de détention. Les juges prirent en compte les circonstances qui entouraient l’affaire Höderer, et furent cléments, retenant en outre le caractère accidentel de la mort du tatoueur, puisqu’il n’y avait aucune préméditation dans l’acte de Conrad.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Griete et Luis lui rendirent visite en prison avant de partir. Conrad avait accepté sa peine et la visite de sa Petra le réconforta. Une tendresse infinie faisait briller ses yeux. Luis ne pensait pas pouvoir trouver une telle lueur dans le regard du biker, à l’allure si rude. Une brute avec un cœur d’artichaut…&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; *&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Assis au soleil, à même les pavés de la cour et le dos au mur, Luis laissait venir à lui toutes les images des événements récents, intervenus depuis qu’ils étaient de retour en France. Les chiens étaient restés chez la mère Robert, et étaient heureux. Ils lui manquaient quelquefois, mais il savait que de la compagnie allait bientôt remplir la maison à nouveau.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Petra sortit de la cuisine pour le rejoindre. Les deux mains collées sur les reins, elle avançait lentement en chaloupant, son ventre prenant chaque jour des formes de plus en plus arrondies. Ses seins avaient pris des dimensions que Luis n’aurait jamais cru voir un jour chez elle. Avec précaution, Petra s’assit près de lui, sur le banc de pierre accolé au mur de la maison.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Luis approcha et posa sa tête sur le ventre rebondi. Juste à ce moment, il ressentit un violent coup de pied dans la joue.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Tiens, il va tenir de sa mère celui-là. Toujours à me frapper quand je veux lui dire bonjour.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Oui, mais l’autre m’a l’air aussi fou et gamin que son père. Il n’arrête pas de faire des tours dans mon ventre. Est-ce normal que des jumeaux soient si différents de caractère&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Je ne sais pas. C’est dans ta famille que l’on en fait, pas dans la mienne.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Oui, c’est vrai. On peut se ressembler, mais ne pas avoir le même caractère.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Si ce sont de vrais jumeaux, ils vont se ressembler comme deux gouttes d’eau. Tu verras que nous allons les confondre. Sans compter cette manie, dans ta famille, de changer sans arrêt d’identité. Je vais finir par m’y perdre à force, et ne plus réussir à savoir qui est qui…&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; FIN&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Coursenois</name>
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        <title>Les Aigles de Vienne   Chap 33 - 1ère partie</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://odamafemme.blogspirit.com/archive/2008/01/10/les-aigles-de-vienne-chap-33.html" />
        <id>tag:odamafemme.blogspirit.com,2008-01-10:1460226</id>
        <updated>2008-01-10T09:45:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-10T09:45:00+01:00</published>
        <summary>  Je &amp;nbsp; remets le texte&amp;nbsp;car les paragraphes se sont bousculés . :s...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://odamafemme.blogspirit.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;remets le texte&amp;nbsp;car les paragraphes se sont bousculés&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;. :s&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Toutes sirènes hurlantes, la voiture de police qui emmenait Rudi et Luis, n’avait mis que vingt minutes pour parvenir dans le centre de Vienne, là où habituellement on mettait une heure. Rudi téléphonait à longueur de temps, tandis que Luis, les doigts plantés dans l’accoudoir, se rongeait intérieurement en pensant aux conséquences des actes de Griete.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; De plus en plus hors du coup, Mat-mat s’était proposé pour accompagner Lisa au bureau central et commencer à l’interroger, avec l’autorisation de Rudi. Comprenant le malaise que ressentait le policier français, celui-ci avait accepté.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Une foule énorme et compacte se dirigeait vers l’Heldenplatz. Cette place, probablement la plus importante de Vienne, était située près de la Hofburg, jadis Palais des Empereurs d’Autriche. On pouvait y accéder par deux endroits principaux&amp;nbsp;: par la vieille ville et ses rues tortueuses et étroites, la plupart piétonnières, et où se côtoyaient magasins de luxe ou de souvenirs, et restaurants plus ou moins touristiques, tous à la gloire de Sissi et de l’Empire défunt. La Michaelerplatz menait à la cour principale du Palais en passant par un couloir majestueux en voûte et en arcade, courant sous les bâtiments impériaux. Une fois traversée cette cour, une autre arcade, à l’opposée de la première, s’ouvrait directement sur l’Heldenplatz.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; L’autre entrée, plus accessible, était le Ring, ce boulevard extérieur qui entourait le premier arrondissement de Vienne, le cœur historique de la ville. Ce boulevard avait été édifié à la place des anciens remparts, détruits sous Franz Joseph, et qui n’étaient plus d’aucune utilité militaire ou défensive. Cette dénomination de Ring venait de sa forme circulaire, comme un anneau. La Burger Tor, sorte d’Arc de Triomphe monumental, en permettait l’accès.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; C’est par cet endroit qu’Hitler, au moment de l’Anschluss entre l’Allemagne et l’Autriche en 1938, avait fait son entrée triomphale dans la capitale. Une foule idolâtre en délire l’avait ovationné tandis qu’il prononçait son discours du haut du balcon de la Bibliothèque Nationale bordant l’Heldenplatz.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; C’est exactement ce même parcours, et cette même représentation théâtrale, qu’avait choisi le chef du gouvernement autrichien, Georg Haiderer.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Celui-ci ne cachait même plus ses opinions, ni son admiration pour le troisième Reich. Il avait définitivement choisi de répéter cette part d’histoire peu glorieuse, et cela ne semblait gêner personne. Le si peu de voix qui s’étaient élevées pour dénoncer cette similitude, et la symbolique qui en découlait, avait rapidement été mis au pas. Soit en les privant d’accès aux médias, soit en leur faisant comprendre que leur intérêt était d’adhérer, plutôt que de critiquer.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; La voiture de police se gara tout près du Volkspark qui bordait la place à l’opposé de la Bibliothèque. La cérémonie devait débuter à quatorze heures. Rudi regarda sa montre&amp;nbsp;: trente minutes avant l’arrivée de Haiderer en voiture décapotable et son passage sous la Burger Tor.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Griete est là, quelque part dans la foule. Il faut rechercher une moto, affirma Luis.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Une moto&amp;nbsp;? Quelle moto&amp;nbsp;? Quelle marque, quelle couleur&amp;nbsp;? On ne sait rien sur son engin. Et des motos, il y en a des tas dans ce secteur. C’est le moyen le plus pratique pour circuler dans l’arrondissement. Vous connaissez votre femme mieux que moi. Imaginez quelle serait sa stratégie, ce qu’elle ferait pour parvenir à approcher ce crétin d’Haiderer.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― La connaître mieux que vous&amp;nbsp;? Désolé, la femme que je connais est une informaticienne. Pas une terroriste qui démonte et remonte une kalachnikov en quinze secondes, montre en main, un bandeau sur les yeux tout en récitant «&amp;nbsp;Le Capital&amp;nbsp;» de Karl Marx. Je n’ai aucune idée de ce qu’elle va faire&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Luis regardait avec un certain dégoût la foule joyeuse et souriante qui s’agglutinait, piétinant lentement en direction de la place où Georg Haiderer ferait son discours. Des images de Griete avec sa moto lui parvenaient comme des flashes. Il relisait de mémoire tous les articles qu’il avait trouvés au &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Kronen Zeitung&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. Les faits relatant les braquages, et l’évaporation de la moto dans le labyrinthe des ruelles moyenâgeuses du Vieux Vienne. La façon dont celle-ci se faufilait à toute allure au milieu de la foule, pour disparaître au nez et à la barbe de la police impuissante.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Elle va utiliser la moto jusqu’au bout, finit par souffler Luis comme dans un songe. Elle ne la lâchera pas, quoi qu’elle fasse. Il faut surveiller tous les accès possibles en moto.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Elle ne peut passer nulle part. Même par le parc. Il y a des barrières continues qui barrent les accès. Ici, sur le Ring, trop de monde. Impossible de passer. Même pour une moto. La foule est trop compacte, trop dense.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Et par le centre ville&amp;nbsp;? Par Graben ou Dorotheergasse&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Rudi réfléchissait, se voyant lui-même en train de se balader en scooter sans trop de difficultés au travers des petites rues.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― C’est bien gardé par ce côté. En plus, on a interdit aux gens de passer par ces endroits afin d’éviter les mouvements de foule à cause de l’étroitesse des rues. On a préféré les réserver pour les secours, en cas d’incident.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Griete connaît la vieille ville comme sa poche. Je suis certain qu’elle va passer par là&amp;nbsp;! Combien de temps nous reste-t-il&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Un quart d’heure…&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Ils se ruèrent au travers de la populace en marche, Rudi faisant jouer sa carte de police pour aller plus vite et se frayer un chemin. Enfin, ils arrivèrent à proximité d’un endroit protégé par la police et interdit à la foule, tout près de l’arcade la plus proche de l’Heldenplatz, et qui menait à la cour du Palais de la Hofburg. Une voiture de police bouchait l’accès routier. Une simple barrière métallique complétait le rempart contre l’invasion populeuse. Faible rempart, puisque celle-ci était largement ouverte. Des petits malins réussissaient à passer par la cour impériale, marchaient sur les trottoirs en longeant les rondins noircis par le temps où on attachait autrefois les valeureux chevaux Lipizan de la Garde de l’Empereur. Ils accédaient ainsi facilement à l’Heldenplatz en franchissant l’espace entre la barrière ouverte et le mur de la Hofburg, sous les sourires bonasses des plantons de service.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Soudain, une immense clameur s’éleva de l’autre côté de la place. Sans aucune gêne, Rudi grimpa sur le capot de la voiture de police des agents, puis sur le toit, faisant dangereusement onduler le métal sous son poids.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Il arrive, cria-t-il à Luis. Il est en avance.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il sauta d’un bond, laissant sur le toit un creux que les agents auraient du mal à faire admettre à leur hiérarchie.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Remontons l’arcade jusqu’au Palais, jusqu’à la Michaelerplatz. Elle ne peut venir que par là, lança Luis à Rudi.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Les acclamations de la foule étaient telles que les deux hommes avaient des difficultés à se comprendre l’un et l’autre quand ils parlaient. Ils franchirent la première arcade. Quelques piétons encore, puis dans la cour, deux flics en train de fumer une cigarette tout en discutant et en rigolant. Pas du tout concernés par les événements qui se passaient au-delà du Palais.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Quelle bande d’abrutis. A quoi ça sert qu’on donne des consignes de sécurité, fit Rudi, en colère.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il se dirigea vers les deux uniformes et présenta sa carte. Aussitôt les cigarettes se retrouvèrent à terre et la main droite à hauteur de visière. Rudi engueulait les deux sbires et leur faisait la leçon. Luis, distrait, regardait la scène, un sourire aux lèvres, malgré la gravité de la situation.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il revint à la réalité quand le vrombissement d’un deux cylindres monta jusqu’à lui, venant de l’autre côté de la cour. Il eut à peine le temps de se retourner que la moto noire passa à côté de lui dans un hurlement rageur. Il sentit le vent de l’engin lancé à toute vitesse quand il le frôla.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Griete&amp;nbsp;! Non&amp;nbsp;! hurla-t-il.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; En un seul saut, la moto escalada l’étroit trottoir passant sous l’arcade. Les quelques personnes qui s’aventuraient encore par ce chemin, n’eurent que le temps nécessaire pour se plaquer au mur ou sauter, par instinct de survie, au-dessus des rondins de bois, et se retrouver en vrac sur le pavé de la ruelle.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Luis avait une bonne longueur d’avance sur Rudi. Ils couraient tous les deux comme des dératés après la forme noire et casquée qui passa sans encombre la barrière que les deux agents avaient laissée ouverte. Le pilote était un véritable acrobate.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Entre-temps, Georg Haiderer était arrivé au pied du grand escalier de la Bibliothèque nationale et saluait la foule d’un geste un peu trop rigide du bras, un peu comme son prédécesseur quelques soixante dix ans plus tôt. Il n’avait pas osé l’uniforme, mais le salut à la foule avait comme un relent de déjà vu qui n’inspirait rien de bon pour l’avenir.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Hors d’haleine, Luis chercha par où était passée Griete. Les deux policiers hurlaient dans leurs téléphones mais restaient statiques, ne sachant quoi faire tant qu’ils n’avaient pas reçu d’ordre. Rudi donna une tape dans le dos de Luis et l’entraîna à sa suite en direction de la Bibliothèque. Des rampes d’accès flanquaient chaque côté du bâtiment et aboutissaient en haut de l’escalier extérieur, sur un palier qu’on ne devinait qu’une fois arrivée au sommet.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le bruit du moteur de la moto était couvert par les cris de la foule, et personne ne semblait se soucier de ce cavalier thanatophore, tout de noir vêtu. Luis l’aperçut dans une courbe de la rampe d’accès la plus proche. Griete parvenait en haut de l’escalier au même moment que Haiderer, marchant à reculons, toujours saluant la population en liesse, et hurlante de bonheur.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Les deux hommes couraient toujours côte à côte, tentant de battre le record du monde du deux cent mètres. Luis constata avec effroi que Rudi avait son pistolet à la main. Un monstre noir à la gueule démoniaque, dont il devinait les capacités destructrices.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Un coup de feu claqua, suivi aussitôt d’un deuxième. Comme une vague énorme refluant vers la mer, la foule rassemblée sur la place eut le même mouvement de retrait. Elle se baissa dans un bel ensemble coordonné, et un mouvement de panique commença à se dessiner. Les services de sécurité, soudain débordés, ne savaient plus où donner de la tête, partagés entre la nécessité d’intervenir pour voir ce qu’il se passait, et le fait de canaliser la masse qui se bousculait pour fuir le danger.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Rudi, totalement exténué, arriva en haut le premier, tout près de l’entrée de la Bibliothèque. Il s’était arrêté net et d’un geste mal assuré par l’effort qu’il venait d’accomplir, pointait son Glock vers un endroit que Luis, le souffle coupé par la course et l’émotion, vit enfin.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Un groupe étrange de trois personnes, se faisait face, comme figé dans l’ultime moment qui les séparait de l’irréparable. Un homme avait les mains levées, ne sachant pas quoi faire d’autre que d’éviter le moindre mouvement. Un second était tombé sur les fesses et avaient les mains en avant comme pour se protéger des projectiles qui allaient sortir du pistolet qui le visait, et que tenait une ombre entièrement sombre, à l’allure gracile et séduisante comme la mort. A cheval sur la moto et toute de cuir noir vêtue, Griete tenait en joue un Georg Haiderer ridicule, qui implorait qu’on le laissât vivre. Le moteur de la moto tournait toujours, avec un tap-tap régulier et rassurant de monture bien dressée, prête à obéir à la moindre sollicitation.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le tableau avait quelque chose d’apocalyptique, avec cet ange noir, venant se venger au travers du temps et de l’espace, du mal qu’il avait enduré.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Baissez votre arme ou je tire, cria Rudi, les deux mains crispées sur son pistolet, à dix mètres derrière le dos de Griete. Celle-ci ne se retourna même pas. Un vague mouvement du casque indiqua qu’elle le regardait dans le rétroviseur. Puis, elle revint vers Haiderer, armant le chien du pistolet d’un mouvement ostensible du pouce. Il y eut comme un petit clic anodin, qui fit se mettre en boule le chef du gouvernement autrichien, comme un hérisson peureux.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Griete, ma Griete, ne fais pas ça…&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Luis avançait vers elle et avait dépassé Rudi qui tenta de le retenir par la manche. D’un mouvement d’épaule, celui-ci se débarrassa de sa veste et la laissa dans la main de Rudi, totalement décontenancé.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le mouvement du casque avait été plus vif, et regardait dans le rétroviseur avec attention. Luis ne voyait que la visière fumée dont aucun trait de visage ne filtrait. Il fixa à son tour le rétroviseur de la moto et s’efforça d’avancer afin qu’elle continue à le voir sous le même angle.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Si je la vois, elle me voit également…&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Reste en dehors de ça, Luis. Je ne suis pas Griete, et je ne suis pas la femme que tu as connue. Celle que tu as connue n’a jamais existé. Elle est imaginaire et mort née. Va-t-en, Luis. Tu ne peux rien.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Alors, il faudra que tu me tues, aussi. Parce que vivre sans toi m’est impossible. Tu sais ce que je vais faire&amp;nbsp;? Je vais approcher de toi, doucement, et je vais prendre ton pistolet. Pour m’en empêcher, il faudra que tu me tires dessus. Je ne crois pas que tu es la tueuse que tu prétends être. C’est Petra qui est morte, pas Griete. Griete est une renaissance au contraire.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Luis, revenez, vous allez vous faire tuer.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Rudi était dans tous ses états, car Luis était dans sa ligne de mire et l’empêchait de tirer sur Griete. Il savait qu’il serait obligé de tirer pour la tuer sur le coup. La blesser ne ferait que déclancher une fusillade dans laquelle la première victime serait Haiderer.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Je ne sais pas si je vais me faire tuer. Quelle importance… répondit-il.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Luis, pour la dernière fois, tête de mule, barres-toi&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Ah&amp;nbsp;! Enfin, je te retrouve, ironisa Luis.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il parvint à hauteur de la femme, et avec une extrême lenteur, avança sa main vers la main gantée qui tenait le pistolet.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Rudi n’en revenait pas. Il commença à y croire, et abaissa son arme, de peur de blesser Luis qui semblait arriver à ses fins.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Un violent coup de crosse lui déchira une partie de la mâchoire, et Luis se retrouva dans la même position qu’Haiderer, par terre en train d’essayer de reprendre ses esprits, un goût de sang envahissant sa bouche.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Rudi se remit en position et s’apprêta à tirer. Mais Griete avait bougé sur sa moto, et se tenait désormais de profil. Dans cette position, Rudi ne pouvait atteindre aucune partie vitale et tuer la femme. Il ne pouvait risquer de tirer le premier avec, comme résultat final, une belle hécatombe sont il serait tenu pour responsable.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il jurait entre ses dents et maudissait ce français qui jouait les héros romantiques. Il fallait qu’il attende que les réjouissances commencent avant de faire quoi que ce soit.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Ne pas être responsable de la tuerie&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Ne tirez pas, Rudi&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Luis, étourdi par le coup que lui avait porté sa compagne, tentait encore de calmer le jeu.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Griete, souviens-toi des enseignements de Rosa Luxemburg. Tu es en contradiction avec ses principes. Elle n’a jamais dit de tuer qui que ce soit.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ― Qu’est-ce que tu connais aux principes de Rosa Luxemburg. Au nom de quoi tu te permets de la citer, hurla Griete en relevant la visière de son casque, et faisant enfin voir son visage pour la première fois.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0in 0in 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Elle était en larmes et avait son air buté des jours de grandes colères. Son bras n’avait pas bougé d’un millimètre. Elle visait toujours Haiderer, qui 