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    <title>Last posts on philosophie</title>
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    <updated>2009-11-08T11:57:46+01:00</updated>
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            <name>manu</name>
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        <title>Cantique des Quantiques (Ep 2 - WIKI)</title>
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        <updated>2009-10-31T08:12:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-31T08:12:00+01:00</published>
        <summary>  __________WIKI de l'épisode 2 (cf post du 30/10/09)...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://manuavecnous.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;__________WIKI de l'épisode 2 (cf post du 30/10/09) ______________________________________________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Zen&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span&gt;:&lt;/span&gt; cette forme du bouddhisme remonte au Bouddha historique Siddhārtha Gautama au Vie s avant JC (puis au Japon au XIIIe s) et a pour spécificité de rechercher l’éveil par la méditation assise, silencieuse ici et maintenant, le «&amp;nbsp;za-zen&amp;nbsp;». Une école accentue plus la relation avec le maître autour d’énigmes incompréhensibles logiquement, les koans, qui tendent à l’abandon de toute logique pour dépasser «&amp;nbsp;la réalité&amp;nbsp;». En France, le zen arrive avec Maître Taisen DESHIMARU dans les années 1970 et entraîne de nombreux disciples qui aiment la Tradition mais aussi sa liberté et sa pratique qui dépasse la simple méditation mais se retrouve, par exemple, dans l’énergie d’une soirée festive avec ses disciples.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Moine chrétien&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : pas si friand de fromage ou paresseux, les moines chrétiens existent depuis le Ive s en Egypte, Palestine puis en France près de Cannes (Lerins) en 410. Alors que les premiers chrétiens sont mangés tout crus aux jeux du cirque romain, arrive un Empereur romain disciples du Christ&amp;nbsp;: Constantin 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; se convertit en 312 va tarir le flot des martyrs&amp;nbsp;qui imitent ainsi la mort sur la croix de Jésus. Rapidement, le christianisme devient religion d’Etat. Dès lors des laics épris d’absolu partent vivre au désert comme ermites ou en communautés, pauvres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Trou de vers&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span&gt;:&lt;/span&gt; ce sont, selon certaines théories de physique, des mini-trous noirs qui permettraient de passer d’un espace-temps à un autre et donc notamment de remonter le temps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Evangile de Jean&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span&gt;:&lt;/span&gt; Un des 4 Evangiles («&amp;nbsp;bonne nouvelle&amp;nbsp;» décrivant la vie et la mort de Jésus Christ). Celui de Jean a la particularité d’être assez «&amp;nbsp;poétique&amp;nbsp;» et mystique. Jean fut le dernier apôtre («&amp;nbsp;envoyé&amp;nbsp;») de Jésus. Son Prologue (début) est parfois utilisé par des groupes ésotériques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;CERN&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Organisation européenne pour la recherche nucléaire à la frontière franco-suisse, il utilise l’outil le plus complexe de l’humanité, le LHC (accélérateur de particules cassant la matière pour reccréer les premières secondes de la naissance de l’univers, le Big Bang).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://ora-et-labora.tv&quot;&gt;Découvrez le texte complet, gratuit, en cliquant dans &quot;Abonnement - BibloFiction&quot; en haut à gauche dans le site http://Ora-et-Labora.TV&lt;/a&gt;, mon site sur la sagesse chrétienne des origines&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
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        <title>Le lieu d'écrire</title>
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        <id>tag:apreslemarche.blogspirit.com,2009-10-28:1844482</id>
        <updated>2009-10-28T08:15:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-28T08:15:00+01:00</published>
        <summary>  Qui mieux que moi aura habité le point de l’écriture, c’est-à-dire le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Qui mieux que moi aura habité le point de l’écriture, c’est-à-dire le &lt;i&gt;point de la ligne&lt;/i&gt; ? Toute une orientation dans ce point, comme lorsqu’on dit qu’on «&amp;nbsp;fait le point&amp;nbsp;», tout un tour du monde. Que s’exprime ici tout le paradoxe d’habiter un point, ainsi que celui d’être passé par l’explosion infiniment lente de la ruine&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je pensais déjà que le processus de l’écriture se poursuivait dans une direction alternative à celui des possibles, et c’est sans doute aujourd’hui que je recule le plus vers le point de l’embranchement de l’alternative, vers le point où l’on se détourne du possible et même du processus temporel pour s’enfoncer dans le lieu de la phrase et dans la géographie du livre&amp;nbsp;: le point d’arrêt où se différentie tout juste le processus de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et c’est tout à coup un point que je ne peux plus habiter autrement que dans l’arrêt et dans l’angle absolu, dans l’arête qui casse le fil de l’écriture et rend on ne peut moins assurée sa continuation. Un point où sont enroulés, on l’aura compris, tous les angles et toutes les futures cassures de l’écriture et qui est le même, en tant que phénomène d’habitation et d’extension de l’habitude, que celui qui m’avait fait reconnaître l’exploration des aspérités de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot;&gt;rue Visconti&lt;/a&gt; comme l’expression de la probabilité de cette ligne si droite si improbable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il arrive un moment (ou devrais-je dire, un &lt;i&gt;lieu&lt;/i&gt;) où je m’approche le plus de l’arrêt/arête du moteur de l’écriture, comme si, en reculant encore, en me retirant encore sur la plage/page de l’écriture, devant la presse de la ruine et ce phénomène de différentiation immanente qui avait de moins en moins d’espace où s’articuler en dehors de son propre &lt;i&gt;local&lt;/i&gt; (c’est-à-dire de son propre lieu), je me trouvais acculé en ce dernier point où la topologie dégénère en un point justement, où l’écriture ne suit plus le probable ou le brisé, &lt;i&gt;où elle ne se laisse plus aller&lt;/i&gt;, mais où elle s’accumule toute entière dans un point, dans une énorme irrégularité qui devient ici une singularité, et où ce ne sont plus les sujets qui m’inspirent, ce n’est plus la surface qui m’interdit de respirer, ce n’est plus la ruine qui me presse et qui me comprime, ce n’est plus l’hôtel qui me retire et ce n’est plus le livre qui m’emporte ou qui l’emporte, mais c’est la fente de la table qui désormais arrête tout et suspend tout et décide tout et définit tout&amp;nbsp;: elle est l’arrêt du tribunal, la sentence de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quand je me trouvais sur le champ de ruines et que j’avais écrit parmi ses blocs de pierre, la métaphore qui s’est imposée à moi fut celle d’être descendu d’un degré au-dessous de mon plan de travail et de m’être enfoncé dans la matière même de la table – je me déplaçais alors parmi ses éléments –, si bien que je n’écrivais plus alors sur la table mais &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; la table. Or, la métaphore devient aujourd’hui littérale, et l’arrêt de l’écriture, la dégénérescence de la topologie de l’habitation de l’écriture, sont tels aujourd’hui qu’il ne me vient plus comme «&amp;nbsp;nom de domaine&amp;nbsp;» de l’écriture, ou comme possibilité de son extension, comme lieu où s’étend, ou plutôt recule, pour venir à moi et m’emporter, la vague de l’écriture, que la &lt;i&gt;fente de la table&lt;/i&gt; ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;il ne me vient plus que l’intérieur même de la table, cette plus proche et cette plus immédiate correspondante de la ligne de l’écriture&amp;nbsp;; si bien que, dans cette fusion et dans cet arrêt et dans cette dégénérescence, c’est la matière et le support et le lieu et l’habitation qui deviennent confondus et la question de l’écriture recule même jusqu’à son hésitation première : jusqu’au moment, insoutenable, où la nécessité d’écrire se combine si bien avec l’absence et la désertion de tout sujet que cela ne donne plus, comme possibilité d’habitation et de demeure, que celle d’être pressé par la ruine, et d’autre liquidité (ou source, ou provenance, ou inspiration) que la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/28/la-fente-iv.html&quot;&gt;fente même de la table&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il existe un générateur à la base de tout processus. Pour les processus stochastiques, ceux dont les possibilités sont disjointes, on parle de générateur aléatoire ; pour le processus d’écriture, je parlais plutôt d’habitation, de la prise de pied et du positionnement du trader dans le vide de la fourchette, dans la case vide, qui n’a pour se soutenir que l’inverse d’une probabilité, l’inversion du chemin de la probabilité (prouvabilité, lisibilité) ordinaire de l’algorithme qui va de la possibilité vers le prix à travers la réplication&amp;nbsp;: une inversion qui ne lui laisse d’autre choix, pour maintenir l’attachement et la réplication, que d’aller écrire et publier la dernière ligne de différentiation, celle des options exotiques, si bien que le générateur ici n’est plus aléatoire mais devient la générativité même de l’écriture, le processus de différentiation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tandis que pour ce processus parvenu à son arrêt, pour mon enchaînement à la table de l’écriture et mon asservissement absolu à sa matière comme mon seul et dernier sujet, je ne trouve d’autre terme pour en nommer le générateur que celui de la dégénérescence totale de toute la topologie de l’écriture et de l’espace où écrire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La topologie : ou la science de la disposition ou proximité relative des sites et des lieux, indépendamment de toute considération de taille et de distance métrique – c’est-à-dire que ce n’est ni la longueur de la fente exprimée en centimètres, ni sa largeur exprimée en millimètres, ni son orientation par rapport à ma page exprimée en degrés d’angle, ni même sa proximité de mon cahier, exprimée quant à elle dans une grandeur que je voudrais intensive et non pas extensive, en degrés de température donc, comme lorsqu’on dit, à mesure que l’on s’approche de l’objet de sa quête, que «&amp;nbsp;ça devient chaud et que ça brûle&amp;nbsp;» : ce ne sont pas toutes ces grandeurs et toutes ces mesures qui comptent, encore que la dernière ne soit pas cardinale et s’approche déjà des préoccupations d’une topologie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(car j’avais envie de dire que la fente serait distante de mon cahier, ou qu’elle en serait proche, non pas d’une certaine distance métrique, mais d’un certain nombre de plis et même de multi-plis, d’un intervalle qui ne serait pas mesurable par un nombre ou par la multiplication d’une unité de compte mais par une &lt;i&gt;multiplicité&lt;/i&gt;, d’un intervalle qui s’exprimerait par un chiffre plutôt que par un nombre, par un code d’accès, si bien que, non plus des centimètres ou des mètres, mais plusieurs tables pouvaient séparer mon cahier de cette fente, comme c’est le cas aujourd’hui, et ne pas m’empêcher de penser à cette fente, ou plutôt, de penser &lt;i&gt;à partir d’elle&lt;/i&gt;, et ne pas empêcher mon écriture de provenir d’elle, ces tables qui m’en sépareraient ne se comptant pas ainsi en nombre de distance mais en nombre de plis, et mesurant ainsi entre la fente et mon cahier, non pas un espace strié, mais un degré de complication, une certaine facilité ou uniformité ou génération ou différentiation de la phrase, qui doivent avoir lieu entre la fente et mon cahier, c’est-à-dire qu’elles doivent se passer et s’espacer – l’intervalle entier de mon inspiration se mesurant peut-être désormais en degrés de cet espace-là – avant que la phrase, qui provient de la fente, ne coule dans mon cahier),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce ne sont pas ces mesures qui comptent, mais le genre de l’espace et l’ordre de ses singularités, à savoir que dans le plan où courent et d’où me proviennent les pensées, il importera aujourd’hui de savoir qu’il y a une coupure, non pas une strie ou un pli, mais un gouffre, un vide, une fente, qui n’explique pas plus comment les pensées me viennent ni d’où elles proviennent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dégénérescence de la topologie de l’écriture et effondrement en un seul point de son espace d’habitation. Après le lieu de l’être et l’habitude/habitation d’Heidegger, ne chercherais-je pas le lieu d’habitation de l’être qui écrit, le &lt;i&gt;topos&lt;/i&gt; de l’écriture qui ne peut qu’être dégénéré selon la métrique appropriée à l’être, et qui n’est même pas la case vide du non-sens qui redistribue le sens, mais une singularité d’une espèce pire encore, un arrêt qui a quitté même la surface&amp;nbsp;? (À une époque, je parlais de la surface comme renfermant une multiplicité d’arêtes.) En un mot, un craquement de la surface, un krach, l’ouverture du vide (ainsi la fente serait-elle un saut dans le vide), le saut déchirant auquel se destine la technologie de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, si la fente pose, depuis le lieu le plus proche topologiquement de mon cahier, depuis le lieu qui s’est précipité sur mon cahier dans la dégénérescence même de la topologie, la question de la provenance de l’écriture, c’est bien que, à travers l’espace de la fente qui n’est celui que de la communication avec le vide et qui n’est que l’écho, qui n&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’est que&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la répétition de mes lignes, non pas dans le vide, mais par le vide (Que serait la destination de lignes répétées par le vide&amp;nbsp;?), cette question de la provenance peut se détourner – ainsi la répétition par le vide, l’écho, serait-il un véhicule de détournement – en celle de la destination de la technologie et de sa complétion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cette fente serait ainsi le moment de mon krach, l’instant du détournement de mon processus d’écriture vers les aspérités et les détails et les gouffres de la surface, ceux-là mêmes qui m’ont donné à lire l’improbabilité et la rareté de la rue Visconti comme une ligne parfaitement pénétrable et probable, c’est-à-dire que je dois me tourner vers l’aventure de la réalité empirique et vers le risque ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et c’est l’instant où je rencontre celui que j’appelle le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, au cœur de la fente et du craquement donc, et où je considère comme le cœur du marché, et je dirais même, comme son générateur, comme sa genèse, le processus de la conversion, qui n’est pas une différentiation supplémentaire du réel, mais une transformation de tout le réel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; est-il la fente, la dégénérescence de la topologie, où est-il le krach, l’autre commencement ? Comment détourner mon processus vers lui ? Comment mesurer les retards et les avances ? Le rencontré-je trop tôt ou trop tard ? S’agit-il de soulever un poids ou de laisser tomber une entreprise&amp;nbsp;? S’agit-il de sauter dans le vide ou de traverser une fente, c’est-à-dire un craquement ? S’agit-il de rencontrer mon destin ou d’en explorer, à l’inverse, la provenance ? Toutes ces considérations de topologie : fentes, traîtresses, dégénérescence, plis, multi-plis, tables et établis, sont-elles les extrémités auxquelles je me trouve réduit ? Comment faire repartir l’histoire après cette croix et dans quel sens ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Disons que ce n’est pas un krach, que la torsion ne sera pas ici celle de l’échange, que je ne vais pas m’ouvrir à la réalité empirique. Il me faut trouver dans l’arrêt et dans la dégénérescence et dans ce point que j’habite autre chose que l’attente du roman. Refaire partir l’histoire à partir de la température initialement fusionnelle de la conversion. Méditer la crise dans un autre espace que celui de l’histoire ou celui du marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je parlais de l’aboutissement de ma technologie comme d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’u&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ne mesure de l’histoire qui prendrait toute celle de ma rencontre avec le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;. Elle donnerait un sens qui ne sera concerné que par la topologie (c’est-à-dire par les fentes et par les plis et les torsions) à mon introduction dans l’enceinte de la Grande Maison. Car enfin, en m’en tirant avec un livre, en trouvant le lieu d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’écrire&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et en revenant à la Place, ce n’est pas dans un livre que je suis entré, mais dans une maison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Qui mieux que moi aura habité le point de l’écriture, c’est-à-dire le &lt;i&gt;point de la ligne&lt;/i&gt; ? Toute une orientation dans ce point, comme lorsqu’on dit qu’on «&amp;nbsp;fait le point&amp;nbsp;», tout un tour du monde. Que s’exprime ici tout le paradoxe d’habiter un point, ainsi que celui d’être passé par l’explosion infiniment lente de la ruine&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je pensais déjà que le processus de l’écriture se poursuivait dans une direction alternative à celui des possibles, et c’est sans doute aujourd’hui que je recule le plus vers le point de l’embranchement de l’alternative, vers le point où l’on se détourne du possible et même du processus temporel pour s’enfoncer dans le lieu de la phrase et dans la géographie du livre&amp;nbsp;: le point d’arrêt où se différentie tout juste le processus de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et c’est tout à coup un point que je ne peux plus habiter autrement que dans l’arrêt et dans l’angle absolu, dans l’arête qui casse le fil de l’écriture et rend on ne peut moins assurée sa continuation. Un point où sont enroulés, on l’aura compris, tous les angles et toutes les futures cassures de l’écriture et qui est le même, en tant que phénomène d’habitation et d’extension de l’habitude, que celui qui m’avait fait reconnaître l’exploration des aspérités de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot;&gt;rue Visconti&lt;/a&gt; comme l’expression de la probabilité de cette ligne si droite si improbable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il arrive un moment (ou devrais-je dire, un &lt;i&gt;lieu&lt;/i&gt;) où je m’approche le plus de l’arrêt/arête du moteur de l’écriture, comme si, en reculant encore, en me retirant encore sur la plage/page de l’écriture, devant la presse de la ruine et ce phénomène de différentiation immanente qui avait de moins en moins d’espace où s’articuler en dehors de son propre &lt;i&gt;local&lt;/i&gt; (c’est-à-dire de son propre lieu), je me trouvais acculé en ce dernier point où la topologie dégénère en un point justement, où l’écriture ne suit plus le probable ou le brisé, &lt;i&gt;où elle ne se laisse plus aller&lt;/i&gt;, mais où elle s’accumule toute entière dans un point, dans une énorme irrégularité qui devient ici une singularité, et où ce ne sont plus les sujets qui m’inspirent, ce n’est plus la surface qui m’interdit de respirer, ce n’est plus la ruine qui me presse et qui me comprime, ce n’est plus l’hôtel qui me retire et ce n’est plus le livre qui m’emporte ou qui l’emporte, mais c’est la fente de la table qui désormais arrête tout et suspend tout et décide tout et définit tout&amp;nbsp;: elle est l’arrêt du tribunal, la sentence de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quand je me trouvais sur le champ de ruines et que j’avais écrit parmi ses blocs de pierre, la métaphore qui s’est imposée à moi fut celle d’être descendu d’un degré au-dessous de mon plan de travail et de m’être enfoncé dans la matière même de la table – je me déplaçais alors parmi ses éléments –, si bien que je n’écrivais plus alors sur la table mais &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; la table. Or, la métaphore devient aujourd’hui littérale, et l’arrêt de l’écriture, la dégénérescence de la topologie de l’habitation de l’écriture, sont tels aujourd’hui qu’il ne me vient plus comme «&amp;nbsp;nom de domaine&amp;nbsp;» de l’écriture, ou comme possibilité de son extension, comme lieu où s’étend, ou plutôt recule, pour venir à moi et m’emporter, la vague de l’écriture, que la &lt;i&gt;fente de la table&lt;/i&gt; ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;il ne me vient plus que l’intérieur même de la table, cette plus proche et cette plus immédiate correspondante de la ligne de l’écriture&amp;nbsp;; si bien que, dans cette fusion et dans cet arrêt et dans cette dégénérescence, c’est la matière et le support et le lieu et l’habitation qui deviennent confondus et la question de l’écriture recule même jusqu’à son hésitation première : jusqu’au moment, insoutenable, où la nécessité d’écrire se combine si bien avec l’absence et la désertion de tout sujet que cela ne donne plus, comme possibilité d’habitation et de demeure, que celle d’être pressé par la ruine, et d’autre liquidité (ou source, ou provenance, ou inspiration) que la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/28/la-fente-iv.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/28/la-fente-iv.html&quot;&gt;fente même de la table&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il existe un générateur à la base de tout processus. Pour les processus stochastiques, ceux dont les possibilités sont disjointes, on parle de générateur aléatoire ; pour le processus d’écriture, je parlais plutôt d’habitation, de la prise de pied et du positionnement du trader dans le vide de la fourchette, dans la case vide, qui n’a pour se soutenir que l’inverse d’une probabilité, l’inversion du chemin de la probabilité (prouvabilité, lisibilité) ordinaire de l’algorithme qui va de la possibilité vers le prix à travers la réplication&amp;nbsp;: une inversion qui ne lui laisse d’autre choix, pour maintenir l’attachement et la réplication, que d’aller écrire et publier la dernière ligne de différentiation, celle des options exotiques, si bien que le générateur ici n’est plus aléatoire mais devient la générativité même de l’écriture, le processus de différentiation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tandis que pour ce processus parvenu à son arrêt, pour mon enchaînement à la table de l’écriture et mon asservissement absolu à sa matière comme mon seul et dernier sujet, je ne trouve d’autre terme pour en nommer le générateur que celui de la dégénérescence totale de toute la topologie de l’écriture et de l’espace où écrire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La topologie : ou la science de la disposition ou proximité relative des sites et des lieux, indépendamment de toute considération de taille et de distance métrique – c’est-à-dire que ce n’est ni la longueur de la fente exprimée en centimètres, ni sa largeur exprimée en millimètres, ni son orientation par rapport à ma page exprimée en degrés d’angle, ni même sa proximité de mon cahier, exprimée quant à elle dans une grandeur que je voudrais intensive et non pas extensive, en degrés de température donc, comme lorsqu’on dit, à mesure que l’on s’approche de l’objet de sa quête, que «&amp;nbsp;ça devient chaud et que ça brûle&amp;nbsp;» : ce ne sont pas toutes ces grandeurs et toutes ces mesures qui comptent, encore que la dernière ne soit pas cardinale et s’approche déjà des préoccupations d’une topologie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(car j’avais envie de dire que la fente serait distante de mon cahier, ou qu’elle en serait proche, non pas d’une certaine distance métrique, mais d’un certain nombre de plis et même de multi-plis, d’un intervalle qui ne serait pas mesurable par un nombre ou par la multiplication d’une unité de compte mais par une &lt;i&gt;multiplicité&lt;/i&gt;, d’un intervalle qui s’exprimerait par un chiffre plutôt que par un nombre, par un code d’accès, si bien que, non plus des centimètres ou des mètres, mais plusieurs tables pouvaient séparer mon cahier de cette fente, comme c’est le cas aujourd’hui, et ne pas m’empêcher de penser à cette fente, ou plutôt, de penser &lt;i&gt;à partir d’elle&lt;/i&gt;, et ne pas empêcher mon écriture de provenir d’elle, ces tables qui m’en sépareraient ne se comptant pas ainsi en nombre de distance mais en nombre de plis, et mesurant ainsi entre la fente et mon cahier, non pas un espace strié, mais un degré de complication, une certaine facilité ou uniformité ou génération ou différentiation de la phrase, qui doivent avoir lieu entre la fente et mon cahier, c’est-à-dire qu’elles doivent se passer et s’espacer – l’intervalle entier de mon inspiration se mesurant peut-être désormais en degrés de cet espace-là – avant que la phrase, qui provient de la fente, ne coule dans mon cahier),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce ne sont pas ces mesures qui comptent, mais le genre de l’espace et l’ordre de ses singularités, à savoir que dans le plan où courent et d’où me proviennent les pensées, il importera aujourd’hui de savoir qu’il y a une coupure, non pas une strie ou un pli, mais un gouffre, un vide, une fente, qui n’explique pas plus comment les pensées me viennent ni d’où elles proviennent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dégénérescence de la topologie de l’écriture et effondrement en un seul point de son espace d’habitation. Après le lieu de l’être et l’habitude/habitation d’Heidegger, ne chercherais-je pas le lieu d’habitation de l’être qui écrit, le &lt;i&gt;topos&lt;/i&gt; de l’écriture qui ne peut qu’être dégénéré selon la métrique appropriée à l’être, et qui n’est même pas la case vide du non-sens qui redistribue le sens, mais une singularité d’une espèce pire encore, un arrêt qui a quitté même la surface&amp;nbsp;? (À une époque, je parlais de la surface comme renfermant une multiplicité d’arêtes.) En un mot, un craquement de la surface, un krach, l’ouverture du vide (ainsi la fente serait-elle un saut dans le vide), le saut déchirant auquel se destine la technologie de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, si la fente pose, depuis le lieu le plus proche topologiquement de mon cahier, depuis le lieu qui s’est précipité sur mon cahier dans la dégénérescence même de la topologie, la question de la provenance de l’écriture, c’est bien que, à travers l’espace de la fente qui n’est celui que de la communication avec le vide et qui n’est que l’écho, qui n&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’est que&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la répétition de mes lignes, non pas dans le vide, mais par le vide (Que serait la destination de lignes répétées par le vide&amp;nbsp;?), cette question de la provenance peut se détourner – ainsi la répétition par le vide, l’écho, serait-il un véhicule de détournement – en celle de la destination de la technologie et de sa complétion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cette fente serait ainsi le moment de mon krach, l’instant du détournement de mon processus d’écriture vers les aspérités et les détails et les gouffres de la surface, ceux-là mêmes qui m’ont donné à lire l’improbabilité et la rareté de la rue Visconti comme une ligne parfaitement pénétrable et probable, c’est-à-dire que je dois me tourner vers l’aventure de la réalité empirique et vers le risque ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et c’est l’instant où je rencontre celui que j’appelle le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, au cœur de la fente et du craquement donc, et où je considère comme le cœur du marché, et je dirais même, comme son générateur, comme sa genèse, le processus de la conversion, qui n’est pas une différentiation supplémentaire du réel, mais une transformation de tout le réel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; est-il la fente, la dégénérescence de la topologie, où est-il le krach, l’autre commencement ? Comment détourner mon processus vers lui ? Comment mesurer les retards et les avances ? Le rencontré-je trop tôt ou trop tard ? S’agit-il de soulever un poids ou de laisser tomber une entreprise&amp;nbsp;? S’agit-il de sauter dans le vide ou de traverser une fente, c’est-à-dire un craquement ? S’agit-il de rencontrer mon destin ou d’en explorer, à l’inverse, la provenance ? Toutes ces considérations de topologie : fentes, traîtresses, dégénérescence, plis, multi-plis, tables et établis, sont-elles les extrémités auxquelles je me trouve réduit ? Comment faire repartir l’histoire après cette croix et dans quel sens ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Disons que ce n’est pas un krach, que la torsion ne sera pas ici celle de l’échange, que je ne vais pas m’ouvrir à la réalité empirique. Il me faut trouver dans l’arrêt et dans la dégénérescence et dans ce point que j’habite autre chose que l’attente du roman. Refaire partir l’histoire à partir de la température initialement fusionnelle de la conversion. Méditer la crise dans un autre espace que celui de l’histoire ou celui du marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je parlais de l’aboutissement de ma technologie comme d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’u&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ne mesure de l’histoire qui prendrait toute celle de ma rencontre avec le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;. Elle donnerait un sens qui ne sera concerné que par la topologie (c’est-à-dire par les fentes et par les plis et les torsions) à mon introduction dans l’enceinte de la Grande Maison. Car enfin, en m’en tirant avec un livre, en trouvant le lieu d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’écrire&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et en revenant à la Place, ce n’est pas dans un livre que je suis entré, mais dans une maison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;--&gt;
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        <author>
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        <title>Annonce du livre</title>
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        <updated>2009-10-26T07:57:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-26T07:57:00+01:00</published>
        <summary>  À la différence de   L’Écriture postérieure   qui s’est écrit littéralement...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À la différence de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fabula.org/actualites/article16448.php&quot;&gt;&lt;i&gt;L’Écriture postérieure&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; qui s’est écrit littéralement dans le futur, comme une écriture qui soutenait en permanence le risque de l’écriture et dont les «&amp;nbsp;états du monde&amp;nbsp;» étaient produits et multipliés par sa propre progression et par sa propre négociation avec la pensée (par son &lt;i&gt;échange&lt;/i&gt; avec la pensée), voici que mon &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot;&gt;prochain livre&lt;/a&gt; s’approche de moi par la modalité inverse. Voici un livre qui fait parler de lui &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; d’être écrit (d’une façon différente, il faut dire, de celle que préconise Pierre Bayard et qui est de parler des livres avant qu’ils ne soient lus, et encore différente de la façon &lt;i&gt;de ne pas les lire&lt;/i&gt; que j’examinai quant à moi dans &lt;i&gt;L’Écriture postérieure&lt;/i&gt; et qui revenait à &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fabula.org/revue/document4144.php&quot;&gt;les &lt;i&gt;écrire&lt;/i&gt; afin de mieux les lire&lt;/a&gt;) et pour lequel les états du monde se remplissent d’attente plutôt que d’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, comme l’écriture va pour moi dans un seul sens, celui du risque et de l’imprévu et de l’échappée, on peut se demander comment je vais m’échapper, par l’écriture, dans l’écriture de ce livre qui est essentiellement le livre des produits dérivés (des produits de l’écriture, donc) et de leur échappée (c’est-à-dire de leur futur, c’est-à-dire &lt;i&gt;du&lt;/i&gt; futur&amp;nbsp;; car, par leur caractère écrit et envoyé, les produits dérivés ne sont prévus que pour &lt;i&gt;rendre présent&lt;/i&gt; cet envoi, de cette manière particulière de rendre le futur présent qui est de le traiter et de l’échanger dans un marché).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La façon de m’échapper, par l’écriture, dans l’écriture de ce livre qui porte sur l’écriture et sur son échappée (c’est-à-dire qu’il porte sur le futur de l’écriture et sur son &lt;i&gt;marché&lt;/i&gt;), c’est de trahir les attentes de ceux qui se sont déjà postés dans les futurs «&amp;nbsp;états du monde&amp;nbsp;», tout en étant le plus fidèle possible à mon projet profond et personnel. Or, ce projet, ma réussite personnelle – et mon devoir est d’abord d’en prendre toute la mesure –, c’est d’être enfin parvenu à &lt;i&gt;placer&lt;/i&gt; l’ouverture d’un tel livre. Car c’est enfin aujourd’hui, après trois années de publications dans &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.wilmott.com&quot;&gt;&lt;i&gt;Wilmott&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, et après que j’aurai réussi à attirer l’attention de Wiley sur mon volume de travail et celle de mes juges sur mon nom et sur ses capacités, que j’ai la possibilité ne fût-ce que d’&lt;i&gt;introduire&lt;/i&gt; la question de ce livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ma réussite principale, à ce jour, c’est d’avoir posé la question de la pertinence d’un tel livre et d’avoir donné à ce public la faculté d’y croire. Cela est donc trop beau (et cela débute seulement maintenant) pour que je n’en profite pas et que je n’insinue pas, dans cet étroit passage qui vient de s’ouvrir, la plus grande surprise, le livre le plus définitif sur la philosophie des marchés, le livre le plus radical, au sens qu’il bouleversera toutes les catégories acceptées (celle de probabilité, de risque, de processus temporel, etc.) à la lumière du marché des produits dérivés, en un mot, le livre le plus attendu par &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce livre n’a pas de concurrent et l’occasion qui m’est offerte – et, à travers moi, à toute la tradition d’éditeur de Wiley, c’est-à-dire à tout le futur de la discipline et même au futur du domaine académique entier – c’est d’ouvrir et d’occuper aussitôt la &lt;i&gt;totalité du terrain&lt;/i&gt;. La façon de m’échapper sera ainsi de mettre dans ce livre, non seulement ce qu’il y a de plus définitif et de plus bouleversant, dans ma pensée, pour la tradition de pensée des produits dérivés, mais ce qui s’y trouve de plus bouleversant pour la pensée philosophique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce que j’aurai anticipé devra prendre ici toute son ampleur&amp;nbsp;; et si la pensée de Heidegger est aussi fondamentale pour poser la question de l’&lt;i&gt;être&lt;/i&gt; du marché et pour me détourner de la «&amp;nbsp;catégorie&amp;nbsp;» vers les «&amp;nbsp;existentiaux&amp;nbsp;», ou celle de Derrida aussi indispensable pour comprendre pourquoi cette question pourra trouver sa réponse à travers les produits dérivés et leur non-fondation, il faut que mon livre devienne un classique philosophique et qu’il apporte quelque chose de fondamental à la tradition philosophique en général.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce sera donc le livre auquel mes juges s’attendent le moins mais qui, une fois son écriture et son échappée faites, sera celui auquel ils s’attendaient le plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable      {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;       mso-tstyle-rowband-size:0;      mso-tstyle-colband-size:0;      mso-style-noshow:yes;   mso-style-parent:&quot;&quot;;    mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;    mso-para-margin:0cm;    mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;    font-size:10.0pt;       font-family:&quot;Times New Roman&quot;;  mso-ansi-language:#0400;        mso-fareast-language:#0400;     mso-bidi-language:#0400;}  &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À la différence de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fabula.org/actualites/article16448.php&quot; mce_href=&quot;http://www.fabula.org/actualites/article16448.php&quot;&gt;&lt;i&gt;L’Écriture postérieure&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; qui s’est écrit littéralement dans le futur, comme une écriture qui soutenait en permanence le risque de l’écriture et dont les «&amp;nbsp;états du monde&amp;nbsp;» étaient produits et multipliés par sa propre progression et par sa propre négociation avec la pensée (par son &lt;i&gt;échange&lt;/i&gt; avec la pensée), voici que mon prochain &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot; mce_href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot;&gt;livre&lt;/a&gt; s’approche de moi par la modalité inverse. Voici un livre qui fait parler de lui &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; d’être écrit (d’une façon différente, il faut dire, de celle que préconise Pierre Bayard et qui est de parler des livres avant qu’ils ne soient lus, et encore différente de la façon &lt;i&gt;de ne pas les lire&lt;/i&gt; que j’examinai quant à moi dans &lt;i&gt;L’Écriture postérieure&lt;/i&gt; et qui revenait à &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.fabula.org/revue/document4144.php&quot; mce_href=&quot;http://www.fabula.org/revue/document4144.php&quot;&gt;les &lt;i&gt;écrire&lt;/i&gt; afin de mieux les lire&lt;/a&gt;) et pour lequel les états du monde se remplissent d’attente plutôt que d’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, comme l’écriture va pour moi dans un seul sens, celui du risque et de l’imprévu et de l’échappée, on peut se demander comment je vais m’échapper, par l’écriture, dans l’écriture de ce livre qui est essentiellement le livre des produits dérivés (des produits de l’écriture, donc) et de leur échappée (c’est-à-dire de leur futur, c’est-à-dire &lt;i&gt;du&lt;/i&gt; futur&amp;nbsp;; car, par leur caractère écrit et envoyé, les produits dérivés ne sont prévus que pour &lt;i&gt;rendre présent&lt;/i&gt; cet envoi, de cette manière particulière de rendre le futur présent qui est de le traiter et de l’échanger dans un marché).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La façon de m’échapper, par l’écriture, dans l’écriture de ce livre qui porte sur l’écriture et sur son échappée (c’est-à-dire qu’il porte sur le futur de l’écriture et sur son &lt;i&gt;marché&lt;/i&gt;), c’est de trahir les attentes de ceux qui se sont déjà postés dans les futurs «&amp;nbsp;états du monde&amp;nbsp;», tout en étant le plus fidèle possible à mon projet profond et personnel. Or, ce projet, ma réussite personnelle – et mon devoir est d’abord d’en prendre toute la mesure –, c’est d’être enfin parvenu à &lt;i&gt;placer&lt;/i&gt; l’ouverture d’un tel livre. Car c’est enfin aujourd’hui, après trois années de publications dans &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.wilmott.com&quot; mce_href=&quot;http://www.wilmott.com&quot;&gt;&lt;i&gt;Wilmott&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, et après que j’aurai réussi à attirer l’attention de Wiley sur mon volume de travail et celle de mes juges sur mon nom et sur ses capacités, que j’ai la possibilité ne fût-ce que d’&lt;i&gt;introduire&lt;/i&gt; la question de ce livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ma réussite principale, à ce jour, c’est d’avoir posé la question de la pertinence d’un tel livre et d’avoir donné à ce public la faculté d’y croire. Cela est donc trop beau (et cela débute seulement maintenant) pour que je n’en profite pas et que je n’insinue pas, dans cet étroit passage qui vient de s’ouvrir, la plus grande surprise, le livre le plus définitif sur la philosophie des marchés, le livre le plus radical, au sens qu’il bouleversera toutes les catégories acceptées (celle de probabilité, de risque, de processus temporel, etc.) à la lumière du marché des produits dérivés, en un mot, le livre le plus attendu par &lt;i&gt;moi&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce livre n’a pas de concurrent et l’occasion qui m’est offerte – et, à travers moi, à toute la tradition d’éditeur de Wiley, c’est-à-dire à tout le futur de la discipline et même au futur du domaine académique entier – c’est d’ouvrir et d’occuper aussitôt la &lt;i&gt;totalité du terrain&lt;/i&gt;. La façon de m’échapper sera ainsi de mettre dans ce livre, non seulement ce qu’il y a de plus définitif et de plus bouleversant, dans ma pensée, pour la tradition de pensée des produits dérivés, mais ce qui s’y trouve de plus bouleversant pour la pensée philosophique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce que j’aurai anticipé devra prendre ici toute son ampleur&amp;nbsp;; et si la pensée de Heidegger est aussi fondamentale pour poser la question de l’&lt;i&gt;être&lt;/i&gt; du marché et pour me détourner de la «&amp;nbsp;catégorie&amp;nbsp;» vers les «&amp;nbsp;existentiaux&amp;nbsp;», ou celle de Derrida aussi indispensable pour comprendre pourquoi cette question pourra trouver sa réponse à travers les produits dérivés et leur non-fondation, il faut que mon livre devienne un classique philosophique et qu’il apporte quelque chose de fondamental à la tradition philosophique en général.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce sera donc le livre auquel mes juges s’attendent le moins mais qui, une fois son écriture et son échappée faites, sera celui auquel ils s’attendaient le plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>JB</name>
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        <title>Irvin Yalom ”Le jardin d'Epicure. Regarder le soleil en face”</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/10/25/irvin-yalom-le-jardin-d-epicure-regarder-le-soleil-en-face.html" />
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        <updated>2009-10-25T14:50:18+01:00</updated>
        <published>2009-10-25T14:50:18+01:00</published>
        <summary>         Normal   0   21            Irvin Yalom semble connaître un certain...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://arebours.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/00/01/437803201.jpg&quot; id=&quot;media-414704&quot; alt=&quot;jardin_epicure_yalom.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-414704&quot; /&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Irvin Yalom semble connaître un certain succès ces derniers mois dans nos contrées, avec de multiples parutions (dont certaines traductions sortent maintenant même s’il s’agit d’ouvrages parus dans la langue originale voici plusieurs années). J’avoue que sans l’achat récent, par ma chère et tendre, de l’un de ses livres en VO (&lt;i&gt;When Nietzsche Wept&lt;/i&gt;, traduit en français par &lt;i&gt;Et Nietzsche a pleuré&lt;/i&gt;), j’aurais peut-être mis encore un certain temps avant de croiser sa route.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Sauf que bien sûr, comme &lt;i&gt;When Nietzsche Wept&lt;/i&gt; était en VO, je n’ai pu le lire&amp;nbsp;! Mais j’ai regardé de quoi il était question (puisque de toute évidence, malgré son titre énigmatique, il s’agissait d’un ouvrage de fiction et absolument pas d’un essai philosophique sur Nietzsche) et cela m’a paru intéressant, d’autant qu’un autre livre d’Irvin Yalom a attiré mon attention&amp;nbsp;: &lt;i&gt;The Schopenhauer Cure&lt;/i&gt; (traduit en français par &lt;i&gt;La méthode Schopenhauer&lt;/i&gt;). Egalement un ouvrage de fiction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Comme je tiens Nietzsche et &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/04/18/arthur-schopenhauer-parerga-et-paralipomena.html&quot;&gt;Schopenhauer&lt;/a&gt; pour deux de mes philosophes favoris (avec quelques grecs anciens, Montaigne, Pascal, Leopardi, Cioran et une poignée d’autres), je me suis dit qu’il faudrait que je lise ces deux romans. J’ai vu par ailleurs, ce qui m’a encore un peu plus titillé, qu’Irvin Yalom était psychiatre (professeur émérite à l’Université de Stanford). Bien sûr les psychiatres doivent par définition traiter de sujets existentiels (la vie, la mort, le bonheur, la liberté, l’angoisse…), ceux qui font toutefois explicitement référence à la philosophie ne sont peut-être pas si nombreux. Bref Irvin Yalom m’a intéressé, j’ai acheté en poche &lt;i&gt;La méthode Schopenhauer&lt;/i&gt; et l’ai mis de côté pour une lecture prochaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Et puis en flânant dans une librairie, j’ai été attiré par une publication très récente&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Le jardin d’Epicure. Regarder le soleil en face&lt;/i&gt;. Titre impropre puisque le titre original est simplement &lt;i&gt;Staring at the Sun&lt;/i&gt;. Mais j’imagine que l’éditeur français a trouvé que &quot;Le jardin d’Epicure&quot; ça sonnait mieux&amp;nbsp;! Mystère éternel des traductions françaises&amp;nbsp;;-)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Il ne s’agit pas, cette fois-ci, d’une fiction d’Irvin Yalom mais de ce qui est qualifié de &quot;récits&quot;, encore qu’en réalité il s’agisse d’un essai sur la mort, enraciné dans la pratique psychiatrique et thérapeutique, très concrète, de Yalom. J’ai donc acheté et lu ce livre (n’ayant pas encore lu, donc, ses deux principaux romans) et je dois dire que son thème, comme son ton, m’ont intéressé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;La force de Yalom est celle que plusieurs autres auteurs américains (je parle ici non pas de romanciers mais de savants) possèdent également&amp;nbsp;: parler de choses parfois complexes dans un langage très simple, très dépouillé et direct, sans aucun jargon, avec également un certain recul et un certain humour. Il s’agit là de &quot;vulgarisation&quot; au sens le plus noble du terme puisque ces auteurs, dans un même mouvement, transmettent leurs connaissances et leur pratique mais s’interrogent aussi sur elles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Pourquoi est-ce que quasiment aucun auteur français (à nouveau, je ne parle pas ici de romanciers mais de psychiatres, historiens, philosophes, économistes…) n’est capable de faire ce même effort de limpidité, de simplicité, de critique épistémologique&amp;nbsp;? C’est un autre débat, qu’il vaut sans doute mieux ne pas lancer…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Toujours est-il que &lt;i&gt;Le jardin d’Epicure. Regarder le soleil en face&lt;/i&gt; est un livre stimulant à bien des égards. Il aborde de façon frontale (ce qui n’est pas si habituel, surtout de nos jours où l’on a plutôt tendance à vouloir la garder à distance, voire la refouler) l’éternelle question&amp;nbsp;de la mort. La thèse d’Irvin Yalom est simple&amp;nbsp;: il n’est pas question d’éluder cette perspective qui nous guette tous, il n’est pas question de nier l’idée et la réalité de la mort, il faut au contraire en parler, l’affronter, l’apprivoiser, loin de nous déprimer par avance notre vie n’en sera que meilleure. Ce constat est tout aussi valable à l’échelle philosophique et existentielle que thérapeutique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Comment parvenir à intégrer la mort dans notre esprit, sans pour autant renoncer aux joies de l’existence et sans pour autant être constamment obscurci, tracassé, voire détruit par cette idée&amp;nbsp;? Ici, Irvin Yalom propose plusieurs réponses possibles, s’appuyant sur la sagesse de nombreux philosophes&amp;nbsp;: les grecs d’abord, plus particulièrement Epicure et sa fameuse maxime&amp;nbsp;: &lt;i&gt;&quot;La mort n’est rien pour nous&quot;&lt;/i&gt;. En gros, nous dit Epicure, pourquoi nous angoisser à l’idée de notre propre mort puisque, lorsque celle-ci sera là, alors &quot;nous&quot; n’y serons plus, nous ne saurons donc pas que nous ne sommes pas là&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Plus proches de nous, Montaigne, Schopenhauer et Nietzsche peuvent également être d’un grand réconfort pour estomper l’angoisse de mort. Notamment ces trois réflexions de Schopenhauer qui se placent sur le terrain existentiel&amp;nbsp;: 1- ce que nous &lt;i&gt;possédons&lt;/i&gt; : pour le philosophe allemand les biens matériels sont des illusions, d’ailleurs plus nous possédons, plus nos exigences s’accroissent, finalement ce sont nos biens qui nous possèdent&amp;nbsp;; 2- ce que nous &lt;i&gt;représentons&lt;/i&gt; aux yeux des autres&amp;nbsp;: la réputation est aussi fugace que la richesse matérielle, les opinions ne tiennent qu’à un fil et nous rendent esclaves de ce que les autres pensent (ou plutôt de ce qu’ils semblent penser)&amp;nbsp;; 3- ce que nous &lt;i&gt;sommes&lt;/i&gt; : c’est seulement ce dernier point qui importe vraiment, à savoir une bonne santé et une grande richesse intellectuelle. Ce ne sont pas les choses elles-mêmes qui nous troublent, mais notre interprétation des choses&amp;nbsp;: le savoir conduit donc à la sérénité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Mais Irvin Yalom sait bien que ces idées philosophiques, aussi fortes et pertinentes soient-elles, ne suffiront peut-être pas à calmer les craintes les plus aiguës. Il propose donc quelques concepts qu’il a été amené à forger au cours de sa longue carrière de psychiatre, thérapeute (pour des groupes comme pour des individus) et enseignant. Les plus importants sont ceux d’ &quot;expérience révélatrice&quot;, de &quot;rippling&quot; et de &quot;thérapie existentielle&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Reprenant des concepts heideggeriens (distinction de deux modes d’existence&amp;nbsp;: le mode quotidien et le mode ontologique), Yalom explique&amp;nbsp;: &lt;i&gt;&quot;il faut en général une situation critique ou irréversible pour provoquer chez l’individu un sursaut qui le poussera à quitter le mode quotidien pour adopter le mode ontologique. C’est ce que j’appelle l’expérience révélatrice.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;La peur de l’impermanence, du fugitif, de la &quot;passagèreté&quot;, peut être contrebalancée par le &lt;i&gt;rippling&lt;/i&gt; (ou effet de rayonnement, image des cercles d’influence concentriques)&amp;nbsp;: &lt;i&gt;&quot;le rippling atténue la souffrance de l’impermanence en nous rappelant que quelque chose en chacun de nous perdure, que nous en soyons conscients ou non.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Enfin, dans sa pratique thérapeutique, Irvin Yalom revendique la thérapie existentielle&amp;nbsp;: &lt;i&gt;&quot;nous les humains sommes les seules créatures pour lesquelles le principal problème est l’existence. Ainsi existence est mon concept clé. (…) La thérapie existentielle est donc fondée sur le principe intangible qu’outre les autres sources de désespoir, nous souffrons aussi de notre inévitable confrontation avec la condition humaine – les ‘données’ de l’existence.&amp;nbsp;(…) De mon point de vue, quatre préoccupations ultimes sont particulièrement pertinentes pour la pratique de la thérapie&amp;nbsp;: la mort, l’isolement, le besoin de sens et la liberté.&amp;nbsp;(…) Le point de vue universel sur lequel je fonde mon travail clinique englobe la rationalité, évite les croyances surnaturelles, et postule que la vie en général et notre vie humaine en particulier proviennent d’événements fortuits&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Tel est précisément l’autre élément qu’il faut saluer dans &lt;i&gt;Le jardin d’Epicure. Regarder le soleil en face&lt;/i&gt; : alors qu’il écrit pour un public d’abord américain, donc majoritairement religieux, Irvin Yalom n’a pas peur de dire que lui-même n’est pas religieux et que la religion n’a jamais été pour lui d’aucun secours dans la construction de sa sagesse et de son bonheur. Parallèlement à cela, il affirme qu’il ne tentera jamais, dans la thérapie, de détruire les éventuelles convictions religieuses de ses patients, quand bien même les jugerait-il illusoires, si celles-ci peuvent les aider à surmonter leurs difficultés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;Pour son ton très simple et direct, sa profondeur l'air de rien, &lt;i&gt;Le jardin d'Epicure. Regarder le soleil en face&lt;/i&gt; mérite d'être lu et médité, par les profanes comme peut-être par les psys de tous bords et de toutes obédiences. J'ai désormais hâte de lire ses ouvrages de fiction !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>édition du livre l'Esthétique Verte</title>
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        <updated>2009-10-21T20:47:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-21T20:47:00+02:00</published>
        <summary>   Parution de L'Esthétique Verte, de Loïc Fel,  premier ouvrage sur...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;&lt;b&gt;Parution de L'Esthétique Verte, de Loïc Fel,&lt;br /&gt; premier ouvrage sur l'influence culturelle et artistique de l'écologie&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Paris le 22 oct 2009 L’écologie provoque un bouleversement culturel qui se déploie jusque dans l’expérience esthétique. Loïc Fel, philosophe et directeur du développement durable, analyse pour la première fois cette mutation en cours.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; L’écologie en tant que science porte en elle une révolution culturelle : la fin de la perception de la nature comme un environnement, un agrégat d’objets posés côte à côte, pour l’aborder comme un système : un écosystème. Accélérée par les enjeux du réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité, l’écologie met fin de façon brutale à l’idée de représentation de la nature, source originelle de l’art durant des millénaires, pour y substituer une approche de « présentation » de la nature, expliquant son fonctionnement, et révélant ainsi l’ampleur de l’impact des activités humaines sur le vivant.&lt;br /&gt; L’art, les media, la publicité, la sensibilité individuelle intègrent aujourd’hui cette dimension « verte » encore rarement analysée. C’est l’histoire de ce changement culturel que L’esthétique verte explicite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/media/01/01/2008712110.png&quot; id=&quot;media-413616&quot; alt=&quot;Image 3.png&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-413616&quot; /&gt;La nouvelle approche « eco-systémique » inspire et déclenche des figures esthétiques nouvelles. Artistes, urbanistes, designers relient aujourd’hui esthétique et écologie par des réalisations concrètes : coulées vertes, installations éphémères en matériaux naturels, esthétisation directe des organismes vivants, œuvres in situ dans les espaces naturels, etc.&lt;br /&gt; Rassemblées sous la notion d’esthétique verte, ces expériences se rattachent au champ du savoir, de la technique et de l’aménagement du territoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’esthétique entame une mutation : cessant d’être décorellée du rapport quotidien au monde, elle traduit autant qu’elle accompagne le changement culturel en cours : celui de l’écologie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’auteur&lt;br /&gt; Loïc Fel, 28 ans, est philosophe, responsable du développement durable dans une grande agence de publicité. Docteur en philosophie de l’Université de Paris-1-Panthéon-Sorbonne, L. Fel est co-fondateur de l’association COAL, la coalition pour l’art et le développement durable (&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://coal.blogspirit.com/a-propose-de-coal/&quot;&gt;www.projetcoal.fr&lt;/a&gt;). Il est également l’organisateur du colloque « écologie : science, art et société » en Sorbonne (2007) et du séminaire philosophie des sciences du paysage de l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Science (2008-2009). Blog : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/&quot;&gt;ecologie-esthetique.blogspirit.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'esthétique verte&lt;br /&gt; De la représentation à la présentation de la nature&lt;br /&gt; Loïc Fel&lt;br /&gt; Broché, 14 x 22 cm, 352 pages, 25 euros&lt;br /&gt; Sortie : 30 octobre 2009,&lt;br /&gt; Sommaire : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.champ-vallon.com/Pages/Pagespays/Fel2a.html&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Lien Amazon : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/LEsth%C3%A9tique-verte-repr%C3%A9sentation-pr%C3%A9sentation-nature/dp/2876735172/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1255740850&amp;amp;sr=1-1http://www.amazon.fr/LEsth%C3%A9tique-verte-repr%C3%A9sentation-pr%C3%A9sentation-nature/dp/2876735172/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1255740850&amp;amp;sr=1-1&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Éditions Champ Vallon&lt;br /&gt; 01420 Seyssel&lt;br /&gt; tél. : 04 50 56 15 51&lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.champ-vallon.com&quot;&gt;www.champ-vallon.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Courriel : &lt;a href=&quot;mailto:info@champ-vallon.com&quot;&gt;info@champ-vallon.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Parution COAL : l'Esthétique Verte</title>
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        <updated>2009-10-21T20:40:00+02:00</updated>
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        <summary>   Parution de L'Esthétique Verte, de Loïc Fel,  premier ouvrage sur...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;&lt;b&gt;Parution de L'Esthétique Verte, de Loïc Fel,&lt;br /&gt; premier ouvrage sur l'influence culturelle et artistique de l'écologie&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Paris le 22 oct 2009 L’écologie provoque un bouleversement culturel qui se déploie jusque dans l’expérience esthétique. Loïc Fel, philosophe et directeur du développement durable, analyse pour la première fois cette mutation en cours.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; L’écologie en tant que science porte en elle une révolution culturelle : la fin de la perception de la nature comme un environnement, un agrégat d’objets posés côte à côte, pour l’aborder comme un système : un écosystème. Accélérée par les enjeux du réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité, l’écologie met fin de façon brutale à l’idée de représentation de la nature, source originelle de l’art durant des millénaires, pour y substituer une approche de « présentation » de la nature, expliquant son fonctionnement, et révélant ainsi l’ampleur de l’impact des activités humaines sur le vivant.&lt;br /&gt; L’art, les media, la publicité, la sensibilité individuelle intègrent aujourd’hui cette dimension « verte » encore rarement analysée. C’est l’histoire de ce changement culturel que L’esthétique verte explicite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://coal.blogspirit.com/media/01/01/1228071770.jpg&quot; id=&quot;media-413563&quot; alt=&quot;L'esthétiqueverte.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-413563&quot; /&gt;La nouvelle approche « eco-systémique » inspire et déclenche des figures esthétiques nouvelles. Artistes, urbanistes, designers relient aujourd’hui esthétique et écologie par des réalisations concrètes : coulées vertes, installations éphémères en matériaux naturels, esthétisation directe des organismes vivants, œuvres in situ dans les espaces naturels, etc.&lt;br /&gt; Rassemblées sous la notion d’esthétique verte, ces expériences se rattachent au champ du savoir, de la technique et de l’aménagement du territoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’esthétique entame une mutation : cessant d’être décorellée du rapport quotidien au monde, elle traduit autant qu’elle accompagne le changement culturel en cours : celui de l’écologie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’auteur&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Loïc Fel, 28 ans, est philosophe, responsable du développement durable dans une grande agence de publicité. Docteur en philosophie de l’Université de Paris-1-Panthéon-Sorbonne, L. Fel est co-fondateur de l’association COAL, la coalition pour l’art et le développement durable (&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://coal.blogspirit.com/a-propose-de-coal/&quot;&gt;www.projetcoal.fr&lt;/a&gt;). Il est également l’organisateur du colloque « écologie : science, art et société » en Sorbonne (2007) et du séminaire philosophie des sciences du paysage de l’Institut d’Histoire et de Philosophie des Science (2008-2009). Blog : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://ecologie-esthetique.blogspirit.com/&quot;&gt;ecologie-esthetique.blogspirit.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'esthétique verte&lt;br /&gt; De la représentation à la présentation de la nature&lt;br /&gt; Loïc Fel&lt;br /&gt; Broché, 14 x 22 cm, 352 pages, 25 euros&lt;br /&gt; Sortie : 30 octobre 2009,&lt;br /&gt; Sommaire : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.champ-vallon.com/Pages/Pagespays/Fel2a.html&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Lien Amazon : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/LEsth%C3%A9tique-verte-repr%C3%A9sentation-pr%C3%A9sentation-nature/dp/2876735172/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1255740850&amp;amp;sr=1-1http://www.amazon.fr/LEsth%C3%A9tique-verte-repr%C3%A9sentation-pr%C3%A9sentation-nature/dp/2876735172/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1255740850&amp;amp;sr=1-1&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Éditions Champ Vallon&lt;br /&gt; 01420 Seyssel&lt;br /&gt; tél. : 04 50 56 15 51&lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.champ-vallon.com&quot;&gt;www.champ-vallon.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Courriel : &lt;a href=&quot;mailto:info@champ-vallon.com&quot;&gt;info@champ-vallon.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Philo d'Einstein : le monde est concevable</title>
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        <updated>2009-10-21T14:48:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-21T14:48:00+02:00</published>
        <summary>   &quot;Tout se passe comme s'il existait dans le monde naturel un ordre logique...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;img src=&quot;http://manuavecnous.blogspirit.com/media/00/02/409678215.jpg&quot; id=&quot;media-413347&quot; alt=&quot;einstein.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&quot;Tout se passe comme s'il existait dans le monde naturel un ordre logique dont ... par intuition...nous pourrions en quelque sorte réinventer les principes ;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;que cette opération ...réussisse au moins partiellement, on ne peut en donner aucune raison :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;[Einstein :]&quot;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;ce que le monde a et aura toujours d'inconcevable, c'est qu'il soit concevable&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Einstein-Jacques-Merleau-Ponty/dp/2080813382/ref=sr_1_28?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1256106043&amp;amp;sr=8-28&quot;&gt;&quot;Einstein&quot; par MERLEAU-PONTY, Ed Flammarion, 1993, p238&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;__________________________________________________________________________&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; alt=&quot;denys.jpg&quot; id=&quot;media-413426&quot; src=&quot;http://manuavecnous.blogspirit.com/media/02/00/820019071.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Puissions nous espérer nous aussi dans cette Ténèbre plus lumineuse que la lumière et, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;renonçant à toute vision et à toute connaissance&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, puissions nous ainsi voir et connaître qu'on ne peut ni voir ni connaître Celui [Dieu] qui est au delà de toute vision et de toute connaissance !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Car c'est là une vision véritable et une véritable connaissance, et par le fait même qu'on abandonne tout ce qui existe, on célèbre le Suressentiel selon un mode suressentiel.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Denys-la%C3%A9ropagite-N%C3%A9ron/dp/2762123275/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;qid=1256128347&amp;amp;sr=8-1-fkmr1&quot;&gt;Pseudo-Denys l'Aréopagite, chrétien grec du Ve s&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;_________________________________________________________________________________________________________________________&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut on comprendre la Création c'est à dire la nature ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les avancées de théories scientifiques rapprochant (je fais court car je ne suis qu'un curieux loin du Savoir) le plus grand (relativité d'Einstein) et le plus petit (mécanique quantique) marquent que l'univers est diversement compréhensible. Mesures physique (par exemple constante de la vitesse de la lumière) ou approche statistique (une particule a tant de chances d'être là et dans cet état, mais sans qu'on soit sûr). ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors comment le penser ? j'avoue que j'aime l'approche mystique et poétique de Denys l'Aréopagite qui renonce à toute vision : &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;la nature est en et au delà de l'homme : elle appartient au Suressentiel, que j'appelle -pour ma part- Dieu.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'homme peut alors accéder à l'univers par l'Amour, qui est humain et au delà. En y accédant (à l'univers observé), des théories disent qu'il modifie ce qu'il regarde. Est ce la contemplation, mode de prière accessibles à chacun qui fait silence et se tourne vers l'Absolu ? pour moi : en Jésus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cherchons celui qui nous a trouvé avant qu'on le cherche. A chacun de chercher sa Vérité sur le Chemin de la Vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Manuel&lt;/p&gt;
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        <title>L'épine au front</title>
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        <updated>2009-10-20T09:32:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-20T09:32:00+02:00</published>
        <summary>  J’ai perdu les femmes qui pouvaient me faire écrire pendant une longue...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai perdu les femmes qui pouvaient me faire écrire pendant une longue période et dont je devais embrasser un paysage entier afin de les embrasser. C’est-à-dire que j’ai perdu, dans la vie et dans l’écriture, la garantie de la durée et de l’étendue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans la lettre à Souraya, je ne fais que «&amp;nbsp;m’étendre&amp;nbsp;» (c’est d’ailleurs le mot qui revient sans cesse). Je me suis étendu sur mon sujet (j’ai écrit une longue lettre), mais j’ai également étendu mon sujet et cela veut dire – pour la raison que ce sujet est mien (je suis son seigneur), que je le possède (j’en suis l’expert) et que j’en suis le maître – que j’ai étendu mon pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me suis étendu, dans la lettre à Souraya, au point de toucher la totalité du Liban et de reproduire, dans la tête de chacun, la pensée de l’axe très court que ce pays peut inspirer, ce très bref segment orienté du Nord au Sud (j’ai parlé de «&amp;nbsp;très bref tunnel&amp;nbsp;») qu’on a très vite parcouru par la pensée, dont on a très vite compris le sens, la charge et le danger, dont on a très brièvement ressenti la marque comme une épine, comme une flèche très courte et très dense qui aurait frappé le front de chacun et que chacun préfèrerait parcourir de nouveau mille fois par la pensée, au lieu qu’il ne la retire et ne transforme la douleur qu’elle lui inflige en souffrance dans le combat pour s’en libérer ou pour la transformer&amp;nbsp;; comme si la meilleure façon d’entretenir cette épine qui ne pouvait plus ni grandir ni se réduire était de renouveler, de rajeunir, de «&amp;nbsp;nettoyer&amp;nbsp;» son séjour dans la chair par la garantie qu’elle serait toujours parcourue par la pensée dans le sens qu’elle est seule à imposer et qu’elle serait sans cesse &lt;i&gt;rappelée&lt;/i&gt; à sa place sur le front, de sorte que c’est la chair qui se formerait désormais autour d’elle et même par-dessus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et j’ai étendu le pouvoir de cette lettre, qui n’est partie de rien, qui n’est partie d’un serrement de mains que pour aller inscrire, à la main, à tous les coins du pays et en tous ses points, la phrase monumentale qu’il fallait prononcer pour faire le vœu de l’amour à vingt ans, pour faire l’amour ou plutôt pour le remplacer&amp;nbsp;; j’ai étendu le pouvoir de cette lettre jusqu’au raccord historique qui allait reproduire, dans ma lettre, cette journée qui n’appartenait pas à notre couple d’amoureux, mais au pays qui se retournait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il était clair que dans un pays comme le Liban, à une époque comme celle-là, un amour pareil n’était &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; pas possible&amp;nbsp;; il était clair que le pays était incomplet et que la vision amoureuse y serait toujours intermittente&amp;nbsp;; clair, par conséquent, et malgré ma jeunesse et la virginité de Souraya, malgré notre intime connexion avec cette terre et la volonté que j’ai mise, en découvrant Souraya, à découvrir le pays et à découvrir la vie, à découvrir la femme&amp;nbsp;et à découvrir mes vingt ans, que malgré tout cela, nous étions &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; coupables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Un décalage se produit au Liban, dès le départ. Dès le premier jour de la prise de conscience de la durée et de l’étendue, le Liban &lt;i&gt;retourne&lt;/i&gt; les amants et les sépare. Au lieu que l’étendue et la durée, parties de ce point du premier serrement, de ce point qui a ceci de singulier qu’il est double dès le départ et qu’il peut, par conséquent, générer l’espace et le temps, ne développent, autour des amants, un espace homogène qui serait leur élément, qui aurait leur exacte couleur et leur exacte densité, de sorte que cet espace, aussi immense fût-il devenu, serait toujours le leur et leur rappellerait toujours qu’il est né le même jour qu’eux, au contraire, les amants nouveau-nés devront, au Liban, aussitôt échanger leur conscience intime de l’étendue et de la durée contre la nécessité de &lt;i&gt;repenser&lt;/i&gt; à l’épine&amp;nbsp;: la nécessité de repasser sur leur front et dans leur tête, non pas le monde nouveau où leur fragment amoureux pourrait se perdre et où, en se perdant, il les empêcherait de se souvenir du moment de leur naissance qui est celui de leur séparation et les obligerait, au contraire, à vivre leur amour étendu, leur amour déjà-là, en toute fraîcheur, mais le monde mille fois repassé et mille fois déjà repensé par leurs parents et par tous ceux qui étaient déjà, avant eux, bien coupables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Les amants qui naissent sous forme d’un point vont avoir, dès l’instant suivant, tout le désir de l’espace et toute la prétention de la durée. Ils ne peuvent pas rester sur place. Il faut qu’ils sortent se promener et qu’ils aillent se présenter à tous les coins du pays, comme pour dire qu’ils ont été là, ensemble, comme pour poser devant une caméra et créer simplement des combinaisons qui ne seront pas réellement exploitées. Il faut qu’ils pensent que leur amour va durer et de moins en moins accepter de se revoir s’ils ne se donnent pas de plus en plus l’assurance qu’ils se reverront la fois d’après, et la suivante, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’ils se posent à la fin – ce qui veut dire qu’ils se la posaient au début – la question de vivre ensemble, ce comble de la &lt;i&gt;sortie&lt;/i&gt; de leur amour&amp;nbsp;(car on pourrait se demander, s’ils s’aiment et sont tout absorbés en eux-mêmes, à quoi cela leur servirait de multiplier par deux, aux moindres recoins, promontoires, occasions ou ratages, aux moindres «&amp;nbsp;sorties&amp;nbsp;» que leur présentera la vie, les raisons de &lt;i&gt;ne pas comprendre,&lt;/i&gt; de ne pas comprendre l’espace et la durée).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car Souraya et moi sommes nés dans un point, dans un serrement de mains et dans un effort de concentration qui allaient d’abord, au contraire, vers la réduction de l’espace (« Tout se passe là, entre nos mains, dans le serrement de nos mains, dans l’espace que nos mains, en se serrant, veulent anéantir&amp;nbsp;») et vers le reniement de la durée (« Il n’y a d’instant, il n’y a de commencement et de fin que le serrement de nos mains&amp;nbsp;»).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tout peut partir de là, une durée entière qui captivera peut-être deux vies entières. Car il n’est pas dit, en nous serrant ainsi la main pour la première fois avec cette force expressive, que nous n’allons pas finir par vivre ensemble&amp;nbsp;; mais comme nous nous serrons, pour l’instant, les mains et que &lt;i&gt;nous ne laissons pas partir cette durée&lt;/i&gt;, comme nous ne nous préoccupons pas des conséquences mais seulement du serrement présent de nos mains, cela veut dire également que ce moment de la naissance de l’amour, pour dépendant qu’il soit de la durée qui va suivre – il en dépend, en effet, de cette façon réciproque qui est qu’il donne cette durée et que c’est elle, en réalité, qui dépend de lui, c’est-à-dire que cet instant de serrement est justement supérieur à la durée –, en fait s’en détache et lui dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je me passe sans toi.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et ainsi la phrase monumentale que je devais prononcer avant de faire le vœu de l’amour devait-elle le &lt;i&gt;remplacer&lt;/i&gt;, car alors elle m’introduisait – en même temps que l’amour et en raison de la perversité de cette terre libanaise et de l’impossibilité qu’elle nous laissât vivre un amour indépendant sans que nous ne pensions à l’épine du pays – à la littérature. Et comme la littérature ne peut pas coexister avec l’amour (pour la raison qu’elle est personnelle et que le couple n’y a pas sa place) cela voulait dire que j’aurai cherché à remplacer l’amour de Souraya dès l’instant de sa naissance et que cela s’est produit &lt;i&gt;à cause&lt;/i&gt; du Liban, pour la raison que, nous aimant, nous avons cherché à nous étendre dans l’espace et dans la durée et que ce mouvement de sortie et de découverte ne pouvait que renvoyer, au Liban, à la pensée de l’épine et à la pensée du pays seulement orientée dans ce sens et seulement chargée de cette douleur, si bien que cet échange de la pensée amoureuse et de la pensée coupable (l’échange de la pensée de l’avenir et de la pensée du passé et du repassé) ne pouvait que prendre – c’en est même la définition – la forme de la littérature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne peux plus écrire que dans un train (de pensée), à l’image du mouvement d’hier où la femme qui aurait pu me captiver pour un certain temps et dans un certain espace était assise à côté d’un autre et m’offrait, grâce à la conversation qu’elle a eue avec lui et qui a duré aussi longtemps que le voyage en train (c’est-à-dire aussi longtemps que mon écriture dans ce train), tous les points d’entrée pour vérifier ce qu’aurait pu être &lt;i&gt;ma&lt;/i&gt; conversation avec elle, ce qu’aurait pu être la naissance de notre amour. Mais cela, cette vérification qui m’était offerte de l’extérieur afin que je vérifie, désormais, l’extérieur, ne faisait que me confirmer dans mon parti pris d’une écriture où il y aura désormais une ligne intérieure et une ligne extérieure et où elles devront se dérouler en parallèle à l’image d’un train, c’est-à-dire une écriture qui ne pourra plus s’étendre mais devra toujours progresser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me dis que doit m’attendre l’étape suivante de l’abstraction&amp;nbsp;; que l’écriture ne peut pas se contenter de suivre ses sujets sur le terrain (ou dans l’étendue d’un pays, ou même d’une vie). Que si je continue d’écrire ainsi, assis à cette place, et traitant ainsi ces sujets (dont le moindre n’est pas d’avoir relu récemment cette longue lettre écrite jadis), c’est que ma place est ailleurs&amp;nbsp;; c’est que doit m’attendre une grande invention où tous mes niveaux d’écriture, où tous mes sujets seraient articulés. Des éléments dont je dispose : ma boîte, mon produit, ma place, ma vie, ma pensée de la philosophie, il y a quelque chose d’autre, quelque chose de nouveau à faire, mais quoi ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! 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Je me suis étendu sur mon sujet (j’ai écrit une longue lettre), mais j’ai également étendu mon sujet et cela veut dire – pour la raison que ce sujet est mien (je suis son seigneur), que je le possède (j’en suis l’expert) et que j’en suis le maître – que j’ai étendu mon pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me suis étendu, dans la lettre à Souraya, au point de toucher la totalité du Liban et de reproduire, dans la tête de chacun, la pensée de l’axe très court que ce pays peut inspirer, ce très bref segment orienté du Nord au Sud (j’ai parlé de «&amp;nbsp;très bref tunnel&amp;nbsp;») qu’on a très vite parcouru par la pensée, dont on a très vite compris le sens, la charge et le danger, dont on a très brièvement ressenti la marque comme une épine, comme une flèche très courte et très dense qui aurait frappé le front de chacun et que chacun préfèrerait parcourir de nouveau mille fois par la pensée, au lieu qu’il ne la retire et ne transforme la douleur qu’elle lui inflige en souffrance dans le combat pour s’en libérer ou pour la transformer&amp;nbsp;; comme si la meilleure façon d’entretenir cette épine qui ne pouvait plus ni grandir ni se réduire était de renouveler, de rajeunir, de «&amp;nbsp;nettoyer&amp;nbsp;» son séjour dans la chair par la garantie qu’elle serait toujours parcourue par la pensée dans le sens qu’elle est seule à imposer et qu’elle serait sans cesse &lt;i&gt;rappelée&lt;/i&gt; à sa place sur le front, de sorte que c’est la chair qui se formerait désormais autour d’elle et même par-dessus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et j’ai étendu le pouvoir de cette lettre, qui n’est partie de rien, qui n’est partie d’un serrement de mains que pour aller inscrire, à la main, à tous les coins du pays et en tous ses points, la phrase monumentale qu’il fallait prononcer pour faire le vœu de l’amour à vingt ans, pour faire l’amour ou plutôt pour le remplacer&amp;nbsp;; j’ai étendu le pouvoir de cette lettre jusqu’au raccord historique qui allait reproduire, dans ma lettre, cette journée qui n’appartenait pas à notre couple d’amoureux, mais au pays qui se retournait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il était clair que dans un pays comme le Liban, à une époque comme celle-là, un amour pareil n’était &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; pas possible&amp;nbsp;; il était clair que le pays était incomplet et que la vision amoureuse y serait toujours intermittente&amp;nbsp;; clair, par conséquent, et malgré ma jeunesse et la virginité de Souraya, malgré notre intime connexion avec cette terre et la volonté que j’ai mise, en découvrant Souraya, à découvrir le pays et à découvrir la vie, à découvrir la femme&amp;nbsp;et à découvrir mes vingt ans, que malgré tout cela, nous étions &lt;i&gt;déjà&lt;/i&gt; coupables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Un décalage se produit au Liban, dès le départ. Dès le premier jour de la prise de conscience de la durée et de l’étendue, le Liban &lt;i&gt;retourne&lt;/i&gt; les amants et les sépare. Au lieu que l’étendue et la durée, parties de ce point du premier serrement, de ce point qui a ceci de singulier qu’il est double dès le départ et qu’il peut, par conséquent, générer l’espace et le temps, ne développent, autour des amants, un espace homogène qui serait leur élément, qui aurait leur exacte couleur et leur exacte densité, de sorte que cet espace, aussi immense fût-il devenu, serait toujours le leur et leur rappellerait toujours qu’il est né le même jour qu’eux, au contraire, les amants nouveau-nés devront, au Liban, aussitôt échanger leur conscience intime de l’étendue et de la durée contre la nécessité de &lt;i&gt;repenser&lt;/i&gt; à l’épine&amp;nbsp;: la nécessité de repasser sur leur front et dans leur tête, non par le monde nouveau où leur fragment amoureux pourrait se perdre et où, en se perdant, il les empêcherait de se souvenir du moment de leur naissance qui est celui de leur séparation et les obligerait, au contraire, à vivre leur amour étendu, leur amour déjà-là, en toute fraîcheur, mais le monde mille fois repassé et mille fois déjà repensé par leurs parents et par tous ceux qui étaient déjà, avant eux, bien coupables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Les amants qui naissent sous forme d’un point vont avoir, dès l’instant suivant, tout le désir de l’espace et toute la prétention de la durée. Ils ne peuvent pas rester sur place. Il faut qu’ils sortent se promener et qu’ils aillent se présenter à tous les coins du pays, comme pour dire qu’ils ont été là, ensemble, comme pour poser devant une caméra et créer simplement des combinaisons qui ne seront pas réellement exploitées. Il faut qu’ils pensent que leur amour va durer et de moins en moins accepter de se revoir s’ils ne se donnent pas de plus en plus l’assurance qu’ils se reverront la fois d’après, et la suivante, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’ils se posent à la fin – ce qui veut dire qu’ils se la posaient au début – la question de vivre ensemble, ce comble de la &lt;i&gt;sortie&lt;/i&gt; de leur amour&amp;nbsp;(car on pourrait se demander, s’ils s’aiment et sont tout absorbés en eux-mêmes, à quoi cela leur servirait de multiplier par deux, aux moindres recoins, promontoires, occasions ou ratages, aux moindres «&amp;nbsp;sorties&amp;nbsp;» que leur présentera la vie, les raisons de &lt;i&gt;ne pas comprendre,&lt;/i&gt; de ne pas comprendre l’espace et la durée).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car Souraya et moi sommes nés dans un point, dans un serrement de mains et dans un effort de concentration qui allaient d’abord, au contraire, vers la réduction de l’espace (« Tout se passe là, entre nos mains, dans le serrement de nos mains, dans l’espace que nos mains, en se serrant, veulent anéantir&amp;nbsp;») et vers le reniement de la durée (« Il n’y a d’instant, il n’y a de commencement et de fin que le serrement de nos mains&amp;nbsp;»).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tout peut partir de là, une durée entière qui captivera peut-être deux vies entières. Car il n’est pas dit, en nous serrant ainsi la main pour la première fois avec cette force expressive, que nous n’allons pas finir par vivre ensemble&amp;nbsp;; mais comme nous nous serrons, pour l’instant, les mains et que &lt;i&gt;nous ne laissons pas partir cette durée&lt;/i&gt;, comme nous ne nous préoccupons pas des conséquences mais seulement du serrement présent de nos mains, cela veut dire également que ce moment de la naissance de l’amour, pour dépendant qu’il soit de la durée qui va suivre – il en dépend, en effet, de cette façon réciproque qui est qu’il donne cette durée et que c’est elle, en réalité, qui dépend de lui, c’est-à-dire que cet instant de serrement est justement supérieur à la durée –, en fait s’en détache et lui dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je me passe sans toi.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et ainsi la phrase monumentale que je devais prononcer avant de faire le vœu de l’amour devait-elle le &lt;i&gt;remplacer&lt;/i&gt;, car alors elle m’introduisait – en même temps que l’amour et en raison de la perversité de cette terre libanaise et de l’impossibilité qu’elle nous laissât vivre un amour indépendant sans que nous ne pensions à l’épine du pays – à la littérature. Et comme la littérature ne peut pas coexister avec l’amour (pour la raison qu’elle est personnelle et que le couple n’y a pas sa place) cela voulait dire que j’aurai cherché à remplacer l’amour de Souraya dès l’instant de sa naissance et que cela s’est produit &lt;i&gt;à cause&lt;/i&gt; du Liban, pour la raison que, nous aimant, nous avons cherché à nous étendre dans l’espace et dans la durée et que ce mouvement de sortie et de découverte ne pouvait que renvoyer, au Liban, à la pensée de l’épine et à la pensée du pays seulement orientée dans ce sens et seulement chargée de cette douleur, si bien que cet échange de la pensée amoureuse et de la pensée coupable (l’échange de la pensée de l’avenir et de la pensée du passé et du repassé) ne pouvait que prendre – c’en est même la définition – la forme de la littérature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne peux plus écrire que dans un train (de pensée), à l’image du mouvement d’hier où la femme qui aurait pu me captiver pour un certain temps et dans un certain espace était assise à côté d’un autre et m’offrait, grâce à la conversation qu’elle a eue avec lui et qui a duré aussi longtemps que le voyage en train (c’est-à-dire aussi longtemps que mon écriture dans ce train), tous les points d’entrée pour vérifier ce qu’aurait pu être &lt;i&gt;ma&lt;/i&gt; conversation avec elle, ce qu’aurait pu être la naissance de notre amour. Mais cela, cette vérification qui m’était offerte de l’extérieur afin que je vérifie, désormais, l’extérieur, ne faisait que me confirmer dans mon parti pris d’une écriture où il y aura désormais une ligne intérieure et une ligne extérieure et où elles devront se dérouler en parallèle à l’image d’un train, c’est-à-dire une écriture qui ne pourra plus s’étendre mais devra toujours progresser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me dis que doit m’attendre l’étape suivante de l’abstraction&amp;nbsp;; que l’écriture ne peut pas se contenter de suivre ses sujets sur le terrain (ou dans l’étendue d’un pays, ou même d’une vie). Que si je continue d’écrire ainsi, assis à cette place, et traitant ainsi ces sujets (dont le moindre n’est pas d’avoir relu récemment cette longue lettre écrite jadis), c’est que ma place est ailleurs&amp;nbsp;; c’est que doit m’attendre une grande invention où tous mes niveaux d’écriture, où tous mes sujets seraient articulés. Des éléments dont je dispose : ma boîte, mon produit, ma place, ma vie, ma pensée de la philosophie, il y a quelque chose d’autre, quelque chose de nouveau à faire, mais quoi ?&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <title>Les Jeudis du Bocata</title>
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        <updated>2009-10-18T12:49:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-18T12:49:00+02:00</published>
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font-size: 20pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;Jeudi 22 octobre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 5pt 0cm;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;;&quot;&gt;20H.30&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin-bottom: 12pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;; font-size: 22pt;&quot;&gt;Ainsi parlait Nietzsche…&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin-bottom: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;;&quot;&gt;Par&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin-bottom: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;; font-size: 20pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Paul Jouary&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin-bottom: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Auteur, philosophe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 5pt 0cm;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;;&quot;&gt;Les soirées sont gratuites. Si vous souhaitez y participer, merci de réserver vos places afin que nous puissions nous organiser.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;;&quot;&gt;Ceux qui le souhaitent peuvent se restaurer à partir de 19H.30 ou après les causeries. Durant les interventions nous interrompons le service.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Comic Sans MS&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;Carine et Eusebio&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Aristote au moyen âge bouscule l'Eglise</title>
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        <updated>2009-10-18T10:51:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-18T10:51:00+02:00</published>
        <summary>   &quot;L'influence d'Aristote [philosophe du 6e s av JC] était crainte [, au...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://manuavecnous.blogspirit.com/">
          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://manuavecnous.blogspirit.com/media/00/01/380945818.jpg&quot; id=&quot;media-412052&quot; alt=&quot;aristote blog.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;i&gt;&quot;L'influence d'Aristote [philosophe du 6e s av JC] était crainte [, au Moyen-Age] pour ses ouvrages de philosophie de la nature, qui contenaient des opinions et des jugements subversifs pour la foi et le dogme chrétiens.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;1/ 'le monde est éternel'&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;ce qui niait l'acte divin de la création.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;3/ 'les opération de la nature sont régulières et inaltérables'&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;ce qui excluait les miracles.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Les difficultés ne se firent pas attendre. En 1210 peu après que les ouvrages d'Aristote &amp;nbsp;sur la philosophie de la nature sont devenus disponibles en latin, le synode provincial de Sens décrêtent l'excommunication&quot; [de ceux dans Paris le liraient ou le commenteraient].&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/physique-Moyen-%C3%82ge-XVe-si%C3%A8cles/dp/2130471544/ref=sr_1_3?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1255856947&amp;amp;sr=8-3&quot;&gt;&quot;La physique au Moyen-Age&quot; p 31 Edward GRANT, Ed PUF, 1995&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;_______________________________________________________________________________________________________________&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://manuavecnous.blogspirit.com/media/00/01/1750045209.2.jpg&quot; id=&quot;media-412053&quot; alt=&quot;logo.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1/ Si la physique actuelle depuis le XXe s pense que l'Univers s'est créé il y a 15 milliards d'année après le Big Bang, extension de &quot;l'atome primordial&quot; infiniment petit dont nous retrouvons la trace infrarouge avec les téléscopes modernes, Aristote est remis en cause car l'univers a peu être émergé d'autres univers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dieu les a t-il créés ? En tout cas, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;il semble étrange que ce soit le hasard&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; ou la nature qui ait établi une dizaine de constantes physiques (comme la vitesse de la lumière) de telle manière que si elles avaient été différentes, la vie ne serait pas apparue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3/ L&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;es miracles existent&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, en théorie, dans la physique du microcosme (mécanique quantique) et macro (la relativité d'Einstein) : ainsi, des trous de vers permettraient de prendre des raccourcis dans l'univers ! plus encore, la téléportation quantique ou des phénomènes entre 2 points de l'espace se feraient instantanément, plus vite que la lumière !...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Manuel&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Un homme à la mer</title>
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        <updated>2009-10-16T11:18:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-16T11:18:00+02:00</published>
        <summary>  « Les hommes sont toujours là », dit ma plus jeune fille, appelant ainsi...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;« Les hommes sont toujours là », dit ma plus jeune fille, appelant ainsi les boules jaunes qui faisaient comme une ronde dans la mer autour de la zone surveillée par les maîtres-nageurs, et dont la forme sphérique, couleur de tête, pouvait laisser imaginer que des hommes flottaient là, sans bouger. Sans bouger, alors même qu’il est dans la nature de la vague de les éloigner vers le large ou de les rejeter sur la plage, si bien que de les revoir à leur place, à la surface de cette mère synonyme de « prendre le large et disparaître » était ce qui faisait répéter à ma fille : « Les hommes sont &lt;i&gt;toujours&lt;/i&gt; là ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’enfant refusait de voir le lien non imaginaire (qui ne l’était pas, imaginaire, pour la raison qu’il n’était pas visible et que l’enfant ne voulait pas imaginer ce qu’elle ne voyait pas)&amp;nbsp;: la chaîne qui retenait les bouées au fond du sable comme le pied d’un gastropode et qui, si ma fille l’avait imaginée, n’aurait pas plus prêté aux hommes la volonté de rester rassemblés dans leur ronde et concentrés dans leur mission de surveillance – puisqu’alors elle les retiendrait contre leur volonté – que la marée, qui s’est présentement retirée devant mes yeux et de la page de mon cahier, n’aurait prêté à mon écriture l’idée que ce qui vient à elle et ce qui se retire, ce qui me soulève, me renfloue ou me laisse échoué, faisait partie d’un phénomène naturel et cyclique qui m’embrassait également et que, ainsi, je ne devais pas m’en faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À l’idée du lien, du lieu et de l’enchaînement, à cette plus courte distance entre la tête – qui flottait – de ces « hommes qui sont toujours là » et l’explication qu’il fallait retenir pour elle afin de la retenir en ce lieu, à cette implantation, à cette ruine, à cette décomposition du monde en liens causaux et en réseau compliqué qui m’empêche aujourd’hui de voir le monde comme une seule et même scène, ma fille avait préféré celle de raccourcir la distance au contraire la plus grande, la distance des mers, si bien que ces «&amp;nbsp;hommes qui étaient toujours là&amp;nbsp;» mais qui ne l’étaient aucunement pour la raison qu’un lien invisible, non imaginaire, les y retiendrait seraient les mêmes que ceux qui « sont toujours là, ailleurs&amp;nbsp;», l’ailleurs se trouvant rapporté là, en raison de la persistance inexplicable de la tête jaune de ces hommes à la surface de la mer, de préférence à un ailleurs vers lequel les hommes, en prenant le large,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;s’en&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;iraient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Au contraire, c’est leur volonté de rester là&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;laquelle refusait de se réduire à la causalité et à la localité de la chaîne une fois confrontée à l’immense liberté de partir&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;qui a tôt fait, par réaction, de réduire la taille de l’océan&amp;nbsp;; ma plus jeune fille déclarant alors que ces hommes qui flottaient et qui étaient toujours là pouvaient rejoindre en dix minutes ceux qui flottaient à Beyrouth.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la mer entière qui venait et se qui réduisait ainsi à la ronde de ces hommes qui ne partaient pas d’ici. La distance était abolie qualitativement et non pas quantitativement, par un effet de l’imagination, celle qui glisse à la surface à une vitesse infinie et qui refuse d’apercevoir la profondeur de la cause et de détecter, sous la surface de l’eau et à la suite de la sphère jaune, le filin insidieux qui la tenait au fond ; et la ronde de ces hommes en face de la plage de Beyrouth serait la même que celle de la plage de Cabourg, ma fille ne trouvant alors d’autre remplaçant à l’immensité de la mer qui les séparait et qui rendait incalculable la possibilité de les rassembler, et d’idée assez folle pour expliquer qu’ici ou là-bas la ronde fût la même et la mer une seule et même occasion, que celle d’une fête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, «&amp;nbsp;les hommes sont toujours là », jour après nuit, et leur raison de n’être plus là, qui est aussi grande que la mer, n’est plus rien et ne compte plus devant ce qui rassemble les hommes, jour et nuit, et qui ne fait plus une différence entre les hommes d’ici et ceux de Beyrouth, à savoir une seule et même fête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La fête, dont la vitesse est infinie et dont l’occasion est unique – car il n’y a qu’une seule fête – remplaçait ainsi la profondeur du calcul et de l’enchaînement du lien au fond de la mer ou au repère d’une carte, la fête, ou cette mer intense, cette carte sans repère et sans points cardinaux, et dont la profondeur n’était plus alors mauvaise mais festive, comme une plaisanterie de gamin, comme une surprise d’anniversaire, lorsque ma fille, pour compléter la fête, déclara que les hommes ne pouvaient plus se noyer, parce que se noyer, pour eux qui étaient immergés dans la fête, c’était alors « faire la fête ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Un jour, je décrirai la philosophie comme un seul front de mer, comme une seule fête ou une seule folie, telles que la profondeur des liens causaux et des vagues de la pensée qui aurait justifié que je fasse la ronde des «&amp;nbsp;hommes qui sont toujours là&amp;nbsp;» ici à Cabourg ou là-bas à Beyrouth, c’est-à-dire que je prenne le large, soit remplacée et&amp;nbsp;littéralement submergée par un impossible spectacle et un seul et même arrêt. Je ne voudrais plus rien regarder que le spectacle de la mer, rien traverser que les embrasures du matin pour me retrouver tordu dans une salle, n’arrivant pas à y produire une révolution, perdu, moi-même pris de panique devant la torsion impossible de l’espace que je n’arrive pas à redresser, ne trouvant pas le point d’appui, le bras de levier par lequel faire pivoter tout l’espace de travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importe le travail de la philosophie ou le discernement qu’y introduit Meillassoux si mon œuvre s’est avancée jusqu’à la mer et s’est tordue avec sa vague, si ma table a été tirée jusqu’à la vitre que ne fait que matérialiser cet hôtel entre la mer et les jardins du casino ? Quelle révolution que celle où l’on est arrêté comme je suis, le monde et même la famille, ainsi que la famille entière de mots et jusqu’à l’encyclopédie entière du savoir, ne formant plus, dans mon dos, dans la couverture de mon livre, qu’une seule et même torsion ? Car j’ai été tordu de n’être plus moi-même, de n’être plus mon propre sujet, d’avoir connu cette première révolution et ce tour du monde, qui est revenu à faire des enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, ce sont eux «&amp;nbsp;les hommes qui sont toujours là&amp;nbsp;» et qui me surveillent, qui font la ronde autour de moi et dont l’immensité de la mer ne pourra me séparer ou me donner l’idée de partir loin d’eux sans que je l’aie au préalable effacée et répétée au nom de la même et unique fête. Ce sont mes enfants dont les têtes flottent sur mon bras de mer et qui surveillent la zone où je m’immerge petit à petit et où je perdrai pied bientôt. Ils&amp;nbsp;ne comprennent pas, n’imaginent pas ce qui me lie à eux ou ce qui m’attache à mon fond de mer sous la forme du lien invisible, et ne parviennent, par conséquent,&amp;nbsp;à s’expliquer que «&amp;nbsp;je sois toujours là et que je ne m’en aille pas&amp;nbsp;» qu’à force d’avoir réduit l’immensité de la mer, qu’ils perçoivent tout à fait, à l’intensité de la fête&amp;nbsp;; si bien que s’ils se réveillent et constatent, jour après nuit, que «&amp;nbsp;je suis toujours là&amp;nbsp;», ils penseront que c’est parce que l’immensité qui pouvait nous séparer est devenue une fête, et encore, si devais me noyer à force de ne pas bouger, si je devais m’enfoncer et m’abîmer dans une œuvre vague et disparaître à leur regard, si, à force d’être toujours là, un jour je ne l’étais plus et que j’étais recouvert par la vague de ma pensée, par la couverture d’un livre ou par une étrangeté épaisse, en un mot, si je sombrais dans la folie, ils penseraient toujours que c’est la fête que je ferais encore, la fête que je ferais avant tout, en me laissant ainsi entraîner dans la profondeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importent la philosophie et le discernement d’un matérialisme, si je suis arrêté, non pas au bord du vide, mais de la mer, à Cabourg, et que la révolution, la torsion du sujet pour moi, qui ne la retrouve pas, est celle de la famille, de cette fête qui me rendra fou, parce qu’elle fait communiquer toutes les mers et tous les milieux ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai, donc, en prélude à l’été, avant la révolution du 14 juillet, pour le tyran que je suis et la tyrannie de mon écriture et de ma torsion de tous les matins, exacerbée, en réalité, à Cabourg, par la nature même de ce Grand Hôtel (qui est comme un grand état), par les vacances qui m’y poussent et qui m’y arrêtent, par la famille qui se presse sur mes épaules, qui accentue la torsion de mon cou et qui me rend d’autant plus révolutionnaire et d’autant plus sujet à sa torsion caractéristique que je dois me dégager tous les matins comme un monument pris dans le sable, comme la ruine d’une pensée passée, pour venir la présenter à ce front de mer, à cette vitrine du Grand Hôtel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2009, où s’achève comme un cycle, celui où j’avais connu Deleuze l’année dernière et où j’avais navigué en DS, retrouvant le temps perdu et roulant comme la vague du temps qui marchait alors devant moi ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2008, qui avait précédé mon voyage au bout du monde, à Sydney en mai qui entrait alors dans l’hiver, et où je n’irai peut-être plus jamais, l’espace n’étant plus le même, maintenant qu’il s’est retourné, où je pourrais faire une entrée comme celle d’alors, m’insinuer avec cette incidence-là qui avait fait toute la différence et toute l’intensité. Sydney où je n’irai plus dans l’obscurité, en passant par Singapour et par ce rabattement des plis des aéroports ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2008, qu’étaient venus suivre Sydney et l’hôtel Palmyra, ce site de retirement et de ruine, où j’ai fini par voir se déposer mon œuvre et se conclure la croix de l’histoire&amp;nbsp;: là où devait commencer le processus géographique. (L’hôtel Palmyra ou ma révolution personnelle, la ruine de l’écriture pour moi, le commencement de la révolution du livre qui allait finir par me donner R. M.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne sais si je suis capable de démarrer un deuxième cycle. J’atteins aujourd’hui le seuil de la communication infinie, celui où je suis pris d’un infini étonnement face à la mer et à cette torsion qui me transforme en sujet, en l’esclave d’un roi qui a pris le dessus&amp;nbsp;: le témoin des heures de service, l’éditeur, le marqueur, le révolutionnaire des tours de service qui ne font plus rien que tirer ma table jusqu’au coin où peut se déclarer ma matière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importent la philosophie et son discernement devant cette immobilité de la communication folle, devant cette vitrine qui réfléchit la mer d’un côté et que ne poussent plus, à l’arrière, que les jardins du casino, devant cette table immense où roulent les numéros, alors que celui de la mienne roulait encore parmi d’autres ? Si Meillassoux ne veut discerner que la matière, lui, le philosophe du matérialisme et de la table des matières, moi je suis déjà propagé au sein de celle-ci, comme le compagnon ultime de la table, comme le nœud du service et le nœud de la communication infinie, comme l’écriture en réseau qui ne s’arrête qu’à devenir folle, tordue par le spectacle de la mer et par la tyrannie du Grand Hôtel, qui me fait traverser les embrasures du vide, de salle en salle, de baie vitrée en baie vitrée, de lumière en lumière, ne me laissant plus trouver que le carré blanc qui me convienne absolument, celui de la table ou de la page, depuis laquelle tordre l’espace et marquer une singularité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car je suis le tyran que la révolution du service doit renverser après avoir révolutionné et tiré sa table, celui qui laisse sa famille attendre dans son dos, dans une embrasure qui n’a plus que la taille du vide et qui n’a plus rien de l’embrassade, dans un espace tordu qui n’accueille plus et qui n’ouvre plus les bras, tellement la tête lui est entré dans les épaules, et tellement son point, le point de l’espace, est devenu un point d’interrogation, tordu, avant que d’être révolutionnaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;« Les hommes sont toujours là », dit ma plus jeune fille qui appelait ainsi les boules jaunes qui faisaient comme une ronde dans la mer autour de la zone surveillée par les maîtres-nageurs, et dont la forme sphérique, couleur de tête, pouvait laisser imaginer que des hommes flottaient là, sans bouger. Sans bouger, alors même qu’il est dans la nature de la vague de les éloigner vers le large ou de le rejeter sur la plage, si bien que de les revoir à leur place, à la surface de cette mère synonyme de « prendre le large et disparaître » était ce qui faisait répéter à ma fille : « Les hommes sont toujours là ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’enfant refusait ainsi de voir le lien non imaginaire (et qui ne l’était pas, imaginaire, pour la raison qu’il n’était pas visible et que l’enfant ne voulait pas imaginer ce qu’il ne voyait pas)&amp;nbsp;: la chaîne qui retenait les bouées au fond du sable comme le pied d’un gastropode et qui, si ma fille l’avait imaginée, n’aurait pas plus prêté aux hommes la volonté de rester rassemblés dans leur ronde et concentrés dans leur mission de surveillance – puisqu’alors elle les retiendrait contre leur volonté – que la marée, qui s’est présentement retirée devant mes yeux et de la page de mon cahier, n’aurait prêté à mon écriture l’idée que ce qui vient à elle et ce qui se retire, ce qui me soulève, me renfloue ou me laisse échoué, faisait partie d’un phénomène naturel et cyclique qui m’embrassait également et que, ainsi, je ne devais pas m’en faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À l’idée du lien, du lieu et de l’enchaînement, à cette plus courte distance entre la tête – qui flottait – de ces « hommes qui sont toujours là » et l’explication qu’il fallait retenir pour elle afin de la retenir en ce lieu, à cette implantation, à cette ruine, à cette décomposition du monde en liens causaux et en réseau compliqué qui m’empêche aujourd’hui de voir le monde comme une seule et même scène, ma fille avait préféré celle de raccourcir la distance au contraire la plus grande, la distance des mers, si bien que ces «&amp;nbsp;hommes qui étaient toujours là&amp;nbsp;» mais qui ne l’étaient aucunement pour la raison qu’un lien invisible, non imaginaire, les y retiendrait seraient les mêmes que ceux qui « sont toujours là, ailleurs&amp;nbsp;», l’ailleurs se trouvant rapporté là, en raison de la persistance inexplicable de la tête jaune de ces hommes à la surface de la mer, de préférence à un ailleurs vers lequel les hommes, en prenant le large,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;s’en&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;iraient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Au contraire, c’est leur volonté de rester là&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;laquelle refusait de se réduire à la causalité et à la localité de la chaîne une fois confrontée à l’immense liberté de partir&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;qui a tôt fait, par réaction, de réduire la taille de l’océan&amp;nbsp;; ma plus jeune fille déclarant alors que ces hommes qui flottaient et qui étaient toujours là pouvaient rejoindre en dix minutes ceux qui flottaient à Beyrouth.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la mer entière qui venait et se qui réduisait ainsi à la ronde de ces hommes qui ne partaient pas d’ici. La distance était abolie qualitativement et non pas quantitativement, par un effet de l’imagination, celle qui glisse à la surface à une vitesse infinie et qui refuse d’apercevoir la profondeur de la cause et de détecter, sous la surface de l’eau et à la suite de la sphère jaune, le filin insidieux qui la tenait au fond ; et la ronde de ces hommes en face de la plage de Beyrouth serait la même que celle de la plage de Cabourg, ma fille ne trouvant alors d’autre remplaçant à l’immensité de la mer qui les séparait et qui rendait incalculable la possibilité de les rassembler, et d’idée assez folle pour expliquer qu’ici ou là-bas la ronde fût la même et la mer une seule et même occasion, que celle d’une fête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, «&amp;nbsp;les hommes sont toujours là », jour après nuit, et leur raison de n’être plus là, qui est aussi grande que la mer, n’est plus rien et ne compte plus devant ce qui rassemble les hommes, jour et nuit, et qui ne fait plus une différence entre les hommes d’ici et ceux de Beyrouth, à savoir une seule et même fête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La fête, dont la vitesse est infinie et dont l’occasion est unique – car il n’y a qu’une seule fête – remplaçait ainsi la profondeur du calcul et de l’enchaînement du lien au fond de la mer ou au repère d’une carte, la fête, ou cette mer intense, cette carte sans repère et sans points cardinaux, et dont la profondeur n’était plus alors mauvaise mais festive, comme une plaisanterie de gamin, comme une surprise d’anniversaire, lorsque ma fille, pour compléter alors la fête, déclara que les hommes ne pouvaient plus alors se noyer, parce que se noyer, pour eux qui étaient immergés dans la fête, c’était alors « faire la fête ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Un jour, je décrirai la philosophie comme un seul front de mer, comme une seule fête ou une seule folie : la profondeur des liens causaux et des vagues de la pensée qui aurait justifié que je fasse la ronde des «&amp;nbsp;hommes qui sont toujours là&amp;nbsp;» ici à Cabourg ou là-bas à Beyrouth, c’est-à-dire que je prenne le large, mais qui serait remplacée, cette profondeur, littéralement submergée, par un impossible spectacle et un seul et même arrêt. Je ne voudrais plus rien regarder que le spectacle de la mer, rien traverser que les embrasures du matin pour me retrouver tordu dans une salle, n’arrivant pas à y produire une révolution, perdu, moi-même pris de panique devant la torsion impossible de l’espace que je n’arrive pas à redresser, ne trouvant pas le point d’appui, le bras de levier par lequel faire pivoter tout l’espace de travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importe le travail de la philosophie ou le discernement qu’y introduit Meillassoux si mon œuvre s’est avancée jusqu’à la mer et s’est tordue comme sa vague, si ma table a été tirée jusqu’à la vitre que ne fait que matérialiser cet hôtel entre la mer et les jardins du casino ? Quelle révolution que celle où l’on est arrêté comme je suis, le monde et même la famille, ainsi que la famille entière de mots et jusqu’à l’encyclopédie entière du savoir, ne formant plus, dans mon dos, dans la couverture de mon livre, qu’une seule et même torsion ? Car j’ai été tordu de n’être plus moi-même, de n’être plus mon propre sujet, d’avoir connu cette première révolution et ce tour du monde, qui est revenu à faire des enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, ce sont eux «&amp;nbsp;les hommes qui sont toujours là&amp;nbsp;» et qui me surveillent, qui font la ronde autour de moi et dont l’immensité de la mer ne pourra me séparer, ou me donner l’idée de partir loin deux, sans que je l’aie au préalable effacée et répétée au nom de la même et unique fête. Ce sont mes enfants dont les têtes flottent sur mon bras de mer et qui surveillent la zone où je m’immerge petit à petit et où je perdrai pied bientôt, ne comprenant pas, n’imaginant pas ce qui me lie à eux ou ce qui m’attache à mon fond de mer sous la forme du lien invisible et ne parvenant à s’expliquer que «&amp;nbsp;je sois toujours là et que je ne m’en aille pas&amp;nbsp;» qu’à force d’avoir réduit l’immensité de la mer, qu’ils perçoivent tout à fait, à l’intensité de la fête&amp;nbsp;; si bien que s’ils se réveillent et constatent, jour après nuit, que «&amp;nbsp;je suis toujours là&amp;nbsp;», ils penseront que c’est parce que l’immensité qui pourrait nous séparer est devenue une fête, et encore, si devais me noyer à force de ne pas bouger, si je devais m’enfoncer et m’abîmer dans une œuvre vague et disparaître à leur regard, si, à force d’être toujours là, un jour je ne l’étais plus et que j’étais recouvert par la vague de ma pensée, par la couverture d’un livre ou par une étrangeté épaisse, en un mot, si je sombrais dans la folie, ils penseraient toujours que c’est la fête que je ferais encore, la fête que je ferais avant tout, en me laissant ainsi entraîner dans la profondeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importent la philosophie et le discernement d’un matérialisme, si je suis arrêté, non pas au bord du vide, mais de la mer, à Cabourg, et que la révolution, la torsion du sujet pour moi, qui ne la retrouve pas, est celle de la famille, de cette fête qui me rendra fou, parce qu’elle fait communiquer toutes les mers et tous les milieux ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai, donc, en prélude à l’été, avant la révolution du 14 juillet, pour le tyran que je suis et la tyrannie de mon écriture et de ma torsion de tous les matins, exacerbée, en réalité, à Cabourg, par la nature même de ce Grand Hôtel (qui est comme un grand état), par les vacances qui m’y poussent et qui m’y arrêtent, par la famille qui se presse sur mes épaules, qui accentue la torsion de mon cou et qui me rend d’autant plus révolutionnaire et d’autant plus sujet à sa torsion caractéristique que je dois me dégager tous les matins comme un monument pris dans le sable, comme la ruine d’une pensée passée, pour venir la présenter à ce front de mer, à cette vitrine du Grand Hôtel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2009, où s’achève comme un cycle, celui où j’avais connu Deleuze l’année dernière et où j’avais navigué en DS, retrouvant le temps perdu et roulant comme la vague du temps qui marchait alors devant moi ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2008, qui avait précédé mon voyage au bout du monde, à Sydney en mai qui entrait alors dans l’hiver, et où je n’irai peut-être plus jamais, l’espace n’étant plus le même, maintenant qu’il s’est retourné, où je pourrais faire une entrée comme celle d’alors, m’insinuer avec cette incidence-là qui avait fait toute la différence et toute l’intensité. Sydney où je n’irai plus dans l’obscurité, en passant par Singapour et par ce rabattement des plis des aéroports ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cabourg en mai 2008, qu’étaient venus suivre Sydney et l’hôtel Palmyra, ce site de retirement et de ruine, où j’ai fini par voir se déposer mon œuvre et se conclure la croix de l’histoire&amp;nbsp;: là où devait commencer le processus géographique. (L’hôtel Palmyra ou ma révolution personnelle, la ruine de l’écriture pour moi, le commencement de la révolution du livre qui allait finir par me donner R. M.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne sais si je suis capable de démarrer un deuxième cycle. J’atteins aujourd’hui le seuil de la communication infinie, celui où je suis pris d’un infini étonnement face à la mer et à cette torsion qui me transforme en sujet, en l’esclave d’un roi qui a pris le dessus&amp;nbsp;: le témoin des heures de service, l’éditeur, le marqueur, le révolutionnaire des tours de service qui ne font plus rien que tirer ma table jusqu’au coin où peut se déclarer ma matière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que m’importent la philosophie et son discernement devant cette immobilité de la communication folle, devant cette vitrine qui réfléchit la mer d’un côté et que ne poussent plus, à l’arrière, que les jardins du casino, devant cette table immense où roulent les numéros, alors que celui de la mienne roulait encore parmi d’autres ? Si Meillassoux ne veut discerner que la matière, lui, le philosophe du matérialisme et de la table des matières, moi je suis déjà propagé au sein de celle-ci, comme le compagnon ultime de la table, comme le nœud du service et le nœud de la communication infinie, comme l’écriture en réseau qui ne s’arrête qu’à devenir folle, tordue par le spectacle de la mer et par la tyrannie du Grand Hôtel, qui me fait traverser les embrasures du vide, de salle en salle, de baie vitrée en baie vitrée, de lumière en lumière, ne me laissant plus trouver que le carré blanc qui me convienne absolument, celui de la table ou de la page, depuis laquelle tordre l’espace et marquer une singularité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car je suis le tyran que la révolution du service doit renverser après avoir révolutionné et tiré sa table, celui qui laisse sa famille attendre dans son dos, dans une embrasure qui n’a plus que la taille du vide et qui n’a plus rien de l’embrassade, dans un espace tordu qui n’accueille plus et qui n’ouvre plus les bras, tellement la tête lui est entré dans les épaules, et tellement son point, le point de l’espace, est devenu un point d’interrogation, tordu, avant que d’être révolutionnaire.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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            <name>JB</name>
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        <title>Alain Finkielkraut ”Un coeur intelligent”</title>
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        <updated>2009-10-12T21:17:16+02:00</updated>
        <published>2009-10-12T21:17:16+02:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/00/02/251483313.jpg&quot; id=&quot;media-410095&quot; alt=&quot;finkielkraut_coeur_intelligent.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-410095&quot; /&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText2&quot;&gt;Dans plusieurs de ses ouvrages (notamment l’un des derniers, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/06/08/alain-finkielkraut-nous-autres-modernes.html&quot;&gt;Nous autres, modernes&lt;/a&gt;), Alain Finkielkraut s’interroge avec beaucoup de profondeur et de pertinence sur les questions de la tradition et de la modernité, du passé et de l’avenir, mais aussi sur la jonction entre ces deux dimensions et que l’on a coutume d’appeler le présent. Ses réflexions sont d’ailleurs souvent aiguillées par celles de philosophes comme Hannah Arendt et Levinas ou par celles de romanciers tels Milan Kundera (dont le dernier ouvrage, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2009/06/01/milan-kundera-une-rencontre.html&quot;&gt;Une rencontre&lt;/a&gt;, rejoint certaines de ces préoccupations).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans ses interventions médiatiques, notamment à la télévision, les réflexions de Finkielkraut sont parfois plus sommaires et contestables, le plaçant (parfois à son insu mais parfois aussi de son plein gré) dans le rôle du &quot;réac de service&quot;, sans toujours la nuance ou, au moins, le côté très argumenté de ses livres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;De là à lui conseiller d’arrêter toute intervention médiatique (j’exclus évidemment de cette suggestion son émission &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php?emission_id=14&quot;&gt;Répliques&lt;/a&gt;, qui mérite d’être écoutée), il n’y a qu’un pas … que je franchis&amp;nbsp;;-)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Son dernier ouvrage, &lt;i&gt;Un cœur intelligent&lt;/i&gt;, est vraiment digne d’être lu pour plusieurs raisons. L’une des principales, c’est que, de la part d’un philosophe (car telle est la discipline d’appartenance d’Alain Finkielkraut), on ne s’attend pas à ce qu’il place la littérature (c’est-à-dire la fiction) au premier rang de l’exploration de la condition humaine. Or c’est bien ce que semble faire Finkielkraut qui n’a pas de mots assez élogieux pour la littérature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Autre mérite d’&lt;i&gt;Un cœur intelligent&lt;/i&gt;, proposer des lectures courtes et denses d’œuvres variées, toutes quasiment nées au XXe siècle (exception faite des &lt;i&gt;Carnets du sous-sol&lt;/i&gt; de Dostoïevski et de &lt;i&gt;Washington Square&lt;/i&gt; d’Henry James), et de dresser entre elles (par forcément explicitement) des ponts et des passerelles, ce qui fait que le livre finit par former un réseau intertextuel&amp;nbsp;: ne manquent que les liens hypertextes pour naviguer d’un point à l’autre de l’ouvrage, dans une lecture non plus linéaire mais discursive&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;On croisera ainsi Milan Kundera, Philip Roth, Albert Camus, Karen Blixen, Joseph Conrad, Vassili Grossman et Sebastian Haffner dans cet essai qui n’est, au fond, rien d’autre qu’un exercice d’admiration pour ces romanciers qui, malgré le fait qu’ils utilisent la fiction, disent peut-être mieux que n’importe qui la réalité des tragédies totalitaires, de l’illusion révolutionnaire et du danger de l’utopie, de l’Histoire qui broie les individus, le scandale de la caricature et de la simplification abusive alors même que les valeurs de la nuance, de l’entre-deux et de l’incertitude devraient s’imposer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Car c’est un autre des paradoxes d’Un cœur intelligent&amp;nbsp;: alors que Finkielkraut est connu, je le disais plus haut, pour ses positions parfois tranchées et sans appel, le philosophe devenu simple lecteur et amateur de fiction se livre dans cet essai à une apologie sans réserve du clair-obscur, de l’ironie, de la demi-teinte, bref il décentre, relativise, atténue, &quot;remet l’homme à sa place&quot;, n’hésitant jamais à faire œuvre, en un même mouvement qui épouse la pensée et l’esthétique des écrivains qu’il a élus, de compassion, de modestie, d’oxymore.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Loin de toute arrogance, loin de tout simplisme, loin de tout manichéisme, il reconnaît les limites humaines, admet que l’infaillibilité et la Vérité avec un grand V n’existent pas, il sait également rendre hommage à ceux qui, par leur existence singulière, pas forcément exceptionnelle mais singulière, ont pu influer sur le cours des choses et ont refusé, précisément, de se laisser écraser par des considérations soi-disant &quot;supérieures&quot; (Dieu, l’Histoire…). A ces êtres uniques nous sommes tous redevables, nous ne pouvons faire comme si cette dette n’existait pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Réconcilier ce qui peut parfois apparaître comme irréconciliable, à savoir le coeur et la raison (quel beau titre que ce &lt;i&gt;Coeur intelligent&lt;/i&gt;, emprunté à la supplique du roi Salomon qui voudrait être doté de &lt;i&gt;&quot;perspicacité affective&quot;&lt;/i&gt;), la finesse et la géométrie, apprendre à mieux vivre en appréciant la part immatérielle et spirituelle de l'existence humaine - c'est-à-dire non pas la religion mais l'art, plus particulièrement la littérature -, telle est en creux la feuille de route esquissée par Alain Finkielkraut, étonnamment confiant dans le pouvoir de la littérature, certes aux antipodes de ce que, chaque jour, notre modernité semble véhiculer.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
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        <title>Double contingence</title>
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        <updated>2009-10-12T11:36:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-12T11:36:00+02:00</published>
        <summary>  Capacités labyrinthiques du service. Couloirs du service qui convergent...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Capacités labyrinthiques du service. Couloirs du service qui convergent tous sur moi. Boyaux du service qui convergent sur moi comme des armes, dans un geste qui n’est pas censé se produire, qui n’est pas automatique ou nécessaire – l’arme du service n’étant pas automatique&amp;nbsp;; n’étant qu’un fusil à répétition – et qui n’est pas contingent non plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sert&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence, et la contingence c’est moi. Je suis&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui arrive&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et le service est à mes ordres (à moins que ce ne soit la contingence qui dépende du service pour la raison qu’elle ne serait jamais venue se servir en ce lieu et que je ne me serais jamais rendu à cette place si je n’étais pas sûr d’y être servi)&amp;nbsp;; sans oublier que le propre des couloirs du service est de converger en un point et qu’on serait tenté de lire, dans cette&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sommation&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;des possibilités, la nécessité et non pas la contingence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne vois plus le monde que comme une place que j’occupe sans bouger, que j’occupe en sautant&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sur place&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et en ré-enchaînant avec la place la phrase, en répétant un mot, ce que dit déjà la matière dans le seul sens qui soit et à quoi m’introduit seulement la fente dans la matière, comme une préposition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À force de guider ce processus sans lumière et sans possibilité, qui fend la matière pour y fonder le vide et pour inaugurer l’ontologie de la multiplicité ou le sens de l’être à même le plan d’immanence&amp;nbsp;; à force de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;recevoir&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du lieu et de m’orienter, sur place, dans le seul sens de sa face qui est celui où la contingence retourne éternellement et me retourne&amp;nbsp;; à force de demeurer&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à l’envers&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’endroit, dans la disposition qui enchaîne et qui est la disposition fondamentale de l’échange, je finis par faire venir à moi autre chose que l’accident dans la substance ou la contingence en la matière&amp;nbsp;; je finis par faire converger sur moi les&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;capacités&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;labyrinthiques&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service de la pièce, qui produisent pour moi l’impossible, qui me montrent les infinis pouvoirs de ceux qui se sont enchaînés au lieu afin de servir celui qui arrive, de ceux qui ont développé une faculté inhabituelle, inattendue, extrasensorielle et extraordinaire, à la manière des aveugles, pendant la longue période – de loin la plus longue – de leur privation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car dans l’attente de ce qui arrive, dans leur habitation de la place qui est en fin de compte leur habitude, les serviteurs du lieu sont à la fois privés de contingence et de nécessité : de contingence pour la raison que rien n’arrive (et que, quand bien même cette non arrivée des choses, ce non commencement du monde, serait encore l’œuvre de la contingence, cela n’accède pas encore au plan, que l’on imagine reculé et encore plus labyrinthique que la contingence elle-même, où le serviteur doit&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;s’occuper&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;en attendant), et privés de nécessité parce que cela qu’ils finiront par faire, cela qui sera forcément plus extraordinaire que l’existence et le nombre pour la raison que la contingence est elle-même première à l’existence et à la multiplicité (Meillassoux) et que ces serviteurs, qui sont désœuvrés quand la contingence n’arrive pas, sont justement ses serviteurs&amp;nbsp;(c’est-à-dire qu’ils produiront ce qui doit se produire quand la contingence sera «&amp;nbsp;reçue&amp;nbsp;» dans la place&amp;nbsp;: ce sont eux qui tirent, ce sont eux qui servent la pièce d’artillerie), cela, ils n’étaient pas censés le faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi ces serviteurs désœuvrés, ces êtres sans&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;œuvre&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, dans la longue période où ils sont livrés à eux-mêmes et qu’ils ne peuvent que prolonger encore en une&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;nappe&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;aux multiples plis, en une multiplicité (&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;manifold&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;) qui s’insinue entre la contingence et la venue de l’être à l’immanence, développent-ils une faculté, en aveugles de la contingence qu’ils sont et en rats des couloirs labyrinthiques de son service,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;un pouvoir anormal,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;celui de faire communiquer, quand ils le souhaitent, la surface où se produisent les événements avec autre chose que le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;stock&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, autre chose que l’inventaire ou le nombre de l’être&amp;nbsp;: de la faire communiquer avec la capacité de la contingence de se servir elle-même et de ne rien produire encore (car pour produire quelque chose, il faut que le client arrive), de la faire communiquer avec le réservoir des choses qui&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;seraient&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à produire pour la contingence, à chaque répétition, par le geste de celui qui la sert, mais que le serviteur destine, maintenant qu’il a résolu de se servir lui-même et de produire, pour les beaux yeux du client qui arrive le plus souvent et qui saute sur place, les&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dessous&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service de la contingence en même temps que la contingence, à autre chose que la loi du nombre et de la correspondance&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;si bien que, dans une éclaircie qui ne sera ni celle du nombre, ni celle de la création de matière, ni celle de l’accident ou de l’illusion, mais qui sera comme une invitation pour le processus d’écriture à venir plonger dans ce labyrinthe du service (dans ce monde obscur où le serviteur de la pièce attend, dans ce stock qui n’a pas de prolongement pour la raison que personne ne pourrait le suivre ou le dénombrer), le serviteur produira à la surface le&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;double&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de ce qu’on attend, &lt;i&gt;deux fois l’événement&lt;/i&gt;, une fois pour la matière et une fois pour l’écrire&amp;nbsp;: une invitation presque obscène à l’adresse de l’écrivain, lequel panique, au vu de la maigreur de la pointe de sa plume, à l’idée de l’indéchiffrabilité et de l’incompatibilité qui frapperaient soudain le monde, si les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;carrés de chocolat&lt;/a&gt;, qui n’avaient jusqu’alors jamais quitté la compagnie de la tasse et jamais dévié du mouvement à sens unique du service, se trouvaient multipliés par deux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je voudrais ainsi que la même «&amp;nbsp;violation&amp;nbsp;» des lois de conservation de la matière qui ne serait due qu’à la faculté du service d’aller toutes les fois dans le sens unique de la contingence, sauf une, où il ira dans son&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;double sens&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(dans le sens extraordinaire revenant à la doubler et à la dépasser, à produire deux événements au lieu d’un, à aller plus vite que la contingence à force que le serviteur devance le désir du client qui arrive pour ne pas dire qu’il devance son arrivée même), je voudrais que la même multiplication, la même communication avec les couloirs labyrinthiques du service et avec le stock innombrable où ils puisent, se produise à la surface de la table où je croise R. M. et que l’extraordinaire qui s’y produira – cette association et cet enchaînement qui auront l’air de provenir de la table et de sa compagnie enfin fondée, de ce point de retournement et de conversion qui aura lieu au centre de la matière que R. M. et moi aurons traversée, lui en venant de la crise du crédit de la littérature et moi de celle du marché – en réalité&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dépasse&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence et son plan et soit le signe du &lt;i&gt;service de la contingence venu cette fois la doubler&lt;/i&gt;, venu livrer à l’écrivain le début du fil qu’il suffira de tirer pour dérouler l’endroit où le serviteur habite : pour commencer à raconter l’histoire du lieu alors que celle-ci n’était pas censée apparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me demande ainsi à quoi ma compagnie de R. M. pourrait servir et qui pourrait nous servir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je reproduis le fil des événements, l’image de ce lieu où nous avons dîné et où nous nous sommes fait servir, et je me répète que le plan d’immanence de notre entreprise est déjà situé là en entier, que nous sommes comme d’habitude arrêtés au bord de rien, qu’il n’y a aucun principe, aucune vision, aucune direction et aucun phare que R. M. (qui a parlé de «&amp;nbsp;texte phare&amp;nbsp;») pourrait dresser au dessus de la table et que celle-ci sera la seule à être dressée, en un mot, que R. M. est aussi perdu que moi et que, une fois parvenu comme moi au bord du plan, lui non plus n’aura trouvé que le vide, et d’autre sensation (pour ne pas dire, d’autre certitude) que celle de toucher le bord et d’en sentir, sous la plante des pieds, l’arête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que nous avons tous les deux reconnu ce point intime de la matière, le &lt;i&gt;point de la conversion&lt;/i&gt;, la genèse de la contingence, la fente qui enchaîne, le fondement de la table&amp;nbsp;; nous avons tous les deux détecté dans la crise, non pas un effondrement, non pas la chute suivie du repos, mais la dynamique de la genèse, cela que la crise risque de nous faire perdre – le marché – et qu’il faudra pour cette raison reproduire : cela que nous perdrons dans la pensée et dans l’écriture et qu’il s’agit, pour cette raison, également de reproduire, et qui est le risque et la spéculation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour cela, nous avons dressé la table&amp;nbsp;; nous nous sommes assurés de notre plan&amp;nbsp;; nous savons qu’il faut commencer et nous avons trouvé la place où commencer, le marché qui vient au livre, le market-making qui rejoint le bookmaking, cette association secrète/sacrée entre, d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’une part,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui s’écrit et s’imprime, et, d’autre part, ce qui s’échange et qui porte la contingence imprimée sur sa face comme la façon la plus immanente d’imprimer et d’échanger quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Arrivé, par l’écriture, au&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/11/hotel-palmyra-iii.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;point de la ruine&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, au site événementiel où je me suis arrêté en face des ruines, à cette occasion unique qui n’a été donnée qu’à moi et qui montrera – là sera l’effet principal de la conversion – comment la matière peut se connecter aux hommes, comment la contingence, cette arrivée sur la place dégagée du temple devenu citadelle devenue mosquée devenue parti de Dieu&amp;nbsp;– et quel autre sens donner aujourd’hui à l’hôtel Palmyra et au&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;service des ruines&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;? –, peut faire naître une association, une écriture&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;arrivé en cette place unique mais qu’il faut répéter – là sera l’objet de l’association&amp;nbsp;; là sera la façon de sauter sur place et de consacrer ces lieux devenus vides&amp;nbsp;; là sera la croix de l’histoire, l’attente des ruines qui me &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/30/le-champ-du-livre.html&quot;&gt;pressent d’écrire&lt;/a&gt; et qui ont fait venir mon cahier à moi, et à sa suite, R. M.&amp;nbsp;; là sera le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;lieu&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’association, la façon de commencer à raconter l’histoire à partir de la géographie, à partir de ce&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;lieu parmi les lieux&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du temple de Baalbek à condition d’en posséder les clés –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;arrivé au point où j’ai formulé le&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/27/le-marche-du-livre.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;marché du livre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, la somme des produits dérivés que le livre devra emporter, et où j’ai attendu le cahier pour en sortir le livre et m’en sortir avec le livre, arrivé à cette croix de l’histoire que j’ai repérée, à cet arrêt au bord du vide qui me faisait pressentir le commencement&amp;nbsp;; arrivé à fonder cette place, ce site, ce plan, ce plateau, cette table où sont servis le temple de Baalbek et la citadelle et ce qui s’ensuit, c’est R. M. que je reçois enfin du lieu (et non pas&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;au lieu&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;), c’est R. M. qui vient à moi (et non pas que je reçois chez moi) et qui vient me rappeler l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car c’est la coupe qu’il me sert, c’est le livre où je dois entrer après avoir emporté le mien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est de la désignation de ce livre et de ce qu’il vient faire chez moi aujourd’hui, c’est de la croix de l’histoire, apposée par moi en ce site de Baalbek, dans cet hôtel où se noue le vide (où se retourne le service, ai-je dit) et qui, pour cette raison, prolonge le fondement,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est de cette croix et de cette Place&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;que je dois partir afin de parcourir cette table dressée, ce plan que ne vient pas relever un principe transcendant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la conversion que je dois comprendre, une fois arrivé à ce point, pour savoir comment repartir de cette croix et de cette table, comment créer l’instrument d’écriture généralisée dont ma découverte dans le marché n’est que la «&amp;nbsp;pointe&amp;nbsp;» et l’instanciation dans une seule métrique. C’est R. M. que je reçois en lieu et en place du livre que je voulais emporter&amp;nbsp;; et je reçois avec sa venue beaucoup plus que ce que j’attendais, beaucoup plus qu’un retour, qu’une couverture, ou qu’un titre&amp;nbsp;; je reçois un commencement, lequel, comme je le disais, et comme tout commencement authentique, n’est ni contingent ni nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;R. M. et moi avons trouvé notre plan ; nous avons dressé notre table ; nous avons reconnu la place de la contingence (la place&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence) où s’appose la croix de l’histoire. Nous avons déclaré vide cet hôtel où le service allait se retourner. Nous avons tous les deux habité cet hôtel et c’est de là que nous nous sommes souhaité la bonne année. Nous pouvons maintenant partir de cet hôtel : nous pouvons recevoir de lui. Car il s’agit de faire remonter à la surface de notre table les couloirs labyrinthiques du service.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Nous devons nous servir maintenant, et les serviteurs du lieu que nous avons reconnu et de la place que nous avons occupée doivent se charger de doubler pour nous le produit. Il faut s’attendre à une multiplication, à voir surgir à côté de chaque tasse le double de chaque mot et de chaque carré de chocolat, c’est-à-dire à voir surgir l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Après avoir trouvé la Place, il faut l’employer à notre service. Il suffit de l’habiter répétitivement, de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sauter sur place&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;. Les serviteurs sont là à attendre. Avec leur aide, le fil de l’histoire pourra commencer à se dérouler. Le serviteur enchaîné-là peut commencer à nous montrer ses marques de reconnaissance, les signes extraordinaires d’un échange qui doit maintenant aller dans l’autre sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À ce double signe, à ce double sens, à ce chocolat qui s’est comme par miracle multiplié par deux, je dois reconnaître un chemin comme le Petit Poucet, une voie que le serviteur «&amp;nbsp;m’ordonne&amp;nbsp;» de retrouver, une course dans laquelle je dois me jeter à sa suite, une échelle que je dois gravir (ou descendre) vers les couloirs dérobés du service, une invitation à l’arrêt, à l’interruption (alors que le service est ininterrompu) : un signe que dépose le serviteur au bord de la soucoupe, non nécessaire, inexpliqué, non contingent, afin qu’en retour je lui dépose, à côté, un peu de mon temps, c’est-à-dire que je l’écoute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, en remontant ces signes, en les collectant et en les mangeant, je poursuis le serviteur dans son histoire&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, j’entre en communication avec ce que le serviteur a emmagasiné pendant ses périodes de non-arrivée et de non-contingence, avec ce qu’il a emmagasiné dans le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sens contraire&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à la création de la matière (car c’est la contingence qui règle l’existence et qui engendre la matière) et dans le sens contraire au service, avec ce qu’il a accumulé comme pouvoir, rentré, refoulé, ne servant par définition à rien, et qu’on ne peut pas ordonner, qu’on peut&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;d’autant moins commander à son service (car de le faire remonter n’appartient qu’à la décision du serveur) qu’il est indiscernable du service : ce double chocolat est une&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;marque&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service, d’un extraordinaire service, mais d’un service quand même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le double qui n’est pas censé se produire tant qu’il va dans le sens unique du service : c’est cela, sans doute,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mot&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’histoire, le lieu qui se raconte et qui n’est pas censé le faire&amp;nbsp;: le double inquiétant du service ordinaire&amp;nbsp;: ce qui s’est&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;passé&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, offert à moi par le serviteur, en double de ce qui se produit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que sont les serviteurs de cette place vide, où se joignent, venant d’un côté, le temple et le principe transcendant avec, venant de l’autre, le plateau et la citadelle et l’immanence et la ligne de défense et la ligne de marché, doublée, aujourd’hui, de cette défense par le vide, de ces défenseurs qui sont sortis de la place&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mais qui occupent l’espace qui est occupé par la ruine&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quel sens cela peut-il avoir d’aller répétitivement habiter cette place et de sauter sur place, de susciter ainsi le virtuel, de creuser le vide afin de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;produire&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l’outil et l’instrument de l’écriture&amp;nbsp;? Quel sens peut avoir la conversion, afin que, depuis le lieu où elle intervient et à partir de son sens et du risque auquel elle mène, on puisse débusquer les serviteurs de la contingence derrière les «&amp;nbsp;effets&amp;nbsp;» de celle-ci et qu’on puisse les domestiquer, en faire des guides, s’habituer à les voir doubler, désormais, à côté de chaque tasse, le &lt;i&gt;mot&lt;/i&gt; de l’histoire et doubler l’événement, le sens du service&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Capacités labyrinthiques du service. Couloirs du service qui convergent tous sur moi. Boyaux du service qui convergent sur moi comme des armes, dans un geste qui n’est pas censé se produire, qui n’est pas automatique ou nécessaire – l’arme du service n’étant pas automatique&amp;nbsp;; n’étant qu’un fusil à répétition – et qui n’est pas contingent non plus. Car il&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sert&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence, et la contingence c’est moi. Je suis&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui arrive&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et le service est à mes ordres (à moins que ce ne soit la contingence qui dépende du service pour la raison qu’elle ne serait jamais venue se servir en ce lieu et que je ne me serais jamais rendu à cette place si je n’étais pas sûr d’y être servi)&amp;nbsp;; sans oublier que le propre des couloirs du service est de converger en un point et qu’on serait tenté de lire, dans cette&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sommation&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;des possibilités, la nécessité plutôt que la contingence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne vois plus le monde que comme une place que j’occupe sans bouger, que j’occupe en sautant&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sur place&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et en ré-enchaînant avec la place la phrase, en répétant un mot, ce que dit déjà la matière dans le seul sens qui soit et à quoi m’introduit seulement la fente dans la matière, comme une préposition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;À force de guider ce processus sans lumière et sans possibilité, qui fend la matière pour y fonder le vide et pour inaugurer l’ontologie de la multiplicité ou le sens de l’être à même le plan d’immanence&amp;nbsp;; à force de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;recevoir&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du lieu et de m’orienter, sur place, dans le seul sens de sa face qui est celui où la contingence retourne éternellement et me retourne&amp;nbsp;; à force de demeurer&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à l’envers&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’endroit, dans la disposition qui enchaîne et qui est la disposition fondamentale de l’échange, je finis par faire venir à moi autre chose que l’accident dans la substance ou la contingence en la matière&amp;nbsp;; je finis par faire converger sur moi les&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;capacités&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;labyrinthiques&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service de la pièce, qui produisent pour moi l’impossible, qui me montrent les infinis pouvoirs de ceux qui se sont enchaînés au lieu afin de servir celui qui arrive, de ceux qui ont développé une faculté inhabituelle, inattendue, extrasensorielle et extraordinaire, à la manière des aveugles, pendant la longue période – de loin la plus longue – de leur privation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car dans l’attente de ce qui arrive, dans leur habitation de la place qui est en fin de compte leur habitude, les serviteurs du lieu sont à la fois privés de contingence et de nécessité : de contingence pour la raison que rien n’arrive (et que, quand bien même cette non arrivée des choses, ce non commencement du monde, serait encore l’œuvre de la contingence, cela n’accède pas encore au plan, que l’on imagine reculé et encore plus labyrinthique que la contingence elle-même, où le serviteur doit&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;s’occuper&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;en attendant), et privés de nécessité parce que cela qu’ils finiront par faire, cela qui sera forcément plus extraordinaire que l’existence et le nombre pour la raison que la contingence est elle-même première à l’existence et à la multiplicité (Meillassoux) et que ces serviteurs, qui sont désœuvrés quand la contingence n’arrive pas, sont justement ses serviteurs&amp;nbsp;(c’est-à-dire qu’ils produiront ce qui doit se produire quand la contingence sera «&amp;nbsp;reçue&amp;nbsp;» dans la place&amp;nbsp;: ce sont eux qui tirent, ce sont eux qui servent la pièce d’artillerie), cela, ils n’étaient pas censés le faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi ces serviteurs désœuvrés (êtres sans&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;œuvre&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;) développent-ils, dans la longue période où ils sont livrés à eux-mêmes et qu’ils ne peuvent que prolonger encore dans une&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;nappe&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;aux multiples plis, dans une multiplicité (&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;manifold&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;) qui s’insinue entre la contingence et la venue de l’être à l’immanence, ainsi développent-ils une faculté, un pouvoir anormal, en aveugles de la contingence qu’ils sont et en rats des couloirs labyrinthiques de son service, celui de faire communiquer, quand ils le souhaitent, la surface où se produisent les événements avec autre chose que le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;stock&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, autre chose que l’inventaire ou le nombre de l’être&amp;nbsp;: de la faire communiquer avec la capacité de la contingence de se servir elle-même et de ne rien produire encore (car pour produire quelque chose, il faut que le client arrive), de la faire communiquer avec le réservoir des choses qui&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;seraient&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à produire pour la contingence, à chaque répétition, par le geste de celui qui la sert, mais que le serviteur destine, maintenant qu’il a résolu de se servir lui-même et de produire, pour les beaux yeux du client qui arrive le plus souvent et qui saute sur place, les&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dessous&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service de la contingence en même temps que la contingence, à autre chose que la loi du nombre et de la correspondance&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;si bien que, dans une éclaircie qui ne sera ni celle du nombre, ni celle de la création de matière, ni celle de l’accident ou de l’illusion, mais qui sera comme une invitation pour le processus d’écriture à venir plonger dans ce labyrinthe du service (dans ce monde obscur où le serviteur de la pièce attend et dans ce stock qui n’a pas de prolongement pour la raison que personne ne pourrait le suivre ou le dénombrer), le serviteur produira à la surface le&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;double&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de ce qu’on attend, &lt;i&gt;deux fois l’événement&lt;/i&gt;, une fois pour la matière et une fois pour l’écrire&amp;nbsp;: une invitation presque obscène à l’adresse de l’écrivain, lequel panique, au vu de la maigreur de la pointe de sa plume, à l’idée de l’indéchiffrabilité et de l’incompatibilité qui frapperaient soudain le monde, si les carrés de chocolat, qui n’avaient jusqu’alors jamais quitté la compagnie de la tasse et jamais dévié du mouvement à sens unique du service, se trouvaient multipliés par deux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je voudrais ainsi que la même «&amp;nbsp;violation&amp;nbsp;» des lois de conservation de la matière qui ne serait due qu’à la faculté du service d’aller toutes les fois dans le sens unique de la contingence, sauf une, où il ira dans son&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;double sens&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(dans le sens extraordinaire revenant à la doubler et à la dépasser, à produire deux événements au lieu d’un, à aller plus vite que la contingence à force que le serviteur devance le désir du client qui arrive pour ne pas dire qu’il devance son arrivée même), je voudrais que la même multiplication, la même communication avec les couloirs labyrinthiques du service et avec le stock innombrable où ils puisent, se produise à la surface de la table où je croise R. M. et que l’extraordinaire qui s’y produira – cette association et cet enchaînement qui auront l’air de provenir de la table et de sa compagnie enfin fondée, de ce point de retournement et de conversion qui aura lieu au centre de la matière que R. M. et moi aurons traversée, lui en venant de la crise du crédit de la littérature et moi de celle du marché – en réalité&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dépasse&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence et son plan et soit le signe du &lt;i&gt;service de la contingence venu cette fois la doubler&lt;/i&gt;, venu livrer à l’écrivain le début du fil qu’il suffira de tirer pour dérouler l’endroit où le serviteur habite : pour commencer à raconter l’histoire du lieu alors que celle-ci n’était pas censée apparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je me demande ainsi à quoi ma compagnie de R. M. pourrait servir et qui pourrait nous servir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je reproduis le fil des événements, l’image de ce lieu où nous avons dîné et où nous nous sommes fait servir, et je me répète que le plan d’immanence de notre entreprise est déjà situé là en entier, que nous sommes comme d’habitude arrêtés au bord de rien, qu’il n’y a aucun principe, aucune vision, aucune direction et aucun phare que R. M. (qui a parlé de «&amp;nbsp;texte phare&amp;nbsp;») pourrait dresser au dessus de la table et que celle-ci sera la seule à être dressée, en un mot, que R. M. est aussi perdu que moi et que, une fois parvenu comme moi au bord du plan, lui non plus n’aura trouvé que le vide, et d’autre sensation (pour ne pas dire, d’autre certitude) que celle de toucher le bord et d’en sentir, sous la plante des pieds, l’arête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que nous avons tous les deux reconnu ce point intime de la matière, le &lt;i&gt;point de la conversion&lt;/i&gt;, la genèse de la contingence, la fente qui enchaîne, le fondement de la table&amp;nbsp;; nous avons tous les deux détecté dans la crise, non pas un effondrement, non pas la chute suivie du repos, mais la dynamique de la genèse, cela que la crise risque de nous faire perdre – le marché – et qu’il faudra pour cette raison reproduire : cela que nous perdrons dans la pensée et dans l’écriture et qu’il s’agit, pour cette raison, également de reproduire, et qui est le risque et la spéculation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour cela, nous avons dressé la table&amp;nbsp;; nous nous sommes assurés de notre plan&amp;nbsp;; nous savons qu’il faut commencer et nous avons trouvé la place où commencer, le marché qui vient au livre, le market-making qui rejoint le bookmaking, cette association secrète/sacrée entre, d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’une part,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui s’écrit et s’imprime, et, d’autre part, ce qui s’échange et qui porte la contingence imprimée sur sa face comme la façon la plus immanente d’imprimer et d’échanger quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Arrivé, par l’écriture, au&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/11/hotel-palmyra-iii.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/11/hotel-palmyra-iii.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;point de la ruine&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, au site événementiel où je me suis arrêté en face des ruines, à cette occasion unique qui n’a été donnée qu’à moi et qui montrera – là sera l’effet principal de la conversion – comment la matière peut se connecter aux hommes, comment la contingence, cette arrivée sur la place dégagée du temple devenu citadelle devenue mosquée devenue parti de Dieu&amp;nbsp;– et quel autre sens donner aujourd’hui à l’hôtel Palmyra et au&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;service des ruines&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;? –, peut faire naître une association, une écriture&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;arrivé en cette place unique mais qu’il faut répéter – là sera l’objet de l’association&amp;nbsp;; là sera la façon de sauter sur place et de consacrer ces lieux devenus vides&amp;nbsp;; là sera la croix de l’histoire, l’attente des ruines qui me &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/30/le-champ-du-livre.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/30/le-champ-du-livre.html&quot;&gt;pressent d’écrire&lt;/a&gt; et qui ont fait venir mon cahier à moi, et à sa suite, R. M.&amp;nbsp;; là sera le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;lieu&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’association, la façon de commencer à raconter l’histoire à partir de la géographie, à partir de ce&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;lieu parmi les lieux&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du temple de Baalbek à condition d’en posséder les clés –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;arrivé au point où j’ai formulé le&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/27/le-marche-du-livre.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/27/le-marche-du-livre.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;marché du livre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, la somme des produits dérivés que le livre devra emporter, et où j’ai attendu le cahier pour en sortir le livre et m’en sortir avec le livre, arrivé à cette croix de l’histoire que j’ai repérée, à cet arrêt au bord du vide qui me faisait pressentir le commencement&amp;nbsp;; arrivé à fonder cette place, ce site, ce plan, ce plateau, cette table où sont servis le temple de Baalbek et la citadelle et ce qui s’ensuit, c’est R. M. que je reçois enfin du lieu (et non pas&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;au lieu&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;), c’est R. M. qui vient à moi (et non pas que je reçois chez moi) et qui vient me rappeler l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car c’est la coupe qu’il me sert, c’est le livre où je dois entrer après avoir emporté le mien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est de la désignation de ce livre et de ce qu’il vient faire chez moi aujourd’hui, c’est de la croix de l’histoire, apposée par moi en ce site de Baalbek, dans cet hôtel où se noue le vide (où se retourne le service, ai-je dit) et qui, pour cette raison, prolonge le fondement,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est de la Place&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;que je dois partir pour parcourir cette table dressée, ce plan que ne vient pas relever un principe transcendant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la conversion que je dois comprendre à ce point, pour savoir comment repartir de cette croix et de cette table, pour savoir créer l’instrument d’écriture généralisée dont ma découverte dans le marché n’est que la «&amp;nbsp;pointe&amp;nbsp;» et l’instanciation dans une seule métrique. C’est R. M. que je reçois en lieu et en place du livre que je voulais emporter&amp;nbsp;; et je reçois avec sa venue beaucoup plus que ce que j’attendais, beaucoup plus qu’un retour, qu’une couverture, ou qu’un titre&amp;nbsp;; je reçois un commencement, lequel, comme je le disais, et comme tout commencement authentique, n’est ni contingent ni nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;R. M. et moi avons trouvé notre plan ; nous avons dressé notre table ; nous avons reconnu la place de la contingence (la place&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la contingence) où s’appose la croix de l’histoire. Nous avons déclaré vide cet hôtel où le service allait se retourner. Nous avons tous les deux habité cet hôtel et c’est de là que nous nous sommes souhaité la bonne année. Nous pouvons maintenant partir de cet hôtel : nous pouvons recevoir de lui. Car il s’agit de faire remonter à la surface de notre table les couloirs labyrinthiques du service.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Nous devons nous servir maintenant, et les serviteurs du lieu que nous avons reconnu et de la place que nous avons occupée doivent se charger de doubler pour nous le produit. Il faut s’attendre à une multiplication, à voir surgir à côté de chaque tasse le double de chaque mot et de chaque carré de chocolat, c’est-à-dire à voir surgir l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Après avoir trouvé la Place, il faut l’employer à notre service. Il suffit de l’habiter répétitivement, de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sauter sur place&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;. Les serviteurs sont là à attendre. Avec leur aide, le fil de l’histoire pourra commencer à se dérouler. Le serviteur enchaîné-là peut commencer à nous montrer ses marques de reconnaissance, les signes extraordinaires d’un échange qui doit maintenant aller dans l’autre sens. À ce double signe, à ce double sens, à ce chocolat qui s’est comme par miracle multiplié par deux, je dois reconnaître un chemin comme le Petit Poucet, une voie que le serviteur «&amp;nbsp;m’ordonne&amp;nbsp;» de retrouver, une course dans laquelle je dois me jeter à sa suite, une échelle que je dois gravir (ou descendre) vers les couloirs dérobés du service, une invitation à l’arrêt, à l’interruption (alors que le service est ininterrompu) : un signe que dépose le serviteur au bord de la soucoupe, non nécessaire, inexpliqué, non contingent, afin qu’en retour je lui dépose, à côté, un peu de mon temps, c’est-à-dire que je l’écoute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, en remontant ces signes, en les collectant et en les mangeant, je poursuis le serviteur dans son histoire&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, j’entre en communication avec ce que le serviteur a emmagasiné pendant ses périodes de non-arrivée et de non-contingence, avec ce qu’il a emmagasiné dans le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;sens contraire&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à la création de la matière (car c’est la contingence qui règle l’existence et qui engendre la matière) et dans le sens contraire au service, avec ce qu’il a accumulé comme pouvoir, rentré, refoulé, ne servant par définition à rien, et qu’on ne peut pas ordonner, qu’on peut&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;d’autant moins commander à son service (car de le faire remonter n’appartient qu’à la décision du serveur) qu’il est indiscernable du service : ce double chocolat est une&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;marque&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du service, d’un extraordinaire service, mais d’un service quand même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le double qui n’est pas censé se produire tant qu’il va dans le sens unique du service : c’est cela, sans doute,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mot&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de l’histoire, le lieu qui se raconte et qui n’est pas censé le faire&amp;nbsp;: le double inquiétant du service ordinaire&amp;nbsp;: ce qui s’est&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;passé&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, offert à moi par le serviteur, en double de ce qui se produit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Que sont les serviteurs de cette place vide, où se joignent, venant d’un côté, le temple et le principe transcendant avec, venant de l’autre, le plateau et la citadelle et l’immanence et la ligne de défense et la ligne de marché, doublée, aujourd’hui, de cette défense par le vide, de ces défenseurs qui sont sortis de la place&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mais qui occupent l’espace qui est occupé par la ruine&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quel sens cela peut-il avoir d’aller répétitivement habiter cette place et de sauter sur place, de susciter ainsi le virtuel, de creuser le vide afin de&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;produire&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l’outil et l’instrument de l’écriture&amp;nbsp;? Quel sens peut avoir la conversion, afin que, depuis le lieu où elle intervient et à partir de son sens et du risque auquel elle mène, on puisse débusquer les serviteurs de la contingence derrière les «&amp;nbsp;effets&amp;nbsp;» de celle-ci et qu’on puisse les domestiquer, en faire des guides, s’habituer à les voir doubler, désormais, à côté de chaque tasse, le &lt;i&gt;mot&lt;/i&gt; de l’histoire et doubler l’événement, le sens du service&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>FREDERIC JOIGNOT</name>
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        <title>”INFANTILISATION DES ADULTES, PUERILISATION DES ENFANTS”. UN ENTRETIEN AVEC BERNARD STIEGLER</title>
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        <id>tag:fredericjoignot.blogspirit.com,2009-10-08:1835629</id>
        <updated>2009-10-08T18:32:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-08T18:32:00+02:00</published>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/00/393608864.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/00/1949686020.jpg&quot; id=&quot;media-408883&quot; alt=&quot;bernard-stiegler.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-408883&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;NEWS NEWS NEWS. La pensée est aussi une activité de scène, de confrontation avec un public, d'échanges animés et parfois polémiques. Le philosophe Bernard Stiegler en un de ces batailleurs de pleine salle, qui intervient sur plusieurs fronts en ce mois d'octobre. Il développait une critique de la &quot;perte actuelle du savoir&quot;, mais aussi du stalinisme, à la Maison de la Poésie, invité par le journal L'Humanité. Il défendait les amateurs d'art contre les consommateurs de culture à la soirée lancée par l'association Libre Accès consacrée au logiciel libre. Il sera le 13 à Lille pour le nouveau cycle de conférences l'Espace Culturel de la ville. Voici un entretien que j'ai fait avec Bernard Stiegler pour la revue RAVAGES, dont le thème est &quot;l'infantilisation générale&quot; - en vente encore dans les bonnes librairies, ou à commander aux éditions Descartes&amp;amp;Compagnie :&amp;nbsp; 32, rue Cassette 75006 PARIS France Tél : +33 (0)1 42 22 29 02.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;-----------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;« L’infantilisation des adultes, la puérilisation des enfants, la destruction des rapports de générations, tout cela revient à réfléchir au pouvoir immense du marketing sur une société devenue un troupeau de consommateurs.&lt;/b&gt; Permettez-moi un détour… Le capitalisme a muté au début du vingtième siècle, avec le fordisme. Nous sommes alors sortis de l’époque productiviste du capitalisme, celle de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle et début du XXe siécle qui a transformé nos vies – des chemins de fer à l’électricité alimentant l’usine et les nouvelles concentrations urbaines. Ce capitalisme a transformé les ouvriers, les artisans, les paysans en prolétaires. Grâce aux avancées techniques, aux nouvelles machines, la productivité s’est trouvée multipliée par dix, cent, parfois par mille… Ces énormes gains de production ont assuré la prospérité de la la petite bourgeoisie intellectuelle, de la moyenne bourgeoisie des entrepreneurs et des commerçants, et de la grande bourgeoisie industrielle, de la finance et du capital. Henri Ford invente la voiture bon marché et le consommateur Au début du siècle, de nouvelles méthodes de travail vont être expérimentées pour accroître encore la productivité. C’est d’abord le taylorisme, imaginée par l'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor (1856-1915). On cherche à organiser scientifiquement le travail, « The One Best Way », la meilleure façon de produire, le rendement maximum grâce à l'analyse des techniques de production (gestes, cadences). C’est aussi le au passage du salaire à la tâche au salaire à l'heure. La méthode de Taylor prouvera son efficacité dans la sidérurgie, qu’il formalisa en 1911 dans « Les principes du management scientifique ». C’est alors que Henri Ford, fondateur de la Ford Motor Company, apparaît. Pour produire la fameuse Ford T, il va encore perfectionner le travail à la chaîne - que Charlot met en scène dans les « Temps modernes ». En même temps, il se dit : On peut encore augmenter considérablement la productivité. Pour cela, il faut inventer une nouvelle logique de distribution et de vente. En conséquence, il installe des concessionnaires Ford dans le monde entier, vend des voitures par centaines de milliers. Il développe encore l’idée que le peuple doit consommer, profiter des nouvelles inventions techniques - c’est selon lui la seule façon de développer l’industrie, mais aussi la bonne manière d’obtenir la paix sociale et civile. Ce faisant, il invente le concept de « consommateur ».&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/00/557363676.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/00/974156177.jpg&quot; id=&quot;media-408884&quot; alt=&quot;2692420637_bc45afca4d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-408884&quot; height=&quot;283&quot; width=&quot;424&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Qu’est-ce qu’un consommateur ? C’est un producteur, un ouvrier qui se définit non seulement comme une source de travail, mais aussi comme un pouvoir d’achat&lt;/b&gt;. L’ouvrier doit être capable d’acheter ce qu’il produit, rouler en voiture pour commencer, comme hier les riches. Autrement dit, Henri Ford élargit l’assiette des marchés des biens industriels produits par le capitalisme. Il pose un principe : n’importe qui doit pouvoir acheter - consommer. Pour cela, il pratique une politique de salaires élevés et lance des lignes de voitures bon marché, produites à coût très bas, par un travail très séquencé – le fameux « travail en miettes ». Ce n’est pas par philanthropie. Henri Ford a compris, de manière empirique, que s’il ne mène pas ces actions conjointes, il va se retrouver - comme le prédisait Marx - avec une surproduction considérable, ce qui bloquera la croissance capitaliste. Cette stratégie va se révéler plus que payante : elle va être à l’origine de ce qu’on appelle le mode de vie américain, l’American way of life. Une production de masse pour une consommation de masse. Edward Louis Bernays invente la « propaganda » et comment manipuler l’inconscient Ce faisant, l’industrie américaine commence d’étudier comment influencer et contrôler les comportements de ces nouveaux « consommateurs ».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Dans les années 1920-1930, Edward Louis Bernays, met au point les premières méthodes de « relations publiques » - le futur marketing autant que la « progaganda », titre de son ouvrage de 1928&lt;/b&gt; - pour le cigarettier Philip Morris, qui va accrocher au tabac, avec les dégats de santé que l'on sait, des millions de gens à travers le monde. Mêlant des analyses venues de Gustave Le Bon sur la psychologie des foules, et de son oncle Sigmund Freud, il affirme que la foule ne pense pas, soumise à des pulsions et des effets collectifs – celés dans le Ça. Il faut donc moins la convaincre que la manipuler par des actions symboliques capables d’atteindre son inconscient. Ainsi, Bernays a distillé des symboles phalliques dans les publicités pour le tabac, ou encore organisé des défilés de « fumeuses » très chic et « libérées », « Les torches de la liberté », pour convaincre les femmes de fumer en public. Bernays a encore travaillé en politique. Il a inventé le « petit déjeuner » du président avec des people, pour le rendre sympathique, ou encore promu l’entrée en guerre des Etats Unis en 1918, contre l’opinion publique américaine. Ses thèses sur la façon de s’adresser à l’inconscient public seront reprises dans les années 1950 par Louis Cheskin et Ernest Dichter, l’auteur de « La stratégie du désir. Une philosophie de la vente » » (préfacée par le publicitaire Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis). Ce sont les pères des « études de motivation », qui reprennent à leur compte toute la théorie de l’appareil psychique de Freud, en vue de s’adresser au désir du consommateur : exciter le Ça, convaincre par là le moi, flatter les tendances régressives du surmoi, bref travailler sur l’ensemble de l’appareil psychique par les affiches de rue, les slogans, la radio, les pages des magazines, l’événementiel, les plaquettes, les tracts. Nous entrons véritablement dans l’ère du « marketing psychologique ».&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/418766684.jpg&quot; id=&quot;media-408885&quot; alt=&quot;bs_fl.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-408885&quot; height=&quot;268&quot; width=&quot;268&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;LE PSYCHOPOUVOIR&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;De fait, après Henri Ford, la grande industrie a systématisé sa logique commerciale et capitalistique, comme sa recherche de profits maximisés. Dès 1937, un grand « pavillon de la publicité » fait sensation à l’Exposition Universelle de Paris,&lt;/b&gt; où on vante le métier de « publicitaire » et parle de « consommation » et de « motivation de la consommation ». Pendant la guerre, les Américains mettent en place une task force, regroupant cybernéticiens, psychologues et psychanalystes pour mieux convaincre les soldats d’aller combattre, et de bombarder une Allemagne protégée par des tirs aériens nourris. Ces stratégies, n’oublions pas, ont beaucoup joué par la suite dans l’élaboration de ce qu’on a appelé ensuite aux Etats-Unis le « soft power », c’est-à-dire la bonne manière de parler à la population, de développer et pacifier le pays sans contraindre la population – plutôt en construisant ses désirs. Pour cela, tous les gouvernements vont promouvoir l’American Way of life, présenté comme le summum de la bonne vie possible – jusqu’au jour où la dure réalité rattrape le rêve, comme nous l’avons vu pendant les cracks des années 1990, et aujourd’hui, avec la crise générale. Le « soft power », l’épopée de l’Américan way of life s’est beaucoup traduit dans la vie quotidienne par le pouvoir de conviction du marketing et de la publicité en faveur de la consommation. Depuis les années 1950, la grande industrie a véritablement aiguisé sa science du marketing, cherchant toutes les manières pour induire chez le consommateur, artificiellement, des désirs et des comportements qui le transforment en acheteur. Quand elle investit un milliard de dollars sur un produit, elle ajoute 10%, cent millions, pour sa publicité. Aujourd’hui ces recherches continuent, de plus en plus sophistiquées, comme par exemple le « neuromarketing » : il vise à identifier les zones du cerveau responsables de la sécrétion d’hormones, afin de vérifier si l’imagerie publicitaire les active. On fait appel pour cela à l’imagerie cérébrale pour savoir si l’hypothalamus a été excité ou non. On cherche encore à déclencher des réflexes conditionnés en s’appuyant sur des symboles référentiels de la « culture teenager », « people » ou bien « ethnique ». Le psychopouvoir entre à la maison Cette stratégie de création de désirs et de contrôle des comportements, je l’appelle le « psychopouvoir ».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Si, classiquement, on appelle avec Michel Foucault le contrôle de la production - du travail, des gestes en miettes, de la fatigue, de l’organisation du temps - le « biopouvoir », le contrôle de la consommation relève du « psychopouvoir ».&lt;/b&gt; La consommation devient l’espace du contrôle de la volition : de la volonté, de la motivation, des désirs conscients et inconscients. Aujourd’hui, le grand vecteur de tout cette stratégie est bien sûr la télévision. Avec elle, nous entrons dans la diffusion de masse, la captation de masse. La télévision c’est le truc qui tue, si je puis dire, la killer application. Avec elle, le psychopouvoir industriel va entrer tout à coup dans des millions de foyers. Elle va devenir un nouveau membre de la famille, agrandir le cercle – jusqu’à peu à peu se substituer à la structure familiale. Ce n’est pas un hasard si Ray Bradbury, dans Farhenheit 451, publié en 1953, montre une télévision du futur qui s’appelle « La Famille ». De fait, vingt ans plus tard, des théories apparaissent qui étudient comment catégoriser les programmes et la publicité par « tranche d’âge », comment s’adresser à chacune d’entre elles selon leurs centres d’intérêts, leurs occupations récurrentes, leurs désirs de vie, leur vie sexuelle – bref, toute la famille. Donc, si je suis un groupe international qui vend de l’assurance, de l’automobile, du voyage ou des jouets, je peux grâce à ces études tenter de capter l’attention de tous. Si je suis un groupe diversifié, je vais vouloir capter quelqu’un pour la vie, depuis l’enfance !&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/00/242800597.jpg&quot; id=&quot;media-408891&quot; alt=&quot;Consum%C3%A9risme.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt;&quot; name=&quot;media-408891&quot; height=&quot;272&quot; width=&quot;233&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;LA TELEVISION DEVIENT LA FAMILLE&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;C’est comme au jeu des 7 familles, je séduit le fils, le père, la grand-mère, et transmet le message de génération en génération.&lt;/b&gt; Ce faisant, truffée de messages publicitaires, la télévision, progressivement, détourne les processus d’identification des enfants à leurs parents vers l’invité permanent, le troisième membre de la famille, la télévision et ses programmes, ses publicités. Bientôt, progressivement, les parents se retrouvent court-circuités par des films, des spots, des personnages, des musiques, des appels pressants, tout une culture publicitaire, et ils n’existent plus véritablement comme les modèles dominants de la cellule familiale. De plus, ils deviennent eux-mêmes des téléspectateurs - 4h30 par jour en moyenne en France - ils se retrouvent captés par les images et les appels à leurs propres désirs, comme leurs enfants, ils se retrouvent comme eux captés, isolés. Si bien qu’au final, la télévision est bien devenue « La Famille » : elle l’a remplacé, elle lui a substitué ses valeurs, ses jeux, ses joies, ses contradictions. Elle a délité les échanges entre les générations. Selon la Kayser Family Foundation, les adolescents américains passent 6 h 30 par jour devant la télévision – captivés et capturés Avant cinq ans imprimer la compulsion d’achat.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Depuis une dizaine d’années, les spécialistes du marketing et des programmes se demandent comment faire pour que les enfants s’identifient à leurs programmes et leurs spots plutôt qu’aux projets de leurs parents.&lt;/b&gt; Bien sûr, ils ne le disent pas comme ça, ils parlent de programme éducatif, ou de publicités créatives, mais l’enjeu est là. Pourquoi faudrait-il que les enfants vivent une telle identification si tôt, très jeunes, si possibles avant cinq ans ? D’abord, à cause du caractère indélébile de l’impact produit à cet âge, qui va permettre de produire le plus tôt possible cette « fidélisation » des consommateurs dont parle beaucoup Jeremy Rifkin dans « L’Âge de l’accès ». Une mise en condition qui conduit à évaluer ce qu’on appelle la « Lifetime value », selon la théorie marketing modélisant le pouvoir d’achat d’un individu influencé toute sa vie par la publicité. Pour y parvenir, les chercheurs du marketing se sont appuyés sur les travaux de Freud concernant les « processus d’identification primaire ». Selon le père de la psychanalyse, sans cette première identification presque toujours faite en miroir des parents et des proches, l’appareil psychique infantile ne se forme pas pleinement, l’enfant ne devient pas un être raisonnable et construit : il tourne « fou » si vous voulez. Ces processus d’identification primaires sont primordiaux pour qu’un enfant se socialise, acquière un surmoi c’est-à-dire un sens moral – et toute cette base psychique qui se produit avant l’âge de cinq ans, s’enfouit dans l’inconscient. Ensuite, elle est acquise, l’adolescent ne s’en rend plus compte, mais elle le pilote dans la vie par rapport à ce que Freud appelle les « identifications secondaires ».&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/241550032.jpg&quot; id=&quot;media-408887&quot; alt=&quot;Stiegler.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-408887&quot; height=&quot;255&quot; width=&quot;185&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;LE SURMOI CEDE AU PULSIONNEL&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Quand l’enfant devient adolescent puis adulte, il s’identifie alors à des gens qui ne sont plus ses parents.&lt;/b&gt; C’est ainsi qu’on coupe le cordon, on s’identifie à une rock star, un joueur de foot, à Arthur Rimbaud ou Marylin, à je ne sais qui … On admire, on aime des personnages, des vies, des figures qui vont nous aider à constituer notre personnalité. C’est ce que Freud appelle la segmentation du Moi, une structure en couches constituée par la succession des modèles auxquels nous nous sommes identifiés. Bien sûr, au cours de cette constitution, on est confronté régulièrement à des contradictions internes. Par exemple, adolescent, on va s’identifier difficilement à quelqu’un qui contredit nos principes religieux, ou certaines traditions familiales, ou à certaines règles apprises à l’école, si on en a. C’est dans ces moments, explique Freud, que les processus d’identification primaire nous servent d’arbitre dans nos conflits entre nos identifications secondaires. On comprend bien que si avant cinq ans, la télévision remplace la famille, si elle contribue largement à la mise en place des identifications primaires – à des personnages publicitaires, des slogans, à une imagerie, des valeurs de consommation, une simplicité de comportement, etc -, ses programmes et son marketing vont jouer un rôle primordial dans la formation de la personnalité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;C’est là qu’interviennent les actuelles chaînes de télévision pour enfants de moins de trois ans, lancées depuis quelques années dans le monde entier.&lt;/b&gt; La télé devient Papa-Maman J’ai été à l’origine, avec un groupe de pédopsychiatres, du mouvement contre ces « télévisions pour les bébés ». Une étude de la CNAF en France (allocations familiales) a montré que les enfants exposés précocement aux écrans éprouvent des difficultés à faire des études supérieures. En développant ces télévisions, qui se présentent toutes comme « éducatives », le marketing des chaînes voudrait remplacer l’éducation parentale par celle de la télévision. Ainsi ils inventent des émissions, des jeux, des modes qui rivalisent avec les parents, les court-circuitent. Ces télévisions remplacent aussi la nounou, le grand parent, la sœur, la mère qui pourrait les garder. Elle supplante des personnes vivantes avec qui interagir, échanger, se former, développer une relation passionnelle riche. Il en résulte la destruction des relations intergénérationnelles et de l’activité psychique – sans l’autre, comment se développer ? Ce renversement des relations de décision diminue l’influence de la famille, des professeurs, tout le domaine de la vie adulte, des valeurs complexes et de l’autorité – ce que Freud appelle le « surmoi ». Or un enfant sans surmoi, sans référence, obéit à ses pulsions. Il devient un consommateur pulsionnel, un spectateur traversé d’images. C’est le but recherché. Former des individus infantilisés, gaves d’images et pulsionnels.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/01/01/1707338243.jpg&quot; id=&quot;media-408889&quot; alt=&quot;bernard-stiegler-il-existe-beaucoup-d-inventions-qui-ne-produisent-aucune-innovation,M22874.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-408889&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;À BAS LES VIEUX, VIVE LE COOL&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Pensez que les chaînes de télévisions pour bébé proposent des émissions pour endormir les petits, conseillant même de mettre devant ceux qui font des mauvais rêves.&lt;/b&gt; Quand un enfant fait un cauchemar, il est important de le faire parler, l’écouter. Le mettre devant une télévision pour apaiser ses peurs, c’est le rendre muet. Il va enfouir le cauchemar. C’est ainsi que se fabrique les psychotiques. Les psychiatres disent qu’ils traitent désormais de nombreux enfants psychotiques, plus que des névrosés. La névrose est un problème de surmoi. Une chercheuse américaine de Los Angeles, Katherine Hayles, a mis en place des procédures d’analyses des capacités intellectuelles de ses étudiants, dans une très bonne université. Elle a constaté qu’ils n’étaient plus capables de se concentrer sur un texte pendant plus d’une demi-heure. Elle est arrivée à considérer que leurs cerveaux n’étaient plus habitués à fournir un effort prolongé de concentration, à force de faire des jeux vidéos, suivre plusieurs médias en même temps, le Net, la radio, la télé, parfois sur un seul écran d’ordinateur. L’étude révèle que les étudiants échouaient à soutenir le type d’attention propre à l’adulte de la génération précédente, c’est-à-dire l’attention profonde, la capacité à se concentrer sur un travail, à écouter quelqu’un parler longtemps, à prendre le temps de réfléchir – et donc de devenir quelqu’un de sensé, de responsable : un être majeur. Les enfants prescripteurs des parents En captant l’attention des enfants dès le plus jeune âge, les experts du marketing comptent sur leur pouvoir prescripteur auprès des parents. Le meilleur moyen de faire acheter un parent hésitant, c’est de convaincre ses enfants en jouant sur le conflit des générations.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Voyez toutes ces publicités qui exaltent les valeurs jeunes, fraîches, pulsionnelles, contre celle des vieux – qui ne sont pas « cool », ne comprennent rien, n’ont plus d’enthousiasme, etc.&lt;/b&gt; C’est là toute la politique des marques, des marchands de jouets qui inondent les chaînes pour enfants et ados. Ils jouent sur le conflit générationnel, mais surtout, ils anéantissent la différence intergénérationnelle. Une étude de marketing se félicitait récemment que 61% des actes d’achat des adultes étaient prescrits par les enfants. Vous comprendrez alors pourquoi les enfants sont des cibles fondamentales. On dévalorise les parents, on ridiculise leurs problèmes et leurs ennuis d’adulte, on se moque de leur autorité et de la nécessité qu’ils ont de dire “non” à tous les désirs des enfants - entre autres, ses désirs de consommation. Quand un parent ne sait plus dire « non » à ses enfants, ou encore quand il copie ses valeurs pour faire jeune et demeurer en contact avec lui, il s’infantilise. D’ailleurs, les psychologues rappellent qu’il est bon que le père soit en conflit avec son fils, et que, dans une famille vivante, le grand-père soit là pour arbitrer le conflit. Le grand-père rappelle au père qu’il a été un fils, et montre au fils que son père a aussi été un adolescent en colère. Ainsi le conflit a des chances de se résoudre. À partir du moment où l’on détruit les différences intergénérationnelles, élimine les espaces de conflit, abolit les lieux de rencontre, remplace la vie de famille par le télévision, tout le monde y perd et s’infantilise. L’appareil psychique des enfants et des adolescents s’en trouve rétréci, comme celui des adultes.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/960238729.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fredericjoignot.blogspirit.com/media/00/02/2137722705.jpg&quot; id=&quot;media-408890&quot; alt=&quot;stiegler_tr.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-408890&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;PLUS DE MAJEURS, PLUS DE MINEURS, TOUS CONSOMMATEURS&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Prenez la récente campagne de publicité lancée par la chaîne Canal J. Des affiches représentaient de jeunes enfants, en fait des préadolescents.&lt;/b&gt; On voyait un grand-père qui faisait l’idiot, tentait les amuser, et les gamins faisaient des têtes consternées. La légende de l’affiche disait : « Nos enfants valent mieux que ça. Canal J ». Autrement dit, il fallait que le père et le grand-père débarrassent le plancher. Le seul apport ludique, le seul échange drôle et intéressant, le seul prescripteur symbolique valable pour les enfants devient alors Canal J. La télé - entendez une série de programmes qui les enferment dans leur univers « jeune ». Le risque, c’est d’escamoter le dialogue intergénérationnel, l’échange contradictoire, le frottement des esprits – cet espace conflictuel et communautaire où s’élabore ce que Emmanuel Kant appelle « la majorité ». Plus de mineur, plus de majeur. Plus d’adulte, tous des enfants Il existe une relation étroite entre ce marketing qui abolit le dialogue intergénérationnel, puérilise les enfants, infantilise les adultes, et le fait qu’aujourd’hui, un peu partout dans le monde, on supprime l’excuse de minorité pour les individus mineurs qui commettent des actes criminels. C’est une décision très grave. On veut faire passer des enfants en cours d’Assise, les mettre en prison dès 12 ans, comme en Angleterre. Mais si la loi stipule que les mineurs n’ont plus droit à l’excuse de minorité, le droit à être des enfants avant de devenir des adultes responsables, cela signifie qu’ils ne sont plus des mineurs, mais des majeurs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Or si les mineurs ne sont plus considérés comme des mineurs, en conséquence les majeurs ne sont plus majeurs eux-mêmes&lt;/b&gt; – c’est à dire adultes. On est majeur du fait de n’être pas mineur. Si on dilue la minorité d’un point de vue juridique, on dilue aussitôt la majorité, c’est-à-dire qu’on prive les parents de leur responsabilité d’adulte. Tout le monde devient adulte, ou tout le monde devient enfant ? Un enfant n’aurait plus la possibilité de devenir un adulte, de changer, d’évoluer ? Un adulte devrait être traité comme un enfant ? Le fait de rendre indifférentes minorité et majorité implique sur un plan pénal qu’il n’existe plus de différence entre les parents et les enfants. Cependant la question pénale est fondamentale, elle constitue l’horizon symbolique par excellence. C’est le droit. Le Surmoi. À travers le marketing et la liquidation du droit des mineurs, notre société conduit à la liquidation des différences entre les générations. Du coup il n’est pas surprenant de voir combien l’âge de l’enfance se prolonge, les adolescents restent chez leurs parents jusqu’à 30 ans, les parents eux-mêmes se mettent à jouer aux mêmes jeux que leurs enfants, à voir les mêmes films, à s’habiller comme eux – tandis que nous assistons à la liquidation d’une véritable culture adulte, élaborée, complexe, problématique, riche. Privés de leur pouvoir d’exercer leur pouvoir de parents par une culture « djeune » qui les ridiculisent, les adultes deviennent à leur tour de grands enfants.&lt;/p&gt;
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        <title>Couloir de service</title>
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        <updated>2009-09-29T18:26:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-29T18:26:00+02:00</published>
        <summary>  Je ne connais plus que deux mondes, celui du service et celui du livre, et...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne connais plus que deux mondes, celui du service et celui du livre, et leurs logiques d’apparaître respectives, ce qui veut dire également, leurs révolutions respectives.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;On parle aussi de service funèbre, celui auquel je me suis paré pour assister aujourd’hui, d’un enfant, voulant avant toute chose le marquer dans mon livre, c’est-à-dire faire jaillir pour lui, de nouveau, la matière depuis la fente, localiser son intensité à cette table, ouverte pour moi en premier, à la lumière du jour (qui est toujours rasante, en premier), à la table désormais déliée dans le monde du service qu’a ouvert pour moi &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; en déclarant ouverte la chasse à la table idéale pour écrire,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui voulait dire la recherche de la source de l’écriture dans ce paysage aride qu’il connaît, qui est fermé la majorité de l’année et où &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; sans doute s’ennuie, ce paysage qui l’a rendu poète ou en tout cas l’a ouvert à la demande des poètes, fermé toute l’année hormis la saison de ski, qui m’a fait connaître ici une blancheur déjà relevée, la couverture totale de la neige et le blocage qui y est corrélé et qui n’est pas sans rappeler – certainement est-il plus intense – le blocage de l’écriture, et la saison d’été qui culmine avec l’Assomption de la Vierge et qui fait culminer, ce jour-là, également le talent de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;qui se &lt;i&gt;retourne&lt;/i&gt; en ce haut point de l’été, en ce partage de la saison, en ce milieu d’août et de sa lumière, comme pour dire qu’il tient tout ce monde dans sa main et qu’il peut le servir non moins qu’il peut le desservir&amp;nbsp;: un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; qu’il détient là littéralement, un oui ou un non lié à sa décision, qui le rend seul et culminant, un sommet du service, un artiste de la table, un découvreur de sources.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’écriture est une disparition. Elle n’est pas l’envers des apparaissants du monde mais une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot;&gt;inversion&lt;/a&gt; de toute la logique de celui-ci. Il &lt;i&gt;n’y a plus&lt;/i&gt; de monde après l’écriture – celui-ci disparaît en entier dans une sorte d’invagination de l’ontologie dans la logique, ou de l’étendue de l’apparaître et du transcendantal dans un seul point d’intensité qui n’est pas seulement isolé, ou singulier, mais qui est une singularité, un trou noir de l’espace de manifestation qui absorbe la lumière entière du monde –, sinon qu’&lt;i&gt;il y a&lt;/i&gt; un livre&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui veut dire que le monde se retourne en livre, non pas &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; un espace où le retournement aurait lieu, mais par derrière, par un défaut de mouvement et de matière, comme lorsque je dis qu’en revenant à mon monde disparu à la manière d’un revenant afin d’en relever les intensités et d’en inverser/inférer la logique en ses points singuliers, je trouve qu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;il y a, dans ce mouvement-là et dans cette double disparition, &lt;i&gt;matière à tirer un livre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et ainsi, le point de l’écriture, écrire ou ne pas écrire, n’est-t-il pas un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; – car la logique se perd après cela – et le monde qui suit n’est-il pas un autre monde, aligné avec le précédent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le monde du livre qui revient à mesure que le revenant revient se mesurer à l’intensité du monde disparu ne s’aligne pas avec le monde d’avant. C’est par le neutre et par la perte que l’on vient à ce monde&amp;nbsp;; et ainsi je doute que puisse se reconnaître, en ces lieux du monde où se pose la question d’écrire ou de ne pas écrire, en ces tables que je trouve et dont la quête implique un parcours d’une autre nature que celui d’une variable, une composante phénoménologique du monde d’avant telle que la question puisse se poser, au sein d’une logique qui serait déjà reconnue, de repérer ces lieux et de désigner dans ce monde déjà donné les éléments-tables qui pourraient y faire écrire, y faire jaillir cette intensité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Encore moins pourrais-je définir l’&lt;i&gt;atome d’apparaître&lt;/i&gt; de la table où écrire, puisqu’après cette table et une fois dépassé son point, le sujet se délie et devient fou et entre en communication totale avec le monde qui suit, celui dont la logique n’apparaît plus mais s’infère, et qui s’inverse en même temps que le mouvement qui écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Service funèbre, pour un enfant disparu, et supplémentation de la logique de l’apparaître et du disparaître par celle du service, si bien que je suis prêt à déclarer que ce qui apparaît dans mon monde est cela qu’on y sert, et ce qui disparaît, cela qu’on y dessert. Et ainsi, derrière la logique statique dont je me demande toujours comment on la trouve, se dissimulent les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;couloirs labyrinthiques du service&lt;/a&gt; et leurs communications infinies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le monde de l’écriture est en ceci dépendant de la logique sous-jacente du service que, pour écrire, il faut être servi, à la fois à table et à la fois comme une pièce d’artillerie prête à tirer l’écrivain sur les ruines et à le précipiter dans la ruine. Pour écrire, il faut rester de cette manière paradoxale qui est qu’&lt;i&gt;on ne demeure pas&lt;/i&gt; ; c’est-à-dire qu’on reste sur place, pour écrire, dans la mesure où et à mesure qu’on est servi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car le service n’est ni un départ ni une arrivée, mais proprement leur enchaînement et leur croisement, l’écrivain étant crucifié sur place par le devoir d’écriture, celui-là même qui ne le lâche pas avant qu’il n’ait écrit, et cette place n’étant par ailleurs définie que par le point de concours du service&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le lieu où l’on sert et où l’on dessert, où les choses apparaissent et disparaissent, désignant là un point d’intensité du monde, une culmination ou une émergence de la logique qui est prête à s’inverser, pour peu que l’écrivain s’y prenne avec la bonne pointe, et qui finit par rendre intensité pour intensité et par les échanger, si bien qu’à cette table, en ce lieu désigné, en ce croisement, ce qui s’écrit est ce qui y est servi et les allées et venues du service autour de la table deviennent les allées et venues de la matière dans l’écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne reste dans ce monde qu’à mesure que j’y écris (telle est l’équivalence pour moi de l’apparaître et du disparaître), et cette correspondance, relayée par la table, a vraiment pris le tour de l’espace,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est-à-dire que je recherche, pour cette &lt;i&gt;mesure&lt;/i&gt; qui détermine mon intensité, à la fois le lieu pour écrire et le lieu pour rester, à la fois le lieu pour disparaître et pour apparaître, pour exister, la table pour écrire ayant ceci de commun avec le monde de l’être-là (avec le monde qui apparaît) que justement elle est un lieu, elle est une place et une localisation – ainsi cela n’est-il pas accidentel que, pour écrire, il faille être lié et localisé, à la différence de la pensée, ou même de l’espoir, qui peuvent être n’importe où, non existants donc –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et même mon parcours du monde et de ses places à la recherche de la table a achevé de clôturer mon horizon sur la seule question de cette table perdue et de &lt;i&gt;compléter&lt;/i&gt; la logique de mon existence par la nécessité de la trouver pour écrire et pour exister, pour tenir le monde en ce point d’intensité où le disparaître de l’écriture devient équivalent et réversible, dans ma main, avec l’apparaître de la localisation et de l’être-là,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;jusqu’à ce que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le culminant, dont je guette l’apparition, en ce matin d’août et de service funèbre, réduise tout ce monde-là à un seul point, justement celui où, pour la table qui ne sera plus existante &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; le monde mais qui sera-là par la seule intensité du service, l’intensité de l’écriture sera rendue point par point à l’intensité du service, qui deviendront un même point,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et que, par la force de cette intensité inverse qui fonctionne comme l’inversion de ma logique de l’écriture, je me passe du monde et de ses lieux, étant désormais assuré que ma table me suivra où que j’aille, ou plutôt, que le lieu (du monde) où je la trouverai sera ouvert et indifférent, puisque, accompagné que je serai par l’intensité du service de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; (qui se sera, de son côté, également affranchi de son monde), je serai assuré d’y trouver toujours une table qui ne sera pas n’importe laquelle, mais celle que présentera &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, lequel aura sommé dans son intensité celle du service, et tenu dans sa main toute la logique de l’apparaître, du service et du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Disparition de l’enfant. Nous allons vers cette logique, pour le service funèbre, en ce matin qui commence à Faqra sous la lumière de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; le culminant, par cette seule table que j’ai occupée, un jour ordinaire et qui sera pourtant extraordinaire comme tous les autres à condition que j’en capture, dès le matin, point par point, toute la logique et pourquoi pas, aujourd’hui, celle d’un enfant disparu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quelle différence cela fait-il&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! 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Elle n’est pas l’envers des apparaissants du monde mais une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot;&gt;inversion&lt;/a&gt; de toute la logique de celui-ci. Il &lt;i&gt;n’y a plus&lt;/i&gt; de monde après l’écriture – celui-ci disparaît en entier dans une sorte d’invagination de l’ontologie dans la logique, ou de l’étendue de l’apparaître et du transcendantal dans un seul point d’intensité qui n’est pas seulement isolé, ou singulier, mais qui est une singularité, un trou noir de l’espace de manifestation qui absorbe la lumière entière du monde –, sinon qu’&lt;i&gt;il y a&lt;/i&gt; un livre&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui veut dire que le monde se retourne en livre, non pas &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; un espace où le retournement aurait lieu, mais par derrière, par un défaut de mouvement et de matière, comme lorsque je dis qu’en revenant à mon monde disparu à la manière d’un revenant afin d’en relever les intensités et d’en inverser/inférer la logique en ses points singuliers, je trouve qu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;il y a, dans ce mouvement-là et dans cette double disparition, &lt;i&gt;matière à tirer un livre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Et ainsi, le point de l’écriture, écrire ou ne pas écrire, n’est-t-il pas un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; – car la logique se perd après cela – et le monde qui suit n’est-il pas un autre monde, aligné avec le précédent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le monde du livre qui revient à mesure que le revenant revient se mesurer à l’intensité du monde disparu ne s’aligne pas avec le monde d’avant. C’est par le neutre et par la perte que l’on vient à ce monde&amp;nbsp;; et ainsi je doute que puisse se reconnaître, en ces lieux du monde où se pose la question d’écrire ou de ne pas écrire, en ces tables que je trouve et dont la quête implique un parcours d’une autre nature que celui d’une variable, une composante phénoménologique du monde d’avant telle que la question puisse se poser, au sein d’une logique qui serait déjà reconnue, de repérer ces lieux et de désigner dans ce monde déjà donné les éléments-tables qui pourraient y faire écrire, y faire jaillir cette intensité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Encore moins pourrais-je définir l’&lt;i&gt;atome d’apparaître&lt;/i&gt; de la table où écrire, puisqu’après cette table et une fois dépassé son point, le sujet se délie et devient fou et entre en communication totale avec le monde qui suit, celui dont la logique n’apparaît plus mais s’infère, et qui s’inverse en même temps que le mouvement qui écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Service funèbre, pour un enfant disparu, et supplémentation de la logique de l’apparaître et du disparaître par celle du service, si bien que je suis prêt à déclarer que ce qui apparaît dans mon monde est cela qu’on y sert, et ce qui disparaît, cela qu’on y dessert. Et ainsi, derrière la logique statique dont je me demande toujours comment on la trouve, se dissimulent les &lt;i&gt;couloirs labyrinthiques&lt;/i&gt; du service et leurs communications infinies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le monde de l’écriture est en ceci dépendant de la logique sous-jacente du service que, pour écrire, il faut être servi, à la fois à table et à la fois comme une pièce d’artillerie prête à tirer l’écrivain sur les ruines et à le précipiter dans la ruine. Pour écrire, il faut rester de cette manière paradoxale qui est qu’&lt;i&gt;on ne demeure pas&lt;/i&gt; ; c’est-à-dire qu’on reste sur place, pour écrire, dans la mesure où et à mesure qu’on est servi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car le service n’est ni un départ ni une arrivée, mais proprement leur enchaînement et leur croisement, l’écrivain étant crucifié sur place par le devoir d’écriture, celui-là même qui ne le lâche pas avant qu’il n’ait écrit, et cette place n’étant par ailleurs définie que par le point de concours du service&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le lieu où l’on sert et où l’on dessert, où les choses apparaissent et disparaissent, désignant là un point d’intensité du monde, une culmination ou une émergence de la logique qui est prête à s’inverser, pour peu que l’écrivain s’y prenne avec la bonne pointe, et qui finit par rendre intensité pour intensité et par les échanger, si bien qu’à cette table, en ce lieu désigné, en ce croisement, ce qui s’écrit est ce qui y est servi et les allées et venues du service autour de la table deviennent les allées et venues de la matière dans l’écrit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je ne reste dans ce monde qu’à mesure que j’y écris (telle est l’équivalence pour moi de l’apparaître et du disparaître), et cette correspondance, relayée par la table, a vraiment pris le tour de l’espace,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est-à-dire que je recherche, pour cette &lt;i&gt;mesure&lt;/i&gt; qui détermine mon intensité, à la fois le lieu pour écrire et le lieu pour rester, à la fois le lieu pour disparaître et pour apparaître, pour exister, la table pour écrire ayant ceci de commun avec le monde de l’être-là (avec le monde qui apparaît) que justement elle est un lieu, elle est une place et une localisation – ainsi cela n’est-il pas accidentel que, pour écrire, il faille être lié et localisé, à la différence de la pensée, ou même de l’espoir, qui peuvent être n’importe où, non existants donc –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de même que mon parcours du monde et de ses places à la lumière de la table que je veux y trouver pour écrire a achevé de clôturer mon horizon sur la seule question de cette table perdue qu’il me faut retrouver et de &lt;i&gt;compléter&lt;/i&gt; la logique de mon existence comme celle de la nécessité de la trouver pour écrire et pour exister, pour tenir le monde en ce point d’intensité où le disparaître de l’écriture devient équivalent et réversible, dans ma main, avec l’apparaître de la localisation et de l’être-là,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;jusqu’à ce que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le culminant, dont je guette l’apparition, en ce matin d’août et de service funèbre, réduise tout ce monde-là à un seul point, justement celui où, pour la table qui ne sera plus existante &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; le monde mais par la seule intensité du service, l’intensité de l’écriture sera rendue à l’intensité du service, point par point qui deviendront un même point,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et que, par la force de cette intensité inverse qui fonctionne comme l’inversion de ma logique de l’écriture, je me passe du monde et de ses lieux, étant désormais assuré que ma table me suivra où que j’aille, ou plutôt, que le lieu (du monde) où je la trouverai sera ouvert et indifférent, puisque, accompagné que je serai par l’intensité du service de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; (qui se sera, de son côté, également affranchi de son monde), je serai assuré d’y trouver toujours une table qui ne sera pas n’importe laquelle, mais celle que présentera &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, lequel aura sommé, dans son intensité, celle du service, et tenu dans sa main toute la logique de l’apparaître, du service et du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Disparition de l’enfant. Nous allons vers cette logique, pour le service funèbre, en ce matin qui commence à Faqra sous la lumière de &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; le culminant, à commencer par cette seule table que j’ai occupée, un jour ordinaire et qui sera pourtant extraordinaire comme tous les autres à condition que j’en capture, dès le matin, point par point, toute la logique et pourquoi pas, aujourd’hui, celle d’un enfant disparu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quelle différence cela fait-il&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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            <name>manu</name>
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        <title>exercices de philo grecque pour aujoud'hui</title>
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        <updated>2009-09-25T06:40:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-25T06:40:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;Extrait de vidéo de Ora-et-Labora.TV : de la philo grecque à vivre au...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=QQXLjAHOp5E&quot;&gt;&amp;nbsp;Extrait de vidéo de Ora-et-Labora.TV : de la philo grecque à vivre au quotidien aujourd'hui&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Manuel&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>manu</name>
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        <title>Nouveau site de vidéos sur les racines chrétiennes</title>
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        <updated>2009-09-21T13:50:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-21T13:50:00+02:00</published>
        <summary>     Découvrez le nouveau site de&amp;nbsp; vidéos sur les racines chrétiennes,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://manuavecnous.blogspirit.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img height=&quot;146&quot; width=&quot;389&quot; src=&quot;http://manuavecnous.blogspirit.com/media/00/01/1750045209.jpg&quot; alt=&quot;logo.jpg&quot; id=&quot;media-402702&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Découvrez le nouveau site de&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;vidéos sur les racines chrétiennes,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;grecques, latines de notre civilisation&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;à partir du &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;30 septembre&lt;/span&gt; 2009&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://Ora-et-Labora.TV&quot;&gt;http://Ora-et-Labora.TV&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Villes&amp;Etoiles</name>
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        <title>Evry en fête - pour ce samedi 19 septembre</title>
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        <updated>2009-09-19T08:22:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-19T08:22:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;            Au menu de ce samedi 19 septembre 2009             11h -...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://villesetoiles.blogspirit.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://villesetoiles.blogspirit.com/media/02/00/1587834943.jpg&quot; id=&quot;media-368019&quot; alt=&quot;tour-evry-II.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-368019&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;b&gt;Au menu de ce samedi 19 septembre 2009&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;11h - Hôtel de ville d’EVRY - Exposition&amp;nbsp; &lt;i&gt;« Evry, ville contemporaine »&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Avec le service Urbanisme de la Ville d'Evry&lt;br /&gt; Derniers projets d’architectures. Le futur de la ville d'Evry : lieux de rencontres ?&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;14h - ENSIIE, Ecole Nationale Supérieure d'Informatique pour l'Industrie et l'Entreprise, Evry - Débat - Rencontre &lt;i&gt;« Architectures de liens ? »&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Avec les architectes : &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Agence Reichen / Robert pour l’ENSIEE&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Daniel Vaniche&lt;/span&gt; pour la passerelle Quai aux fleurs, &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Suzel Brout&lt;/span&gt; pour la résidence étudiante et &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Frank Lavigne&lt;/span&gt; pour le Centre Hospitalier Sud Francilien.&lt;br /&gt; Dans cette mer veille d'architecture de couleur, récemment construite et exceptionnellement ouver te à Evry, la présentation, en images et en dialogues avec le public, de quelques réussites récentes d'espaces communs à Evry.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;16h30 - Place de la Résistance, devant l'ENSIIE, Evry jusqu'à la Maison de l'Habitat, Evry - Promenade-visite&amp;nbsp; « &lt;i&gt;Evry, 6 places publiques »&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Avec &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;André DARMAGNAC&lt;/span&gt;, géographe, créateur de la place de l’Agora, &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Laurent BONY&lt;/span&gt; architecte au CAUE 91, et &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Franck SENAUD&lt;/span&gt;, directeur du festival.&lt;br /&gt; Depuis la place de la résistance, un voyage en urbanisme des espaces publics vers la place Mendes-France, place des Droits de l’Homme, le clos de la cathédrale, le parvis de l’université pour finir dans une place ouverte mais couverte des années 70 : l’Agora.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;18h - Maison Départementale de l’Habitat (MDH), Evry - Exposition &lt;i&gt;« Projet d'aménagement du carrefour de la MDH en espace public par tagé »&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Avec &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Serge Clavé&lt;/span&gt;, architecte Présentation du travail sur l'année de l'atelier de découver te de l’architecture « les P'tits bâtisseurs », classe de CE1 de l’école A. Dumas aux Pyramides, Evry.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;18h15 : Concert&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; « Création et improvisation sur les images »&lt;br /&gt; Avec le pianiste &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Sabri&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;19h : Vernissage - Exposition&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt;« Bars, lieux de rencontres »&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Avec &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Sylvie Manjoo&lt;/span&gt;, peintre&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'artiste présent 30 oeuvres crées pour le Festival : des lieux aux que la peinture ne montre plus.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt;Exposition du 18 septembre au 16 octobre 2009. Entrée libre.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
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        <title>Passage au livre</title>
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        <updated>2009-09-15T10:56:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-15T10:56:00+02:00</published>
        <summary>  Avant de lire  Les Logiques des mondes  de Badiou, j’avais parlé de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Avant de lire &lt;i&gt;Les Logiques des mondes&lt;/i&gt; de Badiou, j’avais parlé de «&amp;nbsp;point du monde&amp;nbsp;» et j’entendais par là le point de retournement du monde. Pour moi le monde se réduisait à un point duquel on devait &lt;i&gt;retourner&lt;/i&gt;, typiquement pour écrire un livre et avec la matière du livre en main (qu’on emporterait de là, ou qu’on déplierait comme le dépliant du site archéologique qu’on viendrait de visiter, comme le commencement du &lt;a href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/23/le-processus-geographique.html&quot;&gt;&lt;i&gt;processus géographique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; dans lequel on s’aventurerait, alternativement, après la croix mise sur l’histoire et un certain manque et retirement, suivis d’un dépêchement, qui sont typiques de cette croix de l’histoire).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour Badiou, les points du monde sont un processus de passage et de décision, le monde réduit à la ponctualité d’un oui ou d’un non dont l’issue décidera la manière d’apparaître du nouvel être-là et la nouvelle incorporation. Or, Badiou ne retourne pas de son point du monde, un livre à la main. Sans doute parce que le marché est un processus continuel de points du monde (comme l’a reconnu devant moi Meillassoux qui avait certainement ceux de Badiou en tête), que la &lt;i&gt;révolution&lt;/i&gt; du marché est, pour cela, en permanence écrite et que je me propose, par-dessus le marché, d’écrire le &lt;i&gt;livre du marché&lt;/i&gt;, sans doute pour cette raison la logique de mon monde ne peut-t-elle pas ne pas aborder à celle du livre et la révolution ne pas devenir la révolution du livre, également.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi tout à fait logique, et je dirais presque, nécessaire à mon entreprise, que le passage central de mon &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot;&gt;livre&lt;/a&gt; (justement, c’est un passage) porte le titre de &lt;i&gt;Genèse du livre&lt;/i&gt;. Car non seulement il décrit la genèse du mien en situation parfaite, c’est-à-dire qu’il raconte comment mon expérience du marché et ma réflexion du marché, une fois arrivées à leur livraison et à leur retournement à Sydney, ont fini par m’incorporer au &lt;i&gt;livre du marché&lt;/i&gt; et par m’introduire définitivement à mon livre, mais en plus il fait passer le sujet du livre qui aurait pu rester extérieur, à savoir le marché, &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; le livre. Il change le sujet en le retournant de l’intérieur, comme si on disait qu’&lt;i&gt;après le marché&lt;/i&gt; (comme par hasard, c’est le titre de mon weblog) on passait au livre ou qu’on y retournait&amp;nbsp;: or, ce livre, le voici, c’est celui qui comporte ce passage même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi le passage central serait-il une sorte de passage secret, dérobé, qui dérobe le sol sous les pieds du sujet, pour le faire tomber dans la seule vague qui s’enroule ici et dans l’unique automobile, celles du livre lui-même. Mais sans doute mon monde est-il d’autant plus susceptible de se réduire à un point et de se retourner, et même je dirais, de se réduire à une pointe, que le point du monde pour moi, mon oui ou non éternel, est l’éternelle question : écrire ou ne pas écrire. En chaque texte que j’ai écrit j’ai dû livrer ce combat et remporter cette victoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, au sommet du mois d’août, en ce début de l’exclusion pour moi et de la blancheur éclatante des blocs, en cette marche de l’armée libanaise qui n’est ni victorieuse ni révolutionnaire ni même obscure, mais qui célèbre tout juste un anniversaire insignifiant, j’ai dû négocier la question d’écrire ou de ne pas écrire dans l’endroit le plus improbable&amp;nbsp;: au sommet de l’hôtel Albergo, pendant que me dérangeaient en bavardant les deux serveurs habillés en blanc et que se confondaient ma demeure – ce lieu de mon écriture – et toute la question d’en être exclu dans la lumière blanche d’août et dans l’écrasement du bloc de Littell, dont je peux sans me tromper affirmer que je ne pouvais rêver de meilleur envahisseur que lui, pour me chasser de mon lieu, et de bloc plus massif que le sien, pour refermer à mes yeux et fermer définitivement devant moi toute la question de la possibilité de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est ailleurs que dans la possibilité que je dois chercher où écrire, cela je le savais déjà ; mais cette exclusion prend tout à coup un tournant plus matériel lorsque le bloc de Littell, le livre qui somme toutes les possibilités de l’écriture et qui a même gagné un prix, me tombe dessus, qu’il occupe ma place et qu’il dort même dans mon lit. Ce n’est pas qu’il me retire toute possibilité d’écrire&amp;nbsp;; au contraire, mes capacités d’écriture redoublent d’intensité. Ce n’est pas à cause d’une différence négative que je ne peux plus écrire dans l’espace qu’occupe Littell mais au nom d’une &lt;i&gt;différence positive&lt;/i&gt; – et ainsi ce n’est pas d’exclusion qu’il s’agit à proprement parler, mais d’inclusion –, en vertu même de la surface où je suis renvoyé pendant que Littell est venu illuminer, en août, «&amp;nbsp;flasher&amp;nbsp;» en quelque sorte, l’espace où je vivais d’habitude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Littell ne voudrait pas qu’on mette son livre entre sa vie et lui, et moi je ne peux pas, une fois arrivé à ce point, ne pas appliquer strictement la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot;&gt;logique du livre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; et ne pas voir dans la venue de Littell un redoublement de l’intensité de tout cela qui me pousse à écrire et qui m’exclut de l’espace ordinaire. Lui ne sait pas dans quel domaine il met les pieds. Lui n’a pas la Place à transformer en livre. Lui ne sait pas qu’il débarque au moment où aboutit le processus qui m’a fait pénétrer dans la &lt;i&gt;matière du lieu&lt;/i&gt; et que ce n’est rien de moins que le &lt;i&gt;processus géographique&lt;/i&gt; que je hante aujourd’hui et que je nourris de ma matière.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, je dois rester disparu&amp;nbsp;; je dois rester situé à l’envers de l’espace, comme pour dire à Littell que les blocs ne s’ajoutent pas ici aux volumes, que les hôtes ne sont pas tous positifs mais qu’ils diffèrent. Comment lui expliquer que sa venue, que me sert son hôtesse, n’est qu’un effet de la Place pour moi, encore un fruit des &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;couloirs labyrinthiques du service&lt;/a&gt;, et que je dois fournir l’effort supplémentaire consistant à agrandir mon livre, le livre de la Place, à le multiplier (c’est-à-dire à en augmenter le nombre des plis) rien que pour découvrir ce que cela signifie exactement, au moment où j’achève mon propre bloc et qu’il me tombe également dessus, au moment où la Place se retourne dans la pointe du monde qui va lui coûter son nom et où le dernier écrivain, littéralement, ne sait plus où se mettre, que lui débarque avec l’arme absolue de son livre, surtout invité de cette façon neutre, ou plutôt positive et volumétrique, à laquelle je ne peux absolument plus me connecter&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il fut peut-être un temps où je pouvais écrire un livre comme celui de Littell et mon bloc rencontrer le sien&amp;nbsp;; mais à cause de la venue de l’&lt;i&gt;auteur&lt;/i&gt; dans mon espace de cette façon, surtout au moment du bouleversement topologique où je reformule toute la matière et toute la logique du livre et qui s’appelle une &lt;i&gt;maison d’édition&lt;/i&gt;, mon écriture ne peut plus que changer de nature. J’éprouve à présent la difficulté de décider de cette nouvelle nature. Je sais que le sujet est difficile, et je ne sais pas à quel niveau monter pour dire que c’est la Place ou la route de Damas qui ont provoqué cela, que le bloc de Littell est né chez moi par un effet du service, et qu’il ne tient qu’à moi que je dresse cette table et que je déploie cette nouvelle logique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi mystérieux, ou peut-être seulement logique, que tout à coup je perde toute communication avec Littell. On dit que l’écriture est invisible&amp;nbsp;; et pourtant il n’y a pas un effet plus matériel que celui qui m’interdit aujourd’hui de nous considérer, Littell et moi, comme des êtres ordinaires et sans intensité, qui pourraient se rencontrer et communiquer. La &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; est définitivement passée par Littell et moi, et il faut, comme l’une de ses différences absolues, que je puisse ne pas être là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la consistance, ou la logique du monde dans laquelle j’ai enfin pénétré, celle du livre, celle de l’écriture, qui m’empêche aujourd’hui d’apparaître devant Littell, et qui m’oblige au contraire de profiter de ce qu’il soit apparu, justement en cette maison Khalil, justement en ce tournant où je sors de la famille pour entrer dans le domaine du livre et où je retourne avec moi la Place tout entière et tous ceux qui veulent bien me suivre, justement dans la blancheur du mois d’août où la vache à lait, qui a perdu les esprits et pour cette raison pris la parole, prononce mon exclusion de sa maison à la manière d’un oracle, justement aux mains de l’hôtesse de Littell dont j’avais prédit que c’est par elle que je sortirai de la maison Khalil, et même, que j’avais «&amp;nbsp;réservée&amp;nbsp;» à l’époque et marquée déjà, non pas comme on réserve sa place ou ce qu’on appelle une « entrée » (entrée dans une salle de spectacle, entrée au restaurant, etc.), mais comme on &lt;i&gt;réserve sa sortie&lt;/i&gt;, tant je savais qu’avec les sœurs Khalil, je n’embarquais pas pour un voyage mais dans une navette, dans un va-et-vient entre Beyrouth et Damas, non pas dans un cycle qui me ramènerait à ma place mais dans un mouvement qui rendrait vaines toutes les possibilités et toute espérance, et qui n’en tisserait pas moins une surface, celle où je devrais marcher et qui serait étrangère aux possibilités, celle de l’écriture&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de profiter donc de ce que Littell soit apparu et qu’il ait sommé les possibilités d’un monde entier et les ait réduites à un point, à un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; (comme dirait Badiou) qui n’attend plus que mon retournement, pour disparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’hôtesse de Littell pense que je suis un &lt;i&gt;être-en-tant-qu’être&lt;/i&gt;, un multiple pur qui n’a pas besoin d’apparaître mais seulement d’être&amp;nbsp;; et pour cette raison elle ne doute pas que je puisse rencontrer Littell, autre être, autre multiple. Quand je dis que je suis un &lt;i&gt;être-là&lt;/i&gt;, qu’à mon être s’adjoint mon apparaître, et qu’il existe des mondes où, du jour au lendemain, je peux disparaître, c’est-à-dire mourir tout à fait par l’opération de la logique et de la relation et non pas de l’ontologie ou du fondement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est par la logique du monde où j’apparais, et maintenant disparais, que, pas plus que je ne peux survivre à l’apparition de Littell, je ne peux me «&amp;nbsp;mélanger&amp;nbsp;» au dernier-né de l’hôtesse, être minime, pensait-elle, qui ne pouvait pas me gêner et que, pour cette raison, elle prévoyait d’envoyer &lt;i&gt;rester&lt;/i&gt; (encore ce verbe) avec moi, pendant qu’elle se détacherait avec le bloc de Littell et s’aventurerait avec lui à Baalbek.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, ma logique intensive ne calcule pas la taille des êtres. Dans mon apparition et dans mon monde, la visite du petit garçon est aussi synonyme de disparition que si toute ma progéniture était éliminée. De même que je refuse de voir en Littell autre chose que la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt;, et ne peux tolérer d’avoir une conversation avec lui qui ne traverserait pas la ligne du livre en chaque point et qui aurait lieu comme à côté, comme posée à côté de son bloc, de même, je ne peux recevoir le fils de l’hôtesse de Littell sans traverser point par point la logique du monde qui dit que son être-là est incompatible avec le mien et donc, si je suis-là, que lui ne pourrait y être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il paraît que l’hôtesse a pleuré. Sans doute pleurait-elle ma disparition. Car, si l’on suppose qu’elle m’a aimé et que c’est moi qui l’ai fait apparaître comme femme en premier, elle se rend compte aujourd’hui que nulle créature qu’elle peut présenter devant mes yeux ou qu’elle a pu produire, à commencer par Littell et à finir par son fils, ne réussira à changer mon monde ou même à l’éclairer. Et je répète que c’est la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; qui a changé mon monde à tel point que je dois d’abord comprendre pourquoi Littell est venu à moi – pour comprendre ensuite que c’est&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;afin&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;que je disparaisse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! 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Cela voulait dire que le monde se réduisait à un point duquel on devait &lt;i&gt;retourner&lt;/i&gt;, typiquement pour écrire un livre et avec la matière du livre en main (qu’on emporterait de là, ou qu’on déplierait comme le dépliant du site archéologique qu’on viendrait de visiter, comme le commencement du &lt;a href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/23/le-processus-geographique.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/23/le-processus-geographique.html&quot;&gt;&lt;i&gt;processus géographique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; dans lequel on s’aventurerait, alternativement, après la croix mise sur l’histoire et un certain manque et retirement, suivis d’un dépêchement, qui sont typiques de cette croix de l’histoire).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour Badiou, les points du monde sont un processus de passage et de décision, le monde réduit à la ponctualité d’un oui ou d’un non dont l’issue décidera la manière d’apparaître du nouvel être-là et la nouvelle incorporation. Or, Badiou ne retourne pas de son point du monde, un livre à la main. Sans doute parce que le marché est un processus continuel de points du monde (comme l’a reconnu devant moi Meillassoux qui avait certainement ceux de Badiou en tête), que la &lt;i&gt;révolution&lt;/i&gt; du marché est, pour cela, en permanence écrite et que je me propose, par-dessus le marché, d’écrire le &lt;i&gt;livre du marché&lt;/i&gt;, sans doute pour cette raison la logique de mon monde ne peut-t-elle pas ne pas aborder à celle du livre et la révolution ne pas devenir la révolution du livre, également.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi tout à fait logique, et je dirais presque, nécessaire à mon entreprise, que le passage central de mon &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot; mce_href=&quot;http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-0470725222.html&quot;&gt;livre&lt;/a&gt; (justement, c’est un passage) porte le titre de &lt;i&gt;Genèse du livre&lt;/i&gt;. Car non seulement il décrit la genèse du mien en situation parfaite, c’est-à-dire qu’il raconte comment mon expérience du marché et ma réflexion du marché, une fois arrivées à leur livraison et à leur retournement à Sydney, ont fini par m’incorporer au &lt;i&gt;livre du marché&lt;/i&gt; et par m’introduire définitivement à mon livre, mais en plus il fait passer le sujet du livre qui aurait pu rester extérieur, à savoir le marché, &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; le livre. Il change le sujet en le retournant de l’intérieur, comme si on disait qu’&lt;i&gt;après le marché&lt;/i&gt; (comme par hasard, c’est le titre de mon weblog) on passait au livre ou qu’on y retournait&amp;nbsp;: or, ce livre, le voici, c’est celui qui comporte ce passage même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi le passage central serait-il une sorte de passage secret, dérobé, qui dérobe le sol sous les pieds du sujet, pour le faire tomber dans la seule vague qui s’enroule ici et dans l’unique automobile, celles du livre lui-même. Mais sans doute mon monde est-il d’autant plus susceptible de se réduire à un point et de se retourner, et même je dirais, de se réduire à une pointe, que le point du monde pour moi, mon oui ou non éternel, est l’éternelle question : écrire ou ne pas écrire. En chaque texte que j’ai écrit j’ai dû livrer ce combat et remporter cette victoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, au sommet du mois d’août, en ce début de l’exclusion pour moi et de la blancheur éclatante des blocs, en cette marche de l’armée libanaise qui n’est ni victorieuse ni révolutionnaire ni même obscure, mais qui célèbre tout juste un anniversaire insignifiant, j’ai dû négocier la question d’écrire ou de ne pas écrire dans l’endroit le plus improbable&amp;nbsp;: au sommet de l’hôtel Albergo, pendant que me dérangeaient en bavardant les deux serveurs habillés en blanc et que se confondaient ma demeure – ce lieu de mon écriture – et toute la question d’en être exclu dans la lumière blanche d’août et dans l’écrasement du bloc de Littell, dont je peux sans me tromper affirmer que je ne pouvais rêver de meilleur envahisseur que lui, pour me chasser de mon lieu, et de bloc plus massif que le sien, pour refermer à mes yeux et fermer définitivement devant moi toute la question de la possibilité de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est ailleurs que dans la possibilité que je dois chercher où écrire, cela je le savais déjà ; mais cette exclusion prend tout à coup un tournant plus matériel lorsque le bloc de Littell, le livre qui somme toutes les possibilités de l’écriture et qui a même gagné un prix, me tombe dessus, qu’il occupe ma place et qu’il dort même dans mon lit. Ce n’est pas qu’il me retire toute possibilité d’écrire&amp;nbsp;; au contraire, mes capacités d’écriture redoublent d’intensité. Ce n’est pas à cause d’une différence négative que je ne peux plus écrire dans l’espace qu’occupe Littell mais au nom d’une &lt;i&gt;différence positive&lt;/i&gt; – et ainsi ce n’est pas d’exclusion qu’il s’agit à proprement parler, mais d’inclusion –, en vertu même de la surface où je suis renvoyé pendant que Littell est venu illuminer, en août, «&amp;nbsp;flasher&amp;nbsp;» en quelque sorte, l’espace où je vivais d’habitude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Littell ne voudrait pas qu’on mette son livre entre sa vie et lui, et moi je ne peux pas, une fois arrivé à ce point, ne pas appliquer strictement la &lt;a href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/09/01/inversion-des-blocs.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;logique du livre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; et ne pas voir dans la venue de Littell un redoublement de l’intensité de tout cela qui me pousse à écrire et qui m’exclut de l’espace ordinaire. Lui ne sait pas dans quel domaine il met les pieds. Lui n’a pas la Place à transformer en livre. Lui ne sait pas qu’il débarque au moment où aboutit le processus qui m’a fait pénétrer dans la &lt;i&gt;matière du lieu&lt;/i&gt; et que ce n’est rien de moins que le &lt;i&gt;processus géographique&lt;/i&gt; que je hante aujourd’hui et que je nourris de ma matière.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ainsi, je dois rester disparu&amp;nbsp;; je dois rester situé à l’envers de l’espace, comme pour dire à Littell que les blocs ne s’ajoutent pas ici aux volumes, que les hôtes ne sont pas tous positifs mais qu’ils diffèrent. Comment lui expliquer que sa venue, que me sert son hôtesse, n’est qu’un effet de la Place pour moi, encore un fruit des couloirs labyrinthiques du service, et que je dois fournir l’effort supplémentaire consistant à agrandir mon livre, le livre de la Place, à le multiplier (c’est-à-dire à en augmenter le nombre des plis) rien que pour découvrir ce que cela signifie exactement, au moment où j’achève mon propre bloc et qu’il me tombe également dessus, au moment où la Place se retourne dans la pointe du monde qui va lui coûter son nom et où le dernier écrivain, littéralement, ne sait plus où se mettre, que lui débarque avec l’arme absolue de son livre, surtout invité de cette façon neutre, ou plutôt positive et volumétrique, à laquelle je ne peux absolument plus me connecter&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il fut peut-être un temps où je pouvais écrire un livre comme celui de Littell et mon bloc rencontrer le sien&amp;nbsp;; mais à cause de la venue de l’&lt;i&gt;auteur&lt;/i&gt; dans mon espace de cette façon, surtout au moment du bouleversement topologique où je reformule toute la matière et toute la logique du livre et qui s’appelle une &lt;i&gt;maison d’édition&lt;/i&gt;, mon écriture ne peut plus que changer de nature. J’éprouve à présent la difficulté de décider de cette nouvelle nature. Je sais que le sujet est difficile, et je ne sais pas à quel niveau monter pour dire que c’est la Place ou la route de Damas qui ont provoqué cela, que le bloc de Littell est né chez moi par un effet du service, et qu’il ne tient qu’à moi pour dresser cette table et pour déployer cette nouvelle logique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi mystérieux, ou peut-être seulement logique, que tout à coup je perde toute communication avec Littell. On dit que l’écriture est invisible&amp;nbsp;; et pourtant il n’y a pas un effet plus matériel que celui qui m’interdit aujourd’hui de nous considérer, Littell et moi, comme des êtres ordinaires et sans intensité, qui pourraient se rencontrer et communiquer. La &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; est définitivement passée par Littell et moi, et il faut, comme l’une de ses différences absolues, que je puisse ne pas être là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est la consistance, ou la logique du monde dans laquelle j’ai enfin pénétré, celle du livre, celle de l’écriture, qui m’empêche aujourd’hui d’apparaître devant Littell, et qui m’oblige au contraire de profiter de ce qu’il soit apparu, justement en cette maison Khalil, justement en ce tournant où je sors de la famille pour entrer dans le domaine du livre et où je retourne avec moi la Place tout entière et tous ceux qui veulent bien me suivre, justement dans la blancheur du mois d’août où la vache à lait, qui a perdu les esprits et pour cette raison pris la parole, prononce mon exclusion de sa maison à la manière d’un oracle, justement aux mains de l’hôtesse de Littell dont j’avais prédit que c’est par elle que je sortirai de la maison Khalil, et même, que j’avais «&amp;nbsp;réservée&amp;nbsp;» à l’époque et marquée déjà, non pas comme on réserve sa place ou ce qu’on appelle une « entrée » (entrée dans une salle de spectacle, entrée au restaurant, etc.), mais comme on &lt;i&gt;réserve sa sortie&lt;/i&gt;, tant je savais qu’avec les sœurs Khalil, je n’embarquais pas pour un voyage mais dans une navette, dans un aller-retour à Damas, non pas dans un cycle qui me ramènerait à ma place mais dans un mouvement qui rendrait vaines toutes les possibilités et toute espérance, et qui n’en tisserait pas moins une surface, celle où je devrais marcher et qui serait étrangère aux possibilités, celle de l’écriture&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;de profiter donc de ce que Littell soit apparu et qu’il ait sommé les possibilités d’un monde entier et les ait réduites à un point, à un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; (comme dirait Badiou) qui n’attend plus que mon retournement, pour disparaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;L’hôtesse de Littell pense que je suis un &lt;i&gt;être-en-tant-qu’être&lt;/i&gt;, un multiple pur qui n’a pas besoin d’apparaître mais seulement d’être&amp;nbsp;; et pour cette raison elle ne doute pas que je puisse rencontrer Littell, autre être, autre multiple. Quand je dis que je suis un &lt;i&gt;être-là&lt;/i&gt;, qu’à mon être s’adjoint mon apparaître, et qu’il existe des mondes où, du jour au lendemain, je peux disparaître, c’est-à-dire mourir tout à fait par l’opération de la logique et de la relation et non pas de l’ontologie ou du fondement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est par la logique du monde où j’apparais, et maintenant disparais, que, pas plus que je ne peux survivre à l’apparition de Littell, je ne peux me «&amp;nbsp;mélanger&amp;nbsp;» au dernier-né de l’hôtesse, être minime, pensait-elle, qui ne pouvait pas me gêner et que, pour cette raison, elle prévoyait d’envoyer &lt;i&gt;rester&lt;/i&gt; (encore ce verbe) avec moi, pendant qu’elle se détacherait avec le bloc de Littell et s’aventurerait avec lui à Baalbek.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, ma logique intensive ne calcule pas la taille des êtres. Dans mon apparition et dans mon monde, la visite du petit garçon est aussi synonyme de disparition que si toute ma famille était éliminée. De même que je refuse de voir en Littell autre chose que la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt;, et ne peux tolérer d’avoir une conversation avec lui qui ne traverserait pas la ligne du livre en chaque point et qui aurait lieu comme à côté, comme posée à côté de son bloc, de même, je ne peux recevoir le fils de l’hôtesse de Littell sans traverser point par point la logique du monde qui dit que son être-là est incompatible avec le mien et donc, si je suis-là, que lui ne pourrait y être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il paraît que l’hôtesse a pleuré. Sans doute pleurait-elle ma disparition. Car, si l’on suppose qu’elle m’a aimé et que c’est moi qui l’ai fait apparaître comme femme en premier, elle se rend compte aujourd’hui que nulle créature qu’elle peut présenter devant mes yeux ou qu’elle a pu produire, à commencer par Littell et à finir par son fils, ne réussira à changer mon monde ou même à l’éclairer. Et je répète que c’est la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; qui a changé mon monde à tel point que je dois d’abord comprendre pourquoi Littell est venu à moi – pour comprendre ensuite que c’est pour que je disparaisse.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>Bernard LECOMTE</name>
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        <title>Hommage à Kolakowski</title>
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        <updated>2009-09-02T08:50:28+02:00</updated>
        <published>2009-09-02T08:50:28+02:00</published>
        <summary>   Que s’est-il passé, cet été, qui ait échappé aux médias&amp;nbsp;? La mort de...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lecomte-est-bon.blogspirit.com/media/01/00/1809399713.jpg&quot; alt=&quot;Kolakowski.jpg&quot; id=&quot;media-396147&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Que s’est-il passé, cet été, qui ait échappé aux médias&amp;nbsp;? La mort de Leszek Kolakowski. Le polonais d’Oxford était un des plus grands philosophes de sa génération. Et il avait un humour dévastateur. Je l’ai interviewé plusieurs fois. Un jour, il m’a raconté une réunion de scientifiques organisée à Castel Gandolfo, chez Jean-Paul II, avec Czeslaw Milosz, Emmanuel Levinas et quelques autres grands esprits européens. Comme il s’ennuyait un peu, Kolakowski avait discrètement rédigé une fausse bulle papale, en latin de cuisine, prononçant l’excommunication de Levinas, qu’il n’aimait pas beaucoup. De gloussements étouffés en sourires de potaches, le papier est arrivé jusqu’au pape qui a éclaté de rire. Gamins, va&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
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        <title>Inversion des blocs</title>
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        <updated>2009-09-01T10:28:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-01T10:28:00+02:00</published>
        <summary>  La difficulté vient non seulement de l’inversion – la difficulté inhérente...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apreslemarche.blogspirit.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La difficulté vient non seulement de l’inversion – la difficulté inhérente aux &lt;i&gt;problèmes inverses&lt;/i&gt; – mais de ce que, en disparaissant derrière les degrés d’apparition de mon ancien monde pendant que je le revisite et que je le parcours, en en recherchant, non pas l’envers, comme dirait Badiou – car cette opération aurait toujours lieu au sein de la même logique – mais l’inverse, non pas l’opposé de ce point d’apparaître dans la logique mais la façon dont la logique elle-même s’attache en ce point, en un mot, en cherchant à reconstituer la logique entière à partir de la constellation de points où les objets apparaissent,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(c’est-à-dire que ma disparition derrière les étants-apparaissants de mon ancien monde ne se réduit pas à une retraite dans l’inapparaissant mais constitue une prise de risque sur la logique elle-même, une mise en variables et une contraposition de la logique elle-même qui ont lieu le temps de l’inversion ; je disparais, non pas à la manière d’un inexistant du monde, mais à la manière de l’écrivain qui retourne vers le monde pour l’écrire, le livre à la main),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la difficulté supplémentaire vient de ce que, en disparaissant doublement, à la fois au titre de l’inexistant que je suis devenu dans ce monde et de l’écrivain en charge d’y retourner comme un spectre afin d’en inférer l’intensité en tout point, je dois, dans le même passage, non seulement écrire ce monde et en reconnaître la logique, mais soudain réaliser qu’en l’écrivant de la sorte, je le quitte, et que la difficulté la plus grande sera ainsi la difficulté suivante (ou plutôt : simultanée, car la difficulté est pour grande partie de ne faire de ces deux difficultés qu’une seule), à savoir celle de trouver et de construire le monde suivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Badiou décrit directement les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/LEtre-l%C3%A9v%C3%A9nement-2-Logiques-mondes/dp/2020843242&quot;&gt;logiques des mondes&lt;/a&gt; et ne s’attèle pas à la tâche du &lt;i&gt;problème inverse&lt;/i&gt; (celle de déduire la fonction d’intensité de l’apparaître à partir des apparaissants du monde). S’occupe-t-il de genèse du monde ? Est-il conscient que le problème inverse est en soi une révolution de la logique, puisqu’il y creuse une disparition d’un ordre supérieur à celui que la logique prévoyait, la disparition qui consiste à &lt;i&gt;s’aventurer&lt;/i&gt; dans l’inverse et non pas à &lt;i&gt;se fixer&lt;/i&gt; à l’envers, et que, comme il s’agit, en l’espèce, de livre et que la reconstitution de la logique du monde &lt;i&gt;consistera&lt;/i&gt; en majeure partie à trouver que celui-ci avait la matière et le sens d’un livre, va s’imposer par la suite la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; lui-même&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que l’écrivain qui tente de résoudre ce problème inverse ne peut pas retourner vers le monde pour tenter de le retourner, il ne peut pas en rechercher la matière ou la distribution d’intensité qui faisait qu’il s’écrivait comme un livre, et ne pas, à partir de là, en &lt;i&gt;emporter&lt;/i&gt; le livre&amp;nbsp;; c’est-à-dire qu’il ne peut que s’en sortir avec un livre qui ne sera pas la simple collecte des &lt;i&gt;points du monde&lt;/i&gt; mais sa transformation : un nouveau monde et une nouvelle logique, une genèse que j’ai appelé celle du livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Mon problème de logique se double ainsi d’un problème de genèse. Tout en inversant l’intensité de l’ancien monde point par point, je dois construire le suivant. Je dois reconnaître que la logique de l’ancien monde a toujours été celle du livre. M’expliquer les apparitions dans ce monde-ci (le bloc de Littell) et les disparitions que cela entraîne (la mienne) par la seule &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt;, et penser que l’ancien monde a toujours été préparé pour ça et qu’il était fait pour ça.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce faisant – car alors je n’aurai plus le choix, c’est-à-dire que cette limite partagée de l’écriture sera reconnue comme la &lt;i&gt;persistance&lt;/i&gt; de la ligne du livre –, je ne peux plus demeurer dans l’ancien monde dont je déclare déchiffrée la logique, mais je dois véritablement pénétrer le livre maintenant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est l’intensité propre de l’ancien monde (que j’infère par l’inversion) qui m’apparaît comme celle du livre et qui explique que &lt;i&gt;je doive disparaître lorsque le bloc de Littell apparaît&lt;/i&gt; (sachant que ma disparition se doublera de celle du logicien qui vient &lt;i&gt;remplacer&lt;/i&gt; la logique afin de l’inférer). C’est bien en livre que je change mon ancien monde au moment où j’en produis cette lecture et où je vis cette disparition. Mais le propre du livre est alors de &lt;i&gt;s’emporter au-delà du monde&lt;/i&gt; afin de produire le suivant, combinant ainsi la genèse du (nouveau) monde à celle du livre même qui avait l’air de tout envelopper.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La fonction de mon écriture est double. Pendant que je déclare que mon monde ne faisait que s’écrire (et non pas se vivre) et que c’est justement la raison pour laquelle des coïncidences comme celles du bloc de Littell peuvent se produire et dans le même temps entraîner des disparitions comme la mienne, en écrivant cela et en persistant dans cette écriture-là, en empruntant cette écriture comme mon véhicule de retour à ce monde à travers ma disparition même, et de retournement de ce monde par cette disparition même (c’est-à-dire en comprenant désormais mon monde par l’écriture), je trouve et je crée la matière dont le monde suivant sera fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il y a là une continuité de la matière de l’écriture (ce que j&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’ai appelé la&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;«&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;persistance de la ligne du livre&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;. &lt;i&gt;En trouvant la logique du livre comme résultat de l’inversion de la fonction d’intensité du monde où je vivais&lt;/i&gt; (et par là même disparaissais&amp;nbsp;: c’est-à-dire que cette logique de l’écriture et du livre, je la réimprime dans mon monde et je l’y réécris, à la fois par le constat objectif de ma disparition, qui s’interprète au nom de cette logique et qui est l’un parmi les multiples points où j’inverse la fonction&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le constat qui est que je ne peux que disparaître si ce monde est un livre&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, et à la fois par ma disparition subjective, par le fait que j’apporte aujourd’hui à ce monde la &lt;i&gt;révolution&lt;/i&gt; du livre et sa relecture &lt;i&gt;comme&lt;/i&gt; un livre), en trouvant et en lisant cette logique, par là même je &lt;i&gt;trouve&lt;/i&gt; la matière du livre et celle du nouveau monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le livre ne laisse d’autre choix que celui de l’emporter, une fois qu’on a retourné le monde pour lui. Je retourne le monde, non seulement pour écrire un livre, mais pour comprendre le monde de la seule façon qui puisse s’inférer de sa logique d’apparition et de disparition&amp;nbsp;; et le livre fait que, une fois sa logique établie et inscrite dans le monde, sa matière ne peut alors que m’emporter et me faire accéder à une logique supérieure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il est clair que les parois et les surfaces matérielles du monde où je vis (et disparais et inverse la fonction d’intensité) sont désormais trop liées aux pages et à la reliure des livres pour que je m’en sorte en pensant qu’il m’est demandé d’écrire un livre extérieur à tout ça. Car un livre écrit sur un monde reste un livre écrit &lt;i&gt;sur&lt;/i&gt; un monde. L’inversion n’y a pas lieu. On n’y obtient pas le &lt;i&gt;monde du livre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Mon monde contient déjà des livres, celui de Littell et celui du dernier écrivain, qui sont venus y produire leurs auteurs, au nom de la seule logique du livre, et non pas, comme le pensait l’hôtesse de Littell, au nom de la logique banale du monde ou de la mondanité. À quoi j’ajoute que mon monde était préparé comme un livre et qu’il attendait son «&amp;nbsp;livre&amp;nbsp;» (d’être livré) pour pouvoir ainsi accueillir ces livres-là et expliquer la logique d’apparition/disparition qui les y lie. Or, de rassembler cela ne suffit pas à faire vraiment du monde un livre, d’autant que la présence des autres livres, qui y est liée, qui n’y est pas fortuite et détachée, me pousse à monter d’un cran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il faut rendre plus intense et différentiée ma disparition. Il faut profiter de son double titre. Il faut trouver la ligne d’écriture qui sera telle que ma disparition objective du monde que je décris comme un livre (une disparition due à la logique préparée du livre et de la bascule entre l’apparition du bloc et la disparition de l’insecte) s’y confondra avec ma disparition subjective en tant qu’investisseur (ou convertisseur) de cette logique, en tant que logicien qui l’inverse, et telle que, de ce &lt;i&gt;retour&lt;/i&gt; au monde qui sera que, en dépit de et à travers même ma disparition objective, je viendrai justement affirmer la disparition d’ordre supérieur qui est celle du logicien du livre, de ce seul retour possible au monde qui devient un retournement du monde, de ce retour qui ne peut être qu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;un repliement et qu&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;une affaire de surface&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et donc déjà une façon de changer la topologie du monde&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(d’autant plus que les volumes sont occupés, et les situations bloquées, par les blocs et les volumes correspondants qu’on appelle par ailleurs des «&amp;nbsp;livres&amp;nbsp;»), il y aura matière à tirer un livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai disparu de ce monde par la logique du livre qui y était contenue, ou qui y gouvernait les relations d’apparition et de disparition. Et je retourne au monde comme un spectre et comme un revenant, afin d’inverser cette fonction et de lire la logique du monde comme celle du livre. Mais ce retour, qui n’est que l’affirmation redoublée de ma disparition puisqu’il se fait &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; ma disparition (pour la comprendre et pour revenir dessus) et &lt;i&gt;par&lt;/i&gt; ma disparition (car c’est seulement en disparaissant que je peux revenir à la manière du spectre et du logicien, d’autant plus que ma disparition est l’un des points de manifestation du monde), n’a plus matériellement qu’une seule possibilité, celle de créer un monde autour de la matière de ce retour (car ce retour n’est que &lt;i&gt;matière&lt;/i&gt;, étant donné qu’il n’a pas de possibilité ou même d’espoir et qu’il n’a que la nécessité de retourner au monde et de le replier), celle de &lt;i&gt;trouver&lt;/i&gt; le monde qui pourra combiner, dans sa composition chimique même, tous les sens de la disparition et tous les sens de retour qui y correspondent, et qui sera le &lt;i&gt;monde du livre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;En reconnaissant la logique du monde disparu comme celle du livre, et en revenant à ce monde pour en inverser l’intensité et pour en déduire la logique, je me &lt;i&gt;retrouve&lt;/i&gt; dans un monde, je m’inscris moi-même dans une logique (celle de ce retour, de ce retournement, de cette reliure) qu’il faudra découvrir. En avançant à travers ce qui a l’air d’une double disparition, je serai en train d’avancer dans une nouvelle matière positive qu’il s’agira de reconnaître, et peut-être même d’inventer, celle du livre supérieur, celle du livre qui sera &lt;i&gt;devenu&lt;/i&gt;, et non pas qui était, ou qui apparaissait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Les logiques et les parois de mes mondes sont trop enchevêtrées, disais-je, pour ne pas projeter, par leur résolution ultime, un livre d’un genre nouveau, une nouvelle théorie du livre, que sais-je. Dans ce livre, quelque chose devra se transmettre directement du lieu à la matière. Car la force d’attraction et l’intensité viennent avant tout, dans mon monde du livre, de ce que des places distinguées, celle de Fürstenberg, celle de Yarzé, celle de Tyr, attirent la chute de ces blocs&amp;nbsp;d’auteurs&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et cela est d’ailleurs inscrit dans la nature de ces lieux privilégiés et singuliers que d’inverser la logique usuelle des livres et de suggérer que si leurs auteurs &lt;i&gt;se retrouvent là et apparaissent là&lt;/i&gt;, c’est d’abord en vertu du lieu et non pas de leurs livres, ou plutôt – car il ne s’agit pas d’oublier qu’ils ont écrit ces livres&amp;nbsp;; cette reconnaissance est même ici la loi première –, c’est en vertu d’une &lt;i&gt;reconnaissance&lt;/i&gt; entre le livre et le lieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ils sont là et ne se retrouvent pas ailleurs&amp;nbsp;; c’est le lieu qui porte ici la logique et les points de la future inversion&amp;nbsp;; mais ils sont là en tant qu’auteurs/porteurs de leurs livres. Ces lieux sont les lieux de rencontre entre les livres et le monde de l’apparaître. D’où l’inversion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Comme conséquence de la déclaration généralisée de la logique du livre, et du retournement du monde sur lequel je reviens pour inverser la logique et comprendre ma disparition comme l’indicateur de l’intensité du livre, ce &lt;i&gt;retournement généralisé de la table&lt;/i&gt;, qui semble déclenché par &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le gardien de Faqra.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je n’oublie pas que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; a été le premier à me tirer une table&amp;nbsp;; lui le premier a écarté ma table de la foule et a créé pour mon monde un premier point distant (que j’avais alors médité selon la logique du local et du global et du système de positionnement) autour duquel il pouvait commencer à tourner et à se transformer en livre. Or, le voici qui m’invite, à l’occasion de ma dernière visite à son domaine, à sortir de l’espace jusqu’alors confiné des tables et de leur service.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Au lieu de déporter une table, au sein du monde des tables, le plus loin des gens et du monde, pourquoi ne pas sortir dans le monde extérieur, en l’occurrence dans la largeur entière des points de vues et des routes du Liban, et trouver les points (là-dessus, je pouvais compter sur lui comme guide) où installer à même le relief du pays (il suffit d’un parasol) des tables déliées, libres, qui ne seraient liées à aucune salle et à aucun groupement de tables, et où l’écriture pourra couler de source ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Lui, &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le spécialiste de la création de tables (et cela me fait repenser à celle qui est toujours portée &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/19/disparition-de-la-table.html&quot;&gt;disparue&lt;/a&gt; aux Deux Magots) qui exerce son talent combinatoire et créatif dans un espace d’autant plus réduit qu’une foule de plus en plus grande de personnages de plus en plus importants le presse tous les jours de lui y inventer des tables, a lui-même considéré la &lt;i&gt;sortie&lt;/i&gt; de son monde et l’explosion de son talent (ou était-ce proprement une révolution de son pouvoir et non pas de son savoir, une révolution qu’il aura lui-même voulue, pour son sujet aussi bien que pour le mien&amp;nbsp;?) qui consistent à &lt;i&gt;créer&lt;/i&gt; pour moi une table, unique à chaque fois, d’autant plus localisée et apparaissante dans le monde que son apparition et son être-là se mesureront à l’intensité du courant d’écriture qui pourra en couler, dans un espace cette fois-ci ouvert et proprement illimité, livré à la seule imagination de la nature et à la seule liberté des trajets, à la donnée immédiate des points de vues, et qui est l’espace du Liban entier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cela inverse le monde &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; la table. Cela en fait jaillir l’intensité. C’est ainsi que la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/28/la-fente-iv.html&quot;&gt;fente&lt;/a&gt; que j’ai indéfiniment explorée devient source et jaillissement. Car, tandis qu’une table de café ou de restaurant, sur laquelle je me suis mis accidentellement, et même perversement, à écrire, n’avait d’existence qu’en tant que table parmi d’autres dans un café ou dans un restaurant, voici que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; libère la table de cette première chaîne, et donc la future écriture de l’exclusion correspondante, et déclare qu’existe une table &lt;i&gt;en tant que telle&lt;/i&gt;, une table non forcément liée à un café ou à un restaurant, une table pour écrire et non pas pour manger ou pour boire le café&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;mais une table qui n’est pas quelconque pour autant, une table non chaotique, non livrée à la fantaisie du seul sujet de l’écriture (comme risque de l’être toute table qui a traversé la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/15/table-des-matieres.html&quot;&gt;révolution du service&lt;/a&gt; et qui a été marquée par le sujet de cette révolution-là), puisque ce sera une table à laquelle lui, &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le serviteur suprême, le maître des tables, veillera et servira.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour indépendante qu’elle soit du service de restaurant ou de café, cette table ne le sera pas du service de l’artiste qui aura réussi, de son côté, à inverser l’intensité de son monde et à réaliser que l’&lt;i&gt;intensité du service&lt;/i&gt;, dès lors qu’elle passait par lui, il pouvait la localiser où il voulait, et par exemple, m’inviter à en profiter, non pas pour manger ou pour boire, mais pour écrire&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui est la meilleure façon, dans le monde, de rendre intensité pour intensité et de superposer deux points où deux logiques du monde s’affirment et pourront s’inverser à la fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! [endif] &gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La difficulté vient non seulement de l’inversion – la difficulté inhérente aux problèmes inverses – mais de ce que, en disparaissant derrière les degrés d’apparition de mon ancien monde pendant que je le revisite et que je le parcours, en en recherchant, non pas l’envers, comme dit Badiou – car cette opération aurait toujours lieu au sein de la même logique – mais l’inverse, non pas l’opposé de ce point d’apparaître dans la logique mais la façon dont la logique elle-même s’attache en ce point, en un mot, en cherchant à reconstituer la logique entière à partir de la constellation de points où les objets apparaissent,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;c’est-à-dire que ma disparition derrière les étants apparaissants de mon ancien monde ne se réduit pas à une retraite dans l’inapparaissant mais constitue une prise de risque sur la logique elle-même, une mise en variables et une contraposition de la logique elle-même qui a lieu le temps de l’inversion (je disparais, non pas à la manière d’un inexistant du monde, mais à la manière de l’écrivain qui retourne vers le monde pour l’écrire, le livre à la main),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la difficulté supplémentaire vient de ce que, en disparaissant doublement, à la fois au titre de l’inexistant que je suis devenu dans ce monde et de l’écrivain en charge d’y retourner comme un spectre afin d’en inférer l’intensité en tout point, je dois, dans le même passage, non seulement écrire ce monde et en reconnaître la logique, mais soudain réaliser qu’en l’écrivant de la sorte, je le quitte, et que la difficulté la plus grande sera ainsi la difficulté suivante (ou plutôt : simultanée, car la difficulté est pour grande partie de ne faire de ces deux difficultés qu’une seule), à savoir celle de construire le monde suivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Badiou décrit directement les logiques des mondes et ne s’attèle pas à la tâche du &lt;i&gt;problème inverse&lt;/i&gt; (celle de déduire la fonction d’intensité de l’apparaître à partir des apparaissants du monde). S’occupe-t-il de genèse du monde ? Est-il conscient que le problème inverse est en soi une révolution de la logique, puisqu’il y creuse une disparition d’un ordre supérieur à celui que la logique prévoyait, la disparition consistant à &lt;i&gt;s’aventurer&lt;/i&gt; dans l’inverse et non pas à &lt;i&gt;se fixer&lt;/i&gt; à l’envers, et que, comme il s’agit, en l’espèce, de livre et que la reconstitution de la logique du monde &lt;i&gt;consistera&lt;/i&gt; en majeure partie à trouver que celui-ci avait la matière et le sens d’un livre, va s’imposer par la suite la &lt;i&gt;logique du livre&lt;/i&gt; lui-même&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que l’écrivain qui résout ce problème inverse ne peut pas retourner vers le monde pour tenter de le retourner, il ne peut pas en rechercher la matière ou la distribution d’intensité qui faisait qu’il s’écrivait comme un livre, et ne pas, à partir de là, en &lt;i&gt;emporter&lt;/i&gt; le livre&amp;nbsp;; c’est-à-dire qu’il ne peut que s’en sortir avec un livre qui ne sera pas la simple collecte des &lt;i&gt;points du monde&lt;/i&gt; mais sa transformation : un nouveau monde et une nouvelle logique, une genèse que j’ai appelé celle du livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Mon problème de logique se double d’un problème de genèse. Tout en inversant l’intensité de l’ancien monde point par point, je dois construire le suivant. Reconnaître que la logique de l’ancien monde a toujours été celle du livre. M’expliquer les apparitions dans ce monde-ci (le bloc de Littell) et les disparitions que cela entraîne (la mienne) par la seule logique du livre, et penser que l’ancien monde a toujours été préparé pour ça et qu’il était fait pour ça. Ce faisant – car alors je n’ai plus le choix, c’est-à-dire que cette limite partagée de l’écriture sera reconnue comme la &lt;i&gt;persistance&lt;/i&gt; de la ligne du livre –, je ne peux plus demeurer dans l’ancien monde dont je déclare déchiffrée la logique, mais je dois véritablement pénétrer le livre maintenant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est l’intensité propre de l’ancien monde (que j’infère donc par l’inversion) qui m’apparaît comme celle du livre et qui explique que je doive disparaître lorsque le bloc de Littell apparaît (sachant que ma disparition se doublera de celle du logicien qui vient &lt;i&gt;remplacer&lt;/i&gt; la logique afin de l’inférer). C’est bien en livre que je change mon ancien monde au moment où j’en produis cette lecture et où je vis cette disparition. Mais le propre du livre est alors de &lt;i&gt;s’emporter au-delà du monde&lt;/i&gt; afin de produire le suivant, combinant ainsi la genèse du (nouveau) monde à celle du livre même qui avait l’air de tout envelopper.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La fonction de mon écriture est double. Pendant que je déclare que mon monde ne faisait que s’écrire (et non pas se vivre) et que c’est justement la raison pour laquelle des coïncidences comme celles du bloc de Littell peuvent se produire et dans le même temps entraîner des disparitions comme la mienne, en écrivant cela et en persistant dans cette écriture, en empruntant cette écriture comme mon véhicule de retour à ce monde à travers ma disparition même, et de retournement de ce monde par cette disparition même (c’est-à-dire en comprenant désormais mon monde par l’écriture), je trouve et je crée la matière dont le monde suivant sera fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il y a là une continuité de la matière de l’écriture. En trouvant la logique du livre comme résultat de l’inversion de la fonction d’intensité du monde où je vivais (et par là même disparaissais&amp;nbsp;: c’est-à-dire que cette logique de l’écriture et du livre, je la réimprime dans mon monde et je l’y réécris, à la fois par le constat objectif de ma disparition, qui s’interprète au nom de cette logique et qui est l’un parmi les points où j’inverse la fonction, le constat qui est que je ne peux que disparaître si ce monde est un livre, et à la fois par ma disparition subjective, par le fait que j’apporte aujourd’hui à ce monde la &lt;i&gt;révolution&lt;/i&gt; du livre et sa relecture &lt;i&gt;comme&lt;/i&gt; un livre&amp;nbsp;: &lt;i&gt;comme&lt;/i&gt; on lit un livre et en tant que livre), en trouvant et en lisant cette logique, par là même je &lt;i&gt;trouve&lt;/i&gt; la matière du livre et celle du nouveau monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Le livre ne laisse d’autre choix que celui de l’emporter, une fois qu’on a retourné le monde pour lui. Je retourne le monde, non seulement pour écrire un livre, mais pour comprendre le monde de la seule façon qui puisse s’inférer de sa logique d’apparition et de disparition&amp;nbsp;; et le livre fait que, une fois sa logique établie et inscrite dans le monde, sa matière ne peut alors que m’emporter et me faire accéder à une logique supérieure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car il est clair que les parois et les surfaces matérielles du monde où je vis et disparais et inverse la fonction d’intensité sont désormais trop liées aux pages et à la reliure des livres pour que je m’en sorte en pensant qu’il m’est demandé d’écrire un livre extérieur à tout ça. Car un livre écrit sur un monde reste un livre écrit sur un monde. L’inversion n’y a pas lieu. On n’y obtient pas le monde du livre. Mon monde contient déjà des livres, celui de Littell et celui du dernier écrivain, qui sont venus y produire leurs auteurs, au nom de la seule logique du livre, et non pas, comme le pensait l’hôtesse de Littell, au nom de la logique banale du monde ou de la mondanité. À quoi j’ajoute que mon monde était préparé comme un livre et qu’il attendait son «&amp;nbsp;livre&amp;nbsp;» (d’être livré) pour pouvoir ainsi accueillir ces livres-là et expliquer la logique d’apparition/disparition qui les y lie. Or, de rassembler cela ne suffit pas à faire vraiment du monde un livre, d’autant que la présence des autres livres, qui y est liée, qui n’y est pas fortuite et détachée, me pousse à monter d’un cran.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il faut rendre plus intense et différentiée ma disparition. Il faut profiter de son double titre. Il faut trouver la ligne d’écriture qui sera telle que ma disparition objective du monde que je décris comme un livre (une disparition due à la logique préparée du livre et de la bascule entre l’apparition du bloc et la disparition de l’insecte) s’y confondra avec ma disparition en tant qu’investisseur (ou convertisseur) de cette logique, en tant que logicien qui l’inverse, et telle que, de ce &lt;i&gt;retour&lt;/i&gt; au monde qui sera que, en dépit de et à travers même ma disparition objective, je viendrai justement affirmer la disparition d’ordre supérieur qui est celle du logicien du livre, de ce seul retour possible au monde qui devient un retournement du monde, de ce retour qui ne peut qu’être un repliement et donc une affaire de surface (d’autant plus que les volumes sont occupés, et les situations bloquées, par les blocs et les volumes correspondants qu’on appelle par ailleurs des «&amp;nbsp;livres&amp;nbsp;»), c’est-à-dire déjà une façon de changer la topologie du monde, il y aura matière à tirer un livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai disparu de ce monde par la logique du livre qui était contenue, ou qui y gouvernait les relations d’apparition et de disparition. Et je retourne au monde comme un spectre et comme un revenant, afin d’inverser cette fonction et de lire la logique du monde comme celle du livre. Mais ce retour, qui n’est que l’affirmation redoublée de ma disparition puisqu’il se fait &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; ma disparition (pour la comprendre et pour revenir dessus) et &lt;i&gt;par&lt;/i&gt; ma disparition (car c’est seulement en disparaissant que je peux revenir à la manière du spectre et du logicien, d’autant plus que ma disparition est l’un des points de manifestation du monde), n’a plus matériellement qu’une seule possibilité, celle de créer un monde autour de la matière de ce retour (car ce retour n’est que &lt;i&gt;matière&lt;/i&gt;, étant donné qu’il n’a pas de possibilité ou même d’espoir et qu’il n’a que la nécessité de retourner au monde et de le replier), celle de &lt;i&gt;trouver&lt;/i&gt; le monde qui pourra combiner, dans sa composition chimique même, tous les sens de la disparition et tous les sens de retour qui y correspondent, et qui sera le monde du livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;En reconnaissant la logique du monde disparu comme celle du livre, et en revenant à ce monde pour en inverser l’intensité et pour en déduire la logique, je me &lt;i&gt;trouve&lt;/i&gt; dans un monde, je m’inscris moi-même dans une logique (celle de ce retour, de ce retournement, de cette reliure) qu’il faudra découvrir. En avançant à travers ce qui a l’air d’une double disparition, je serai en train d’avancer dans une nouvelle matière positive qu’il s’agira de reconnaître, et peut-être même d’inventer, celle du livre supérieur, celle du livre qui sera &lt;i&gt;devenu&lt;/i&gt;, et non pas qui était, ou qui apparaissait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Les logiques et les parois de mes mondes sont trop enchevêtrées, disais-je, pour ne pas projeter, par leur résolution ultime, un livre d’un genre nouveau, une nouvelle théorie du livre, que sais-je. Dans ce livre, quelque chose devra se transmettre directement du lieu à la matière. Car la force d’attraction et l’intensité viennent avant tout dans mon monde de ce que des places distinguées, celle de Fürstenberg, celle de Yarzé, celle de Tyr, attirent la chute de ces blocs&amp;nbsp;d’auteurs&amp;nbsp;; et c’est d’ailleurs la nature de ces lieux privilégiés et singuliers que d’inverser la logique usuelle des livres et de suggérer que si les auteurs des livres se retrouvent là et apparaissent là, c’est d’abord en vertu du lieu et non pas de leurs livres, ou plutôt – car il ne s’agit pas d’oublier qu’ils ont écrit ces livres&amp;nbsp;; cette reconnaissance est même ici la loi première –, c’est en vertu d’une &lt;i&gt;reconnaissance&lt;/i&gt; entre le livre et le lieu. Ils sont là et ne se retrouvent pas ailleurs&amp;nbsp;; c’est ici le lieu qui porte la logique et les points de la future inversion&amp;nbsp;; mais ils sont là en tant qu’auteurs/porteurs de leurs livres. Ces lieux sont les lieux de rencontre entre les livres et le monde de l’apparaître. D’où l’inversion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Comme conséquence de la déclaration généralisée de la logique du livre, et du retournement du monde sur lequel je reviens pour inverser la logique et comprendre ma disparition comme l’indicateur de l’intensité du livre, ce &lt;i&gt;retournement généralisé de la table&lt;/i&gt;, qui semble déclenché par &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le gardien de Faqra.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je n’oublie pas que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; a été le premier à me tirer une table&amp;nbsp;; lui le premier a écarté ma table de la foule et a créé pour mon monde un premier point distant (que j’avais alors médité selon la logique du local et du global et du système de positionnement) autour duquel il pouvait commencer à tourner et à se transformer en livre. Or, le voici qui m’invite, à l’occasion de ma dernière visite à son domaine, à sortir de l’espace jusqu’alors confiné des tables et de leur service. Au lieu de déporter une table, au sein du monde des tables, à l’extrémité de ce monde, pourquoi ne pas sortir dans le monde extérieur, en l’occurrence dans la largeur entière des points de vues et des routes du Liban, et trouver les points (là-dessus, je pouvais compter sur lui comme guide) où installer à même le relief du pays (il suffit d’un parasol) des tables déliées, libres, qui ne seraient liées à aucune salle et à aucun groupement de tables, et où l’écriture pourra couler de source ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Lui, &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le spécialiste de la création de tables (et cela me fait repenser à celle qui est toujours portée disparue aux Deux Magots) qui exerce son talent combinatoire et créatif dans un espace d’autant plus réduit qu’une foule plus grande de personnages plus importants le presse tous les jours de lui y inventer des tables, a lui-même considéré la &lt;i&gt;sortie&lt;/i&gt; de son monde et l’explosion de son talent (ou était-ce proprement une révolution de son pouvoir et non pas de son savoir, une révolution qu’il aura lui-même voulue, pour son sujet aussi bien que pour le mien&amp;nbsp;?) qui consistent à &lt;i&gt;créer&lt;/i&gt; pour moi une table, unique à chaque fois, d’autant plus localisée et apparaissante dans le monde que son apparition et son être-là se mesureront à l’intensité du courant d’écriture qui pourra en couler, dans un espace cette fois-ci ouvert et proprement infini, livré à la seule imagination de la nature et à la seule liberté des trajets, à la seule donnée immédiate des points de vues, et qui est l’espace du Liban entier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Cela inverse le monde &lt;i&gt;dans&lt;/i&gt; la table. Cela en fait jaillir l’intensité. C’est ainsi que la fente que j’ai indéfiniment explorée devient source et jaillissement. Car, tandis qu’une table de café ou de restaurant, sur laquelle je me suis mis accidentellement, et même perversement, à écrire, n’avait d’existence qu’en tant que table parmi d’autres dans un café ou dans un restaurant, voici que &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt; libère la table de cette première chaîne, et donc la future écriture de l’exclusion correspondante, et déclare qu’existe une table &lt;i&gt;en tant que telle&lt;/i&gt;, une table non forcément liée à un café ou à un restaurant, une table pour écrire et non pas pour manger ou pour boire le café&amp;nbsp;; mais une table qui n’est pas quelconque pour autant, une table non chaotique, non livrée à la fantaisie du seul sujet de l’écriture (comme risque de l’être toute table qui a traversé la révolution du service et qui a été marquée par le sujet de cette révolution-là), puisque ce serait une table à laquelle lui, &lt;b&gt;maître Toni&lt;/b&gt;, le serviteur suprême, le maître des tables, veillerait et servirait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Pour indépendante qu’elle soit du service de restaurant ou de café, cette table ne le sera pas du service de l’artiste qui aura réussi, de son côté, à inverser l’intensité de son monde et a réaliser que l’&lt;i&gt;intensité du service&lt;/i&gt;, dès lors qu’elle passait par lui, il pouvait la localiser où il voulait, et par exemple, m’inviter à en profiter, non pas pour manger ou pour boire, mais pour écrire&amp;nbsp;; ce qui est la meilleure façon, dans le monde, de rendre intensité pour intensité et de superposer deux points où deux logiques du monde s’affirment et pourront s’inverser à la fois.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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            <name>Villes&amp;Etoiles</name>
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        <title>La promesse de l'image</title>
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        <updated>2009-08-24T12:02:00+02:00</updated>
        <published>2009-08-24T12:02:00+02:00</published>
        <summary>          Encensés ou dénigrés, les architectes inspirent peu la modération...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://villesetoiles.blogspirit.com/media/02/01/1996934747.jpg&quot; alt=&quot;9782849951415.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-390081&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;p&gt;Encensés ou dénigrés, les architectes inspirent peu la modération ou l'indifférence. Des sentiments souvent animés par le &quot;star system&quot; du milieu et le manque d'accessibilité au grand public. Loin des clichés et des idées reçues, Alain Moatti et Henri Rivière font en sorte, depuis près de dix ans, que leur architecture s'adresse à tous et s'engagent à construire des bâtiments à l'identique de leurs premières esquisses. Cette fidélité secrète, cet engagement intime, c'est &lt;em&gt;La promesse de l'image&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fil des pages, vingt-trois projets construits ou non, réalisés en France ou ailleurs, dévoilent leur méthode, la manière avec laquelle leurs idées naissent, se succèdent et se réalisent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La promesse de l'image, Moatti et Rivière Architecture Alain &lt;span class=&quot;autNom&quot;&gt;Moatti&lt;/span&gt; , Henri &lt;span class=&quot;autNom&quot;&gt;Rivière&lt;/span&gt; , Catherine &lt;span class=&quot;autNom&quot;&gt;Nisak&lt;/span&gt;, éd. Images en manoeuvres. 35€&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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            <name>numbersix</name>
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        <title>Au cœur de la mesure</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/08/21/au-cœur-de-la-mesure.html" />
        <id>tag:apreslemarche.blogspirit.com,2009-08-21:1811074</id>
        <updated>2009-08-21T10:10:00+02:00</updated>
        <published>2009-08-21T10:10:00+02:00</published>
        <summary>  J’ai introduit des chiffres et une mesure dans mon cœur, c’est-à-dire dans...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai introduit des chiffres et une mesure dans mon cœur, c’est-à-dire dans mon ventre, la nuit dernière, en mesurant mon rythme cardiaque tout le long de la nuit de sommeil, et c’est sans doute pourquoi j’ai fait ce cauchemar où un ennemi invisible, dont je connaissais sans doute seulement le nom, m’a soudain planté un couteau dans le ventre au moment où la cabine d’ascenseur où je me trouvais a atteint l’étage où il s’était caché, faisant pénétrer la lame, en un seul et même mouvement intense, à travers la vitre de la cabine – ou était-ce seulement une grille dont les interstices ont pu guider le couteau&amp;nbsp;? – et dans la chair,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à moins que mon agresseur n’eût à l’avance saboté le mécanisme de verrouillage de la porte de l’ascenseur et ne soit parvenu à ouvrir celle-ci prestement au moment du passage de la cabine devant lui, afin de me livrer le coup de couteau, si bien que, tout cloué par la douleur que je fusse, ma terreur première était de voir se continuer le mouvement ascensionnel de la cabine et non pas le geste interminable de mon meurtrier (qui s’était figé, quant à lui, se contentant de garder le manche du couteau serré fortement dans sa main et la lame de celui-ci profondément enfoncée dans mon ventre), car c’était l’ascenseur qui allait finir par me découper en deux si je ne faisais rien pour l’arrêter et si je ne tentais pas de me séparer du couteau à l’étage même où il m’avait été donné et non pas à l’étage suivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans ma surprise et dans ma confusion – car la notion de mon agresseur était à tout le moins extraordinaire : le porteur d’un coup de couteau à travers le mouvement d’une cabine d’ascenseur, dont je n’étais même pas sûr que sa figure fût concrète et son intention meurtrière réellement personnelle et tangible, tant son mouvement me semblait inexorable, à l’image de l’ascension de la cabine, et tant la lutte que j’ai malgré tout engagée avec lui (car à supposer que je réussisse à arrêter la cabine, il fallait désormais contrecarrer l’assassin) me semblait désormais relever d’une machination bien plus vaste qu’un bras, que le manche d’un couteau et que sa lame, ou même, que le subterfuge entier de la cabine d’ascenseur et de sa grille (ou était-ce là tout simplement l’effet de la machination du rêve et de sa logique confuse ?) et faire partie d’un système intégré entier dont l’ascenseur, le couteau et l’étage où le coup en serait donné n’étaient que les pièces composantes – dans ma confusion, je devais repérer vite le bouton d’arrêt de la cabine&amp;nbsp;; et c’est ainsi que le panneau de commande, où je distinguais bien les boutons qui portaient les chiffres des étages et ne reconnaissais pas le bouton de la fin, m’est resté comme l’image la plus claire, et comme définitive, de ce rêve ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car il était clair désormais que les chiffres des étages mesuraient quelque chose comme des seuils d’intensité de la douleur ou les couches successives qu’il fallait traverser pour achever de pénétrer mon corps, et que la véritable pénétration serait en définitive celle-là, non pas du couteau qui tranche, non pas de la pointe qui dit oui ou qui dit non, non pas d’une alternative binaire ou d’un &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; (comme dirait Badiou), mais bien de la &lt;i&gt;mesure&lt;/i&gt; en moi&amp;nbsp;; l’image de la fermeture de ma plaie se confondant ainsi déjà avec celle de son ouverture, dans cette cabine insondable qui ne montait ni ne descendait mais simplement &lt;i&gt;opérait&lt;/i&gt; en moi&amp;nbsp;; car l’image (et&amp;nbsp;bientôt le souvenir) des &lt;i&gt;points de suture&lt;/i&gt; est finalement bien plus douloureuse que celle de la franche découpe, et cette idée qu’on m’aura recousu le ventre – car c’était comme si une autre main avait déjà commencé le travail dans la cabine qui faisait alors navette – me renvoyait à cet accessoire de couture que j’avais depuis mon plus jeune âge distingué dans la boîte à couture de ma mère et qu’on appelait, dans un mot arabe transcrit de l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;italien, &lt;i&gt;mesura&lt;/i&gt; : un ruban gradué qui s’enroulait comme un serpent et dont l’objet me paraissait soudain plus létal et plus insidieux qu’une lame.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tel était l’effet, en rêve, de cette sonde que j’avais introduite en moi avant de me coucher et de cette technologie de mesure dont je m’étais corseté, cette exposition du mécanisme secret – ou mieux, nocturne – du corps à la rigueur des chiffres et de la mesure devant ainsi en tout point se confondre avec une déchirure de la chair et du cœur que plus rien, plus aucun bouton, une fois enfoncés ceux de la mesure et enclenché son mécanisme, ne saurait plus arrêter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je &lt;i&gt;montais&lt;/i&gt; ainsi vers la mesure de mon ventre et vers la fin de sa nuit – comme si cette nuit de mon ventre, cette ignorance où il m’avait laissé, de sa mesure intime, était ce qui se terminait à mesure que montait l’ascenseur du chiffre en moi – en me prêtant à la ceinture et à la sonde&amp;nbsp;; et ce transfert de connaissance n’allait pas être de tout repos – car c’était comme si j’avais abandonné mon cœur et que je m’en étais remis aux chiffres –, puisqu’il me ravageait comme une lame et se doublait d’un mouvement qui m’emportait en entier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi remarquable que cette progression du savoir que j’ai initialement voulue en moi – cette sonde introduite en moi pour me mesurer – se soit ainsi extériorisée, l’ascension emportant mon corps dans une cabine au lieu de se produire en lui, et la pointe de la connaissance prenant la forme de ce couteau qui ferait soudain irruption en moi au passage d’un étage et dont la cause originelle disparaîtrait, soit que la main qui donnerait le coup de couteau à travers l’étage restât invisible, soit que le bouton qui arrêterait le mécanisme entier se perdît dans la nuit des boutons d’étages, sans parler qu’il y fût sans doute, pour commencer, absolument étranger et qu’une incompatibilité majeure entre l’ascension de la cabine, entre l’enfoncement du savoir dans mon ventre, et l’arrêt de tout ce joli mécanisme m’empêchât absolument de le trouver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce ne furent pas des boutons d’étages qui me donnèrent à mesurer la progression de l’écriture en moi, au moment du réveil, une fois terminé le sondage nocturne du mystère du cœur, une fois mon cahier posé sur la table sur laquelle j’aimerais dire que je me suis accoutumé d’écrire – voulant &lt;i&gt;créer&lt;/i&gt; cette coutume, pour ne pas dire l’inventer, voulant m’approprier cette table en premier lieu –, mais les colonnes mêmes du temple de Jupiter, et parmi ces colonnes, plus particulièrement la sixième, ce dernier bouton d’étage, cette clôture de la connaissance qui justement restait insaisissable. Car cette colonne était entièrement masquée par un peuplier ce matin-là, alors qu’elle ne l’était pas du tout la dernière fois que je m’étais installé à cette table et qu’elle ne l’était même que partiellement aux yeux de quelqu’un comme R. M., qui s’était assis à ma droite, en léger parallaxe par rapport à la colonne et au peuplier (encore que le vent, qui faisait se balancer celui-là, dégageât de temps en temps à sa vue entièrement celle-ci).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce qui me laissa penser de deux choses l’une, soit que le peuplier aurait considérablement augmenté de volume jusqu’à masquer entièrement la sixième colonne, quel que fût l’angle suivant lequel on y dirigeait la vue de cette table, à la terrasse du premier étage de l’hôtel&amp;nbsp;Palmyra, soit que, indépendamment du vent, du peuplier et, je dirais même, de la colonne, quelque chose aurait bougé, un événement serait survenu, non pas dans la multiplicité purement mathématique de ce panorama des colonnes mais dans la &lt;i&gt;logique&lt;/i&gt; de leur apparition, et même un bouleversement de cette logique, afin de me rappeler que la logique de l’écriture ne suivait pas du tout celle du monde et que, quand bien même on se positionnerait pour écrire, une deuxième fois, à la table même où on avait écrit la première et dont la position exacte pouvait être déterminée, quant à elle, avec une précision très grande en raison des distances qui étaient en jeu et de la nature indiscutable des repères visuels : une colonne, un peuplier et le balcon de cet hôtel qui ne pouvait pas quant à lui, assurément, avoir quitté cet alignement, quand bien même on rechercherait comme progression de l’écriture, d’une année à la suivante, la coïncidence absolue de son &lt;i&gt;endroit&lt;/i&gt;, alors la logique de l’écriture, qui n’est pas, comme je le pensais encore l’année dernière, simplement l’envers de l’endroit ou le simple refuge de l’inapparaissant et de l’insecte mais une &lt;i&gt;inversion&lt;/i&gt; de toute la logique du monde (que l’écrivain entreprend à la manière du &lt;i&gt;revenant&lt;/i&gt;, prononçant ainsi deux fois sa disparition plutôt qu’une), pourrait bien faire qu’à la faveur de la deuxième inversion (qui serait donc absolument une répétition de la première et ne pourrait, en aucun cas, être en coïncidence avec elle – car si le monde entier est inversé pour la deuxième fois afin de produire le nouveau point, et la nouvelle pointe, de l’écriture, dans quel repère absolu pourrait-on se placer pour constater une coïncidence&amp;nbsp;?), quelque chose qui échapperait à la logique, à la fois du monde et de l’écriture (puisque cette chose aurait eu lieu dans l’intervalle &lt;i&gt;entre&lt;/i&gt; les deux inversions et qu’elle serait à la fois inverse à la logique du monde et incalculable, insaisissable, par la logique de l’écriture qui attend cet inverse), aurait bougé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-392356&quot; src=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/media/02/01/2052809626.JPG&quot; alt=&quot;IMG_0707_bis.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; id=&quot;media-392356&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Couché dans la mesure insondable de mon cœur, déchiré la nuit par ce cauchemar en forme de couteau et d’ascenseur, et revenu m’installer dès le lever du jour à la table précise dont la &lt;i&gt;place&lt;/i&gt;, ou le lieu d’écrire, &lt;i&gt;se mesurait exactement au degré d’apparition de la sixième colonne&lt;/i&gt; – or le &lt;i&gt;lieu&lt;/i&gt;, pour l’écriture, n’est rien d’autre que la répétition, depuis la table, de l’inversion de la logique de l’apparaître en entier&amp;nbsp;; la répétition vaut différence, et nul doute que la &lt;i&gt;place&lt;/i&gt; de l’écriture, qui intègre et la répétition et la différence et même, au passage, l’inversion de la logique du monde, pourrait se jouer comme le «&amp;nbsp;jeu des différences&amp;nbsp;» où, en comparant deux photographies des colonnes du temple de Jupiter prises à deux années d’intervalle, c’est-à-dire à deux moments différents d’écrire, on constaterait la différence qui serait que la sixième colonne était apparente dans la première photographie et entièrement masquée par le peuplier dans la deuxième –, je pouvais me demander à quel &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; ou à quelle mesure, ou encore, à quelle logique d’apparaître je serais en train de livrer mon corps ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car voici que je me réveillais à Baalbek, ayant laissé loin derrière moi à Faqra – et ayant même acquis le message-réponse de ma correspondante qui confirmait que je l’avais tout à fait atteint – le point d’intensité maximale de la logique d’apparition et de disparition, en un mot, du fantasme sexuel qui voudrait qu’à Faqra, alors que l’envie était montée en moi, que le lit était prêt, que de femmes de qualité inférieure m’avaient abordé et que les femmes à la qualité surfaite et refaite et surexposée se donnaient à voir autour de la piscine de l’hôtel, ce soit l’image de X. qui me fût trois fois apparue et qui eût fini par s’imposer, m’indiquant ainsi que si je voulais atteindre avec le plus de précision et le plus d’intensité le &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; apparent qui s’appelait l’adultère – coucher ou non avec la femme d’un&amp;nbsp;ami sous prétexte qu’elle se laisse désirer et qu’elle le désire elle-même d’autant plus que c’est sa connaissance de femme mariée, et la connaissance qu’on a d’elle, mariée, qu’il faudrait ici combler et donc renverser – alors c’était X. que je devais me faire ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;voici que je me réveillais à Baalbek, loin devant ce fantasme et devant son point maximal atteint dans le message de X. qui me répondait&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;À très bientôt&amp;nbsp;», en constatant, comme je le savais déjà, que ce lit de la chambre 30 du Palmyra, aussi séculaire fût-il, était le plus confortable que j’eusse connu, que les colonnes du temple de Jupiter n’avaient pas bougé de place et qu’elles étaient restées fidèles malgré le fantasme du peuplier, mais qu’une mesure insidieuse s’était glissée dans mon rêve, dans l’intervalle entre la sonde du cœur et l’insondable de l’hôtel Palmyra, pour me dire que cette fois-ci où j’écrivais à cette table était la deuxième, et non plus la première.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! 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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans ma surprise et dans ma confusion – car l’image de mon agresseur était à tout le moins extraordinaire : le porteur d’un coup de couteau à travers le mouvement d’une cabine d’ascenseur, dont je n’étais même pas sûr que sa figure fût concrète et son intention meurtrière réellement personnelle et tangible, tant son mouvement me semblait inexorable, à l’image de l’ascension de la cabine, et tant la lutte que j’ai malgré tout engagée avec lui (car à supposer que je réussisse à arrêter la cabine, il fallait désormais contrecarrer l’assassin) me semblait désormais relever d’une machination bien plus vaste qu’un bras, que le manche d’un couteau et que sa lame, ou même, que le subterfuge entier de la cabine d’ascenseur et de sa grille (ou était-ce là tout simplement l’effet de la machination du rêve et de sa logique confuse ?) et faire partie d’un système intégré entier dont l’ascenseur, le couteau et les étages où le coup en serait donné n’étaient que les pièces composantes – dans ma confusion, je devais repérer vite le bouton d’arrêt de la cabine&amp;nbsp;; et c’est ainsi que le panneau de commande, où je distinguais bien les boutons qui portaient les chiffres des étages et ne reconnaissais pas le bouton de la fin, m’est resté comme l’image la plus claire, et comme définitive, de ce rêve ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car il était clair désormais que les chiffres des étages mesuraient quelque chose comme des seuils de douleur ou les couches successives qu’il fallait traverser pour achever de pénétrer mon corps, et que la véritable pénétration était en définitive celle-là, non pas du couteau qui tranche, non pas de la pointe qui dit oui ou qui dit non, non pas de ces alternatives binaires ou de ce &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; (comme dirait Badiou), mais bien de la &lt;i&gt;mesure&lt;/i&gt; en moi&amp;nbsp;; l’image de la fermeture de ma plaie se confondant déjà avec celle de son ouverture, dans cette cabine insondable qui ne montait ni ne descendait mais simplement &lt;i&gt;opérait&lt;/i&gt; en moi&amp;nbsp;; l’image, et déjà le souvenir, des points de suture étant finalement bien plus douloureuse que celle de la franche découpe, et cette idée qu’on m’aura recousu le ventre – car c’était comme si une autre main avait déjà commencé le travail dans la cabine qui faisait alors navette – me renvoyant à cet accessoire de couture que j’avais depuis mon plus jeune âge distingué dans la boîte à couture de ma mère et qu’on appelait, dans un mot arabe transcrit de l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;italien, &lt;i&gt;mesura&lt;/i&gt; : un ruban gradué qui s’enroulait comme un serpent et dont l’objet me paraissait soudain plus létal et plus insidieux qu’une lame.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Tel était l’effet, en rêve, de cette sonde que j’avais introduite en moi avant de me coucher et de cette technologie de mesure dont je m’étais corseté, cette exposition du mécanisme secret – ou mieux, nocturne – du corps à la rigueur des chiffres et de la mesure devant ainsi en tout point se confondre avec une déchirure de la chair et du cœur que plus rien, plus aucun bouton, une fois enfoncés ceux de la mesure et enclenché son mécanisme, ne saurait plus arrêter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Je montais ainsi vers la mesure de mon ventre et vers la fin de sa nuit – comme si cette nuit de mon ventre, cette ignorance où il m’avait laissé, de sa mesure intime, était ce qui se terminait à mesure que montait l’ascenseur du chiffre en moi – en me prêtant à la ceinture et à la sonde&amp;nbsp;; et ce transfert de connaissance n’allait pas être de tout repos – car c’était comme si j’avais abandonné mon cœur et que je m’en étais remis aux chiffres –, puisqu’il me ravageait comme une lame et se doublait d’un mouvement qui m’emportait en entier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est ainsi remarquable que cette progression du savoir que j’ai initialement voulue en moi – cette sonde introduite en moi pour me mesurer – se soit ainsi extériorisée, l’ascension emportant mon corps dans une cabine au lieu de se produire en lui, et la pointe de la connaissance prenant la forme de ce couteau qui ferait soudain irruption en moi au passage d’un étage et dont la cause originelle disparaîtrait, soit que la main qui donnerait le coup de couteau à travers l’étage restât invisible, soit que le bouton qui arrêterait le mécanisme entier se perdît dans la série des boutons d’étages, sans parler qu’il y fût sans doute, pour commencer, étranger et qu’une incompatibilité majeure entre l’ascension de la cabine, entre l’enfoncement du savoir dans mon ventre, et l’arrêt de tout ce joli mécanisme m’empêchât absolument de le trouver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce ne furent pas des boutons d’étages de la connaissance qui me donnèrent à mesurer la progression de l’écriture en moi, au moment du réveil, une fois terminé le sondage nocturne du mystère du cœur, une fois mon cahier posé sur la table sur laquelle j’aimerais dire que je me suis accoutumé d’écrire – voulant créer cette coutume, pour ne pas dire l’inventer, voulant m’approprier cette table en premier lieu –, mais les colonnes mêmes du temple de Jupiter, et parmi ces colonnes, plus particulièrement la sixième, ce dernier bouton d’étage, cette clôture de la connaissance qui justement restait insaisissable. Car cette colonne était entièrement masquée par un peuplier, alors qu’elle ne l’était pas du tout la dernière fois que je m’étais installé à cette table et qu’elle ne l’était même que partiellement, même aux yeux de quelqu’un comme R. M., qui s’était assis à ma droite, en léger parallaxe par rapport à la colonne (encore que le vent, qui faisait balancer le peuplier, dégageât de temps en temps à sa vue entièrement celle-ci).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce qui me laissait penser de deux choses l’une, soit que le peuplier aurait considérablement augmenté de volume jusqu’à masquer entièrement la sixième colonne, quel que fût l’angle suivant lequel on y dirigeait la vue de cette table, soit que, indépendamment du vent, du peuplier et, je dirais même, de la colonne, quelque chose aurait bougé, un événement serait survenu, non pas dans la multiplicité purement mathématique de ce panorama des colonnes mais dans la logique de leur apparition, et même un bouleversement de cette logique, afin de me rappeler que la logique de l’écriture ne suivait pas du tout celle du monde et que, quand bien même on se positionnerait pour écrire, une deuxième fois, l’année suivante, à la table même où on avait écrit la première et dont la position exacte pouvait être déterminée, quant à elle, avec une précision très grande en raison des distances qui étaient en jeu et de la nature indiscutable des repères visuels : une colonne, un peuplier et le balcon de cet hôtel qui ne pouvait pas quant à lui, assurément, avoir quitté cet alignement, quand bien même on rechercherait comme progression de l’écriture, d’une année à la suivante, la coïncidence absolue de son endroit, alors la logique de l’écriture, qui n’est pas, comme je le pensais encore l’année dernière, simplement l’envers de l’endroit ou le simple refuge de l’inapparaissant et de l’insecte mais une &lt;i&gt;inversion&lt;/i&gt; de toute la logique du monde (que l’écrivain entreprend à la manière du &lt;i&gt;revenant&lt;/i&gt;, prononçant ainsi deux fois sa disparition plutôt qu’une), pourrait bien faire qu’à la faveur de la deuxième inversion (qui serait donc absolument une répétition et ne pourrait, en aucun cas, être une coïncidence – car si le monde entier était inversé pour la deuxième fois afin de produire le nouveau point, et la nouvelle pointe, de l’écriture, dans quel repère absolu pourrait-on se placer pour constater une coïncidence&amp;nbsp;?), quelque chose qui échapperait à la logique, à la fois du monde et de l’écriture (puisque cette chose aurait eu lieu dans l’intervalle &lt;i&gt;entre&lt;/i&gt; les deux inversions et qu’elle serait à la fois inverse à la logique du monde et incalculable, insaisissable, par la logique de l’écriture qui attend cet inverse), aurait bougé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Couché dans la mesure insondable de mon cœur, déchiré la nuit par ce cauchemar en forme de couteau et d’ascenseur, et revenu m’installer dès le lever du jour à la table précise dont la &lt;i&gt;place&lt;/i&gt;, ou le lieu d’écrire, se mesurait exactement au degré d’apparition de la sixième colonne – or le &lt;i&gt;lieu&lt;/i&gt;, pour l’écriture, n’est rien d’autre que la répétition, depuis la table, de l’inversion de la logique de l’apparaître en entier&amp;nbsp;; qui dit répétition dit différence, et nul doute que la &lt;i&gt;place&lt;/i&gt; de l’écriture, qui intègre et la répétition et la différence et même, au passage, l’inversion de la logique du monde, pourrait se jouer comme le «&amp;nbsp;jeu des différences&amp;nbsp;» où, en comparant deux photographies des colonnes du temple de Jupiter prises à deux années successives, c’est-à-dire à deux moments différents d’écrire, on constaterait la différence qui serait que la sixième colonne était apparente dans la première photographie et entièrement masquée par le peuplier dans la deuxième –, je pouvais me demander à quel point du monde ou à quelle mesure, ou encore, à quelle logique d’apparaître je serais en train de livrer mon corps ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car voici que je me réveillais à Baalbek, ayant laissé derrière moi à Faqra – et ayant même acquis le message-réponse de ma correspondante qui confirmait que je l’avais tout à fait atteint – le point d’intensité maximale de la logique d’apparition et de disparition, en un mot, du fantasme sexuel qui voudrait qu’à Faqra, alors que l’envie était montée en moi, que le lit était prêt, que de femmes de qualité inférieure m’avaient abordé et que les femmes à la qualité surfaite et refaite et surexposée se donnaient à voir autour de la piscine de l’hôtel, ce soit l’image de X. qui me fût trois fois apparue et qui eût fini par s’imposer, m’indiquant ainsi que si je voulais atteindre avec le plus de précision et le plus d’intensité le &lt;i&gt;point du monde&lt;/i&gt; apparent qui s’appelait l’adultère – coucher ou non avec la femme d’un homme qu’on connaît sous prétexte qu’elle se laisse désirer et qu’elle le désire elle-même d’autant plus que c’est sa connaissance de femme mariée, et la connaissance qu’on a d’elle, mariée, qu’il faudrait ici combler et donc renverser – alors c’était X. que je devais me faire ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;voici que je me réveillais à Baalbek, loin devant ce fantasme et devant son point maximal atteint dans le message de X. qui me répondait&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;À très bientôt&amp;nbsp;», en constatant, comme je le savais déjà, que ce lit de la chambre 30 du Palmyra, aussi obsolète fût-il, était le plus confortable que je connusse, que les colonnes n’avaient pas bougé de place et qu’elles étaient restées fidèles, mais qu’une mesure insidieuse s’était glissée dans mon rêve, dans l’intervalle entre la sonde du cœur et l’insondable de l’hôtel Palmyra, pour me dire que cette fois-ci où j’écrivais était la deuxième, et non plus la première.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <author>
            <name>Villes&amp;Etoiles</name>
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        <title>Communiqué de Presse n°2</title>
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        <updated>2009-08-11T11:38:00+02:00</updated>
        <published>2009-08-11T11:38:00+02:00</published>
        <summary>           &amp;nbsp;       Il est tout beau, tout chaud... notre second...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://villesetoiles.blogspirit.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a name=&quot;media-390067&quot; href=&quot;http://villesetoiles.blogspirit.com/media/02/00/228332153.pdf&quot; id=&quot;media-390067&quot;&gt;&lt;img width=&quot;190&quot; src=&quot;http://villesetoiles.blogspirit.com/media/01/02/1420276132.jpg&quot; alt=&quot;378235532.jpg&quot; height=&quot;245&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-390066&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a name=&quot;media-390068&quot; href=&quot;http://villesetoiles.blogspirit.com/media/01/00/228332153.pdf&quot; id=&quot;media-390068&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://villesetoiles.blogspirit.com/media/01/02/228332153.pdf&quot; id=&quot;media-390069&quot; name=&quot;media-390069&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Il est tout beau, tout chaud... notre second communiqué de presse !&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Téléchargez-le en cliquant ici !&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>numbersix</name>
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        <title>Côte de bœuf (III)</title>
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        <updated>2009-08-10T10:03:00+02:00</updated>
        <published>2009-08-10T10:03:00+02:00</published>
        <summary>  La cÔte de bœuf est de l’homme&amp;nbsp;;     elle appartient à son domaine,...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;La cÔte de bœuf est de l’homme&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;elle appartient à son domaine, elle relève de lui, elle est son sujet manifeste&amp;nbsp;; le sujet qui se découpe dans sa lumière, une fois que celle-ci se fait ; une fois que l’esprit se lève et que l’art se révèle – une fois que la logique des mondes se déclare, aurait dit Badiou&amp;nbsp;; car la vérité, et celle de l’art premier en premier, &lt;i&gt;apparaît&lt;/i&gt; –, quitte à ce qu’il se détache dans l’obscurité de grottes enfouies dans l’âge de l’homme : bœufs en majesté peints sur les parois, découpant dans la matière première (dans les aspérités, les fentes, les grottes et les replis de la terre qui ont introduit l’accident de l’homme dans le cœur de la matière où il n’a trouvé, au fond de sa grotte, jeté à la renverse dans le monde comme il l’était, que le vide sur lequel s’appuyer) cela qui ne tardera pas à devenir le &lt;i&gt;vif du sujet&lt;/i&gt;, la consistance du bœuf saisie par l’artiste contre la paroi avant que de l’être par le feu, que la lumière n’aura, cette paroi, cette première fois, ni rasée ni écrasée mais imprimée comme une griffe, comme l’empreinte même du passé, comme l’origine sans date de l’âge de l’homme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(tant ces peintures rupestres n’ont l’air ni obscures ni illuminées – elles se trouvent dans des grottes, dans des replis de la terre ; sont-elles du fondement ou de la manifestation, de l’ontologie ou de la logique, de la multiplicité inconsistante ou de la consistance du sujet&amp;nbsp;; sont-elles du mystère insondable ou de la vérité ? ou dira-t-on qu’elles datent d’avant la lumière et la manifestation, d’avant le présent, contemporaines de la matière et du &lt;i&gt;vide dans la matière&lt;/i&gt;, de la face unique de la contingence quand elle se faisait matière première et univocité, contemporaines de la formation même du support et de la lumière même qui se faisait, premières à la genèse du sujet et de l’objet&amp;nbsp;?),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la consistance du bœuf saisie par l’illumination de la vérité avant que de l’être par le feu, (le feu qui ne tardera pas à rendre patient le moment de vérité et à réchauffer le sujet, à introduire le processus et la cuisson dans le mouvement primitif et primordial de la découpe&amp;nbsp;: le feu de la science et de la réserve d’énergie qui ralentira et compartimentera et réservera la vitesse infinie de la création première, le feu de la fabrication et de l’industrie), le bœuf comme sujet premier, à la consistance première, faisant face à l’homme qui vient d’émerger de la grotte et de l’anfractuosité, changeant la face de l’homme qui était &lt;i&gt;aveuglée&lt;/i&gt; par la contingence&amp;nbsp;; c’est-à-dire que l’homme n’avait que la contingence comme sens unique à contempler, et comme seul guide, dans l’obscurité, que le fil aveugle de l’écriture dont le sujet manifeste n’avait pas émergé ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;le bœuf comme le premier sujet de l’homme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(qui aura donc précédé la femme, qui n’est que dérivée quant à elle, et encore, de la côte de l’homme&amp;nbsp;; sans parler de la côte de bœuf, dont la femme ne cessera de dévier, et donc de dériver, s’obstinant à la changer et à l’envoyer maquiller en cuisine, en un mot à la &lt;i&gt;fabriquer&lt;/i&gt; – alors qu’elle est la manifestation de la découpe primordiale du sujet –, à la faire cuire et recuire et recouvrir de diverses sauces, pour ne pas dire à lui &lt;i&gt;prêter&lt;/i&gt; des sens, la rendant féminine et donc équivoque, impropre à l’assimilation première de la matière, au retour à la matière et au domaine dont elle vient à peine de se détacher&amp;nbsp;; la femme, donc, interférant essentiellement dans le processus de la découpe de la côte de bœuf, c’est-à-dire du face-à-face entre l’homme et son sujet manifeste)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;soit que la lumiÈre (et la vÉritÉ de l’art) se fasse elle-même au moment du premier face-À-face entre l’homme et son bœuf,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;au moment du détachement du sujet sous la saisie de l’homme et sous sa main ; au moment où le sujet coupe avec l’anfractuosité et avec l’inconsistance même de la roche, avec l’insaisissabilité de la rencontre entre la matière et l’outil (entre le contenu et l’expression), avec l’indéfinissabilité du réveil où l’on ne sait si c’est l’artiste qui émerge là au fond de la grotte ou si c’est déjà le sujet, ou encore si ce ne sont pas les deux ensemble (le premier sujet de la contingence, l’homme révolutionnaire, &lt;i&gt;l’homme du marché qui vient d’apprendre à marcher&lt;/i&gt;, et le deuxième sujet, qui est le sujet manifeste bon à découper et à manger) qui ont émergé à la fois, en même temps que la logique du monde et de l’apparition de la vérité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(car il ne faut pas oublier que l’homme est le seul animal qui sache marcher, debout, c’est-à-dire qu’il a su arrêter, relever, la contingence où il était couché et comme immémorialement coulé&amp;nbsp;; il a su s’inscrire dans la contingence et, de la face unique de celle-ci, livrer &lt;i&gt;sa&lt;/i&gt; version unique, s’y faire créateur alors même qu’elle l’avait précédé, s’en faire traverser le corps et à ce moment même en créer le médium, l’échange immanent, ce que j’ai appelé &lt;i&gt;faire le marché&lt;/i&gt; et que j’appelle maintenant &lt;i&gt;se lever et marcher&lt;/i&gt; ; et je viens de comprendre pourquoi cette domination de la contingence, ou plutôt, cette autorité sur elle qui est le propre de l’homme, est homonyme avec le marché – car je suis sûr que l’homme est également le seul à connaître le marché, et qu’avant le plus vieux métier du monde, il existait déjà le &lt;i&gt;métier de ce métier-là&lt;/i&gt;, à savoir le commerce, en tout premier lieu celui du corps et celui de la femme),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/media/01/00/1277005251.JPG&quot; id=&quot;media-393119&quot; alt=&quot;boeuf_reduit_bis.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; name=&quot;media-393119&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;soit que le face-à-face soit dÉjÀ bien avancÉ et consommÉ dans la lumiÈre crue&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, le sujet du bœuf n’étant pas cette fois seulement manifesté et détaché, mais déjà retourné et suspendu au croc du boucher&amp;nbsp;; celui-ci, non plus en artiste émergeant de l’anfractuosité de la roche en même temps que la vérité du sujet, mais déjà en tailleur de pierres et habillé pour l’occasion en tablier complet, ou plutôt, de blocs ou de quartiers entiers, de viande&amp;nbsp;; le boucher en &lt;i&gt;équarrisseur&lt;/i&gt; du bœuf et taillant dans le vif du sujet à un âge déjà avancé de l’industrie et de la vérité du bœuf, où le sujet primitif s’est depuis longtemps découpé&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;la cÔte de bœuf est de l’homme avant que d’Être de la femme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(c’est-à-dire que le sujet de celle-ci ne s’est pas encore manifesté, et comme étant elle-même dérivée, elle n’aura de cesse qu’elle n’aura indéfiniment détourné l’homme de son sujet premier et changé celui de la côte de bœuf)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;et mÊme ELle a de l’homme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et de la vitalité et de la virilité&amp;nbsp;; elle a du goût pour l’écrivain mangeur et buveur comme R. M. et elle n’a que de l’étonnement et de l’étrangeté (pour ne pas dire, de l’illogicalité) pour l’écrivain, comme moi, des sujets décharnés, pour ne pas dire des sujets brisés et qui ne sont pas encore parus, qui n’ont pas émergé de l’anfractuosité du rocher&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la côte de bœuf est de l’homme, comme sujet mangeur et buveur, en tant que celui-ci se sépare de l’animal et s’en découpe (car l’homme tranche sur l’animal), c’est-à-dire que si la première révolution de l’homme est celle du &lt;i&gt;marcher&lt;/i&gt; (que j’ai également appelé «&amp;nbsp;marché&amp;nbsp;» parce que l’homme, de couché et de coulé, se redresse et devient l’&lt;i&gt;auteur&lt;/i&gt; de la contingence qui lui donne son sens unique et sa seule face&amp;nbsp;; parce qu’alors l’homme, devenu auteur, devenu faiseur, de marché, donnera de celle-ci, en retour, en éternel retour, sa &lt;i&gt;version&lt;/i&gt; unique) alors l’homme reconnaîtra dans la côte de bœuf, cela qu’il découpe dans le bœuf, cela qui est le face-à-face avec son premier sujet, il y reconnaîtra le sujet de la &lt;i&gt;révolution de l’homme&lt;/i&gt;, la ligne à découper qui le sépare de l’animal par le marché et qui bientôt l’y réunira par le manger et par la découpe du sujet dans la lumière de la vérité&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la réunion de l’homme qui apprend à marcher et qui, le premier, a donné dans l’anfractuosité du rocher, dans cette brisure-là, dans cette surface aux milles faces et aux milles bris que rasait à peine la lumière, sa &lt;i&gt;première version&lt;/i&gt; (et la «&amp;nbsp;version&amp;nbsp;», me dit-on, est également le nom de la position du fœtus dans le ventre de sa mère, ou plutôt de son retournement, avant de naître), sa réunion avec le sujet manifeste de l’animalité, premier sujet celui-là, de la côte duquel et de la découpe du bœuf duquel est issu &lt;i&gt;l’homme lui-même&lt;/i&gt; ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui veut dire que l’homme n’est qu’une partie de la vérité et qu’un seul côté des choses (obscur ? lumineux ? – en fin de compte l’homme, en tout cas qui écrit, n’est peut-être que la face &lt;i&gt;cachée&lt;/i&gt; de la contingence, la contingence dissimulée, secrète et timide, qui ne veut pas être reconnue ou apparaître, qui se voile la face), que l’homme n’est lui-même qu’une &lt;i&gt;côte de bœuf&lt;/i&gt; et qu’avant que ne se détache le sujet de la révolution de l’homme (marcher, découper sa version, se mettre debout donc, dans la matière couchée et coulée de la contingence) ou que ne se manifeste la consistance du bœuf, il y avait le geste inaugural qui &lt;i&gt;partage l’homme et le bœuf&amp;nbsp;;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le deuxième étant la consistance du premier et sa lumière manifeste qui ne tardera pas à l’écraser&amp;nbsp;; le bœuf étant le &lt;i&gt;bloc de viande&lt;/i&gt; de l’homme qui ne laissera d’autre alternative à ce dernier que celle de rester l’insecte de la surface et de faire un pas de côté afin d’éviter l’écrasement, rejoignant dans l’un ou l’autre cas l’anfractuosité du rocher, ou de prendre du volume et de le manger&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le bœuf étant finalement l’&lt;i&gt;origine&lt;/i&gt; de l’homme et le premier phénomène manifeste duquel sera issu l’homme, que ce soit dans la découpe et la séparation d’avec le bœuf – ce sens-là de la côte du bœuf qui &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; l’homme – ou dans la découpe du bœuf lui-même, le sujet manifeste, qui donnera la côte de bœuf qui sera prête à manger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf est de l’homme en tant qu’elle le découpe du bœuf et que dans le face-à-face qui va suivre, l’homme &lt;i&gt;rejouera&lt;/i&gt; le sujet manifeste (répétera la côte, répétera la grotte, recommencera l’impression et refera la lumière, sera prêt à faire apparaître le sujet, à le dire et à l’écrire, ou à le faire disparaître, à le manger et à l’engloutir – on parle de quartier de viande mais également de &lt;i&gt;dé de chair&lt;/i&gt;), c’est-à-dire que dans cette découpe-là et avant de porter l’attention à aucun sujet particulier, il faudra considérer celui de l’animal entier – tels sont, en effet, l’appel et la sommation de la côte de bœuf – et au bœuf qui se découpe dans la lumière crue du boucher ou dans l’obscurité primordiale de la grotte, il faudra adjoindre la découpe du dauphin qui a été notre sujet manifeste d’hier, ici à l’hôtel &lt;i&gt;Atlantis&lt;/i&gt; de Dubaï, la &lt;i&gt;côte de dauphin&lt;/i&gt; dont est également issu l’homme – c’est-à-dire la ligne qui partage l’homme du dauphin et qui fait réunir le premier au deuxième dans la &lt;i&gt;version&lt;/i&gt; de l’auteur, qu’on appelle également, ce n’est pas là un hasard, &lt;i&gt;director’s cut&lt;/i&gt; –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et il faudra m’émerveiller de ce que l’enfant, ce petit de l’homme qui n’est pas encore complètement découpé de l’animal, trouve ces mots inconnus de moi pour organiser le monde de l’animal en monde imaginaire, où les images de l’animal sont évidemment plus vives que celle des hommes, ma fille la plus jeune me parlant ainsi de la &lt;i&gt;tradition de la vache&lt;/i&gt; qui est de «&amp;nbsp;dormir avant la fin du jour et de se couvrir le dos de paillettes brillantes parce qu’elle a peur du noir&amp;nbsp;», et qui est également de «&amp;nbsp;ne jamais montrer son museau sauf à ne pas respecter la tradition comme le fait parfois Kiri, la vache en peluche », ou de la &lt;i&gt;tradition du dauphin&lt;/i&gt; qui «&amp;nbsp;n’a pas le droit de regarder le ciel avant d’avoir un an – ainsi l’ont dicté les oiseaux, ces anges du ciel pour les dauphins – mais seulement le soleil&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf est de l’homme et revient à lui à travers la ligne de découpe par laquelle l’homme se sépare de son sujet et le reconnaît, le présente à table, émerge du plan d’immanence (l’anfractuosité de la matière, la fente, l’intérieur du rocher) pour aborder le plat et y goûter, pour aborder la côte du bœuf comme l’ascension qui va transformer le plan d’immanence en plat manifeste, sur lequel on se jette non pas comme dans le vide mais dans le &lt;i&gt;creux&lt;/i&gt;, à cause du creux que l’homme peut avoir et qui s’appelle avoir faim et qui est la seule chose qu’on peut avoir en n’ayant rien, qu’on peut avoir après la fin du sujet et le départ du dernier écrivain, au moment d’aborder le sujet d’après la fin des sujets et qui est la genèse de tout sujet, la critique de tout sujet qui s’appelle le désir (Nietzsche) ou tout simplement la faim, et qui va transformer le plat en sommet, pour ne pas dire du goût.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quant à la femme, elle chasse et renvoie la côte de bœuf&amp;nbsp;; à son tour de trancher et de découper, à son tour de transformer l’homme en bœuf de la côte duquel elle sortira et pour lequel elle sera l’homme que l’homme avait été pour le bœuf. Et je ne perçois, dans la compagnie des femmes en laquelle m’a laissé le départ du dernier écrivain, que des hurlements pour trancher et pour tailler dans le vif du sujet. Dans quel sujet tranchent donc les hurlements de douleur (ou est-ce de désespoir ?) de la vache-mère&amp;nbsp;? Dans quelle viande tranchent les hurlements de Zeina&amp;nbsp;? Sans doute celle des femmes dont le corps est dans l’eau, vaches aquagymes, non plus côtes de bœuf et sujets fermes, mais chairs inconsistantes et contentes de l’être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La découpe de la femme – ses cris et ses hurlements – marque sans doute la fin de tout sujet manifeste et le retour de l’homme écrivain à la terre et au rocher&amp;nbsp;; à moins qu’il n’y ait enterré et stocké des vieux sujets&amp;nbsp;; à moins que je ne rejoigne la vague de l’immanence que je n’ai jamais vraiment quittée et que je ne déclare que, de la présentation du plat au-dessus du plan, de la manifestation du sujet, du partage entre le bœuf et l’homme, du sujet à découper à manger, et jusqu’au départ du dernier écrivain qui m’a laissé en compagnie des femmes et qui m’a sommé (moi la dernière possibilité, moi l’unique nécessité, moi la matière première même et le passé infini, moi l’écriture) d’écrire sur ce sujet apparent et manifeste, sur le sujet vrai de la côte de bœuf, c’est du même unique enroulement de ma vague qu’il s’agit, c’est-à-dire de mon vent de signes, de mon véhicule de pensée, de ma propre surface de marché&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à moins que je ne traite l’absence du dernier écrivain (qui m’a laissé en compagnie des femmes) et l’absence de la vache à lait (qui quitte la logique du monde avant de quitter le monde, qui n’a plus pour les hommes de ce monde-ci qu’une logique d’images, que j’imagine plus vives que les nôtres puisque plus animales, et que des noms d’animaux, une logique absolument étonnante, à la manière de celle de ma plus jeune fille, qui est, dit-on, l’héritière manifeste de la vache-mère, le croisement entre cette dernière et moi, l’inversion de mon sujet manifeste, la création, ici, d’un enfant : non plus la version de l’auteur, une coupe, non plus une révolution, non plus une découpe ou le partage du bœuf et de l’homme, non pas une côte créatrice, mais le croisement de l’homme et de la vache, cette fois) &lt;i&gt;comme un seul et même sujet&lt;/i&gt;, hurlant de vérité celui-là et non pas seulement illuminé, le sujet d’après l’apparaître et le disparaître, le sujet du croisement entre la côte de bœuf et la divinité de la vache, le sujet de la critique totale, celui qui suit la résurrection même des corps et le raffermissement de la &lt;i&gt;route des corps&lt;/i&gt;, un sujet hurlant, une matière hurlante qui a dépassé en intensité les cris mêmes de Zeina ou les gémissements des hyènes chinoises qui ont dévoré hier la côte réjouie de mon meilleur ami, comme le seul sujet qui fait que je reste à l’ombre de tout sujet, faisant du départ de l’écrivain et du départ de la vache-mère une seule et même chair à plier et à découper.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! 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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(tant ces peintures rupestres n’ont l’air ni obscures ni illuminées – elles se trouvent dans des grottes, dans des replis de la terre ; sont-elles du fondement ou de la manifestation, de l’ontologie ou de la logique, de la multiplicité inconsistante ou de la consistance du sujet&amp;nbsp;; sont-elles du mystère insondable ou de la vérité ? ou dira-t-on qu’elles datent d’avant la lumière et la manifestation, d’avant le présent, contemporaines de la matière et du &lt;i&gt;vide dans la matière&lt;/i&gt;, de la face unique de la contingence quand elle se faisait matière première et univocité, contemporaines de la formation même du support et de la lumière même qui se faisait, premières à la genèse du sujet et de l’objet&amp;nbsp;?),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la consistance du bœuf saisie par l’illumination de la vérité avant que l’être par le feu, (le feu qui ne tardera pas à rendre patient le moment de vérité et à réchauffer le sujet, à introduire le processus et la cuisson dans le mouvement primitif et primordial de la découpe&amp;nbsp;: le feu de la science et de la réserve d’énergie qui ralentira et compartimentera et réservera la vitesse infinie de la création première, le feu de la fabrication et de l’industrie), le bœuf comme sujet premier, à la consistance première, faisant face à l’homme qui vient d’émerger de la grotte et de l’anfractuosité, changeant la face de l’homme qui était &lt;i&gt;aveuglée&lt;/i&gt; par la contingence&amp;nbsp;; c’est-à-dire que l’homme n’avait que la contingence comme sens unique à contempler, et comme seul guide, dans l’obscurité, que le fil aveugle de l’écriture dont le sujet manifeste n’avait pas émergé ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;le bœuf comme le premier sujet de l’homme&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(qui aura donc précédé la femme, qui n’est que dérivée quant à elle, et encore, de la côte de l’homme&amp;nbsp;; sans parler de la côte de bœuf, dont la femme ne cessera de dévier, et donc de dériver, s’obstinant à la changer et à l’envoyer maquiller en cuisine, en un mot à la &lt;i&gt;fabriquer&lt;/i&gt; – alors qu’elle est la manifestation de la découpe primordiale du sujet –, à la faire cuire et recuire et recouvrir de diverses sauces, pour ne pas dire à lui &lt;i&gt;prêter&lt;/i&gt; des sens, la rendant féminine et donc équivoque, impropre à l’assimilation première de la matière, au retour à la matière et au domaine dont elle vient à peine de se détacher&amp;nbsp;; la femme, donc, interférant essentiellement dans le processus de la découpe de la côte de bœuf, c’est-à-dire du face-à-face entre l’homme et son sujet manifeste)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;soit que la lumiÈre (et la vÉritÉ de l’art) se fasse elle-même au moment du premier face-À-face entre l’homme et son bœuf,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;au moment du détachement du sujet – sous la saisie de l’homme et sous sa main – de l’anfractuosité et de l’inconsistance même de la roche, de l’insaisissabilité de la rencontre entre la matière et l’outil (entre le contenu et l’expression), de l’indéfinissabilité de ce moment de réveil où l’on ne sait si c’est l’artiste qui émerge là au fond de la grotte ou si c’est déjà le sujet, ou encore si ce ne sont pas les deux ensemble&amp;nbsp;: le premier sujet de la contingence, l’homme révolutionnaire, &lt;i&gt;l’homme du marché qui vient d’apprendre à marcher&lt;/i&gt;, et le deuxième sujet, qui est le sujet manifeste bon à découper et à manger, qui ont émergé à la fois, en même temps que la logique du monde et de l’apparition de la vérité&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(car il ne faut pas oublier que l’homme est le seul animal qui sache marcher, debout, c’est-à-dire qu’il a su arrêter, relever, la contingence où il était couché et comme immémorialement coulé&amp;nbsp;; il a su s’inscrire dans la contingence et, de la face unique de celle-ci, livrer &lt;i&gt;sa&lt;/i&gt; version unique, s’y faire créateur alors même qu’elle l’avait précédé, s’en faire traverser le corps et à ce moment même en créer le médium, l’échange immanent, ce que j’ai appelé &lt;i&gt;faire le marché&lt;/i&gt; et que j’appelle maintenant &lt;i&gt;se lever et marcher&lt;/i&gt; ; et je viens de comprendre pourquoi cette domination de la contingence, ou plutôt, cette autorité sur elle qui est le propre de l’homme, est homonyme avec le marché – car je suis sûr que l’homme est également le seul à connaître le marché, et qu’avant le plus vieux métier du monde, il existait déjà le &lt;i&gt;métier de ce métier-là&lt;/i&gt;, à savoir le commerce, en tout premier lieu celui du corps et celui de la femme),&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;soit que le face-à-face soit dÉjÀ bien avancÉ et consommÉ dans la lumiÈre crue&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, le sujet du bœuf n’étant pas cette fois seulement manifesté et détaché, mais déjà retourné et suspendu au croc du boucher&amp;nbsp;; celui-ci, non plus en artiste émergeant de l’anfractuosité de la roche en même temps que la vérité du sujet, mais déjà en tailleur de pierres et habillé pour l’occasion en tablier complet, ou plutôt, de blocs ou de quartiers entiers, de viande&amp;nbsp;; le boucher en &lt;i&gt;équarrisseur&lt;/i&gt; du bœuf et taillant dans le vif du sujet à un âge déjà avancé de l’industrie et de la vérité du bœuf, où le sujet primitif s’est depuis longtemps découpé&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;la cÔte de bœuf est de l’homme avant que d’Être de la femme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(c’est-à-dire que le sujet de celle-ci ne s’est pas encore manifesté, et comme étant elle-même dérivée, elle n’aura de cesse qu’elle n’aura indéfiniment détourné l’homme de son sujet premier et changé celui de la côte de bœuf)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;et mÊme ELle a de l’homme&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et de la vitalité et de la virilité&amp;nbsp;; elle a du goût pour l’écrivain mangeur et buveur comme R. M. et elle n’a que de l’étonnement et de l’étrangeté (pour ne pas dire, de l’illogicalité) pour l’écrivain, comme moi, des sujets décharnés, pour ne pas dire des sujets brisés et qui ne sont pas encore parus, qui n’ont pas émergé de l’anfractuosité du rocher&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la côte de bœuf est de l’homme, comme sujet mangeur et buveur, en tant que celui-ci se sépare de l’animal et s’en découpe (car l’homme tranche sur l’animal), c’est-à-dire que si la première révolution de l’homme est celle du &lt;i&gt;marcher&lt;/i&gt; (que j’ai également appelé «&amp;nbsp;marché&amp;nbsp;» parce que l’homme, de couché et de coulé, se redresse et devient l’&lt;i&gt;auteur&lt;/i&gt; de la contingence qui lui donne son sens unique et sa seule face&amp;nbsp;; parce qu’alors l’homme, devenu auteur, devenu faiseur, de marché, donnera de celle-ci, en retour, en éternel retour, sa &lt;i&gt;version&lt;/i&gt; unique) alors l’homme reconnaîtra dans la côte de bœuf, cela qu’il découpe dans le bœuf, cela qui est le face-à-face avec son premier sujet, il y reconnaîtra le sujet de la &lt;i&gt;révolution de l’homme&lt;/i&gt;, la ligne à découper qui le sépare de l’animal par le marché et qui bientôt l’y réunira par le manger et par la découpe du sujet dans la lumière de la vérité&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la réunion de l’homme qui apprend à marcher et qui, le premier, a donné dans l’anfractuosité du rocher, dans cette brisure-là, dans cette surface aux milles faces et aux milles bris que rasait à peine la lumière, sa &lt;i&gt;première version&lt;/i&gt; (et la «&amp;nbsp;version&amp;nbsp;», me dit-on, est également le nom de la position du fœtus dans le ventre de sa mère, ou plutôt de son retournement, avant de naître), sa réunion avec le sujet manifeste de l’animalité, premier sujet celui-là, de la côte duquel et de la découpe du bœuf duquel est issu &lt;i&gt;l’homme lui-même&lt;/i&gt; ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ce qui veut dire que l’homme n’est qu’une partie de la vérité et qu’un seul côté des choses (obscur ? lumineux ? – en fin de compte l’homme, en tout cas qui écrit, n’est peut-être que la face &lt;i&gt;cachée&lt;/i&gt; de la contingence, la contingence dissimulée, secrète et timide, qui ne veut pas être reconnue ou apparaître, qui se voile la face), que l’homme n’est lui-même qu’une &lt;i&gt;côte de bœuf&lt;/i&gt; et qu’avant que ne se détache le sujet de la révolution de l’homme (marcher, découper sa version, se mettre debout donc, dans la matière couchée et coulée de la contingence) ou que ne se manifeste la consistance du bœuf, il y avait le geste inaugural qui &lt;i&gt;partage l’homme et le bœuf&amp;nbsp;;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le deuxième étant la consistance du premier et sa lumière manifeste qui ne tardera pas à l’écraser&amp;nbsp;; le bœuf étant le &lt;i&gt;bloc de viande&lt;/i&gt; de l’homme qui ne laissera d’autre alternative à ce dernier que celle de rester l’insecte de la surface et de faire un pas de côté afin d’éviter l’écrasement, rejoignant dans l’un ou l’autre cas l’anfractuosité du rocher, ou de prendre du volume et de le manger&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;le bœuf étant finalement l’&lt;i&gt;origine&lt;/i&gt; de l’homme et le premier phénomène manifeste duquel sera issu l’homme, que ce soit dans la découpe et la séparation d’avec le bœuf – ce sens-là de la côte du bœuf qui &lt;i&gt;est&lt;/i&gt; l’homme – ou dans la découpe du bœuf lui-même, le sujet manifeste, qui donnera la côte de bœuf qui sera prête à manger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf est de l’homme en tant qu’elle le découpe du bœuf et que dans le face-à-face qui va suivre, l’homme &lt;i&gt;rejouera&lt;/i&gt; le sujet manifeste (répétera la côte, répétera la grotte, recommencera l’impression et refera la lumière, sera prêt à faire apparaître le sujet, à le dire et à l’écrire, ou à le faire disparaître, à le manger et à l’engloutir – on parle de quartier de viande mais également de &lt;i&gt;dé de chair&lt;/i&gt;), c’est-à-dire que dans cette découpe-là et avant de porter l’attention à aucun sujet particulier, il faudra considérer celui de l’animal entier – tels sont, en effet, l’appel et la sommation de la côte de bœuf – et au bœuf qui se découpe dans la lumière crue du boucher ou dans l’obscurité primordiale de la grotte, il faudra adjoindre la découpe du dauphin qui a été notre sujet manifeste d’hier, ici à l’hôtel &lt;i&gt;Atlantis&lt;/i&gt; de Dubaï, la &lt;i&gt;côte de dauphin&lt;/i&gt; dont est également issu l’homme – c’est-à-dire la ligne qui partage l’homme du dauphin et qui fait réunir le premier au deuxième dans la &lt;i&gt;version&lt;/i&gt; de l’auteur, qu’on appelle également, ce n’est pas là un hasard, &lt;i&gt;director’s cut&lt;/i&gt; –,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et il faudra m’émerveiller de ce que l’enfant, ce petit de l’homme qui n’est pas encore complètement découpé de l’animal, trouve ces mots inconnus de moi pour organiser le monde de l’animal en monde imaginaire, où les images de l’animal sont évidemment plus vives que celle des hommes, ma fille la plus jeune me parlant ainsi de la &lt;i&gt;tradition de la vache&lt;/i&gt; qui est de «&amp;nbsp;dormir avant la fin du jour et de se couvrir le dos de paillettes brillantes parce qu’elle a peur du noir&amp;nbsp;», et qui est également de «&amp;nbsp;ne jamais montrer son museau sauf à ne pas respecter la tradition comme le fait parfois Kiri, la vache en peluche », ou de la &lt;i&gt;tradition du dauphin&lt;/i&gt; qui «&amp;nbsp;n’a pas le droit de regarder le ciel avant d’avoir un an – ainsi l’ont dicté les oiseaux, ces anges du ciel pour les dauphins – mais seulement le soleil&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf est de l’homme et revient à lui à travers la ligne de découpe par laquelle l’homme se sépare de son sujet et le reconnaît, le présente à table, émerge du plan d’immanence (l’anfractuosité de la matière, la fente, l’intérieur du rocher) pour aborder le plat et y goûter, pour aborder la côte du bœuf comme l’ascension qui va transformer le plan d’immanence en plat manifeste, sur lequel on se jette non pas comme dans le vide mais dans le &lt;i&gt;creux&lt;/i&gt;, à cause du creux que l’homme peut avoir et qui s’appelle avoir faim et qui est la seule chose qu’on peut avoir en n’ayant rien, qu’on peut avoir après la fin du sujet et le départ du dernier écrivain, au moment d’aborder le sujet d’après la fin des sujets et qui est la genèse de tout sujet, la critique de tout sujet qui s’appelle le désir (Nietzsche) ou tout simplement la faim, et qui va transformer le plat en sommet, pour ne pas dire du goût.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Quant à la femme, elle chasse et renvoie la côte de bœuf&amp;nbsp;; à son tour de trancher et de découper, à son tour de transformer l’homme en bœuf de la côte duquel elle sortira et pour lequel elle sera l’homme que l’homme avait été pour le bœuf. Et je ne perçois, dans la compagnie des femmes en laquelle m’a laissé le départ du dernier écrivain, que des hurlements pour trancher et pour tailler dans le vif du sujet. Dans quel sujet tranchent donc les hurlements de douleur (ou est-ce de désespoir ?) de la vache-mère&amp;nbsp;? Dans quelle viande tranchent les hurlements de Zeina&amp;nbsp;? Sans doute celle des femmes dont le corps est dans l’eau, vaches aquagymes, non plus côtes de bœuf et sujets fermes, mais chairs inconsistantes et contentes de l’être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La découpe de la femme – ses cris et ses hurlements – marque sans doute la fin de tout sujet manifeste et le retour de l’homme écrivain à la terre et au rocher&amp;nbsp;; à moins qu’il n’y ait enterré et stocké des vieux sujets&amp;nbsp;; à moins que je ne rejoigne la vague de l’immanence que je n’ai jamais vraiment quittée et que je ne déclare que, de la présentation du plat au-dessus du plan, de la manifestation du sujet, du partage entre le bœuf et l’homme, du sujet à découper à manger, et jusqu’au départ du dernier écrivain qui m’a laissé en compagnie des femmes et qui m’a sommé (moi la dernière possibilité, moi l’unique nécessité, moi la matière première même et le passé infini, moi l’écriture) d’écrire sur ce sujet apparent et manifeste, sur le sujet vrai de la côte de bœuf, c’est du même unique enroulement de ma vague qu’il s’agit, c’est-à-dire de mon vent de signes, de mon véhicule de pensée, de ma propre surface de marché&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à moins que je ne traite l’absence du dernier écrivain (qui m’a laissé en compagnie des femmes) et l’absence de la vache à lait (qui quitte la logique du monde avant de quitter le monde, qui n’a plus pour les hommes de ce monde-ci qu’une logique d’images, que j’imagine plus vives que les nôtres puisque plus animales, et que des noms d’animaux, une logique absolument étonnante, à la manière de celle de ma plus jeune fille, qui est, dit-on, l’héritière manifeste de la vache-mère, le croisement entre cette dernière et moi, l’inversion de mon sujet manifeste, la création, ici, d’un enfant : non plus la version de l’auteur, une coupe, non plus une révolution, non plus une découpe ou le partage du bœuf et de l’homme, non pas une côte créatrice, mais le croisement de l’homme et de la vache, cette fois) &lt;i&gt;comme un seul et même sujet&lt;/i&gt;, hurlant de vérité celui-là et non pas seulement illuminé, le sujet d’après l’apparaître et le disparaître, le sujet du croisement entre la côte de bœuf et la divinité de la vache, le sujet de la critique totale, celui qui suit la résurrection même des corps et le raffermissement de la &lt;i&gt;route des corps&lt;/i&gt;, un sujet hurlant, une matière hurlante qui a dépassé en intensité les cris mêmes de Zeina ou les gémissements des hyènes chinoises qui ont dévoré hier la côte réjouie de mon meilleur ami, comme le seul sujet qui fait que je reste à l’ombre de tout sujet, faisant du départ de l’écrivain et du départ de la vache-mère une seule et même chair à plier et à découper.&lt;/span&gt;&lt;--&gt;
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        <title>Côte de bœuf (II)</title>
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        <updated>2009-08-06T07:51:00+02:00</updated>
        <published>2009-08-06T07:51:00+02:00</published>
        <summary>  La cÔte de bœuf ou le sujet qui apparaÎt après que l’Écriture disparaÎt, le...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;La cÔte de bœuf ou le sujet qui apparaÎt après que l’Écriture disparaÎt, le sujet qui se dÉcoupe et qui se manifeste, qui se prÉsente À table, prÊt À manger, dans une introduction dans la matiÈre qui tient dÉsormais de l’ingestion et non plus de la fente, dans une consistance du sujet qui a l’air externe et qui se dÉtache comme un bloc&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(prêt à tomber et à m’écraser&amp;nbsp;? Ainsi mon livre achevé serait-il une côte de bœuf ? Ainsi l’auteur qui a fini son livre serait-il prêt à découper le sujet de la côte de bœuf et à manger ? Ainsi la lumière qui était &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot;&gt;rasante&lt;/a&gt; quand elle n’illuminait que les aspérités et les fentes de la surface de la table, c’est-à-dire qu’elle n’en révélait que les accidents et que les éléments incorporels – et pour cette raison impénétrables – mais que, pour cette même raison qui est la &lt;i&gt;matérialité&lt;/i&gt; de l’illumination rasante et de la continuité du fil de l’écriture, elle faisait pénétrer à l’intérieur de la matière première, insistante et non pas consistante, qui est ici celle de la contingence à la face unique et à la surface infiniment brisée ; ainsi cette lumière deviendrait-elle écrasante lorsque le sujet se détacherait et se découperait dans la lumière et qu’il deviendrait le sujet manifeste de la côte de bœuf ? Ainsi l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/26/la-fente.html&quot;&gt;introduction dans la matière&lt;/a&gt; première qui consiste à &lt;i&gt;continuer&lt;/i&gt; d’écrire malgré le fil absolument brisé et absolument arrêté (il a des arêtes), c’est-à-dire absolument recommencé, de l’écriture –&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car la &lt;i&gt;matière première&lt;/i&gt;, avant même l’apparition du sujet et de l’objet, est faite de la discontinuité, ou plutôt, de l’appui répété de l’existence sur le bord du vide&amp;nbsp;: l’appui indéfiniment répété dans le même sens, qui est le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/03/16/speculation-a-une-seule-face.html&quot;&gt;sens même de la contingence&lt;/a&gt; ; la matière première n’est pas l’existence de la matière ou même sa possibilité ; elle est la répétition et le réarmement du virtuel, le retirement et la relance de l’écrivain face au champ de ruines (il est re-tiré sur les ruines)&amp;nbsp;; elle est le vide de l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/14/hotel-palmyra-ii.html&quot;&gt;hôtel&lt;/a&gt; qui a la face des ruines (il est en face du site), qui est hanté par l’écrivain et traversé par les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/10/05/couloirs-labyrinthiques-du-service.html&quot;&gt;couloirs labyrinthiques du service&lt;/a&gt;, où ne se joue ni l’existence, ni la demeure, ni la possibilité, ni l’imagination, ni l’inspiration, mais le rester, qui est la clé de l’écrire, l’inversion de l’ordre du demeurer et du partir et de l’ordre même de la nécessité&amp;nbsp;; celle-ci n’étant plus la somme totale des possibilités mais l’inverse, c’est-à-dire la vitesse de retournement de l’écrivain qui n’a plus que l’exosquelette, dont le disparaître a également devancé l’apparaître et qui est devenu l’inverse de la nécessité de penser (ou de la pensée fondationnelle, ou de la pensée établie)&amp;nbsp;: il est devenu la seule possibilité restante mais inversée, c’est-à-dire qu’il est beaucoup moins que la somme des possibilités et même moins qu’une possibilité, puisqu’il s’agit, parmi toutes, de celle qui reste&amp;nbsp;; non pas qui reste au fond d’une boîte de possibilités mais qui inverse et le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/11/29/boite-signe-et-tour-du-monde.html&quot;&gt;signe de la boîte&lt;/a&gt; et le signe de la somme, c’est-à-dire qu’elle inverse le sens même de «&amp;nbsp;rester&amp;nbsp;», puisque c’est l’écrivain qui est &lt;i&gt;sommé&lt;/i&gt; ici de rester, en tout cas de ne pas partir avant d’avoir &lt;i&gt;écrit&lt;/i&gt; : seule façon d’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/30/le-champ-du-livre.html&quot;&gt;être et de rester sur les ruines&lt;/a&gt;, qui est la seule manière d’écrire&amp;nbsp;; seule manière d’y être sommé, appelé, enjoint&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la matière première n’est ni l’existence de la matière ni sa possibilité, mais l’écriture continuée, qui ne peut avoir lieu que sur la place, à l’&lt;i&gt;intérieur&lt;/i&gt; de l’accident et de la fente, c’est-à-dire sur le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/01/ouverture-du-marche.html&quot;&gt;marché&lt;/a&gt;, dans ce milieu continu de la discontinuité et de l’arrêt qui est une répétition, et qui revient à dire, ou plutôt qui le retourne éternellement, que la matière aurait pu &lt;i&gt;aussi bien&lt;/i&gt; exister que ne pas exister : non pas la matière ou son existence ou même sa possibilité ou sa pensée, mais tout simplement sa propre matière première, son passé et non pas sa pensée, ce qui est premier à elle, tout simplement sa contingence –&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ainsi l’introduction dans la matière première, à travers la fente de la table, deviendrait-elle l’introduction dans le vif du sujet, pour le trancher et le découper, celui qui se présente et qui se manifeste à table, le sujet prêt à manger, le sujet suivant et vivant, qui se découpe, de la côte de bœuf)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;ou plutÔt comme un quartier de viande, mais qui n’est pas transcendant pour autant, puisque le manger, À table, fait suite immanente au parler et À l’Écrire,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l’apparaître du sujet (manifestation et découpe du vif du sujet) fait suite à la disparition dans la fente et dans la matière de la table puis à la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/19/disparition-de-la-table.html&quot;&gt;disparition de la table&lt;/a&gt; en entier, c’est-à-dire qu’à ce tour (de magie) de la table, à cette &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/15/table-des-matieres.html&quot;&gt;révolution de son service&lt;/a&gt; et au fondement de sa compagnie (également appelé tour de table), à la constitution du sujet révolutionnaire de la table, doit bien succéder la manifestation de ce sujet&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et si ce sujet finit par nommer l’événement continuel du recommencement d’écrire, et après la disparition du support même de l’impossibilité d’écrire, par reconnaître dans ce dernier appui sur le vide son propre nom de sujet de l’écriture, il faut bien après cela, après cette résurrection par la &lt;i&gt;force des choses&lt;/i&gt;, que le sujet devienne vif et se manifeste&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la manifestation de la côte de bœuf et la découpe du vif du sujet faisant ainsi suite logique, et sans séparation d’avec le &lt;i&gt;plan de la table&lt;/i&gt;, à la fente et à l’incorporation&amp;nbsp;; la &lt;i&gt;logique des mondes&lt;/i&gt; faisant suite à l’&lt;i&gt;être et l’événement&lt;/i&gt; ; le fondement de la table ayant cette particularité que si l’écrivain se fonde en son sein par l’introduction de la fente, s’il en épouse la contingence et qu’il trouve dans l’écriture la mort et la fin de tout sujet, la ruine et le retournement de toute structure et de tout ordre établi, de tout squelette en exosquelette et de toute vitesse de progression en la vitesse infinie de la course de l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/05/cafard-royal.html&quot;&gt;insecte&lt;/a&gt;, alors, lorsque ce sujet sera prêt à se manifester (c’est-à-dire à manger, après s’être détaché) et la côte de bœuf à se découper, lorsqu’on sera prêt à trancher dans le vif du sujet, c’est encore du plan de la même table qu’il s’agira et cette manifestation du sujet ne fera que prononcer la &lt;i&gt;logique du monde de la table&lt;/i&gt; après que la fente et l’incorporation dans sa contingence en auront créé l’événement et fondé la compagnie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf apparaît et se manifeste (elle se découpe dans la lumière écrasante) après la disparition &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; l’écriture (génitif objectif puisque l’écriture est elle-même une disparition : non pas ce qui apparaît à table, ce qui s’y présente, prêt à être mangé et à s’introduire dans le vif du sujet, mais ce qui s’y dissimule et ce qui la fonde, le contraire de ce qui s’y assimile)&amp;nbsp;; c’est-à-dire que la côte de bœuf fait suite immanente à la disparition du &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, lequel, s’il me dit autoritairement sur quel sujet écrire après son départ, après la fin donc, et même la disparition, de la dernière écriture du dernier écrivain, doit lui-même être incorporé à la logique d’apparition de cette côte de bœuf comme dans un pli, et laisser mon sujet apparaître et se manifester – ce sujet de la côte de bœuf – comme le revers même de sa disparition, c’est-à-dire comme son ombre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car voici qu’avec la manifestation de la côte de bœuf, je touche au phénomène de la parution et de la sortie, du sujet qui se découpe dans la lumière, c’est-à-dire que dans cette sortie hors de la côte et hors du sujet, je touche également au domaine de la femme, tant cela se vérifiera toujours qu’elle sortira invariablement de la côte de l’homme et du sujet de la côte de bœuf, voulant systématiquement les changer, &lt;i&gt;n’assimilant pas&lt;/i&gt; ce qu’il y a d’homme dans la côte de bœuf&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car la côte de bœuf est l’éternel masculin, avais-je dit, c’est un sujet qui est de l’homme, mais qui, avant cela, a de l’homme&amp;nbsp;: la côte de bœuf, ou le sujet de la sortie, de la manifestation après la révolution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400; 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Ainsi la lumière qui était &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2008/12/19/rue-visconti.html&quot;&gt;rasante&lt;/a&gt; quand elle n’illuminait que les aspérités et les fentes de la surface de la table, c’est-à-dire qu’elle n’en révélait que les accidents et que les éléments incorporels – et pour cette raison impénétrables – mais que, pour cette même raison qui est la &lt;i&gt;matérialité&lt;/i&gt; de l’illumination rasante et de la continuité du fil de l’écriture, elle faisait pénétrer à l’intérieur de la matière première, insistante et non pas consistante, qui est ici celle de la contingence à la face unique et à la surface infiniment brisée ; ainsi cette lumière deviendrait-elle écrasante lorsque le sujet se détacherait et se découperait dans la lumière et qu’il deviendrait le sujet manifeste de la côte de bœuf ? Ainsi l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/26/la-fente.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/01/26/la-fente.html&quot;&gt;introduction dans la matière&lt;/a&gt; première qui consiste à &lt;i&gt;continuer&lt;/i&gt; d’écrire malgré le fil absolument brisé et absolument arrêté (il a des arêtes), c’est-à-dire absolument recommencé, de l’écriture –&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car la &lt;i&gt;matière première&lt;/i&gt;, avant même l’apparition du sujet et de l’objet, est faite de la discontinuité, ou plutôt, de l’appui répété de l’existence sur le bord du vide&amp;nbsp;: l’appui indéfiniment répété dans le même sens, qui est le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/03/16/speculation-a-une-seule-face.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/03/16/speculation-a-une-seule-face.html&quot;&gt;sens même de la contingence&lt;/a&gt; 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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la matière première n’est ni l’existence de la matière ni sa possibilité, mais l’écriture continuée, qui ne peut avoir lieu que sur la place, à l’&lt;i&gt;intérieur&lt;/i&gt; de l’accident et de la fente, c’est-à-dire sur le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/01/ouverture-du-marche.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/04/01/ouverture-du-marche.html&quot;&gt;marché&lt;/a&gt;, dans ce milieu continu de la discontinuité et de l’arrêt qui est une répétition, et qui revient à dire, ou plutôt qui le retourne éternellement, que la matière aurait pu &lt;i&gt;aussi bien&lt;/i&gt; exister que ne pas exister : non pas la matière ou son existence ou même sa possibilité ou sa pensée, mais tout simplement sa propre matière première, son passé et non pas sa pensée, ce qui est premier à elle, tout simplement sa contingence –&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ainsi l’introduction dans la matière première, à travers la fente de la table, deviendrait-elle l’introduction dans le vif du sujet, pour le trancher et le découper, celui qui se présente et qui se manifeste à table, le sujet prêt à manger, le sujet suivant et vivant, qui se découpe, de la côte de bœuf)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;ou plutÔt comme un quartier de viande, mais qui n’est pas transcendant pour autant, puisque le manger, À table, fait suite immanente au parler et À l’Écrire,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;l’apparaître du sujet (manifestation et découpe du vif du sujet) fait suite à la disparition dans la fente et dans la matière de la table puis à la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/19/disparition-de-la-table.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/19/disparition-de-la-table.html&quot;&gt;disparition de la table&lt;/a&gt; en entier, c’est-à-dire qu’à ce tour (de magie) de la table, à cette &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/15/table-des-matieres.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/15/table-des-matieres.html&quot;&gt;révolution de son service&lt;/a&gt; et au fondement de sa compagnie (également appelé tour de table), à la constitution du sujet révolutionnaire de la table, doit bien succéder la manifestation de ce sujet&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et si ce sujet finit par nommer l’événement continuel du recommencement d’écrire, et après la disparition du support même de l’impossibilité d’écrire, par reconnaître dans ce dernier appui sur le vide son propre nom de sujet de l’écriture, il faut bien après cela, après cette résurrection par la &lt;i&gt;force des choses&lt;/i&gt;, que le sujet devienne vif et se manifeste&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;la manifestation de la côte de bœuf et la découpe du vif du sujet faisant ainsi suite logique, et sans séparation d’avec le &lt;i&gt;plan de la table&lt;/i&gt;, à la fente et à l’incorporation&amp;nbsp;; la &lt;i&gt;logique des mondes&lt;/i&gt; faisant suite à l’&lt;i&gt;être et l’événement&lt;/i&gt; ; le fondement de la table ayant cette particularité que si l’écrivain se fonde en son sein par l’introduction de la fente, s’il en épouse la contingence et qu’il trouve dans l’écriture la mort et la fin de tout sujet, la ruine et le retournement de toute structure et de tout ordre établi, de tout squelette en exosquelette et de toute vitesse de progression en la vitesse infinie de la course de l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/05/cafard-royal.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/05/cafard-royal.html&quot;&gt;insecte&lt;/a&gt;, alors, lorsque ce sujet sera prêt à se manifester (c’est-à-dire à manger, après s’être détaché) et la côte de bœuf à se découper, lorsqu’on sera prêt à trancher dans le vif du sujet, c’est encore du plan de la même table qu’il s’agira et cette manifestation du sujet ne fera que prononcer la &lt;i&gt;logique du monde de la table&lt;/i&gt; après que la fente et l’incorporation dans sa contingence en auront créé l’événement et fondé la compagnie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;* * * * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;La côte de bœuf apparaît et se manifeste (elle se découpe dans la lumière écrasante) après la disparition &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; l’écriture (génitif objectif puisque l’écriture est elle-même une disparition : non pas ce qui apparaît à table, ce qui s’y présente, prêt à être mangé et à s’introduire dans le vif du sujet, mais ce qui s’y dissimule et ce qui la fonde, le contraire de ce qui s’y assimile)&amp;nbsp;; c’est-à-dire que la côte de bœuf fait suite immanente à la disparition du &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, lequel, s’il me dit autoritairement sur quel sujet écrire après son départ, après la fin donc, et même la disparition, de la dernière écriture du dernier écrivain, doit lui-même être incorporé à la logique d’apparition de cette côte de bœuf comme dans un pli, et laisser mon sujet apparaître et se manifester – ce sujet de la côte de bœuf – comme le revers même de sa disparition, c’est-à-dire comme son ombre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Car voici qu’avec la manifestation de la côte de bœuf, je touche au phénomène de la parution et de la sortie, du sujet qui se découpe dans la lumière, c’est-à-dire que dans cette sortie hors de la côte et hors du sujet, je touche également au domaine de la femme, tant cela se vérifiera toujours qu’elle sortira invariablement de la côte de l’homme et du sujet de la côte de bœuf, voulant systématiquement les changer, &lt;i&gt;n’assimilant pas&lt;/i&gt; ce qu’il y a d’homme dans la côte de bœuf&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car la côte de bœuf est l’éternel masculin, avais-je dit, c’est un sujet qui est de l’homme, mais qui, avant cela, a de l’homme&amp;nbsp;: la côte de bœuf, ou le sujet de la sortie, de la manifestation après la révolution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;--&gt;
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        <title>Côte de bœuf</title>
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        <updated>2009-07-28T09:32:00+02:00</updated>
        <published>2009-07-28T09:32:00+02:00</published>
        <summary>  Si la côte de bœuf est le sujet, À découper et À manger et dont on peut...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;Si la côte de bœuf est le sujet, À découper et À manger et dont on peut parler, pour ne pas dire l’écrire&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(manger ou parler, avait dit Deleuze ; absorber, ingérer, sombrer dans le mélange des corps, digérer&amp;nbsp;; ou glisser sur la surface du sujet sans l’approfondir, sans le décomposer et l’assimiler, courir à sa surface, communiquer avec sa totalité, le rendre fou et ne pas le faire disparaître, le faire &lt;i&gt;apparaître&lt;/i&gt; au contraire&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car manger c’est engloutir, et parler c’est préparer la seule destinée de la surface, celle qui vient après glisser et qui est marcher, celle de la coupure de la vérité que j’appelle &lt;i&gt;écriture&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;sinon que&lt;/i&gt; de Badiou qui dit qu’il n’y a que des corps – la profondeur et les mélanges, d’après Deleuze – et des langages – la surface du sens – &lt;i&gt;sinon qu’&lt;/i&gt;il y a des vérités et que celles-ci apparaissent&amp;nbsp;; ce qui signale pour moi le moment où la surface devient ferme comme un corps, où elle devient profonde, non pas de contenir des possibilités mais de déplier la notion entière de capacité, ne livrant plus ainsi à la surface, comme possibilité, que la &lt;i&gt;destinée&lt;/i&gt; de l’écriture, cette rupture à la fois avec le corps et avec le langage, cette procédure générique, ce &lt;i&gt;marché&lt;/i&gt; ; car l’écriture n’a pas de volume comme l’aurait un corps réel et elle n’est pas immatérielle, incorporelle, comme le serait le sens&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ainsi, après la vache folle – et n’est-ce pas ce qu’est devenue la vache-mère, la vache à lait ? –, je parle de rendre fou le bœuf par la communication totale avec son sujet qui a adopté, afin de pénétrer sa matière, le biais de la côte et non pas de la fente ; le sujet, je le rappelle, s’étant déplacé, dans mon traitement, de la pure surface immanente de la table et de l’écriture par crise et par fente qui ne laissait venir à moi les sujets que rasés par la table et non pas écrasés par la lumière (venir à moi comme la matière vient au vide, c’est-à-dire ne s’appuyant que sur le vide et ayant comme seul sens la contingence et l’imprévision du sujet, le &lt;i&gt;manque&lt;/i&gt; total de sujet&amp;nbsp;: ayant une fente pour toute matière, ou pour introduire dans la matière) au sujet consistant, et je dirais presque transcendant, que le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; m’impose avec autorité (devenant ainsi l’auteur de mon sujet), ce sujet qui me vient par après et qui est celui de la côte de bœuf&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;si bien que pour aborder ce sujet monumental, ce sujet vertical et dressé comme un sommet, je dispose désormais de la côte plutôt que de la fente&amp;nbsp;; la côte étant en ceci l’évolution &lt;i&gt;consistante&lt;/i&gt; de la fente que, tandis que cette dernière m’introduisait au sein de la matière par la simple opération de la table et du support de l’écriture – cela qui m’aidait, avais-je dit, à supporter l’impossibilité de nommer l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/19/disparition-de-la-table.html&quot;&gt;événement continuel&lt;/a&gt; de l’écriture et qui avait trouvé le moyen de me précipiter dans cette continuité en &lt;i&gt;remplaçant&lt;/i&gt; le vide qui aurait pu l’interrompre, en abolissant la distance non pas avec le sujet suivant, ce qui aurait eu pour conséquence de supprimer le vide et d’annuler l’écriture, mais la distance &lt;i&gt;avec&lt;/i&gt; le vide, transformant ainsi le vide en la chose même où j’étais précipité à la rencontre de mon sujet, la fente devenant la fracture même de l’écriture, cela qui me jette à la renverse dans le monde&amp;nbsp;: la réversibilité totale entre le vide et la matière qui trouvait dans cette totalité-là de quoi remplacer l’interruption et peupler à tout jamais le fil infiniment brisé mais désormais éternellement repris et retourné de l’écriture – tandis que la fente m’introduisait dans la matière en brisant infiniment la ligne de l’écriture, ce qui était la meilleure manière de me laisser écrire sans sujet et sans transcendant, à la surface de la pure immanence, en épousant la contingence (mais sans lui faire des enfants) et en la répétant sans l’épuiser ou jamais être épuisé par elle, la côte, quant à elle, &lt;i&gt;découpe&lt;/i&gt; le sujet consistant (et quel sujet que celui du bœuf&amp;nbsp;!) et n’est peut-être d’ailleurs que cela : une découpe ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;elle découpe le sujet de façon à l’introduire en moi, dans ma propre matière, à mieux me le faire manger ; la table émergeant et progressant ainsi elle-même, de support à ras de lumière, flirtant continuellement avec le vide, fondant l’écriture et l’écrivain en sa compagnie (une genèse ontologique mais pour cette raison encore sombre, non illuminée par le jour et par l’apparaître, non encore occupée par l’apparence du sujet et encore moins par sa vérité), en table à manger où les plats seraient cette fois &lt;i&gt;présentés&lt;/i&gt; (c’est dire s’ils apparaissent) et les convives rassemblés&amp;nbsp;; la côte de bœuf, ce biais, cette ascension par laquelle j’aborde la montagne de mon sujet, ayant ainsi réussi le prodige de me faire faire enfin, sur la table, le pas de côté qui consiste à éviter l’écrasement de l’insecte sous la masse subite du bloc de mon livre (cette façon de disparaître qui revient pour l’insecte à épouser &lt;i&gt;définitivement&lt;/i&gt; la surface, lui qui y courait et dont la structure apparente, qui l’y supportait et l’y faisait avancer à vitesse infinie était celle-là même qui signait, chez les individus moins insectes, leur disparition, à savoir leur squelette, devenue &lt;i&gt;apparente&lt;/i&gt; chez l’insecte, devenue exosquelette), une fois que ce bloc de mon livre achevé se serait détaché et précipité sur moi comme un monte-charge dont les câbles se seraient rompus&amp;nbsp;; car il ne faut pas oublier que ma carrière d’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/05/cafard-royal.html&quot;&gt;insecte révolutionnaire&lt;/a&gt;, celui-là même qui s’était introduit dans la cuisine et dans toute l’industrie de Xerum et qui renverse toute la catégorie de la prévision, se conclut par le détachement de ce gros bloc du &lt;i&gt;BLANK Swan&lt;/i&gt; &lt;span&gt;enfin rempli d’écriture, et par son atterrissage sur la surface du marché comme un aérolithe massif qui envoie courir à la ronde mille cafards terrorisés,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et d’autre part le prodige de me laisser sortir enfin de la table et de l’immanence du sujet, pour écrire enfin&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à côté&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du sujet&amp;nbsp;; ce qui est sans doute la meilleure façon pour moi d’admettre que j’écris sur un sujet extérieur, imposé, transcendant comme la côte de bœuf, un&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;hors sujet&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;total donc, imposé par le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dernier écrivain&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;que la table a fondé en ma compagnie, et posé sur la table, présenté même et découpé, la matière n’étant plus appuyée sur le vide (immanente&amp;nbsp;: cette table, cette écriture) mais devenue bœuf, la fente et l’interstice étant devenues côte et entrecôte, le sujet sans sujet, continuellement injecté dans l’écriture comme une chute continuelle et une brisure de tous les instants, étant devenu le sujet à absorber et à assimiler par excellence ; la matière à incorporer le plus véridiquement à la sienne ; bœuf et viande rouge comme devraient l’être toute substance et toute chair, et côte comme devrait l’être toute découpe et tout chemin de montagne pour aborder le sommet, côte comme devrait l’être cette partie de l’homme d’où est sortie sa première vérité, c’est-à-dire la femme, la fin de tout sujet, ou plutôt son changement&amp;nbsp;; car la femme n’a pas son pareil pour continuellement changer de sujet au lieu de s’y précipiter, pas plus, d’ailleurs, qu’elle n’a son pareil pour renvoyer faire cuire à la cuisine la côte de bœuf, pour ne pas dire la changer et la maquiller et la retourner dans son assiette, méconnaissable et couverte de sauce, encapuchonnée de champignons ou de je ne sais quelle mixture ensorcelée, elle, la genèse de tout sujet et la critique de chacun, elle le dernier sujet en date qui a donné aux écrivains de quoi manger et de quoi parler)&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;si donc la côte de bœuf est le dernier sujet [celui que m’impose le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, devenu l’auteur indirect de mon sujet, et qu’il pose à ma table dans un plat, découpé comme un vrai sujet en chair et prêt à être mangé,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;tant il est vrai que la compagnie de la table doit bien partager, après son fondement et sa raison d’être, après sa raison ontologique ou après son accident, c’est-à-dire après son irraison, sa contingence, après cela qui est purement et simplement l’introduction dans la matière&amp;nbsp;– car la fente, la contingence, est cela qui introduit dans la matière et qui la parcourt aussitôt dans le sens exact où celle-ci s’appuie sur le vide –&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(Et qui, mieux que la compagnie des écrivains, aurait-elle besoin de complément circonstanciel de matière et de préposition qui l’introduise&amp;nbsp;? Qui, mieux qu’un écrivain, doit-t-il &lt;i&gt;aborder&lt;/i&gt; un sujet, en éprouver la matière, dans une indécision préliminaire qui s’appelle&amp;nbsp;«&amp;nbsp;entrée en matière&amp;nbsp;», ou mieux rejoindre sa place à table &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; la matière, avant qu’on ne sache encore s’il doit pénétrer au sein de celle-ci ou s’il doit laisser le sujet – ainsi celui de la côte de bœuf – pénétrer la sienne et rejoindre son propre sein, dont il n’aurait jamais dû se séparer&amp;nbsp;?)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;tant il est vrai que la compagnie doit partager, après le fondement de la table et l’ontologie, cela qui se présente à table et qui y &lt;i&gt;apparaît&lt;/i&gt;, non pas son ontologie mais sa logique, son apparaître dans le monde, son intention, et qui est le repas : la &lt;i&gt;côte de bœuf&lt;/i&gt;, le sujet suivant, le sujet vivant, le sujet qui vient après la fin des sujets, apparaissant ainsi comme le sujet absolument illogique dans mon récit du fondement et de l’ontologie de la table (imprévu dans le parcours habituel de mon écriture au sein de la table où ne gravit aucun sujet transcendant – car le plan d’immanence de la table est insurmontable pour tout sujet pesant et transcendant –, pour ne pas dire, autour d’elle qui n’a aucun poids – car elle n’a que la matière, ce sens d’appui sur le vide, et aucun volume –, qu’il ne peut absolument &lt;i&gt;graviter&lt;/i&gt; aucun sujet) mais se révélant sans doute (avec la fulgurance d’une vérité, dirait Badiou) comme le sujet le plus logique une fois que la table sera &lt;i&gt;apparue&lt;/i&gt;, c’est-à-dire que c’est la logique de la table qui va désormais le pousser à exister, elle qui n’est plus fondée (ou fendue) pour écrire et pour filer cette matière-là, sans lumière, de l’écriture, mais absolument fondée pour manger],&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;c’est donc qu’il va me donner À Écrire et À manger et que mon Écriture, jusqu’alors souterraine, jusqu’alors fondÉe dans la matiÈre de la table et brisÉe comme sa contingence qui est un arrÊt, une meurtrière, une arme et une rÉpÉtition, va finir par apparaÎtre&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que le sujet ne peut plus lui venir du vide, sans prévenir, mais qu’elle doit elle-même le choisir désormais et qu’il doit lui &lt;i&gt;convenir&lt;/i&gt;, comme on choisit à table son plat, son sujet, comme on choisit la côte de bœuf. La côte de bœuf est le sujet de l’apparaître de mon écriture, après que la fente dans la matière aura été son fondement et sa répétition souterraine, le nom donné, en secret, au support de la continuité d’écrire ; c’est-à-dire qu’il est ma sortie dans le monde de l’apparaître et même de la mondanité (du spectacle ?) ; car ce n’est ni plus ni moins que l’invitation du &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; que j’accepte à le partager, sujet pour manger et pour partager, et qui a même du goût, je dirais, pour ne pas dire qu’il a du ventre et de l’estomac, qu’&lt;i&gt;il a de l’homme&lt;/i&gt; et qu’il est viril, qu’il &lt;i&gt;partage&lt;/i&gt; l’homme du bœuf, le premier découpant le second pour le manger, mais à peine (car j’ai vu des côtes de bœuf faire de l’homme un bœuf à part entière), les deux partageant la même côte au regard de la femme, celle dont elle sort et ce sujet, de la côte de bœuf, qu’elle doit toujours changer et renvoyer en cuisine&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car sortir de la côte de bœuf, de ce dernier sujet, de ce sujet &lt;i&gt;qui a de l’homme&lt;/i&gt; (avant que je ne dise qu’il a du bide, le pire étant que le sujet ne soit pas un succès&amp;nbsp;; enfin le public, à cette surface-là, à cette sortie-là, sous cette lumière-là, du spectacle, préfèrera sans doute le bide au vide), c’est, pour la femme, l’autre manière de dire qu’elle va le changer. La femme, donc, dans sa sortie qui a la logique de toutes les sorties (car on &lt;i&gt;sort&lt;/i&gt;, essentiellement, avec les femmes), ayant ainsi pour spécialité de changer le sujet que veut partager avec moi le dernier homme, mon ami qui va me manquer dans cette cité de femmes, avant qu’il ne me l’impose, en dernier écrivain, comme le sujet extérieur mais qui &lt;i&gt;sort&lt;/i&gt; enfin de la table, ayant remplacé sa matière par sa substance, sa fente par la découpe, sa chute et son abîme par la côte à gravir et par le sommet – c’est-à-dire que ce sujet, pour sortir enfin de moi à la manière de la femme, n’en est pas moins immanent, en fin de compte : simplement il fait suite à ma table, il lui fait honneur&amp;nbsp;; illogique certes, suivant le fil interne de mon écriture, mais logique, enfin, de la logique même de l’&lt;i&gt;apparaître de la table&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce sujet de la côte de bœuf comme le sujet d’après les sujets, un sujet essentiellement critique donc pour ne pas dire qu’il raconte la genèse de tout sujet (la genèse, dit Deleuze, est l’autre face de la critique). Et s’il m’est posé par le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, avant que celui-ci ne prenne son départ et ne disparaisse, me laissant tout seul dans la cité des femmes, à l’ombre de la côte de bœuf, il est clair que je vais m’en saisir à ma manière, c’est-à-dire que, tout extérieur qu’il soit, je ne peux pas l’aborder sans le coucher dans ma matière, sans que son apparaître n’émerge au ras de ma surface ; je ne peux pas ne pas faire suivre son apparaître à un disparaître (seule manière, par cette réversibilité, de laisser établi à la surface un équilibre d’intensité et de faire suivre le sujet qui apparaît, ce sujet d’après le dernier sujet, au sujet qui n’&lt;i&gt;est&lt;/i&gt; plus, qui n’est plus fondé), et ainsi la côte de bœuf n’apparaîtra-t-elle comme sujet chez moi qu’à l’ombre de R. M. et faisant suite à sa disparition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Nous partageons cette côte de bœuf, R. M. et moi, nous la mangeons à deux et bientôt nous l’écrirons à deux, mais pour ma part et de mon côté, dans ma manière de faire la lumière (ou l’obscurité) dans ce que j’écris, dans ma manière de faire apparaître un sujet, ou, à mon habitude, de disparaître dans l’écriture, ce qui est une autre façon de dire «&amp;nbsp;dans mon style&amp;nbsp;», je ne peux pas ne pas me séparer de R. M. dans l’angle d’approche, ou plutôt, dans la façon de plier le sujet, et ne pas rendre le sujet externe de la côte de bœuf interne à mon entreprise, c’est-à-dire qu’en partageant ce sujet avec lui, pour l’écrire, je ne pourrais que l’aborder comme le sujet que j’écris &lt;i&gt;après&lt;/i&gt; son départ et &lt;i&gt;par&lt;/i&gt; son départ même, le sujet, non pas qui me sépare de R. M., mais qui se confond avec sa séparation, qui me fait partager avec lui, aujourd’hui, son ombre et son départ. Sans doute l’écrirai-je dans l’ombre de R. M.&amp;nbsp;; car on dit également que l’&lt;i&gt;ombre&lt;/i&gt; se découpe, comme un sujet, comme celui de la côte de bœuf. Premier sujet écrit à deux avec ce grand écrivain, c’est-à-dire forcément écrit dans son ombre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, je veux l’écrire en restant ici, lui étant parti, c’est-à-dire que s’il est grand écrivain, il n’en est pas moins le dernier, et son ombre signifie ainsi son &lt;i&gt;départ&lt;/i&gt;, son absence, la suite après la fin et après le dernier, suivant laquelle il me restera donc à découper mon sujet, cette &lt;i&gt;côte de bœuf&lt;/i&gt;, et à l’aborder en y mêlant R. M., en faisant de R. M. ou de son départ l’autre coté de la côte de bœuf, non pas le bœuf en personne mais sa majesté, la force du bœuf, l’ascension, la montée (&lt;i&gt;bullish&lt;/i&gt;) de tout sujet, la genèse qui commence tout sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}   &gt; &lt;! 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de Badiou qui dit qu’il n’y a que des corps – la profondeur et les mélanges, d’après Deleuze – et des langages – la surface du sens – &lt;i&gt;sinon qu’&lt;/i&gt;il y a des vérités et que celles-ci apparaissent&amp;nbsp;; ce qui signale pour moi le moment où la surface devient ferme comme un corps, où elle devient profonde, non pas de contenir des possibilités mais de déplier la notion entière de capacité, ne livrant plus ainsi à la surface, comme possibilité, que la &lt;i&gt;destinée&lt;/i&gt; de l’écriture, cette rupture à la fois avec le corps et avec le langage, cette procédure générique, ce &lt;i&gt;marché&lt;/i&gt; ; car l’écriture n’a pas de volume comme l’aurait un corps réel et elle n’est pas immatérielle, incorporelle, comme le serait le sens&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;ainsi, après la vache folle – et n’est-ce pas ce qu’est devenue la vache-mère, la vache à lait ? –, je parle de rendre fou le bœuf par la communication totale avec son sujet qui a adopté, afin de pénétrer sa matière, le biais de la côte et non pas de la fente ; le sujet, je le rappelle, s’étant déplacé, dans mon traitement, de la pure surface immanente de la table et de l’écriture par crise et par fente qui ne laissait venir à moi les sujets que rasés par la table et non pas écrasés par la lumière (venir à moi comme la matière vient au vide, c’est-à-dire ne s’appuyant que sur le vide et ayant comme seul sens la contingence et l’imprévision du sujet, le &lt;i&gt;manque&lt;/i&gt; total de sujet&amp;nbsp;: ayant une fente pour toute matière, ou pour introduire dans la matière) au sujet consistant, et je dirais presque transcendant, que le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; m’impose avec autorité (devenant ainsi l’auteur de mon sujet), ce sujet qui me vient par après et qui est celui de la côte de bœuf&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;si bien que pour aborder ce sujet monumental, ce sujet vertical et dressé comme un sommet, je dispose désormais de la côte plutôt que de la fente&amp;nbsp;; la côte étant en ceci l’évolution &lt;i&gt;consistante&lt;/i&gt; de la fente que, tandis que cette dernière m’introduisait au sein de la matière par la simple opération de la table et du support de l’écriture – cela qui m’aidait, avais-je dit, à supporter l’impossibilité de nommer l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/19/disparition-de-la-table.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/05/19/disparition-de-la-table.html&quot;&gt;événement continuel&lt;/a&gt; de l’écriture et qui avait trouvé le moyen de me précipiter dans cette continuité en &lt;i&gt;remplaçant&lt;/i&gt; le vide qui aurait pu l’interrompre, en abolissant la distance non pas avec le sujet suivant, ce qui aurait eu pour conséquence de supprimer le vide et d’annuler l’écriture, mais la distance &lt;i&gt;avec&lt;/i&gt; le vide, transformant ainsi le vide en la chose même où j’étais précipité à la rencontre de mon sujet, la fente devenant la fracture même de l’écriture, cela qui me jette à la renverse dans le monde&amp;nbsp;: la réversibilité totale entre le vide et la matière qui trouvait dans cette totalité-là de quoi remplacer l’interruption et peupler à tout jamais le fil infiniment brisé mais désormais éternellement repris et retourné de l’écriture – tandis que la fente m’introduisait dans la matière en brisant infiniment la ligne de l’écriture, ce qui était la meilleure manière de me laisser écrire sans sujet et sans transcendant, à la surface de la pure immanence, en épousant la contingence (mais sans lui faire des enfants) et en la répétant sans l’épuiser ou jamais être épuisé par elle, la côte, quant à elle, &lt;i&gt;découpe&lt;/i&gt; le sujet consistant (et quel sujet que celui du bœuf&amp;nbsp;!) et n’est peut-être d’ailleurs que cela : une découpe ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;elle découpe le sujet de façon à l’introduire en moi, dans ma propre matière, à mieux me le faire manger ; la table émergeant et progressant ainsi elle-même, de support à ras de lumière, flirtant continuellement avec le vide, fondant l’écriture et l’écrivain en sa compagnie (une genèse ontologique mais pour cette raison encore sombre, non illuminée par le jour et par l’apparaître, non encore occupée par l’apparence du sujet et encore moins par sa vérité), en table à manger où les plats seraient cette fois &lt;i&gt;présentés&lt;/i&gt; (c’est dire s’ils apparaissent) et les convives rassemblés&amp;nbsp;; la côte de bœuf, ce biais, cette ascension par laquelle j’aborde la montagne de mon sujet, ayant ainsi réussi le prodige de me faire faire enfin, sur la table, le pas de côté qui consiste à éviter l’écrasement de l’insecte sous la masse subite du bloc de mon livre (cette façon de disparaître qui revient pour l’insecte à épouser &lt;i&gt;définitivement&lt;/i&gt; la surface, lui qui y courait et dont la structure apparente, qui l’y supportait et l’y faisait avancer à vitesse infinie était celle-là même qui signait, chez les individus moins insectes, leur disparition, à savoir leur squelette, devenue &lt;i&gt;apparente&lt;/i&gt; chez l’insecte, devenue exosquelette), une fois que ce bloc de mon livre achevé se serait détaché et précipité sur moi comme un monte-charge dont les câbles se seraient rompus&amp;nbsp;; car il ne faut pas oublier que ma carrière d’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/05/cafard-royal.html&quot; mce_href=&quot;http://apreslemarche.blogspirit.com/archive/2009/07/05/cafard-royal.html&quot;&gt;insecte révolutionnaire&lt;/a&gt;, celui-là même qui s’était introduit dans la cuisine et dans toute l’industrie de Xerum et qui renverse toute la catégorie de la prévision, se conclut par le détachement de ce gros bloc du &lt;i&gt;BLANK Swan&lt;/i&gt; &lt;span&gt;enfin rempli d’écriture, et par son atterrissage sur la surface du marché comme un aérolithe massif qui envoie courir à la ronde mille cafards terrorisés,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;et d’autre part le prodige de me laisser sortir enfin de la table et de l’immanence du sujet, pour écrire enfin&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;à côté&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;du sujet&amp;nbsp;; ce qui est sans doute la meilleure façon pour moi d’admettre que j’écris sur un sujet extérieur, imposé, transcendant comme la côte de bœuf, un&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;hors sujet&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;total donc, imposé par le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;dernier écrivain&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;que la table a fondé en ma compagnie, et posé sur la table, présenté même et découpé, la matière n’étant plus appuyée sur le vide (immanente&amp;nbsp;: cette table, cette écriture) mais devenue bœuf, la fente et l’interstice étant devenues côte et entrecôte, le sujet sans sujet, continuellement injecté dans l’écriture comme une chute continuelle et une brisure de tous les instants, étant devenu le sujet à absorber et à assimiler par excellence ; la matière à incorporer le plus véridiquement à la sienne ; bœuf et viande rouge comme devraient l’être toute substance et toute chair, et côte comme devrait l’être toute découpe et tout chemin de montagne pour aborder le sommet, côte comme devrait l’être cette partie de l’homme d’où est sortie sa première vérité, c’est-à-dire la femme, la fin de tout sujet, ou plutôt son changement&amp;nbsp;; car la femme n’a pas son pareil pour continuellement changer de sujet au lieu de s’y précipiter, pas plus, d’ailleurs, qu’elle n’a son pareil pour renvoyer faire cuire à la cuisine la côte de bœuf, pour ne pas dire la changer et la maquiller et la retourner dans son assiette, méconnaissable et couverte de sauce, encapuchonnée de champignons ou de je ne sais quelle mixture ensorcelée, elle, la genèse de tout sujet et la critique de chacun, elle le dernier sujet en date qui a donné aux écrivains de quoi manger et de quoi parler)&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;si donc la côte de bœuf est le dernier sujet [celui que m’impose le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, devenu l’auteur indirect de mon sujet, et qu’il pose à ma table dans un plat, découpé comme un vrai sujet en chair et prêt à être mangé,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;tant il est vrai que la compagnie de la table doit bien partager, après son fondement et sa raison d’être, après sa raison ontologique ou après son accident, c’est-à-dire après son irraison, sa contingence, après cela qui est purement et simplement l’introduction dans la matière&amp;nbsp;– car la fente, la contingence, est cela qui introduit dans la matière et qui la parcourt aussitôt dans le sens exact où celle-ci s’appuie sur le vide –&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(Et qui, mieux que la compagnie des écrivains, aurait-elle besoin de complément circonstanciel de matière et de préposition qui l’introduise&amp;nbsp;? Qui, mieux qu’un écrivain, doit-t-il &lt;i&gt;aborder&lt;/i&gt; un sujet, en éprouver la matière, dans une indécision préliminaire qui s’appelle&amp;nbsp;«&amp;nbsp;entrée en matière&amp;nbsp;», ou mieux rejoindre sa place à table &lt;i&gt;avant&lt;/i&gt; la matière, avant qu’on ne sache encore s’il doit pénétrer au sein de celle-ci ou s’il doit laisser le sujet – ainsi celui de la côte de bœuf – pénétrer la sienne et rejoindre son propre sein, dont il n’aurait jamais dû se séparer&amp;nbsp;?)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;tant il est vrai que la compagnie doit partager, après le fondement de la table et l’ontologie, cela qui se présente à table et qui y &lt;i&gt;apparaît&lt;/i&gt;, non pas son ontologie mais sa logique, son apparaître dans le monde, son intention, et qui est le repas : la &lt;i&gt;côte de bœuf&lt;/i&gt;, le sujet suivant, le sujet vivant, le sujet qui vient après la fin des sujets, apparaissant ainsi comme le sujet absolument illogique dans mon récit du fondement et de l’ontologie de la table (imprévu dans le parcours habituel de mon écriture au sein de la table où ne gravit aucun sujet transcendant – car le plan d’immanence de la table est insurmontable pour tout sujet pesant et transcendant –, pour ne pas dire, autour d’elle qui n’a aucun poids – car elle n’a que la matière, ce sens d’appui sur le vide, et aucun volume –, qu’il ne peut absolument &lt;i&gt;graviter&lt;/i&gt; aucun sujet) mais se révélant sans doute (avec la fulgurance d’une vérité, dirait Badiou) comme le sujet le plus logique une fois que la table sera &lt;i&gt;apparue&lt;/i&gt;, c’est-à-dire que c’est la logique de la table qui va désormais le pousser à exister, elle qui n’est plus fondée (ou fendue) pour écrire et pour filer cette matière-là, sans lumière, de l’écriture, mais absolument fondée pour manger],&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana; text-transform: uppercase;&quot;&gt;c’est donc qu’il va me donner À Écrire et À manger et que mon Écriture, jusqu’alors souterraine, jusqu’alors fondÉe dans la matiÈre de la table et brisÉe comme sa contingence qui est un arrÊt, une meurtrière, une arme et une rÉpÉtition, va finir par apparaÎtre&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; mce_style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;* * * * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est-à-dire que le sujet ne peut plus lui venir du vide, sans prévenir, mais qu’elle doit elle-même le choisir désormais et qu’il doit lui &lt;i&gt;convenir&lt;/i&gt;, comme on choisit à table son plat, son sujet, comme on choisit la côte de bœuf. La côte de bœuf est le sujet de l’apparaître de mon écriture, après que la fente dans la matière aura été son fondement et sa répétition souterraine, le nom donné, en secret, au support de la continuité d’écrire ; c’est-à-dire qu’il est ma sortie dans le monde de l’apparaître et même de la mondanité (du spectacle ?) ; car ce n’est ni plus ni moins que l’invitation du &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt; que j’accepte à le partager, sujet pour manger et pour partager, et qui a même du goût, je dirais, pour ne pas dire qu’il a du ventre et de l’estomac, qu’&lt;i&gt;il a de l’homme&lt;/i&gt; et qu’il est viril, qu’il &lt;i&gt;partage&lt;/i&gt; l’homme du bœuf, le premier découpant le second pour le manger, mais à peine (car j’ai vu des côtes de bœuf faire de l’homme un bœuf à part entière), les deux partageant la même côte au regard de la femme, celle dont elle sort et ce sujet, de la côte de bœuf, qu’elle doit toujours changer et renvoyer en cuisine&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;car sortir de la côte de bœuf, de ce dernier sujet, de ce sujet &lt;i&gt;qui a de l’homme&lt;/i&gt; (avant que je ne dise qu’il a du bide, le pire étant que le sujet ne soit pas un succès&amp;nbsp;; enfin le public, à cette surface-là, à cette sortie-là, sous cette lumière-là, du spectacle, préfèrera sans doute le bide au vide), c’est, pour la femme, l’autre manière de dire qu’elle va le changer. La femme, donc, dans sa sortie qui a la logique de toutes les sorties (car on &lt;i&gt;sort&lt;/i&gt;, essentiellement, avec les femmes), ayant ainsi pour spécialité de changer le sujet que veut partager avec moi le dernier homme, mon ami qui va me manquer dans cette cité de femmes, avant qu’il ne me l’impose, en dernier écrivain, comme le sujet extérieur mais qui &lt;i&gt;sort&lt;/i&gt; enfin de la table, ayant remplacé sa matière par sa substance, sa fente par la découpe, sa chute et son abîme par la côte à gravir et par le sommet – c’est-à-dire que ce sujet, pour sortir enfin de moi à la manière de la femme, n’en est pas moins immanent, en fin de compte : simplement il fait suite à ma table, il lui fait honneur&amp;nbsp;; illogique certes, suivant le fil interne de mon écriture, mais logique, enfin, de la logique même de l’&lt;i&gt;apparaître de la table&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce sujet de la côte de bœuf comme le sujet d’après les sujets, un sujet essentiellement critique donc pour ne pas dire qu’il raconte la genèse de tout sujet (la genèse, dit Deleuze, est l’autre face de la critique). Et s’il m’est posé par le &lt;i&gt;dernier écrivain&lt;/i&gt;, avant que celui-ci ne prenne son départ et ne disparaisse, me laissant tout seul dans la cité des femmes, à l’ombre de la côte de bœuf, il est clair que je vais m’en saisir à ma manière, c’est-à-dire que, tout extérieur qu’il soit, je ne peux pas l’aborder sans le coucher dans ma matière, sans que son apparaître n’émerge au ras de ma surface ; je ne peux pas ne pas faire suivre son apparaître à un disparaître (seule manière, par cette réversibilité, de laisser établi à la surface un équilibre d’intensité et de faire suivre le sujet qui apparaît, ce sujet d’après le dernier sujet, au sujet qui n’&lt;i&gt;est&lt;/i&gt; plus, qui n’est plus fondé), et ainsi la côte de bœuf n’apparaîtra-t-elle comme sujet chez moi qu’à l’ombre de R. M. et faisant suite à sa disparition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Nous partageons cette côte de bœuf, R. M. et moi, nous la mangeons à deux et bientôt nous l’écrirons à deux, mais pour ma part et de mon côté, dans ma manière de faire la lumière (ou l’obscurité) dans ce que j’écris, dans ma manière de faire apparaître un sujet, ou, à mon habitude, de disparaître dans l’écriture, ce qui est une autre façon de dire «&amp;nbsp;dans mon style&amp;nbsp;», je ne peux pas ne pas me séparer de R. M. dans l’angle d’approche, ou plutôt, dans la façon de plier le sujet, et ne pas rendre le sujet externe de la côte de bœuf interne à mon entreprise, c’est-à-dire qu’en partageant ce sujet avec lui, pour l’écrire, je ne pourrais que l’aborder comme le sujet que j’écris &lt;i&gt;après&lt;/i&gt; son départ et &lt;i&gt;par&lt;/i&gt; son départ même, le sujet, non pas qui me sépare de R. M., mais qui se confond avec sa séparation, qui me fait partager avec lui, aujourd’hui, son ombre et son départ. Sans doute l’écrirai-je dans l’ombre de R. M.&amp;nbsp;; car on dit également que l’&lt;i&gt;ombre&lt;/i&gt; se découpe, comme un sujet, comme celui de la côte de bœuf. Premier sujet écrit à deux avec ce grand écrivain, c’est-à-dire forcément écrit dans son ombre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; mce_style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Or, je veux l’écrire en restant ici, lui étant parti, c’est-à-dire que s’il est grand écrivain, il n’en est pas moins le dernier, et son ombre signifie ainsi son &lt;i&gt;départ&lt;/i&gt;, son absence, la suite après la fin et après le dernier, suivant laquelle il me restera donc à découper mon sujet, cette &lt;i&gt;côte de bœuf&lt;/i&gt;, et à l’aborder en y mêlant R. M., en faisant de R. M. ou de son départ l’autre coté de la côte de bœuf, non pas le bœuf en personne mais sa majesté, la force du bœuf, l’ascension, la montée (&lt;i&gt;bullish&lt;/i&gt;) de tout sujet, la genèse qui commence tout sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;--&gt;
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            <name>manu</name>
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        <title>le lacher prise (zen)</title>
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        <updated>2009-07-26T14:02:00+02:00</updated>
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        <summary> Vidéo des Voix boudhiste (janvier 2007)  selon Gérar Pilet maître zen le...</summary>
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          &lt;p&gt;Vidéo des Voix boudhiste (janvier 2007) &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=wTdcLs1VrXk&quot;&gt;selon Gérar Pilet maître zen le lâcher prise est une acceptation de ce qui arrive mais en en évitant les conséquences négatives&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>la manière dont un homme parle de Dieu</title>
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        <updated>2009-07-26T02:30:00+02:00</updated>
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        <summary>   &quot;Ce n'est pas par la manière dont un homme parle de Dieu, mais par la...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://manuavecnous.blogspirit.com/media/02/01/1219482583.jpg&quot; alt=&quot;SW.jpg&quot; id=&quot;media-384855&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&quot;Ce n'est pas par la manière dont un homme parle de Dieu, mais par la manière dont il parle des &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;choses terrestres&lt;/span&gt; qu'on peut le mieux discerner si son âme a séjourné dans le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;feu&lt;/span&gt; de l'amour de Dieu.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Là nul déguisement n'est possible. Il y a de fausses &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;imitations&lt;/span&gt; de l'amour de Dieu, mais non pas de la transformation qu'il opère dans l'âme, car on n'a aucune idée de cette transformation autrement &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;qu'en y passant soi-même&lt;/span&gt;.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Simone Weil, philosophe morte en 1943, Cahiers n°4, Ed Gallimard 2006, p189&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Table des matières (II)</title>
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        <updated>2009-07-22T09:11:00+02:00</updated>
        <published>2009-07-22T09:11:00+02:00</published>
        <summary>  J’attaque ce  livre  sur l’empirisme transcendantal de Deleuze où l’auteur...</summary>
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