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    <title>Last posts on société</title>
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            <name>Marcel Rivière</name>
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        <title>Mulet</title>
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        <published>2008-11-19T05:47:00+01:00</published>
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          Dans quelque ville que vous habitiez, je vous demande de bien chercher sur un plan : vous trouverez une &lt;strong&gt;&lt;em&gt;rue Mulet.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; L'âne, la mule et le mulet furent si longtemps les dévoués serviteurs de l'ingrate espèce humaine que cette amitié, au moins sur les plaques des rues, a dû laisser quelques traces à l'heure du triomphe de l'engin motorisé dans chaque petit bourg de France. Sinon, c'est à désespérer de nous tous ! Le mulet de nos aïeux n'avait pas de moteur, mais il avait les yeux doux. Et pour cela, il mérite bien l'attention ridicule de ce pauvre billet. A Lyon, la rue du Mulet se trouve dans le premier arrondissement. Elle est étroite, très étroite : genre de rue coupe-gorge que dut détester le bourgeois Stendhal lorsqu'il évoque ces rues lyonnaises humides et sales où n'entre jamais la saine lumière. Pas une seule boutique, alors que nous sommes en plein centre-ville et que la rue relie des artères très commerçantes (&lt;em&gt;Edouard Herriot&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;République). &lt;/em&gt;Très peu de largeur si bien que les voitures hésitent à s'y faufiler (devons-nous y lire une sorte de victoire post-mortem du brave mulet ?)Au seizième siècle, toutes les chroniques la dépeignent comme un véritable repaire de vagabonds, de ribauds, de paresseux, jouissant de quelque droit d'asile comme à Paris ceux du carreau du Temple. Les muletiers venant par le Rhône y passent pour rejoindre les foires et une auberge a pour enseigne le fidèle animal. L'antiquaire archéologue Jakob Spon habita dans cette rue, ainsi qu'Adamoli, agent de change et banquier à qui on donna une rue des pentes de la Croix-Rousse, un dessinateur de la fabrique qui fut jadis illustre, Claude Bugnard, et un avocat du nom de Repiquet, qui fut sénateur. Paix à son âme ! Voici pour les célébrités locales. Ah, pour finir : au 14 de la rue Mulet naquit en 1808 le peintre Simon Saint-Jean. Son père était tonnelier.&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ruesdelyon.blogspirit.com/media/00/01/1319897128.jpg&quot; id=&quot;media-280333&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;mulet.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Marcel Rivière</name>
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        <title>Chazeaux</title>
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        <updated>2008-11-15T05:18:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-15T05:18:00+01:00</published>
        <summary>Les ancêtres l'appelaient la montée de   Tire-Cul   ! 228 marches, fort...</summary>
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          Les ancêtres l'appelaient la montée de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Tire-Cul&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ! 228 marches, fort pénibles à gravir. Comme cette voie relie les bas de Fourvière aux hauts de Saint-Jean, elle est l'une des plus vieilles de Lyon. Au XVème siècle, on la désignait sous le nom &lt;em&gt;d'Escalier de Fonturbane,&lt;/em&gt; du nom de la source qui coulait à son sommet (la colline a toujours ruisselé enormément). Elle porta ensuite le nom de &lt;em&gt;montée du Ruer,&lt;/em&gt; c'est à dire du ruisseau. C'est l'échevin Philippe Gueston qui fit construire les degrés, à ses propres frais. Le nom de Chazeaux lui vient du monastère fondé en 1333 par Luce de Baudisner, dame de Cornillon. C'est Louis Maynard qui, dans son &lt;em&gt;dictionnaire de Lyonnaiseries&lt;/em&gt; (1932) nous raconte tout cela. J'aime cette précision digne du monde d'antan. Luce de Baudisner aussi, certainement, ne doit pas être mécontente qu'on parle d'elle sur le net, à l'heure de la galopante mondialisation.&lt;strong&gt; Les Chazeaux&lt;/strong&gt; étaient donc un prieuré de l'ordre de Sainte-Claire, dans le hameau du même nom, dans la paroisse de Firminy, au pays de Forez. Un jour, les religieuses passèrent sous l'ordre de Saint-Benoit, et leur monastère, qui fut transféré à Lyon en 1623, emporta avec lui le nom du petit hameau du Forez dans l'ancienne capitale des Gaules. La première abbesse, à dater de l'installation des religieuses dans notre ville, fut Gilberte-Françoise d'Amanse de Chaufailles, et c'est tout un univers que ce nom à tiroir évoque pour moi à l'instant que je le frappe lettre par lettre sur le clavier. La cadette, fort probablement, d'une famille d'austères aristocrates, qui trouva dans une carrière monacale finalement fort brillante un substitut à l'amour et la maternité. Chauffailles est une commune de la Bourgogne du Sud dont, probablement, elle était originaire. A quoi pouvait ressembler la ville lorsqu'un matin de 1623, Gilberte-Françoise et ses religieuses prirent possession de leur nouveau domaine, au-dessus des vieux quartiers aux toits fumants et de la cathédrale carillonnante ? La presqu'ile elle-même n'était pas entièrement contruite et, de l'autre côté du Rhône, il n'y avait encore rien, que des marécages et des joncs.En 1793, l'abbaye des Chazeaux devint un hopital militaire, puis un dépôt de mendicité. La catastrophe du 13 novembre 1930, qui coûta la vie à de si nombreuses victimes, signa l'arrêt de mort de ce vieux bâtiment chargé d'histoire.La montée des Chazeaux, quand on vient de quitter les Jardins du Rosaire et qu'on la prend pour descendre à Saint-Jean offre vraiment un très beau point de vue sur les toits de la primatiale et sur ceux du vieux Lyon. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ruesdelyon.blogspirit.com/media/02/00/1935536891.jpg&quot; id=&quot;media-278205&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;800px-Au_dessus_du_quartier_Saint-Jean.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Thierry</name>
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        <title>Journée mondiale de la gentillesse</title>
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        <updated>2008-11-14T12:11:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-14T12:11:00+01:00</published>
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        <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/">
          J'apprends grâce à un de mes &quot;friends&quot; sur Facebook que ce serait aujourd'hui la Journée mondiale de la gentillesse. Je ne sais pas qui l'a décrété mais, après la tentation d'en ricaner, je me dis que la gentillesse mérite bien d'être réhabilitée. D'abord, parce que la société que nous avons construite, surtout dans les grandes agglomérations, semble générer une animosité naturelle des humains les uns envers les autres. Où qu'ils se retrouvent, que ce soit dans la rue ou sur les quais des gares et des métros, dans les salles d'attente des aéroports ou les queues devant les cinémas - qu'ils soient à pied, à vélo ou en voiture - on a l'impression de silex qui, au moindre contact, peuvent faire des étincelles. Plus souvent que la gentillesse, c'est l'exaspération qui se manifeste, le procès d'intention, l'agressivité. L'autre raison pour laquelle, je crois, il faut réhabiliter la gentillesse, c'est qu'elle est trop souvent associée à l'expression &quot;se faire avoir&quot;. Pour moi, la gentillesse ne s'assimile pas à la faiblesse et, par exemple, à l'incapacité de dire non. On peut dire non - et dans certains cas, on doit dire non - tout en restant gentil - c'est-à-dire, à tout le moins, sans aboyer et au mieux en conservant pour l'autre un regard bienveillant. Teilhard de Chardin a écrit quelque part: &quot;La douceur est la première des forces parmi celles qui se voient&quot;. J'en suis, pour ma part, bien d'accord. Je lisais il y a quelques jours, dans Le Monde, que notre espèce est exposée à une pandémie potentielle. La source s'en trouve dans les élevages industriels de poulets. Si, élevée en masse, la volaille engendre la grippe aviaire, ce que l'accumulation humaine produit de spécifique au sein d'une société de consommation, c'est une forme de qui-vive, d'agressivité latente, prête à jaillir comme une épidémie. Il y a une pandémie qui s'attaque aux âmes. Elle ne tue pas, mais elle empoisonne. Il y a en outre des facteurs d'accroissement de cette tension permanente. Par exemple, en ce qui me concerne, cela fait près de six mois que je travaille à la conception et à l'organisation d'une journée de réflexion particulièrement pointue. Je me suis assuré la présence de trois experts d'une rare qualité. J'ai près de trente participants de tous les coins de France et de Navarre, ce qui est un record selon mes critères habituels, et j'ai même une poignée de personnalités externes pour faire bonne mesure. Et là, vlan! les syndicats de la SNCF annoncent une grève! Tous ces efforts, les décisions de près de quarante personnes, l'organisation de leur emploi du temps pour être là, sans parler des hôtels, des salles et des repas réservés, le salaire des intervenants, tout cela peut se retrouver à la poubelle en quelques heures. Et c'est - en plus - la deuxième fois depuis la rentrée.Alors, Mesdames et Messieurs les Syndicalistes des transports en commun, sans remettre en question le droit de grève, j'ai envie de vous dire que vous me faites copieusement... -&lt;em&gt; Heu... c'est la journée mondiale de la gentillesse... Faut que je le dise autrement!&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Respire, souris - on reprend! &lt;/em&gt;J'ai envie de vous dire que vous faites payer à ceux qui, normalement, ne vous en veulent pas, les difficultés que vous avez avec vos dirigeants. J'ai envie de vous dire que vous contribuez à la pollution des esprits, parce que vous déclenchez des émotions agressives à votre encontre et que, le jour de votre grève, il y aura encore plus de tensions entre les usagers de vos services. J'ai envie de vous dire que vous contribuez aussi à la pollution de la planète parce que, à cause de votre grève, il y aura plus de véhicules dans les rues et sur les routes, plus de pétrole consommé et plus de CO2 relaché dans l'atmosphère. Alors, pour conclure, j'ai envie de vous dire que vous manquez vraiment d'imagination stratégique. Il y a sûrement d'autres moyens de faire pression sur vos dirigeants que d'empoisonner la vie et le moral de ceux qui vous permettent d'exister. Mon ami Frédéric Le Bihan, de l'Ecole française d'Heuristique, et moi, on peut vous monter un séminaire de créativité si vous le souhaitez. Dans le cadre de la journée mondiale de la gentillesse.
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            <name>Marcel Rivière</name>
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        <title>Marronniers</title>
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        <updated>2008-11-14T05:24:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-14T05:24:00+01:00</published>
        <summary>Afin de lui donner une forme régulière, la place Bellecour (Lyon 2ème) avait...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://ruesdelyon.blogspirit.com/">
          Afin de lui donner une forme régulière, la place Bellecour (Lyon 2ème) avait été bordée, à l'Est, de quatre rangées de marronniers. On cachait ainsi les masures dites de &quot;Basses-Brayes&quot; -on y posait culotte !  La rue des Marronniers, appelée d'abord rue de Jérusalem, puis rue Neuve de Basses-brayes, a réellement pris figure vers 1715, lors de la construction des façades orientales de la place Bellecour (n° 2 à 10). La proximité du siège du Progrès, ouvrant sur la rue Bellecordière juste en face, anima le lieu pendant la plus grande partie du vingtième siècle. Impossible de ne pas citer tout d'abord le petit restaurant de &lt;strong&gt;la mère Jean &lt;/strong&gt; ( de son vrai nom Françoise Donnet), veillant sur ses volumineuses marmites où cuisaient en permanence petit salé et saucissons, à côté du fait-tout aux tripes et de la poële aux andouillettes. Impossible, non plus, d ene pas évoquer l'ombre de Planchon, et de son minuscule théâtre où devait débuter l'aventure qui le conduirait, pour le pire comme pour le meilleur, entre les murs villeurbannais du TNP. &quot;Il y eut dans cette rue, écrit Bernard Frangin, aux alentours des années cinquante, une singulière dictature intellectuelle. L'aura du maître chapeautait  inéxorablement les disciples qui jouissaient d'ailleurs tous d'un prestige incroyable auprès des papillons de nuit venant tourner autour des tables chargées de bière et à qui on laissait généralement l'honneur de régler l'addition. Le moindre planteur de clou du théâtre, face à l'homme de la rue, s'auréolait de l'irrémédiable privilège d'avoir badigeonné un pan du décor du saint des saints. &quot;  (Bernard Frangin, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Bistrots de Lyon&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, histoires et légendes). Avec ces souvenirs d'antan, nous sommes loin des marronniers, mais plus que jamais sur les planches !Aujourd'hui, la rue des Marronniers mise sur la carte rétro pour attirer le chaland. On ne peut même plus compter le nombre de petit restaurants récents vendant de l'andouillette authentique aux touristes qui s'y pressent de chaque coté de la rue, à même le pavé ou sur des terrasses en bois. Le petit théâtre de Planchon est devenu un cinéma et &quot;un lieu&quot; portant le nom de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Marronniers&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; s'est ouvert pour donner le change.  Quant aux marronniers de la place Bellecour, ils seront bientôt une légende : on en a déjà abattu un grand nombre, vieux, parait-il de cent cinquante ans, et arrivés à bout de souffle. C'est pour retrouver les ambiances du dix-septième siècle qu'on les a remplacés par les arbres qui trônaient par là à cette époque : des tilleuls. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ruesdelyon.blogspirit.com/media/01/00/1825945800.JPG&quot; id=&quot;media-277858&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;S7000808.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>clemenceau</name>
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        <title>LE DIMANCHE AU SOLEIL....</title>
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        <updated>2008-11-13T17:54:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-13T17:54:00+01:00</published>
        <summary>Après la liberté de travailler jusqu'à 70 ans c'est la liberte de travailler...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://front-europeen-et-republicain.blogspirit.com/">
          Après la liberté de travailler jusqu'à 70 ans c'est la liberte de travailler le dimanche que nous propose Nicolas Sarkozy &quot;&lt;em&gt;Pourquoi continuer d'empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ?,  &lt;/em&gt;&lt;em&gt;C'est un jour de croissance en plus&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;c'est du pouvoir d'achat en plus. Il faut quand même penser aux familles qui ont le droit, les jours où elles ne travaillent pas, d'aller faire leurs courses dans des magasins qui sont ouverts et pas systématiquement fermés&lt;/em&gt;.&quot; &lt;strong&gt;Mais alors pourquoi ne pas ouvrir les magasins 24 heures sur 24 c'est 8 heures de croissance en plus par jour !&lt;/strong&gt;Ce sujet est un serpent de mer récurrent. Mais le 4 novembre, d'après &quot;le Monde&quot; du 13/11/ 2008 le sujet était donc abordé lors de la réunion du groupe UMP de l'Assemblée nationale. Même à l'UMP , ce sujet ne fait pas l'unanimité.Et certains vont même comme Christian Jacob se rebeller en exprimant non pas un désaccor, pas encore mais des reserves. Pour ce dernier  une extension des dérogations qui préfigurerait une généralisation du travail dominical.Et oui Christian tout ce perd et les églises seraient vides. &lt;strong&gt;La proposition de loi rédigée par M. Mallié, prévoyant une &quot;expérimentation sur cinq ans&quot;, leur semblait, à cet égard, rendre le processus quasiment inéluctable. &quot;Le problème de l'expérimentation, admet le vice-président du groupe, Jean Leonetti (UMP, Alpes-Maritimes), c'est qu'à l'issue du délai soit on arrête, soit on généralise.&quot;&lt;/strong&gt;Bien vu Jean, mais surtout combien d'emplois seraient réellement créés.Jean-François Copé, toujours courageux  tente de gagner du temps. A l'issue de la réunion du 4 novembre, estimant que &quot;personne n'est vraiment au clair&quot; et qu'&quot;il y a des avis très différents&quot;, il indiquait que le groupe allait devoir &quot;travailler pour trouver une solution&quot;.  Il se disait &quot;pas certain qu'il y ait encore la place&quot; pour voter une proposition de loi avant la fin de l'année. Ca ne mange que très peu de pain, et surtout ça évite de se mettre les parlementaires à dos M. Sarkozy en bon démocrate n'apprécie guère ces tergiversations. Sans attendre la réunion du groupe de travail des députés UMP dont M. Copé avait annoncé la constitution, M. Mallié a redéposé le 12 novembre une nouvelle proposition de loi visant à &quot;définir les dérogations au repos dominical&quot;. &lt;strong&gt;Garde à vous fixe !&lt;/strong&gt;Et comme par hasard les proches de Nicolas, Luc Chatel, le secrétaire d'Etat chargé de la consommation, , se  félicitaient par anticipation dans Libération du 10 novembre : qu'&quot;Un compromis a été trouvé, c'est un pas important et Nicolas Sarkozy y tient&quot;, indiquait M. Chatel.Ce que confirmait  Roger Karoutchi qui laissait entendre, mercredi, que le texte pourrait être examiné &quot;courant décembre&quot; à l'Assemblée, tout en reconnaissant qu'il ne pourrait pas être définitivement adopté avant la fin de l'année.Après le coup de colère de Nicolas et le coup de filou de Copé même si cette loi est adoptée que changera t-elle ? &quot;Un jour de croissance en plus&quot; ? comme le dit Sarkozy avec sa politique de l'autruchePour la plupart des experts économiques, l'ouverture des commerces le dimanche n'entraînerait qu'un déplacement de l'activité commerciale. Les achats effectués ce jour-là ne le seraient plus ni en semaine ni le samedi, d'ailleurs Leclerc dans ce débat avait souligné que pour lui une ouverture le dimanche était une ouverture à perteLes grandes chaînes ou les magasins de grande taille  pouvant rester ouverts sept jours sur sept en seraient les seuls bénéficiaires, au détriment des commerces de proximité et des salariés , il y a peu il y aeu un conflit dont personne n'a parlé ou très peu de médias aux printemps hausmann et aux galeries lafayettes.&lt;strong&gt;Le seul point &quot;positif&quot; reste que le dimanche reste payé double. Mais question dans une société laïque pourquoi le dimanche plus qu'un autre jour à partir du moment où les magasins sont ouverts 7 jours / 7.&lt;/strong&gt;Il suffirait que l'employeur lorsqu'il embauche l'employé lui demande quel est le jour qu'il souhaite avoir comme jour de repos habituel.A partir du moment où le salariè aurait à travaillé durant cette journée pré définie qu'elle soit un mardi, un vendredi ou un dimanche, elle serait payée double &lt;strong&gt;Quant à moi bientôt je pourra chanter : Le dimanche au soleil c'est quelque chose qu'on aura jamais...chaque fois c'est pareil c'est quand on est derrière les carreaux, quand on travaille que le ciel est beau qu'il doit faire sur les routes, le dimanche au soleil...&lt;/strong&gt;
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        <author>
            <name>Thierry</name>
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        <title>De la bourse comme superstition</title>
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        <updated>2008-11-12T15:26:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-12T15:26:00+01:00</published>
        <summary>Ce même Alain dont j’ai donné hier un extrait considérait que l’art est un...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/">
          Ce même Alain dont j’ai donné hier un extrait considérait que l’art est un moyen de sublimer les passions par la résistance que la matière oppose au créateur, et il reprochait par exemple au béton d’être trop malléable pour remplir ce rôle. Qu’aurait-il dit des marchés financiers ! Et d’abord, aurait-il sans doute demandé, qui sont les « marchés financiers » ? Des hommes et des femmes qui, à New York, à Tokyo et ailleurs, soupèsent leur espoir de gagner et leur crainte de perdre. Or, immatériels, les marchés financiers donnent ce que l’on sait, ils ne sont qu’un démultiplicateur, dans le vide, de la peur et de l’espoir. Parce que sans matière, au lieu de purger nos passions, ils les exacerbent. Faire de l’argent avec de l’argent, c’est lacher la rêne à l’hybris. C’est entrer dans un monde de superstition où tout devient signe, où l'on croit voir les fantômes que l'on redoute et les anges que l'on espère. Mais jusques à quand nous contenterons-nous de pelleter des nuages ? 
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            <name>stranger</name>
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        <title>Yesss we can!</title>
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        <published>2008-11-07T20:28:00+01:00</published>
        <summary> Lu dans un rapport de Conseil d'administration:&quot;Le CA souhaite que soit...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://strangerinthenight.blogspirit.com/media/01/00/1570777660.gif&quot; id=&quot;media-274563&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;foofoo.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Lu dans un rapport de Conseil d'administration:&quot;Le CA souhaite que soit dissociée l’approche des sujétions « permanentes » ou en lien avec le poste ou la fonction de l’approche stimulatrice de l’efficience.&quot;Ma traduction est que le Conseil d'Administration dit quelque chose qui veut dire qu'il n'a rien à dire et qu'il ne veut rien dire mais qu'il faut remplir ce putain de compte rendu avec quelque chose.Une variante qui m'a été rapportée serait de penser que le peyotl hexagonal donne quelques résultats inattendus sur les managers français ou, autre variante, qu'ils sont infectés par un virus très dangereux: l'Imbeciltus Connardus de souche AB (ne pas confondre avec une souche mutante de la grippe aviaire quoique le caquetage particulier peut prêter à confusion).En pleine mutation depuis quelques années, l'Imbeciltus Connardus n'a pas de vaccin connu. Néanmoins un abattage préventif de masse est exclu pour le moment. Ce virus est le résultat d'un croisement de génome entre deux autres virus bien connus: le Trouducus commun et le Conauburos Vulgaris mieux connu de certains initiés sous la dénomination de Nanus Moustachus Febrilis. Seule prophylaxie connue: La dilatation de rate et des zygomatiques par électrochocs. Un protocole de soins à base de Bernadett-Soubirex a bien été élaboré dès le XIXeme siècle. Très controversé dans le milieu médical, il garde néanmoins de nombreux adeptes à ce jour.La pathologie, de type nosocomial, exige le port du casque lourd et de pincettes. En général ceux qui en sont frappés ne guérissent jamais, tout comme pour le paludisme. Une rémission est possible par l'isolation totale prolongée dans un endroit calme et clos type cellule capitonnée, île déserte ou cage à gorille (avec le gorille dedans, c'est plus rapide parait-il). La maladie peut être déclenchée par voie sexuelle parait-il, notamment en cas de masturbation prolongée alors qu'apparaissent les premières ampoules au gland. Le manuel ne dit rien sur l'influence prophylactique ou préventive du gorille, ni le niveau d'apaisement qu'il procure en ce cas précis.Un collègue m'a également suggéré que le propos signifiait que le système de primes aux résultats serait renforcé, mais j'ai quelques doutes sur cette hypothèse. Yessss!
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            <name>JB</name>
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        <title>Obama/McCain... vus de France</title>
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        <updated>2008-11-05T20:22:44+01:00</updated>
        <published>2008-11-05T20:22:44+01:00</published>
        <summary>  Comme d’ici peu, on ne parlera plus du tout de John McCain, je pense qu’il...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/00/02/2033859785.jpg&quot; id=&quot;media-273606&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;mccain_obama.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Comme d’ici peu, on ne parlera plus du tout de John McCain, je pense qu’il n’est pas inutile de citer quelques paroles qu’il a prononcées pour déclarer sa défaite.Je trouve plutôt admirable le discours tenu et je me demande si, hélas, un tel discours serait possible en France, tant il est vrai que toute opposition dans notre pays a tendance à considérer le parti d’en face comme le &quot;diable&quot; en personne. Mais sans doute est-ce parce que nous sommes plus &quot;matures&quot; que les Américains… Alors bien sûr il faudra voir si, dans les faits, McCain aidera effectivement Obama autant qu’il le peut à relever les défis de demain, toutefois avoir fait une telle déclaration &quot;d’union sacrée&quot; suffit à susciter mon respect. &lt;em&gt;&quot;Le peuple américain a parlé, et il a parlé clairement. Il y a un instant, j'ai eu l'honneur d'appeler le sénateur Barack Obama pour le féliciter d'avoir été élu président de ce pays que nous chérissons tous les deux (…) C'est une élection historique et je comprends la signification particulière qu'elle peut revêtir pour les Africains-Américains, ainsi que la fierté qui doit être la leur ce soir.(…)Il y a un siècle, l'invitation à dîner à la Maison Blanche lancée par le président Theodore Roosevelt [modèle politique de John McCain] à Booker T. Washington [un ancien esclave devenu porte-parole de la communauté noire américaine, premier Noir à être invité à la Maison Blanche] avait été considéré comme un outrage dans certains cercles. L'Amérique d'aujourd'hui est à des années-lumière de l'intolérance cruelle et abominable de cette époque.(…)Ces temps sont difficiles pour notre pays. Et je promets ce soir [à M. Obama] de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider à nous faire traverser les épreuves qui nous attendent. Je demande à tous les Américains, à tous les Américains qui m'ont soutenu, non seulement de se joindre à moi pour féliciter [le sénateur Obama] mais également pour offrir à notre futur président notre bonne volonté et notre détermination pour parvenir aux compromis nécessaires afin d'aider à restaurer notre prospérité, de défendre notre pays dans un monde dangereux et de laisser à nos enfants et à nos petits-enfants un pays meilleur et plus fort que celui que nous avons reçu en héritage.&quot;&lt;/em&gt;
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        <author>
            <name>Nelly MARGOTTON</name>
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        <title>Le temps des héros</title>
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        <updated>2008-11-03T21:17:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-03T21:17:00+01:00</published>
        <summary>  Chaque époque fabrique ses   héros  , chaque société&amp;nbsp;met en...</summary>
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           &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Chaque époque fabrique ses &lt;strong&gt;&lt;em&gt;héros&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, chaque société&amp;nbsp;met en lumière&amp;nbsp;les figures &lt;span style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;d'héroïsme reflétant souvent les fantasmes de tout un peuple, répondant aux attentes pas toujours exprimées de ceux qui, mécontents de leur sort, frustrés vis à vis de désirs inassouvis,&amp;nbsp;et victimes d'eux-mêmes et d'une personnalité qui ne semble pas répondre à leurs aspirations extrêmes, retrouvent dans l'image de personnages réels ou fruits de l'imagination, une &lt;strong&gt;réponse&lt;/strong&gt;, un &lt;strong&gt;réconfort&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;la &lt;strong&gt;possible identification&lt;/strong&gt; de ce qu'ils pensent pouvoir donner,&amp;nbsp;un &lt;strong&gt;modèle idéal&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Hier, &lt;strong&gt;Sébastien &lt;span class=&quot;misspellet&quot; style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;Loeb&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Lewis Hamilton&lt;/strong&gt; ont endossé le rôle des héros ponctuels, des héros d'un jour ou un peu plus, de ceux qui rentreront dans l'histoire de leur sport, y laissant l'empreinte de leur &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;exploit&lt;/span&gt; et de leur esprit combattif. Les petits garçons, et les grands aussi, et bien sûr quelques femmes ont applaudi, célébré, vénéré... Encore quelques jours, quelques mois.&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Il y a quelques semaines, on acclamait &lt;strong&gt;Ingrid Bétancourt&lt;/strong&gt;, femme et mère courage, symbole de la liberté et révélation des souffrances d'un peuple et de ses combats, otage trop longtemps et finalement de retour parmi les siens, heureuse et prête de nouveau&amp;nbsp;à poursuive le&amp;nbsp;combat. Les téléspectateurs et&amp;nbsp;tous les lecteurs et auditeurs étaient émus, célébraient cette femme, et oubliant ce qui faisait d'elle un être humain &lt;span style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;soucieux de retrouver les siens et son bonheur, ils étaient à l'affût de tous les signes prouvant son caractère &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;extraordinaire&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Il y a quelques années, &lt;strong&gt;Jean Moulin&lt;/strong&gt;, symbole de la résistance, était obligé de se cacher comme un anonyme afin de mener au mieux ses combats et les objectifs de libération de la France et des autres pays occupés. Il est le héros qui au prix de sa souffrance et de sa vie symbolise le libérateur de la République Française, récompensé par l'éternité que procure une place au &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Panthéon&lt;/span&gt;. Il est dans tous les livres d'histoire, certaines rues, écoles,universités, instituts, portent son nom.&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;On pourrait rajouter des héros de fiction, Robin des Bois, Hercule, et tellement d'autres, antiques ou contemporains, occidentaux ou orientaux... Des légendes d'un jour ou de toujours... dans lesquelles on va placer ses &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;espoirs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Aujourd'hui, la crise financière, la crise économique, la crise alimentaire ont fait perdre leurs repères à tous les hommes de la terre. Plus que jamais, ceux qui seront capables d'incarner la figure du héros sauront emporter la foule... &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Danger&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;On fait déjà de &lt;span class=&quot;misspellet&quot; style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;Barack&lt;/span&gt; Obama un héros! On nous le présente comme tel partout,&amp;nbsp;dans&amp;nbsp;tous les médias.&amp;nbsp;Il reçoit des soutiens de toute part, et surtout, les partis politiques de tout bord dans chaque pays se l'arrachent, et récupèrent son image telle celle d'une icône qu'on brandit comme un étendard, afin de ramener sur eux un peu d'attention qui le leur était pas spontanément destinée. Une incroyable effervescence entoure ce personnage, qui a réussi la prouesse de passer du stade du parfait inconnu il y a encore 4 ans&amp;nbsp;à celui qui va représenter le &lt;strong&gt;renouveau du modèle occidental&lt;/strong&gt;... par certains aspects, certes. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Mais &lt;span class=&quot;misspellet&quot; style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;Barack&lt;/span&gt; Obama n'a pas encore agi&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Il est en campagne. La ferveur représentant le moteur de ses soutiens, doit surtout l'encourager&amp;nbsp;à changer le monde, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;à long terme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;... et pas à mettre la pression à celui qui au moindre dérapage ou à la première bifurcation par rapport à des engagements, prendra la figure du méchant capitaliste entretenant un système qui ne convient pas, ou adaptant ses décisions à des valeurs qui ne sont pas les nôtres. Tout simplement parce que, immobiles et bouche bée d'admiration, nous attendons trop de cet homme qui n'est pas - encore - un&amp;nbsp;héros, pour nous et pour notre sort... Et nous oublions de construire une Europe qui n'est pas incarnée par un héros, mais qui en-elle-même porte le destin de héros anonymes qui ne savent pas où donner de leur énergie parce que les références sont trop floues... Une Europe héroïne par des choix de société fondés sur les valeurs de l'humanisme.&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;A nous, militants actifs, de choisir nos héros... Ceux qui symbolisent simplement un espoir... qu'il faudra entretenir et ne pas décevoir.&amp;nbsp;Ou alors ceux qui existent et qu'on ne voit pas, parce qu'ils ne sont pas sous les projecteurs, loin de là, à l'image d'un vieux continent, qui ne reste qu'un&amp;nbsp;VIEUX continent, si on admire toujours&amp;nbsp;ailleurs, et qu'on ne procure pas nos propres&amp;nbsp;réponses, ou alors qu'on ne sait&amp;nbsp;pas les lire.&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Demain est un autre jour :) et il ne faut pas nier tous les enjeux de cette campagne qui dépassent bien entendu ce débat.&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0&quot; classid=&quot;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/BmKMkXV_US4&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&quot; /&gt; &lt;embed allowfullscreen=&quot;true&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/v/BmKMkXV_US4&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Thierry</name>
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        <title>Pendant ce temps, il y en a qui agissent...</title>
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        <updated>2008-11-03T14:22:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-03T14:22:00+01:00</published>
        <summary>J’ai profité d’une semaine de vacances dans le Devon pour rencontrer un...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/">
          J’ai profité d’une semaine de vacances dans le Devon pour rencontrer un véritable acteur du changement de société*. Rob Hopkins est basé à Totnes, ville de 8000 habitants, première «Transition Town»** et aujourd’hui chef de file d’un nombre croissant de villes, de quartiers, d’îles, de communautés diverses qui, au Royaume-Uni et dans le monde, en découvrant ce qui s’y passait, lui ont emboîté le pas. Pourtant, ce qu’on peut y observer n’a pour le moment rien de spectaculaire. Des gens de bonnes volontés se retrouvent, échangent, animent des réunions – à la fois avec enthousiasme et paisiblement. Le point de départ de ce processus : la conviction que l’ère du pétrole bon marché est révolue et que les conséquences, quand on les regarde de plus près, seront immenses. Que devient, en effet, la mondialisation avec une énergie de plus en plus coûteuse ? Que deviennent nos modes de production, nos façons de vivre et de consommer ? Oh ! bien sûr, on ne sent pas encore sur notre gorge le froid de la lame. Comme toutes les victimes d’une addiction, on espère que le sevrage n’est que pour demain, qu’on va pouvoir en profiter encore un peu. Et, à l’ultime instant, on fera même comme Marie Stuart qui, la tête sur le billot, mendiait: « Encore une petite minute, monsieur le bourreau… »Outre le processus que j’évoquais, ouvert et sans violence, ce qui m’a frappé lors de mon entretien avec Rob Hopkins, c’est qu’il pose cette échéance énergétique non comme une sorte de punition, une épreuve à surmonter ou un régime draconien à subir, mais comme une heureuse opportunité offerte à nos aspirations. Une opportunité de remettre de l’harmonie entre notre espèce et l’écosystème dont elle dépend. Une opportunité de remettre aussi de l’harmonie entre les humains eux-mêmes que la généralisation d’un éthos de concurrence dresse les uns contre les autres. Une opportunité de reprendre possession de nous-mêmes dans un monde de racolage aussi permanent que futile. Au final, une opportunité de recréer du bonheur car, obsédés de consommations matérielles et de satisfactions narcissiques, nous nous sommes éloignés des sources de celui-ci. C’est aussi la chance - rare à vrai dire dans le cours d’une vie – de participer à une grande aventure : celle de contribuer directement, là où l’on vit, à la construction d’une nouvelle civilisation. Le foisonnement d’initiatives engendré par les premiers pas de Rob Hopkins à Totnes montre l’aspiration du cœur humain à vivre autre chose que le monde que nous avons construit et qui maintenant nous échappe. Reste que, y compris à l’intérieur de nous, les représentations mentales ont la vie dure. Notamment celles qui ont fait de la mondialisation économique un étalon du progrès et qui affirment que « biggger and bigger is more and more beautiful ». Ne soyons pas surpris si les résistances se multiplient et se durcissent : aucun être, fût-il idéel, n’aime regarder sa mort en face. Mais pourquoi se soucier du terrain idéologique ? Nous sommes libres : agissons !Si vous voulez en savoir plus : http://totnes.transitionnetwork.org/PS : si la démarche vous intéresse, on peut imaginer d’en parler de vive voix. Faites-vous connaître et on organisera une soirée ! * Cf le livre des sociologues Paul H. Ray et Sherry Ruth Anderson : L’émergence des créatifs culturels, éditions Yves Michel.** Littéralement : ville de transition.
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            <name>Nelly MARGOTTON</name>
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        <title>Nous devons fournir les munitions!</title>
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        <updated>2008-10-27T21:28:00+01:00</updated>
        <published>2008-10-27T21:28:00+01:00</published>
        <summary>   Inutile de refaire un énième compte-rendu de la Conférence Nationale, vous...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dansmabesace.blogspirit.com/">
           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: Verdana, Geneva, Arial, Sans-serif;&quot;&gt;Inutile de refaire un énième compte-rendu de la Conférence Nationale, vous pouvez en lire partout et sur les meilleurs blogs&amp;nbsp;! cf. par exemple celui de Marie-Anne chez &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.francedemocrate.info/spip.php?article611&quot;&gt;France Démocrate&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et bien sûr toutes les vidéos sur &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mouvementdemocrate.fr/&quot;&gt;le site officiel du MoDem&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: Verdana, Geneva, Arial, Sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, Geneva, Arial, Sans-serif;&quot;&gt;Faisons donc plutôt un petit commentaire&amp;nbsp;! Outre le grand plaisir de revoir quelques connaissances et surtout &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lantredekag.fr/&quot;&gt;mes bloggeurs préférés&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: Wingdings; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'; mso-char-type: symbol; mso-symbol-font-family: Wingdings;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-char-type: symbol; mso-symbol-font-family: Wingdings;&quot;&gt;J&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, de discuter très rapidement avec Jean-François Kahn (notre probable future tête de liste!), j’ai également pu apprécier la qualité des interventions des invités de la Conférence Nationale&amp;nbsp;! (je vais éviter de préférence de commenter la partie «&amp;nbsp;vote des amendements&amp;nbsp;», particulièrement la partie «&amp;nbsp;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;revote&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» de l’amendement n°3, …, ceux qui me connaissent ayant compris mon ironie, …) .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: Verdana, Geneva, Arial, Sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: Verdana, Geneva, Arial, Sans-serif;&quot;&gt;Donc quelques commentaires sur la synthèse de ce que je retiendrai de cette belle journée, et qui en plus d’alimenter tous nos prochains travaux, me permettra avant tout de donner quelques menus&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ( du «&amp;nbsp;rapide&amp;nbsp;» au «&amp;nbsp;dégustation&amp;nbsp;») à ma besace :-).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: Verdana, Geneva, Arial, Sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: Verdana, Geneva, Arial, Sans-serif;&quot;&gt;Tout d’abord je reviendrai sur le &lt;span style=&quot;color: #ff6600; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Commando&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; que François Bayrou appelle de manière forte. Maintenant que l'étape de construction est passée et que nous sommes ce qu'il nomme un vrai &quot;commando&quot; en ordre de marche, il est temps de briser les tentations et tentatives de rapports de force que certains essaient de constituer, stop aux clans et groupes d'opposition dignes des sketches de l'assemblée nationale ou de certains conseils municipaux. Notre président, dans son discours d'ouverture,&amp;nbsp;rappelle que dans le cadre de la crise et de la remise en cause de tout ce qu'on croyait acquis dans notre monde, il est tems d'exiger pour nous tous de l'unité, de la solidarité, afin de représenter une vraie force de proposition pour notre société.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;(nous devons être un mouvement de démocratie avant de devenir un instrument de démocratie... pour plus de détails, je ne répèterai pas ce que j'ai écrit &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://dansmabesace.blogspirit.com/archive/2008/10/23/democratie-quand-tu-nous-tiens.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; il y a quelques jours, à savoir que la démocratie est une organisation qui prend en compte en son sein&amp;nbsp;les différences et les conflits, alors que les clans ne pratiquent que l'exclusion... ce qui ne peut être acceptable qu'en période d'élections internes... Stop au nombrilisme des nostalgiques d'un leadership de façade).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: Verdana, Geneva, Arial, Sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: Verdana, Geneva, Arial, Sans-serif;&quot;&gt;Ensuite, je reviens sur l’évocation de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;l’incompétence de nos élites dirigeantes à tirer profit des constats&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. S'il y a bien un point sur lequel pouvaient s'accorder unanimement Nicole Maestracci,&amp;nbsp;Robert Rochefort, Michel Camdessus, Jean-François Kahn, François Bayrou etc, c'est celui qui concerne le &lt;strong&gt;gaspillage des compétences&lt;/strong&gt; et des résultats des travaux, annonciateurs de crise économique, financière et sociale, et dont on n'a pas su suffisament fortement mettre en lumière &lt;strong&gt;l'essence&lt;/strong&gt;, afin d'alerter&amp;nbsp;sur les&amp;nbsp;risques de certaines décisions. Que doit-on en conclure sinon qu'il faut aujourd'hui beaucoup de &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;&lt;strong&gt;courage&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; à un dirigeant politique qui doit assumer les conséquences des erreurs préalables commises par ses prédecesseurs, et dire la vérité haut et fort à ses compatriotes, &lt;strong&gt;combattre les lobbies&lt;/strong&gt; qui feront tout pour monter le son des discours qui leur permettent de poursuivre leur besogne? Qu'il faudra trouver la force de&amp;nbsp;mettre en oeuvre les seules réformes qui répondent aux constats des&amp;nbsp;observateurs et qui découlent d'une véritable approche globale fondée sur des valeurs humanistes et morales, alors que tous les obstacles qu'on dressera sur la route tendront à créer, dans un climat d'euphorie, le retour de l'appât du gain, de l'égoïsme, du court-termisme et de la satisfaction de son propre intérêt (immédiat)?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;La voix d'une personne ou d'un groupe isolé n'ouvrira pas les portes de la réalisation de ce type de projet. D'où &lt;strong&gt;l'intérêt du commando&lt;/strong&gt;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La société est bien réelle. Elle est composée d'hommes et de femmes qui construisent eux-même leur avenir, en s'appuyant sur des modèles et des références qu'ils comprennent, et qui doutent et détruisent leur avenir quand ils ne comprennent plus de quoi on leur parle, parce qu'ils refusent de se soumettre à l'élan qui les entraîne vers l'inconnu, et les conduit à croire que la somme des intérêts particuliers formera comme par magie l'intérêt général...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Notre mouvement démocrate a du travail qui l'attend, mais surtout, nécessite la mise en valeur&amp;nbsp;de leaders courageux et déterminés, résistants face à ceux qui leur feront croire que tout va s'arranger grâce à des solutions de fortunes agrémentées de discours démago et&amp;nbsp;porteuses&amp;nbsp;d'idéologies dépassées et guerrières, qui malgré tous les &quot;plus jamais çà&quot; ne sauront que nous accompagner vers des dynamiques d'exclusion et d'affaiblissement des plus faibles, et des plus forts aussi. Commissions thématiques et engagement, ténacité et action, nous ne devons plus seulement être de grands discoureurs prêts à critiquer tout ce qui se fait, proposons enfin le modèle de société vers lequel nous tendons, de manière pragmatique et concrète.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;Commando&lt;/span&gt;...! en &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;marche&lt;/span&gt;! &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;Uniforme&lt;/span&gt; humaniste, &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;mission&lt;/span&gt; de &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;reconnaissance&lt;/span&gt; en action, préparons la &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;sauvegarde&lt;/span&gt; des valeurs de notre Europe et de ses racines, organisons les &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;combats&lt;/span&gt; contre les&amp;nbsp;discours fondés sur l'avoir, &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;résistons&lt;/span&gt; face à l'&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;ennemi&lt;/span&gt; immoral et sans foi ni loi, les &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;fusiliers&lt;/span&gt; orange en &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;embuscade&lt;/span&gt; n'attendent que les &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;commandements stratégiques&lt;/span&gt; des &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;états major&lt;/span&gt; organisant la &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;sécurité&lt;/span&gt; de la planète...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Au bouloooooooooooooooooooooooooooooot! (parce que pour l'instant, comment dire, nous sommes un peu à court de ... &lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;munitions&lt;/span&gt;...mais pas de volonté)&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Nelly MARGOTTON</name>
            <uri>http://dansmabesace.blogspirit.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>démocratie quand tu nous tiens...!</title>
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        <updated>2008-10-23T13:43:00+02:00</updated>
        <published>2008-10-23T13:43:00+02:00</published>
        <summary>  Le régime politique le plus répandu aujourd'hui est bien entendu celui de...</summary>
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           &lt;p&gt;Le régime politique le plus répandu aujourd'hui est bien entendu celui de la démocratie!&amp;nbsp;Cet état&amp;nbsp;de fait résulte d'une évolution qui a beaucoup accéléré sa&amp;nbsp;vitesse de croissance&amp;nbsp;ces trente dernières années et dépend de l'interaction de très nombreux&amp;nbsp;facteurs (économiques, civiques -associations, syndicats,...-, culturels et bien entendu&amp;nbsp;internationaux). Constat : malgré cet aboutissement souhaité et conduit savamment..., l'indifférence&amp;nbsp;citoyenne demeure.&amp;nbsp;Porque?&amp;nbsp;Sûrement à cause des &lt;strong&gt;élites&lt;/strong&gt; qui ont de nouveau pris possession&amp;nbsp;des lieux, les énarques, les polytechniciens,&amp;nbsp; les hauts diplômés, tous les experts du régime qui n'ont de contact&amp;nbsp;social que celui entretenu &lt;strong&gt;avec leurs pairs&lt;/strong&gt;, et au loin quelques échos et lamentations de ceux qui ne sont jamais contents quoi qu'on fasse, jamais assez ouverts pour les réformes parce qu'ils n'ont pas une bonne vision globale de la société! Société...? &lt;strong&gt;C'est quoi la société? Une organisation&amp;nbsp;de personnes qui ne se ressemblent pas!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Si les dirigeants se ressemblent, les dirigés sont plutôt différents, distincts, par leur mode de vie, leurs habitudes et leurs attentes. Le régime démocratique, que leur apporte-t-il?&amp;nbsp;Le droit de s'exprimer dans les référendums, les&amp;nbsp;scrutins, les débats. Qu'est-ce qu'on en fait? Les élites effectuent quelques compromis puis décident. Mais là, ce n'est plus en tant que têtes de régime, mais en tant que tête de société. Le régime procure les instruments, la société est&amp;nbsp;l'aboutissement de ces compromis. Jusqu'à&amp;nbsp;ce que ces compromis&amp;nbsp;ne répondent plus&amp;nbsp;aux attentes... parce que mal comprises, parce que mal sollicitées. Et paf, révolution, manifs, c'est le bazar... Et les élites&amp;nbsp;n'aiment pas&amp;nbsp;trop le bazar.&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Une société est avant tout politique! Donc elle s'organise autour du différent, du conflictuel... Certains préfèrent la communauté, le clan, se&amp;nbsp;retrouver entre semblables... tout en adoptant les meilleurs instruments démocratiques... entre eux.&amp;nbsp;Les autres, on les tolère, mais ailleurs. Ces réflexions font suite au visionnage de l'interview&amp;nbsp;de Pierre &lt;span style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;Rosanvallon&lt;/span&gt; par &lt;span class=&quot;misspellet&quot; style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;Mediapart&lt;/span&gt; suite à la sortie du livre &lt;em spellchecked=&quot;true&quot;&gt;La Contre-démocratie,&lt;/em&gt; et me permettent de dériver et de partir un peu dans du hors-sujet mais pas tant que ça... &lt;strong&gt;je reviens un peu&amp;nbsp;au MoDem&lt;/strong&gt;!&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Quelques échanges de mail et lectures de blogs me montrent à quel point&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;les dernières élections internes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; ont laissé quelques blessures&amp;nbsp;chez les militants, qui aujourd'hui lorsqu'ils ne sont pas majoritaires, tentent malgré tout de&amp;nbsp;faire entendre une voix, un projet, des &lt;span style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;exigences&lt;/span&gt;... mais en reproduisant peut-être certains travers cités plus hauts. Si le fonctionnement démocratique qu'ils revendiquent fort justement en craignant certains possibles abus de pouvoir ou manquements aux fondamentaux pourrait être légitimes, ils oublient peut-être que &lt;strong&gt;l'effet-clan&lt;/strong&gt; n'est pas forcément une réponse, parce que du coup, on ne fait plus de la politique, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;mais on&amp;nbsp;essaie d'imposer la vision de personnes qui se ressemblent ,à d'autres p&lt;span style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;ersonnes&lt;/span&gt; qui ne&amp;nbsp;ressemblent pas forcément&amp;nbsp;à ce qui lie les membres&amp;nbsp;du clan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Et la démocratie est surtout dans le texte, mais pas dans le parti, cette micro-société dans laquelle&amp;nbsp;on reproduit un schéma : celui des élites qui dirigent, et celui des dirigés qui se &quot;communautarisent&quot;... Risque de dérives fortes, et d'échec, selon moi.&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Si l'on n'a pas encore trouvé l'organisation idéale, le travail sur les thèmes de société et les futures échéances&amp;nbsp;ravive l'opportunité de faire vivre les différences à l'intérieur du parti,&amp;nbsp;et celle de&amp;nbsp;leur permettre de s'exprimer à l'intérieur de&amp;nbsp;projets concrets, et pas seulement sur la&amp;nbsp;forme. Vigilance, certes, mais attention aux dérives claniques. En tout cas, partout en France, la tentation est forte...&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Pour&amp;nbsp;info, la vidéo dont&amp;nbsp;je&amp;nbsp;parle&amp;nbsp;plus&amp;nbsp;haut&amp;nbsp;est chez&amp;nbsp;&lt;span class=&quot;misspellet&quot; style=&quot;font-family: fmisspellt;&quot;&gt;Mediapart&lt;/span&gt;, pour les abonnés, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/231008/la-grande-transformation-des-democraties-contemporaines&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;Quelques citations tirées&amp;nbsp;de cet entretien :&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;La démocratie n'est pas simplement une forme d'activité citoyenne.&lt;br spellchecked=&quot;true&quot; /&gt; La démocratie n'est pas simplement un type de régime.&lt;br spellchecked=&quot;true&quot; /&gt; La démocratie n'est pas simplement une forme de gouvernement.&lt;br spellchecked=&quot;true&quot; /&gt; La démocratie est aussi une forme de société.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p spellchecked=&quot;true&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Le reconnaître, c'est échapper au spectre le l'impolitique!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>JB</name>
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        <title>La chronique de PV (VI) - Jean-Marc Rouillan et le problème de la laïcité</title>
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        <updated>2008-10-13T21:46:34+02:00</updated>
        <published>2008-10-13T21:46:34+02:00</published>
        <summary>   Depuis des mois, cet homme de très mauvaise foi baptisé PV hante mon blog...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://arebours.blogspirit.com/">
          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/00/1287065302.jpg&quot; id=&quot;media-262178&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;pois chiche.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; &lt;strong&gt;Depuis des mois, cet homme de très mauvaise foi baptisé PV hante mon blog en laissant des commentaires de plus ou moins bon aloi. Je lui ai récemment proposé de lui laisser, une fois par mois, les colonnes d'A REBOURS pour exprimer son point de vue. Bien entendu, un point de vue qui n'engage que lui !!!&lt;/strong&gt;Arrêtons-nous sur une nouvelle qui a pu passer inaperçue : la remise en question de la semi-liberté dont bénéficie Jean-Marc Rouillan, co-fondateur et activiste du groupe militant communiste libertaire Action Directe, dont les membres furent condamnés pour divers homicides, dont ceux de l’ancien patron de Renault, George Besse, et celui du général Audran, pour les deux plus connus.Quel fut le crime de Jean-Marc Rouillan, pour amener à remettre en cause la semi-liberté dont il jouit, dès lors qu’il justifie d’un emploi (dans une imprimerie de Marseille) et ne risque pas de récidiver ?Première piste : la fameuse interview accordée à &lt;em&gt;l’Express&lt;/em&gt;. Que raconte donc l’ex-militant ? Qu’il ne peut s’exprimer sur les actions menées dans le cadre d’Action Directe et que ce ne serait pas le cas s’il crachait sur ce qui a été fait. Citation de J.-M. Rouillan : &lt;em&gt;&quot;Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer&quot;&lt;/em&gt;. Donc, dans un premier temps, il exprime l’interdiction qui lui est faite de parler des actions menées, et dans un second temps explique que &quot;si&quot; il reniait son passé, il pourrait s’exprimer. A-t-il contrevenu à l’injonction ? Non, il ne parle pas des actions passées. Fait-il l’apologie du crime ? Non, il précise même que &lt;em&gt;&quot;le processus de lutte armée tel qu'il est né dans l'après-68, dans ce formidable élan d'émancipation, n'existe plus&quot;&lt;/em&gt;. Il ne fait que répondre à la question d’un journaliste en mal de sensation et qui se fiche visiblement des conséquences que cela peut avoir pour l’interviewé… passons.Seconde piste : l’adhésion au parti de notre postier national, dont il a été question &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2008/08/31/nouveau-parti-anticapitaliste-le-mythe-de-l-ailleurs.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;sur ce blog&lt;/a&gt; il y a peu… c’est la thèse de l’avocat… pour ma part je ne crois pas trop à une manœuvre du pouvoir pour couler Olivier Besancenot via J.-M. Rouillan… au contraire, ça donne une dimension &quot;authentiquement révolutionnaire&quot; à un parti qui annonce ne plus l’être : la confusion ne peut que bénéficier à Olivier Besancenot (suivant la maxime du Cardinal de Retz sur l’ambiguïté en politique).Ma thèse : on est confronté à un bel exemple de ce que la morale religieuse a pu laisser comme trace dans notre société.Qu’avons-nous ? Un ancien militant communiste libertaire qui, à un moment de l’histoire de son mouvement, est passé à la lutte armée et a tué plusieurs personnes.Arrêté et condamné, il a purgé une peine de prison, dure il faut le souligner (on a plus facilement accordé à Papon la remise en liberté pour cause médicale qu’aux membres d’Action Directe qui la réclamaient).Au bout d’un certain temps, un régime de semi-liberté est accordé… Jean-Marc Rouillan trouve un travail et respecte ses obligations. Un journal souhaite l’interviewer et le questionne sur les homicides : &quot;Regrettez-vous les actes d'Action directe, notamment cet assassinat ?&quot;… la réponse, reproduite plus haut, me parait très équilibrée… sans concession mais sans excès non plus.Que reproche-t-on donc vraiment à Jean-Marc Rouillan ? Il me semble que c’est de &quot;repentir&quot; qu’il s’agit… l’émoi suscité repose, à mon sens, sur cela qu’il ne fait aucunement preuve de repentir, qu’il ne bat pas sa coulpe en demandant pardon… N’est-on pas là dans une problématique purement religieuse ? Ce qu’on demande à Jean-Marc Rouillan, c’est de rentrer dans le rang des brebis, de mettre fin à son égarement, de suivre la voie tracée par notre Seigneur et par l’Etat – notamment depuis qu’à la tête de celui-ci, nous y avons un Chanoine confirmé qui est allé prendre possession de sa stalle à St-Jean de Latran.Après tout, condamné et ayant purgé sa peine, ne s’exprimant pas sur les actions menées, je ne saisis pas bien ce que l’on peut légalement reprocher à Jean-Marc Rouillan… en revanche, sur un terrain moral, mêlant repentir, culpabilité et soumission…Plus généralement, cela pose le problème de la laïcité… Comme le souligne son avocat, &lt;em&gt;&quot;la demande de révocation n’est pas fondée sur le plan juridique&quot;&lt;/em&gt;… Le serait-elle donc sur un plan moral ? Et si oui, de quelle morale parle-t-on ?Olivier Besancenot serait-il le seul à avoir le recul nécessaire, lorsqu’il dit : &lt;em&gt;&quot;Il a purgé sa peine. A un moment, il faut tourner la page&quot;&lt;/em&gt;.Cela montre que la laïcité, loin de reposer sur l’athéisme, doit reposer sur la liberté de pensée… cette liberté est clairement ce qu’évoque Jean-Marc Rouillan dans son interview : &lt;em&gt;&quot;Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique&quot;&lt;/em&gt;. La possibilité d’un tel bilan critique, c’est ce que les philosophes du 18e siècle appelaient la liberté d’examen… qui pose toujours un problème dans la France d’après 1789, d’après 1848, d’après 1871, d’après 1936, d’après 1968… une France dont les réflexes cléricaux et moralisateurs sont toujours aussi prompts.Un mot pour terminer cette longue chronique… le lecteur aura sans douté noté, voire condamné l’impartialité honteuse dont j’ai fait preuve : &quot;militant&quot;, &quot;homicide&quot;, &quot;actions menées&quot;, &quot;ce qui a été fait&quot;… je n’ai pas écrit &quot;terroriste&quot;, ni &quot;meurtre&quot;, &quot;assassinat&quot; ou &quot;crime&quot;, ni &quot;attentats&quot; ou parlé de ce qui a été &quot;commis&quot;… Tout cela pour réfléchir un peu à la manière dont les journalistes rédigent leurs articles, choisissent leurs termes, usent et abusent des connotations… ma contribution immodeste au débat, en somme !!
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        <author>
            <name>kristaristeau</name>
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        <title>Que fait une banque de votre argent et qu'y devient-il ?</title>
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        <id>tag:kristaristeau.blogspirit.com,2008-10-10:1645628</id>
        <updated>2008-10-10T13:39:00+02:00</updated>
        <published>2008-10-10T13:39:00+02:00</published>
        <summary>Vous êtes obligés d’avoir un compte en banque pour pouvoir percevoir votre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://kristaristeau.blogspirit.com/">
          Vous êtes obligés d’avoir un compte en banque pour pouvoir percevoir votre salaire ou votre appointement. Et encore… vous n’utilisez pas immédiatement l’ensemble de ce salaire, ou de cet appointement : une bonne partie reste un bon moment sur « votre » compte en banque : en fait la banque en dispose comme bon lui semble en suivant une seule règle que nous allons décrire plus loin.Vous vous nommez donc M. A. Votre salaire (ou appointement) est versé en banque : mettons 100 €. Sur ces 100€ la banque a une « obligation de réserve » qui varie entre 6 et 8%. Pour faciliter la compréhension des calculs bancaires qui vont suivre, je vais estimer que la banque doit réserver, comme argent réel dans ses comptes, un pourcentage de 10%. Bien.Lorsque votre salaire ou appointement est versé, cette banque « réserve » 10% de la somme versée sur « votre » compte. Elle inscrit dans ses livres de compte une « entrée » de 100. Elle réserve 10 ; il reste 90€ qu’elle a le droit, la possibilité donnée par la loi, de disposer de ces 90€ à fin de les passer en « actif » ; et en matière de banque, un actif est un quidam qui a besoin d’argent, qui va le chercher à la banque, une personne qui va emprunter cet argent. La somme permise par la banque est ici de 90€. Cet « actif » n’est réel que du moment où il trouve un créditeur (une personne qui lui donne du crédit), une personne qui se charge de rembourser une somme d’argent prêtée par la banque. Et la banque, ayant trouvé une personne qui se porte garante de la réalité de ces 90€, porte dont sur son « actif » : +90€.Et elle met sur le compte de l’emprunteur, M. B, la somme de 90€.Sur ces 90€, elle a obligation de réserve de 10% : il lui reste donc : 90 – 9 = 81€ à disposition. Cette somme d’argent, si elle trouve une personne qui s’en porte garante, un emprunteur, si elle passe au crédit de quelqu’un d’autre (M. C), cette autre personne (M. C) se porte garante de cette somme de 81€ en l’empruntant. ET la banque inscrit sur le compte de M. C la somme de 81€.Ayant trouvé un créditeur supplémentaire, une personne, M. D qui se porte garante de la somme de 81€, la banque inscrit cette somme comme « active » et procède donc au droit de réserve obligatoire de 10% et peut mettre sur le marché du crédit la somme de 81 – 8,1 = 72,9€. Dès le moment où elle trouve un emprunteur, elle portera à son actif cette somme qu’une personne se donne pour garante du fait de l’avoir empruntée, et ainsi de suite.En gros, donc, lorsque vous permettez à votre employeur de verser sur « votre » compte en banque votre salaire, etc., en bout de chaîne, la somme des réserves est bien de 100€ mais la somme de l’argent ayant trouvé DES personnes pour la « garantir », se monte à 100 fois la somme versée et conservée en réserve ; soit 10 000€.Ceci est tout à fait légal, et c’est ce qui se passe en réalité. J’ai passé outre les intérêts de l’emprunt qui ne font que couvrir, grosso modo, les frais de banque, c’est-à-dire ce qui permet aux employés et cadres de la banque de pouvoir vivre grosso modo.La différence entre les 100€ initiaux et les 10 000€ finaux (9 900€) est une création d’argent à partir d’une réalité, votre salaire, appointement, etc. La banque, par des effets d’écriture : des passages de dormant à actif successifs par ce qui est nommés « jeux d’écriture » dévalorise les 100€ initiaux de la proportion 100. Puisque le système de la banque fait qu’elle RÉALISE 10 000 à partir de 100, elle dévalorise vos 100€ bien réels de 100 fois par FICTIVITÉ.D’autre part, le fait d’emprunter de l’argent qui va permettre à la banque de réaliser la somme empruntée moins son obligation de réserve, diminue d’autant la réalité de l’argent emprunté et au bout du compte c’est de 100 fois. C’est-à-dire que ce que réaliser en vrai, en béton, en route, en maison, ou usine, etc. l’emprunteur, dès le départ, la somme qu’il emprunte dévalue sa chose de 100 fois par le système de la banque.Des sommes faramineuses d’argent FICTIF circulent dans l’Économie ; ce qui fait dire à un Jospin, il y a 10 jours sur une radio, que la proportion de l’économie « réelle » (celle que vous réalisez par votre activité — votre TRAVAIL — par les échanges purement monaitaires) sur l’ensemble de la monnaie spéculative, fictive, est de 2% (il y a deux pour cent de réel dans le fictif).C’est qu’il y a d’autres détails de fonctionnement qui sont intéressants à décrire et je vais m’y employer.D’une part : c’est qui ces « emprunteurs » de crédit, ces personnes « morales » ou réelles qui donnent réalité à un crédit ? Hé bé, c’est les banques elles-mêmes ! Ce sont les banques qui se revendent et s’achètent des crédits pour FAIRE CIRCULER L’ARGENT : l’argent n’a de « vie » c’est-à-dire qu’il ne « croit » que dans sa circulation (pour cela il y a les chambres de compensations — anciennement ClearStream, par exemple, etc.). Ce sont les banques qui, en se refilant FICTIVEMENT l’argent, se donnent mutuellement du crédit et multiplient comme ersatz de réalité, l’argent qui est versé sur « votre » compte en banque pour salaire, appointement, etc.Je ne parle pas des « actions » sur une usine, une firme, etc.Et je garde le croûton pour la faim : l’État, on le sait bien, qui est vous et moi, à qui on a donné par délégation la gestion du budget, est en déficit, c’est-à-dire qu’il dépense plus qu’il n’en peut. Mais, cette somme d’argent (de l’ordre de 3 à 4% aujourd’hui) où va-t-il le trouver ? Qui va être les « créditeurs » de l’État : ben… là où se trouve l’argent, bien sûr ! Dans les banques ! Argent que les banques trouvent un plaisant enjouement à créer. Et elles le créent comment cet argent ?Donc, lorsque vous bossez pour 100, vous êtes niqués de 100 fois par les banques qui vous reniquent par les emprunts à l’État (qui est VOTRE argent, vos impôts TVA, ISS, ISR, etc.), c’est VOTRE pognon à raison de 3 à 4% en plus (sans compter les intérêts qui sont ici faramineux : une génération entière NE pouvant PAS les rembourser aux banques).Mais si vous n’avez pas compris ce système, l’État, lui l’a bien compris : c’est sur lui qu’il repose, car votre travail étant dévalorisé de 100 fois, vous n’auriez à travailler que 100 fois de moins, en étant brute. Donc, lorsque le système fait une inflammation, comme aujourd’hui, il faut le refroidir avec de l’argent frais. L’État va donc injecter une intraveineuse d’argent frais, à vos frais, puisque c’est vous l’État, c’est votre argent. Et comme, de cette manière, il doit s’endetter, il doit emprunter de l’argent qu’il n’a pas (que vous devez, vous, déjà aux banques par le déficit budgétaire, car cet argent ne vient que de vos impôts, etc.) aux banques ! Haha ha ! je rigole !Comment donc une banque peut-elle perdre de l’argent et aller jusqu’à la faillite ? Hé bé elle a emprunté à une autre, par l’intermédiaire des traders, des sommes que l’autre en arrive à lui exiger pour se sortir elle-même du caca de ses propres emprunts. C’est un cercle sans début ni fin : chacun mange la queue de l’autre et le plus court est englobé sans moutarde.Donc, en fin de compte : vous êtes obligés de versé sur « votre » compte en banque vos salaires etc. La banque en fait ce que bon lui semble, à la réserve d’une obligation de réserve ridicule pour garantir un « remboursement » de ce qui vous appartient (et qu’elle est absolument pas en mesure d’assumer, même à raison de 70 000€ par compte et personne ôur minimum) ; placée devant une difficulté dans laquelle elle est du fait d’emprunt effectués sur d’autres banques et face à une faillite qui porterait à la révolte une masse de gens flouée de son argent, l’État prend le dessus de la dette de cette banque ; et pour pouvoir assumer cette dette, l’État doit emprunter (avec ou en sus de son déficit déjà chronique qu’une génération entière est incapable de combler par l’impôt direct et indirect) et cet emprunt se fait auprès d’une banque, bien évidemment, où on vous oblige à verser votre salaire. Le temps que vous passez au travail pour acquérir « votre » argent (ne me dites pas que vous allez au turbin pour les beaux yeux de la princesses, humm ?) qui vaut rien du tout, comme vous vous en ête sdéjà apperçu. Travaillez plus pour vous faire, VOUS, travaillez plus, VOUS et personne d’autre !C’est précisément pour cela qu’on vous pousse au crédit, car c’est VOUS qui réalisez l’argent fictif des banques, et personne d’autre ! Le surendettement est un petit point noir du crédit : ce qu’on vous demande c’est d’être précisément raisonnables dans votre réalisation de l’argent de sorte à être constamment solvables afin de pouvoir justifier les 100 parties que l’on réalise de votre partie. Vous comprenez ? Lorsqu’il s’agit d’une banque, l’État vient à la rescourse, mais lorsque vous tombez en faillite personnelle, c’est VOUS qui payez, c’est pour cela qu’on VOUS demande d’être raisonnable dans vos prises de risques créditaires, c’est à VOUS que le huissier s’adresse.Des gens très riches ont en banque des dépôts eux aussi très riches (la richesse cumulée des 225 personnes personnes les plus riches équivaut à celle de 2,5 milliard des plus pauvres : on comprend maintenant pourquoi et comment !). Et ce mic-mac fait les bons entendeurs bonjour. Mais qu’est-ce qu’ils font, ces riches avec tant de richesse ? Et d’ailleurs, que peuvent-ils faire de mieux que de la faire disparaître, si ils voulaient vraiment faire quelque-chose ? Non ? Des Fondations carritatives ? Pfeu ! C’est un système et nul ne peut en sortir sinon que par la destruction ou le reniement absolu.Voilà-voilà. Quand vous prenez un crédit pour une bagnole, un écran télé, un portable, une machine à laver, une redevance quelconque, une maison, un voyage, et que ne sais-je encore, vous vous niquez vous-mêmes avec les intérêts demandés par la banque pour la faire fonctionner ; vous faites fonctionner le système bancaire au rouge sang (à 100 à l’heure) et au temps perdu à bosser pour des mégots de vie ; vous octroyez à l’État la mainmise sur votre temps ; vous permettez à l’État d’user et d’abuser de votre travail au centième, sans les intérêts ; vous engrosser les riches (et pas seulement par le simple fait de vous faire « exploiter » au sens marxien du terme, mais par la circulation et l’augmentation de l’argent réel qui deveint virtuel pour redevenir « réel ») et vous vous séparez de votre propoe capacité de prendre votre vie en main d’autant, bien sûr ! Ha mais bien sûr que vous avez votre truc, bien sûr, mais à quel prix ?Pourtant, ce système il est simple. Il suffirait, si on veut garder l’argent, de cesser de faire du crédit sur du crédit, c’est-à-dire d’interdire la création de l’argent fictif, de faire que cesse le passage de l’argent dans une ineffictivité, un trou d’absence pour le faire passer ensuite dans la case « actif » alors qu’il est passif et mort, de rester dans le RÉEL et non plus dans le fictif, rien de plus simple, en bref que l’obligation de réserve soit de 100%. Et toute l’organisation de l’Économie présente s’écroule : poum ! La spéculation est une maladie affective, une affectivité qui a quitté la réalité de sa réalité.Ha, j’oubliais d’insister sur le fait, dès le début, que l’obligation de réserve des banques n’est pas de 10% mais se situe entre 6 et 8%, ce qui leur donne d’autant plus de marge !
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            <name>Thierry</name>
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        <title>Noir c'est noir</title>
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        <updated>2008-10-04T17:33:22+02:00</updated>
        <published>2008-10-04T17:33:22+02:00</published>
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          J'avais besoin d'un bleu de travail - entendez par là un blazer - et je me suis rendu dans une galerie marchande de mon voisinage. La prédominance écrasante du noir dans les vitrines et les rayonnages m'a soudain oppressé. Cela m'a rappelé quand, provincial, je devais &quot;monter&quot; à la capitale. J'étais surpris des nuées de femmes qui s'habillaient de manière aussi funèbre et Paris me faisait penser à ces scènes de films italiens où des veuves innombrables se rassemblent sur la place du village. Le noir, pour moi, c'était cela: ce que portaient les grand-mères - et, éventuellement, les sorcières et les curés. Cela parlait davantage de privation, de deuil, de mort, que de la vie.J'ai eu l'honneur, il y a près de quarante ans, d'interviewer Jules Roy dans sa maison de Vézelay. Je revois ce personnage magnifique, la longue table massive, les chaises lourdes aux hauts dossiers: une atmosphère quasiment médiévale. Le film &lt;em&gt;2001&lt;/em&gt;* était sorti deux ou trois ans auparavant et, à notre grande surprise, notre hôte s'est mis à l'analyser avec passion. A un moment de la conversation, il s'est levé, est allé chercher &lt;em&gt;L'amant de Lady Chatterley &lt;/em&gt;et nous a lu le passage où le garde-chasse imagine que les hommes pourraient choisir de s'habiller de couleurs vives et de s'amuser...Je m'interroge souvent sur le choix généralisé du noir. J'ai lu quelque part que c'était par commodité: nous sommes tout le temps pressés, le matin nous trouve en outre les yeux mal ouverts, et ainsi nous n'avons pas à perdre un temps précieux à tenter des combinaisons périlleuses. Noir sur noir, pas besoin de se prendre la tête! L'explication n'est pas à rejeter, mais je pense que, comme souvent, elle se combine à quelques autres. Car, enfin, quelle que soit la difficulté - relative - d'apparier entre elles des couleurs, comment peut-on, sans une certaine disposition de l'âme, se contenter jour après jour d'une vêture aussi éteinte ?J'ai lu ailleurs que la civilisation industrielle ne se serait pas développée sans une forme de puritanisme. Comment faire fonctionner à plein régime une machine qui exige de ceux qui la servent autant de renoncement,  sans imposer une sorte de sublimation religieuse ? Il n'est que d'entendre encore aujourd'hui les commentaires hiérarchiques quand des rencontres sentimentales se produisent au bureau ou à l'usine. C'est comme si le sanctuaire avait été profané. Et il s'en parle davantage et avec plus d'aigreur que des fautes proprement professionnelles ou des coups tordus des membres de comité de direction. Nous ne sommes peut-être pas loin de retrouver ici l'amant de Lady Chatterley. Dans le film &lt;em&gt;Equilibrium&lt;/em&gt;**, la société parfaite a été atteinte grâce à la suppression de tout émoi chez les habitants de la Terre. Cela ne va pas sans difficultés car il y a des barbares qui résistent: ils prétendent qu'en perdant ses émotions, on se fait dépouiller de sa liberté et qu'on n'est plus dès lors qu'un zombie au service du système. Le personnage principal, qui fait la chasse à ces dissidents, est vêtu de noir...On choisit principalement son habit en fonction de la tribu à laquelle on veut appartenir. De qui le noir, le sombre, sont-ils les attributs ? Dans quels milieux et quelles circonstances convient-ils de renoncer aux couleurs que la Terre offre à profusion ? Le renoncement aux couleurs signifierait-il que nous avons fait allégeance à la triste classe des maîtres du monde ? A moins qu'à notre insu nous portions le deuil de quelque chose que nous avons oublié...* Stanley Kubrick, 1968.** Kurt Wimmer, 2002.
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            <name>Thierry</name>
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        <title>Le Père Noël est une ordure</title>
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        <updated>2008-10-01T16:14:00+02:00</updated>
        <published>2008-10-01T16:14:00+02:00</published>
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          On peut parier que la tribu de ploutocrates qui vient de mordre la poussière à la suite de l’affaire des subprimes saura rassembler ses forces et reprendre la citadelle. Quelques-uns de ses dignitaires, échappant à la catharsis de la chasse aux sorcières, resteront dans la place. D’autres, déjà dehors, feront amende honorable, la main sur le cœur, et on les croira. Peut-être même parviendront-ils à se faire plaindre : le peuple est débonnaire. Ils proposeront la promulgation de quelque code d’éthique et on les applaudira. Ils encourageront le législateur à rajouter une couche règlementaire, cela donnera du travail à quelques-uns, compliquera la vie de tous - et nous serons rassurés. Et, dans six ans ou sept ans, pour la énième fois, on se retrouvera au bord d’un gouffre.On peut légiférer sur le tigre, pour autant on ne le maîtrise pas. Nos anges momentanément déchus ne partent pas sans argent ni, surtout, sans relations. Ils ont gardé des amis dans la place. On ne les reverra peut-être pas en haut de l’affiche : ils resteront dans les coulisses et se contenteront de pousser en avant et de faire adopter les petits fauves que le système continue de produire. On peut savoir à sa denture de quoi un animal se nourrit. Pour comprendre un système, il suffit de savoir quelle représentation de la réussite cultivent ceux qui lui appartiennent. Cette représentation déjouera tous les harnachements prudentiels. Les hommes que l'on montre du doigt lors d'un scandale sont autant et parfois plus les produits du système que ses auteurs. De quoi rêvez-vous jeunes financiers ? D’épate. Cette épate qui requiert d’abord beaucoup d’argent : celui que l’on administre, celui que l’on prend au passage, celui que l’on dépense. Celui qui permet de frimer, d’écraser le voisin de bureau ou de palier. C’est avec cela que le Prince vous fait grimper au cocotier. Si on vous demandait d’aligner les dix signes matériels de votre représentation de la réussite, vous diriez quoi ? La montre, la voiture, le costume, l’appartement, la classe Affaire - sans oublier la compagne ou le compagnon qui va avec : celui ou celle dont le visage ou la voix font rêver Mme Michu ? Qu’est-ce qui vous fait vraiment enfler les chevilles ? Etre vu en conciliabule avec le « Boss » ou dans son ranch ? La promesse d’appartenir bientôt ou déjà à la race des seigneurs ?Le ressort du système financier est une voracité sans répit. Mais, sa vraie ressource, c’est l’espoir. L’espoir, pour des jeunes gens bien formés, d’entrer dans le monde des grands. L’espoir pour les industries financières de dominer la mondialisation. L'espoir pour les épargnants de glaner quelques noisettes. L’espoir pour les familles d’être propriétaires. L’espoir pour les entrepreneurs de voir leurs entreprises – devenues « start up » - s’épanouir aux dimensions du monde. L’espoir pour les Etats de ne pas avoir à mettre la main au portefeuille pour rendre leurs citoyens moins misérables. L’espoir pour les actionnaires et leurs représentants d’empocher, au final, la cagnotte du casino. Demain, bardé de bonnes résolutions, enjominé de nouveaux textes règlementaires, le système suscitera je ne sais quelle aura autour de je ne sais quel nouvel espoir dont nous aurons envie: biotechnologies contre la faim, énergies nouvelles pour sauver notre façon de vivre, promesse de la vie éternelle, de la beauté et de la richesse pour tous... Il gonflera n’importe quelle bulle de savon, quelles qu’en puissent être les conséquences. Pourquoi ? Parce qu’il cultive toujours la même représentation de la réussite et que nous avons toujours envie de croire au Père Noël.
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            <name>Arnaud</name>
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        <title>Lettre ouverte de Marcel NUSS à Nicolas SARKOZY</title>
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        <updated>2008-09-23T20:56:15+02:00</updated>
        <published>2008-09-23T20:56:15+02:00</published>
        <summary> Il est des combats qui méritent que l'on s'y intéresse. Notre société à tôt...</summary>
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          &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il est des combats qui méritent que l'on s'y intéresse. Notre société à tôt fait de laisser sur le bord de la route ceux qui manifestent un temps soit peu de différences. S'il est quelqu'un qui sait ce que signifie le sens de l'engagement, c'est bien &lt;b&gt;Marcel NUSS&lt;/b&gt;. Adhérent du Mouvement Démocrate, il sait ce que signifie se battre pour ses idées. Aujourd'hui, je reproduis la lettre ouverte qu'il vient de rédiger au président de la République pour exposer sa situation personnelle :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;b&gt;Document original à télécharger :&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://leblogdearnaudlehmann.blogspirit.com/media/02/00/5c9a2481c8bad04a0a6392c2df17f07b.pdf&quot; id=&quot;media-252180&quot; name=&quot;media-252180&quot;&gt;lettreouverte.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;border: 1px solid orange; padding: 3px; width: 435px; background-color: #ffcc99; -moz-border-radius-topleft: 7px; -moz-border-radius-topright: 12px; -moz-border-radius-bottomright: 7px; -moz-border-radius-bottomleft: 12px; margin-left: auto; margin-right: auto&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;M. Nicolas Sarkozy&lt;br /&gt; Présidence de la République&lt;br /&gt; 55, rue du faubourg Saint-Honoré&lt;br /&gt; 75008 PARIS&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;i&gt;Erstein, le 19 septembre 2008&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;LETTRE OUVERTE&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;au&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Monsieur le Président,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 2007, vous proclamiez et clamiez le « droit de travailler plus pour gagner plus ». Et, le 10 juin 2008, lors de la Conférence nationale du handicap, vous avez clamé votre volonté d'ouvrir le monde du travail aux personnes en situation de handicap.&lt;br /&gt; Et qu'en est-il en réalité ?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; J'ai 53 ans, je suis totalement paralysé et sous assistance respiratoire 24 heures/24, pourtant j'ai trouvé un travail de consultant à mi-temps à la MDPH [maison départementale des personnes handicapées] du Bas-Rhin, depuis le 15 janvier 2008. J'ai trouvé du travail car, non seulement, je voulais mettre mon expérience au service de la collectivité mais je voulais aussi gagner plus pour vivre mieux.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Or, je viens d'apprendre que mon AAH [allocation aux adultes handicapés] a été recalculée en fonction de mes 752 € nets de salaire et que, par conséquent, à partir de ce mois de septembre, je ne toucherai plus que 255 € d'AAH par mois. Autant dire que, d'une part, on me demande de travailler pour quasiment rien (une fois défalqués tous les frais inhérents aux déplacements et au handicap, il ne reste pas grand-chose de mes 255 €) et, d'autre part, pour toute l'énergie que me demande ce travail et tant qu'à survivre, autant me contenter de la Garantie de ressources (un peu plus de 830 € désormais) et regarder les trains passer, comme tout bon&lt;br /&gt; « handicapé » dans ce pays.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; En ce qui me concerne, comme je refuse de travailler plus pour gagner moins et en m'usant la santé par-dessus le marché, j'ai annoncé à mon employeur que je ne renouvellerai pas mon contrat en janvier 2009. Mais, comme on tient vraiment à nous dégoûter de travailler, la CAF [caisse d'allocations familiales] m'a rappelé que, en 2010, elle calculerait mon AAH sur la base de mes revenus de 2008, ce qui signifie qu'en 2010 j'aurai en tout et pour tout environ 250 € par mois pour vivre ! Sauf, si l'ANPE rejette mon inscription car elle ne pourra pas me trouver un travail étant donné toutes les contingences induites par mon handicap !&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; En fait, tout se passe comme si on trouvait normal qu'une personne en situation de handicap travaille pour... économiser son salaire en prévision de la perte de son AAH ! Franchement, dans ces conditions, où est l'intérêt de travailler, sauf à être masochiste ?&lt;br /&gt; Elle est belle la réalité, Monsieur le Président, avouez. On peut aisément comprendre que vous ayez remercié le ciel de ne pas être handicapé, lors de la Conférence nationale du handicap. Et avec le groupe des quatre « experts » nommés par Mme Létard pour s'attaquer à notre avenir professionnel, pas de doute que nous sommes entre de bonnes mains !&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Comment comptez-vous nous ouvrir les portes du travail dans de telles conditions ? J'aimerais beaucoup le savoir. Car, face à la méconnaissance totale de notre réalité, vous et votre gouvernement êtes en train de mettre en place une politique d'exclusion, une politique du handicap au rabais.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Mais peut-il en être autrement avec la « cohorte » de personnes en situation de handicap qui travaillent à l'Élysée et dans les différents ministères ? À l'exception d'un sous-préfet qui n'est que l'arbre qui cache la forêt, en l'état actuel de la situation, combien de personnes en situation de handicap expérimentées, notamment en ce qui concerne la problématique très spécifique de la « grande dépendance », travaillent à vos côtés ?&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Nous avons besoin d'un Revenu minimum d'existence cumulable et imposable pour accéder à la citoyenneté et à l'autonomie qui nous sont promises depuis le 11 février 2005 ; et je précise que je ne réclame pas un revenu à hauteur du SMIC, brut ou non. Par contre, nous avons besoin que le plafond de l'AAH soit relevé de façon suffisante pour pouvoir être incitatif ─ un plafond équivalent à deux fois l'AAH serait idéal, lorsqu'on connaît les surcoûts entraînés par nombre de handicaps.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Monsieur le Président, un citoyen autonome est un citoyen responsable, et toute personne autonome est un consommateur en puissance, est un citoyen à part entière, à condition qu'on lui donne les moyens d'accéder à cette autonomie. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Vous semblez plutôt nous enfermer dans des promesses en l'air et une autonomie de façade.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Qu'en est-il vraiment ? Êtes-vous prêt à envisager la politique du handicap à long terme et à y mettre les moyens nécessaires ?&lt;br /&gt; Le saurons-nous jamais alors que les courriers restent systématiquement lettres mortes depuis 2007&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans l'espoir d'être compris, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;b&gt;&amp;nbsp; Marcel Nuss&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;br /&gt;
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            <name>Thierry</name>
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        <title>Générosité</title>
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        <updated>2008-09-17T15:46:12+02:00</updated>
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        <summary>Je reprends le fil de mes réflexions autour des idées de Manfred Max-Neef sur...</summary>
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          Je reprends le fil de mes réflexions autour des idées de Manfred Max-Neef sur nos besoins fondamentaux. Celui-ci parle des réponses « inhibitrices » que nous pouvons donner à nos besoins, celles qui vont satisfaire un besoin mais en étouffer d’autres au passage. Il donne en exemple le paternalisme qui répond au besoin de protection mais, en même temps, inhibe les besoins de compréhension, de participation, de liberté et d’identité.C’est une question très sensible et qui rejoint notre manière de «faire la charité». Il y a des situations d’une telle urgence que donner - et rapidement - est la seule issue, de même que l’opération chirurgicale est la seule façon de sauver la vie du patient, même si la solution fondamentale aurait été pour lui de changer ses habitudes de vie. Cependant le don peut être un piège. D’abord, tant pour celui qui le fait que pour celui qui le reçoit, c’est une solution de facilité. Il soulage mais ne guérit que rarement. Il a des effets immédiats, visibles, qui rassurent. Et le don est aussi un acte gratifiant pour celui qui l’accomplit, un acte qui a en quelque sorte sa récompense en lui-même. Mais, si l’on ne change pas quelque chose au système qui l’a rendu nécessaire, il deviendra vite le tonneau des Danaïdes. Il sera sans fin.Entendons-nous bien : ce n’est pas le coût matériel du don qui me gêne, c’est ce qu’il laisse d’humanité inachevée.Comment s’y prendre autrement ?Il convient d’abord d’être conscient des effets de notre présence - de nos analyses, de nos croyances et de nos formes d’organisation - sur les « possibles » de l’autre. Le psychologue américain Robert Rosenthal a mis en évidence un phénomène redoutable qu’il a baptisé « l’effet Pygmalion ». Il a confié deux classes à deux pédagogues de qualité. Pour faire simple, à l’un il a dit qu’on lui confiait des surdoués, à l’autre des élèves en difficulté. A la fin de l’année scolaire, les « bons » avaient de très bons résultats, les autres des résultats bien moyens. Or, Rosenthal avait menti : les deux classes étaient exactement du même niveau intellectuel…Je relève ces temps derniers un certain nombre d’expériences qui ont entre elles quelques points communs. D’abord, elles consistent toutes à réinviter à un niveau très local le sentiment de communauté de destin et de lien à un territoire : « Soil and Soul » pour reprendre le titre d’un livre d’Alastair McIntosh*. Pour cela, elles libèrent en premier la parole des gens. On nous a souvent dit que nous devions être « acteurs ». Mais un acteur joue presque toujours la pièce d’un autre ! Là, il s’agit d’être auteurs. Le problème, c’est que nos représentations de l’efficacité et nos institutions politiques et économiques n’intègrent pas cette variante de la pièce, ce registre d’une improvisation qu’on n’encadre plus et où l’acteur peut même changer de personnage. Comme disait un de mes collègues : quand on donne la parole aux gens, on prend le risque qu’ils la prennent. Le pari de ces dispositifs, presque toujours gagnant, est qu’il puisse en découler quelque chose d’imprévu, d’imprévisible, de déroutant – et de sacrément constructif. La plus belle des générosités n’est-elle pas de souhaiter la liberté de l’autre et de s’en réjouir, dût-il révéler un visage auquel nous ne nous attendions pas et ne plus avoir besoin de nous ?* Edition française : Chronique d’une Alliance, chez Yves Michel.
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        <title>Lehman Brothers: Tchao pantins!</title>
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        <updated>2008-09-16T18:10:00+02:00</updated>
        <published>2008-09-16T18:10:00+02:00</published>
        <summary> Après la mise sous tutelle récente de l'Etat de Freddie Mac et Fannie Mae,...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://strangerinthenight.blogspirit.com/media/02/00/d771a1ff3e5c12769eed207210db2759.jpg&quot; id=&quot;media-248824&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;64a954e511952538d8e17db210d28b94.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Après la mise sous tutelle récente de l'Etat de Freddie Mac et Fannie Mae, pour éviter de dire nationalisation, voilà le rachat en urgence de Merril Lynch par la Bank of America et la faillite de Lehman brothers, 5ème banque d'affaire américaine, excusez du peu. Cela-dit, pour une fois, les casseurs sont (un peu) les payeurs. Des pompiers pyromanes nous affirment en parallèle, juré craché, qu'il ne s'agit que d'une secousse salutaire, sorte de bouquet final de la crise des subprimes. Tout va rentrer dans l'ordre d'ici, voyons..., quelques mois voire un an. Si on prend l'hypothèse que tout allait bien dans le meilleur des mondes depuis vingt ans et jusqu'à mi-2007, ce propos pourrait passer pour sensé, raisonnable et maitrisé. Si voir un gros arbre de la forêt s'enflammer suffit pour déclarer le feu circonscrit, il faut être diablement myope pour ne pas voir que ce feu-là vient de la forêt qui est derrière. Et ce feu de forêt, J.Stiglitz et G.Soros, pour ne citer que ces deux-là, le signalent depuis belle lurette.Pendant ce temps, depuis un an, en France, on nous dit tout va bien, le système bancaire français est à l'abri tel le village d'Astérix. Et puis on a de la potion magique, c'est connu. Ou alors l'économie française repose toujours sur le troc, ce qui est moins connu. J'en déduis que le Crédit Agricole et Natixis et quelques autres ne sont pas français, n'ont pas de potion magique et n'ont pas une activité fondée sur le troc. Yesssss! Cela-dit, ce matin encore, un de ces nombreux gourous de la Finance, prédicateurs des temps modernes, à propos de la perte de 80% de l'action de Natixis depuis son introduction en bourse, déclarait sans rigoler que le groupe Natixis n'avait pas de pertes mais plutôt un manque à gagner. Non Madame, je ne m'enfonce ni ne coule, je perds de la flottabilité. J'avais lu il y a quelques années dans un grand hebdomadaire national que la réussite à  l'oral d'entrée de l'ENA était en partie conditionnée à la capacité de rendre crédible des conneries dites sur de sujets que l'on ne connait pas. Si c'est vraiment le cas, la méthode a visiblement fait des petits.La croissance française 2008 calculée à l'origine à 2.5% pour l'élaboration du budget, prévue il y a encore peu à 1.7%, a été récemment revue à la baisse vers 1% voire un poil en-dessous. J'attends le bulletin de prédiction suivant. Ce n'est plus du réajustement mais du chambardement. Notre grande pythie nationale du ministère de l'Economie et des Finances ne cesse depuis des mois de casser du Cassandre alors que ses prévisions dignes de Madame Soleil sont aussitôt contredites par les faits. Tout comme le nuage radioactif provoqué par l'explosion de la centrale de Tchernobyl s'est arrêté à la frontière du Rhin, la crise financière s'est essoufflée dans le ressac de nos bonnes côtes bretonnes sans oublier les vagues embruns liés au pétrole, au dollar et aux produits alimentaires absorbés par le sable. Lagarde veille. Alors que les situations de crise nécessitent du courage et de l'intelligence (notamment celle d'admettre qu'on peut se tromper), je ne vois ni l'un ni l'autre. Quand l'aveuglement est érigé en certitude dogmatique et étriquée, quand on oublie (si on y a pensé un jour) que tout Savoir n'est que l'aboutissement d'un processus conjectural, c'est comme si nous allions de nous-mêmes frapper à la porte du Diable. A ce sujet d'ailleurs, un expert de la Finance déclarait sur les ondes ce matin que &quot;la descente aux enfers était sous contrôle&quot;. C'est très rassurant… Le Commandant Edward Smith et l'ingénieur Thomas Andrews auraient pu témoigner en matière de contrôle et de descente.Dansez tranquilles braves gens, tout va bien puisque le naufrage est sous contrôle.
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            <name>Thierry</name>
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        <title>”Cette fois-ci, salaud, je te tiens!”</title>
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        <updated>2008-09-11T12:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-09-11T12:00:00+02:00</published>
        <summary>Vous est-il déjà arrivé, pour une pecadille voire pour rien, de vous faire...</summary>
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          Vous est-il déjà arrivé, pour une pecadille voire pour rien, de vous faire aligner sans le moindre ménagement ? L'autre soir, une défaillance de l'électronique a coupé inopinément le moteur de ma voiture et, sur la lancée, j'ai dû m'arrêter &lt;em&gt;nolens volens &lt;/em&gt;sous un tunnel du périphérique parisien. Un endroit où, à 22 heures passées, un dimanche soir, avec quatre voies disponibles, ce n'est pas la place qui manque pour circuler. J'ai signalé ma manoeuvre, mis les warnings et comme j'étais déjà sur la file de droite, il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Pour autant, j'ai eu droit aux appels de phare furibards et aux coups de klaxon hystériques. A croire que c'était par plaisir évident que je m'arrêtais là et que j'étais en train de déballer mon piquenique!Cela me rappelle être entré en voiture dans le parc d'une résidence où j'avais le matin même acheté un appartement. Mon véhicule arborait encore le numéro d'un département voisin, le 9-3. Avant que j'eusse le temps de dire ouf, un copropriétaire m'apostrophait: &quot;Vous n'avez pas vu que l'accès au parking est réservé aux résidents ?&quot; Je vous laisse apprécier la tournure interro-négative de l'apostrophe et imaginer le sous-entendu... Il y avait, selon moi, du &quot;sale con&quot; entre les lignes.On pourrait se contenter de remarquer l'incivilité de certaines personnes dans certaines circonstances. Je crois cependant que le mécanisme est plus complexe que la simple incivilité et qu'il mérite d'être analysé. Car ces comportements nuisent aux règles qu'ils prétendent défendre en même temps qu'ils déclenchent en réponse - en tout cas chez moi - des décharges d'adrénaline propres à faire monter la conflictualité. Deux conséquences éminemment négatives pour le bon fonctionnement de notre société.Si j'essaye de comprendre ce qui se passe chez l'agresseur, il y a d'abord, me semble-t-il, une précipitation à juger. Sinon, plusieurs interprétations auraient le temps de se présenter à son esprit, et sa réaction, on peut l'espérer, serait différente. Or, d'interprétation, une seule s'impose manifestement à l'agresseur et elle est de l'ordre du procès d'intention et de la projection: si &quot;l'autre&quot; fait ce qu'il fait, c'est qu'il n'en a rien à battre des règles que - &lt;em&gt;moi&lt;/em&gt; - je respecte. C'est même qu'il a choisi de me mépriser, voire de m'empoisonner la vie à loisir, etc. Tout cela débouche sur la réactivité mécanique d'un pantin. Le coup de gueule, de phare ou de klaxon part comme un pet qu'on n'a pas pu retenir. Je fais l'hypothèse que nous avons tous notre lot de &lt;em&gt;stress&lt;/em&gt; et de frustrations personnelles que nous ne pouvons pas toujours renvoyer à ceux qui en sont la cause. Au surplus, nous baignons dans un système socio-économique qui stimule plus de désirs que nous ne pouvons en satisfaire et insuffle une forme de tension dans tout ce que nous faisons. Avez-vous par exemple remarqué le nombre de gens qui sont fébriles ? Si vous êtes sur leur trajectoire, vous n'êtes qu'un obstacle. J'avais même trouvé sur Facebook un groupe &quot;Contre les cons qui bloquent le côté gauche des escalators&quot;. Cela m'avait d'abord paru amusant et j'ai failli adhérer. Puis, j'ai trouvé que cette propension à voir des &quot;cons&quot; partout et à tout propos était malsaine au possible. Mais réfléchissez à cette image: nous sommes en train de devenir des obstacles les uns pour les autres! Vous appellez cela une société ?Derrière les comportements incivils, il y a le plus souvent de l'humiliation rentrée, de l'amertume - le sentiment de ne pas être reconnu, pris en compte. Il y a aussi une douteuse complaisance à croire que l'autre est le responsable de notre vie pourrie, qu'il est plus heureux que nous et qu'il nous nargue. Il y a, plus dangereusement, la satisfaction d'un goût pour la persécution, qui se pare des habits de la vertu. Je vais dire quelque chose de politiquement incorrect: parmi les gens qui &quot;alignent&quot; les fumeurs, combien en vérité, plus qu'à respirer un air plus pur, trouvent leur plaisir à faire la police? Avez-vous remarqué, chaque fois qu'un interdit est promulgué, comme cela révèle des vocations de petits flics amateurs et revigore certains extrémistes ? Je me demande parfois si le gène du justicier vertueux n'est pas plus dangereux que la fumée du tabac. On devrait s'intéresser davantage à la pollution psychologique...
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            <name>Thierry</name>
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        <title>Le pouvoir d’achat</title>
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        <updated>2008-09-04T12:15:00+02:00</updated>
        <published>2008-09-04T12:15:00+02:00</published>
        <summary>Dans un des pays – le nôtre – où le niveau de vie est encore un des plus...</summary>
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          Dans un des pays – le nôtre – où le niveau de vie est encore un des plus élevés de la planète, la question du pouvoir d’achat revient de plus en plus souvent sur le devant de la scène. S’il y a un consensus sur ce sujet, c’est bien que la croissance – ou au moins le maintien - du pouvoir d’achat constituent une légitime ambition que ce soit pour l’Etat ou pour les consommateurs.Ma conviction profonde est que nous allons vers une récession durable du pouvoir d’achat et que ce phénomène risque de couvrir une génération si ce n’est plus. Je précise bien que je parle du pouvoir d’achat, c’est-à-dire de la capacité économique à se procurer des biens accessibles par voie marchande. Je ne parle que de ce qui est pris en compte aujourd’hui par le calcul du PNB. Je ne parle pas de qualité de la vie.On peut considérer quelques grandes causes. La première, c’est la délocalisation d’activités vers des pays à moindre coût de main d’œuvre et – illusion dont nous devons nous débarrasser – le fait que ce n’est pas par la valeur ajoutée intellectuelle que nous pourrons rééquilibrer la balance : l’Inde et la Chine, pour ne citer que ces pays, sont en train de former des jeunes gens dont l’intelligence et le niveau de compétence ne le cèdent en rien à ceux des nôtres. On peut même ajouter que leur alacrité et les coudées qu’on leur donne pour innover les rendent encore plus redoutables.Une autre cause – ne cherchez pas un ordre d’importance dans cette énumération – est le facteur énergétique. Le cours du baril peut fluctuer sporadiquement à la baisse, pour autant nous devons faire notre deuil d’une autre illusion, celle d’un monde où l’énergie est bon marché. Cela veut dire notamment un renchérissement des coûts de transport et donc un accès réduit aux produits bon marché – qu’il s’agisse d’aliments, de vêtements ou de choses moins essentielles - fabriqués dans des pays lointains.Une troisième cause résultera du coût que nous allons devoir payer pour que la Terre reste un endroit vivable. Qu’il s’agisse des pollutions de toute sorte qui agressent toute forme de vie, ou de l’adaptation à une nouvelle donne climatique, les factures ont commencé à tomber et elles iront croissant tant en nombre qu’en montant. Elles s’alourdiront d’ailleur d’autant plus que nous nous entêterons à maintenir en état de survie un système de production et de consommation qui est en phase terminale. Du moins si l’on considère les services qu’il rend au plus grand nombre et pas seulement à quelques privilégiés.Pour faire bonne mesure, on peut rajouter aussi les conséquences de notre manière de faire société – ou plutôt de faire « dissociété » comme le dit Jacques Généreux. D’une part, le déséquilibre entre actifs et non-actifs ira augmentant, avec des retraites qu’il faut payer de plus en plus longtemps, une vie de plus en plus longue mais progressivement de plus en plus coûteuse en soins de santé et en accompagnements divers. Avec, en regard de ces charges, des emplois de plus en plus précaires et au mieux des carrières en dents de scie. D’autre part, la fracture sociale qui se creuse de plus en plus amènera son cortège de réactions violentes voire criminelles, et la sécurité des biens et des personnes coûtera de plus en plus cher.Nous avons là le spectacle d’un organisme qui, plutôt que de reconsidérer globalement sa façon de vivre, accumule des médecines contradictoires sans aucune considération pour les phénomènes systémiques. Lesdites médecines multiplient et combinent les effets pervers: on soigne le foie et on dérègle la rate, on enlève le mal de tête et on affaiblit le système immunitaire, etc.Alors, que faire ?J’y reviendrai un jour plus longuement, mais j’ouvre tout de suite deux pistes. Il s’agit de refaire fond sur les besoins humains fondamentaux et de considérer qu’il y a de nombreuses façons de les satisfaire que nous n’avons pas explorées ou que nous avons oubliées : toutes les réponses ne sont pas forcément matérielles ou marchandes. Il s’agit aussi de reconjuguer avec cela un esprit de communauté – c’est-à-dire de solidarité voulue – alors que le consumérisme a désintégré notre aptitude à faire société en cultivant le solipsisme de «l’agent économique parfait», et que la main invisible du dieu des économistes semble atteinte de troubles compulsifs.Mais, pour aborder cette révolution de nos représentations mentales, il faut aussi se libérer de la « raison raisonnante » qui nous enferme dans une sorte de psychose. Un fou, écrivait le philosophe Alain, ce n’est pas quelqu’un qui a perdu la raison, c’est quelqu’un qui n’a plus que la raison. La raison raisonnante vient de donner les subprimes et elle nous prépare d’autres merveilles dignes de Gribouille qui, vous vous en souvenez, se jetait à l’eau pour se protéger de la pluie.
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        <title>Nouveau parti anticapitaliste : le mythe de l'ailleurs</title>
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        <updated>2008-08-31T20:28:32+02:00</updated>
        <published>2008-08-31T20:28:32+02:00</published>
        <summary>  Alors que le concept de &quot;rentrée&quot; bat son plein (scolaire, politique,...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://arebours.blogspirit.com/media/01/01/125c4ff1d9224f753062b15259c4118e.jpg&quot; id=&quot;media-241351&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;5428b5611ae896b24ae04e3c838e979e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; Alors que le concept de &quot;rentrée&quot; bat son plein (scolaire, politique, télévisuelle, etc.), je pense qu’on risque de pas mal entendre parler, dans les semaines et mois qui viennent, du nouveau &quot;parti anticapitaliste&quot; de Besancenot qui, avant l’été déjà, avait commencé à s’esquisser. Personnellement, lorsque j’entends parler de ce parti et de ce qu’il représente, je ne peux pas m’empêcher d’avoir en tête ce que disait récemment Clément Rosset, un philosophe dont j’ai &lt;a href=&quot;http://arebours.blogspirit.com/archive/2006/04/08/clement-rosset.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;déjà &lt;/a&gt;eu l’occasion de parler sur ce blog.Dans un entretien à &lt;em&gt;Philosophie Magazine&lt;/em&gt; du mois de mars 2008, Rosset faisait part de ses conceptions existentielles, en revenant sur sa perception du réel et sur toutes les illusions que l’esprit humain se cherche pour, justement, fuir ce réel. Alors qu’in fine, il n’y a que le réel et rien d’autre. Le journaliste interrogeant le philosophe finit par lui demander à quels prolongements politiques cette affirmation et cette acceptation du réel pouvait bien conduire. Ce à quoi Clément Rosset a répondu :&lt;em&gt;&quot;Les utopies provoquent en général des désastres plutôt que les améliorations espérées. Le cas actuel le plus remarquable est celui des altermondialistes. Ce terme est d’ailleurs en lui-même révélateur. Il répète, sur un plan politique, l’aberration métaphysique de Platon, qui préfère les idées aux choses, ou de Baudelaire, qui s’écrie ‘N’importe où ! N’importe où ! pourvu que ce soit hors du monde’ (…) ‘Un autre monde est possible’, clament les altermondialistes. Mais qu’ont-ils en tête, sinon une duplication illusoire de ce monde-ci ? Le dessein de remplacer notre mauvais monde par un monde meilleur est absurde. (…) Cependant, notez bien que je ne suis pas hostile au progrès. Etre réaliste, en politique, ne revient pas à être conservateur ou réactionnaire. Je pense seulement qu’il n’y a que le réel et que c’est à partir de lui qu’il faut travailler, et non à partir de la conception illusoire d’un monde parfait, si nous voulons avoir quelque chance de produire des améliorations.&quot;&lt;/em&gt;Je suis persuadé que beaucoup ne seront pas d’accord avec cette sentence. Personnellement, j’ai plutôt tendance à la reprendre à mon compte…
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            <name>republicain</name>
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        <title>Les mauvaises surprises de retour de vacances!</title>
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        <updated>2008-08-23T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-08-23T08:00:00+02:00</published>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogrepu.blogspirit.com/media/02/00/b28a33abe3ae2e31e0a7893cd8c93c00.jpg&quot; alt=&quot;b28a33abe3ae2e31e0a7893cd8c93c00.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-237755&quot; name=&quot;media-237755&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les tarifs de vente aux particuliers du gaz naturel ont augmenté en moyenne de 5&amp;nbsp;% et ceux d’électricité de 2&amp;nbsp;% depuis du 15 août.&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Cette revalorisation représente 0,237 centimes d’euro le kilowattheure pour les particuliers chauffés au gaz naturel. Pour un foyer type chauffé au gaz naturel, l’augmentation de la facture de gaz induite est de l’ordre de 5 euros par mois (toutes taxes comprises). Les tarifs du gaz pour les particuliers avaient déjà été relevés de 4&amp;nbsp;% au 1er janvier et de 5,5&amp;nbsp;% au 30 avril 2008. Les tarifs de l’électricité pour les particuliers avaient subi une hausse de 1,1&amp;nbsp;% en août 2007.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;A noter&amp;nbsp;: un petit coup de pouce pour les plus modestes&amp;nbsp;:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; le tarif spécial de solidarité pour le gaz naturel se met en place depuis quelques jors avec le versement dès cette année pour les premiers bénéficiaires d’une aide forfaitaire de 118 euros (pour 1 foyer de 4 personnes se chauffant au gaz).&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Ce dispositif de tarification spéciale de solidarité complète le dispositif existant en électricité (tarif électrique de première nécessité). Les foyers qui bénéficient déjà du tarif d’électricité de première nécessité sont automatiquement rendus bénéficiaires de ce tarif spécial de solidarité pour le gaz, le bénéfice du tarif spécial de solidarité en gaz étant ouvert aux personnes dont les ressources n’excèdent pas 620,58 euros par mois. &lt;em&gt;(souce: service-public.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;
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            <name>Thierry</name>
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        <title>Un autre miroir</title>
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        <updated>2008-08-22T18:05:00+02:00</updated>
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        <summary>Dans  Seven , un film de David Fincher, un serial killer exécute une à une...</summary>
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          Dans &lt;em&gt;Seven&lt;/em&gt;, un film de David Fincher, un serial killer exécute une à une ses victimes en référence chaque fois à l’un des sept péchés capitaux. Il vient d’assassiner la sixième quand deux policiers, incarnés par Morgan Freeman et Brad Pitt, lui mettent enfin la main au collet. Alors qu’il semble avoir perdu la partie, il suscite délibérément chez Brad Pitt un désir de vengeance tel que celui-ci va l’assassiner, commettant ainsi le péché capital qui parachève l’œuvre du tueur: la colère. Le Mal semble avoir perdu. En réalité, il a gagné. Il est passé dans le coeur du policier.Kaing Guek Eav, alias Douch, a à son actif l’assassinat en quelques mois de 12380 personnes et peut-être de quelques milliers d’autres. Les archives du centre «S21» dont il a été le maître sous le régime de Pol Pot détaillent en outre les tortures et les avilissements et tout ce qui était mis en œuvre pour faire vivre un calvaire moral et physique aux malheureux qui tombaient entre ses griffes. Rattra